L’Institut Français du Brésil, abonné aux ressources de La Souris Qui Raconte via Culturethèque, organisait du 5 au 15 juin dernier le « Meu festivalzinho » .

MON PETIT FESTIVAL

Petit retour signé Marlène Bertrand de l’IFB.

Nous profitons de « Meu Festivalzinho 2017 », notre festival de littérature jeunesse pour vous faire nos premiers retours sur la collection « La Souris qui raconte ».
13 événements ont été organisés autour de la collection numérique LSQR :

6 Ateliers de lecture numérique avec des élèves de CE1 autour du conte L’Ogresse
Ce conte a été très apprécié des enfants qui sont restés attentifs toute la séance (45 minutes environ). Les illustrations et les enrichissements sont vraiment très réussis et très agréables pour les petits comme pour les grands. Nous avons choisi, pour une meilleure interaction, de ne pas activer la lecture contée. Nous avons conté nous-mêmes l’histoire aux enfants tout en gardant la musique en fond (de manière générale, un grand bravo pour le choix des musiques pour vos contes, elles ne perturbent pas la lecture et permettent d’entrer dans un univers très rapidement).

DSCN29216 Ateliers de lecture numérique avec des élèves de Grande Section autour de La Bonne recette (dans le recueil de Nasreddine Hodja et Parabole le chat).
Le format de l’atelier, toujours de 45 minutes était composé en trois temps
1- : lecture du conte
2- : temps théâtral où chacun devait rejouer un personnage du conte (Nasreddine, le chat, le voisin, Kadidja…)
3- : coloriage
L’appréhension de ce conte a été plus difficile pour les enfants. Le texte, en vers, ainsi que la fable des histoires ont été plus difficiles à comprendre.

1 Boîte à contes numériques lors de la fête des enfants
Plusieurs contes ont été mis à disposition à la médiathèque de l’IFB dans le cadre de la matinée des enfants « le conte en fête » de « Meu Festivalzinho ». Durant toute la matinée, les enfants ont eu l’occasion de découvrir la collection « La Souris Qui Raconte ». Les contes qui ont eu le plus de succès ont été « La grosse tête de Magior », « Le prince de Venise », « L’ogresse », « La petite musique du monde ».

Merci à toute l’équipe de l’IFB, qui démontre bien, s’il en était encore besoin, que le livre numérique a autant besoin de médiation que le livre papier pour sortir des rayonnages, et que ça marche si celle-ci est bien faite !

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Les freins à l’édition numérique sont nombreux, et la visibilité en est un gros !
Un livre, fait de pages assemblées entre elles, ça s’empoigne, ça circule de main en main, ça s’expose en librairies, en bibliothèques ou sur des salons. Y’en a plein les écoles. Un livre numérique c’est beaucoup moins « visible » et donc moins intuitif, ça fait peur parce qu’on ne sait pas par quel bout le prendre, on en a beaucoup parlé, et pas dit que du bien, alors quand une de mes auteures me demande un accès au site pour parler de ses livres numériques en classe, je me dis qu’on progresse quand même !

Cathy Dutruch, auteure de La petite musique du Monde, Ogre doux et Pour tout l’or du monde m’a sollicité le mois dernier pour avoir accès à ses livres, et plus généralement au catalogue de La Souris qui Raconte pour les présenter dans les classes dans lesquelles elle intervient. « Durant ces journées, je leur ai présenté le travail de La Souris Qui Raconte, mes histoires, les histoires d’écoles et les contes du haut de mon crâne, tout le monde a TOUT adoré. Enseignants et enfants… ».
Je trouve cette initiative formidable, et ce retour me comble de joie bien sûr. Je me suis d’ailleurs toujours demandée pourquoi les auteurs ou illustrateurs, ne considéraient pas leur(s) livre(s) numérique(s) publié(s) chez LSQR comme n’importe quel autre livre ? Et pourquoi la promo qu’ils font sur leurs publications papier n’a pas son pareil en numérique ? Bref, Cathy, parlons de cette initiative et de votre démarche.

Comment en êtes-vous venue à présenter les éditions La Souris Qui Raconte aux classes de votre département de la Haute-Saône ?
Cela va faire maintenant près de 15 ans que j’interviens dans les établissements scolaires. Divers projets d’écriture, poésie, théâtre, philosophie… mais dès le début de l’aventure avec La Souris Qui Raconte, j’ai montré nos réalisations. A chaque sortie d’ouvrage, je le présentais. Pour commencer, je suis très fière de ces ouvrages. Je suis fière aussi de participer depuis le début à l’aventure Souris. J’ai appris, je crois à aimer tout autant un livre numérique qu’un livre papier, je le découvre avec la même émotion, je le trouve aussi beau, et l’émerveillement des enfants, mais aussi celui des enseignants, me démontre à chaque fois qu’il y a bien une magie toute particulière dans le livre numérique. Je les ai donc tous présentés, pour que les histoires circulent comme pour un livre papier. On lit, on montre, on prête, on partage. Je vais partout. Des montagnes presque Vosges jusqu’à l’autre bout du département vers Dijon, je vais aussi dans d’autres départements ; je rencontre des centaines d’enfants depuis 15 ans, vous pensez bien si je les connais les gosses ! Et je sais donc, par expérience, que l’un des meilleurs moyens de les « raccrocher » à la lecture, ça peut être le livre numérique.

A l’occasion de ma prochaine présentation des ressources à la médiathèque départementale le 1er juin, il semble qu’une perspective de création d’Histoire d’École se profile.
J’ai rencontré beaucoup de monde qui s’est intéressé au travail de La Souris Qui Raconte. J’inclus, quand je dis La Souris, les auteurs, les illustrateurs, conteurs, etc. On parle aussi de l’aspect technique qui fascine car l’histoire devient vivante, un peu comme au cinéma. Il est clair que cet aspect là de l’édition jeunesse est mal connu du public dans notre milieu rural. Donc, lorsque les médiathèques se bougent, elles se bougent vraiment bien. C’est le cas à Vesoul. La personne rencontrée a envie de réunir une illustratrice qu’elle apprécie et qui intervient aussi en écoles et l’auteure que je suis. Mais la nouveauté dans la proposition, c’est de foncer direct sur un projet de livre numérique. Pas parce qu’il y a un effet de mode (même si ouf à la campagne ça finit par arriver), mais parce qu’on se rend enfin compte que les enfants adorent. Et que ce sera à la fin, très gratifiant pour eux. Il faut donc pour l’instant réfléchir au financement et voir quelle école sera partante. Les enseignants doivent être très motivés, c’est du boulot en plus sur la semaine, mais la plupart du temps, ils sont très intéressés. C’était le cas à Faucogney !

faucogney-et-la-mer-france-9Comment avez-vous, avec les élèves de l’école de Faucogney-et-la-Mer élaboré l’histoire qui figure à la fin de notre échange ? Est-ce en lien avec les ateliers philo que vous dispensez dans les écoles de votre département ?
Faucogney, c’est un village étrange et beau au pied d’une montagne. J’étais arrivée très tôt ce matin-là et j’ai donc décidé d’aller faire un tour plus loin, en attendant.
Le village s’appelle Faucogney-et-la-Mer, en pleine montagne vous pensez !
J’ai vu une pancarte indiquant « La Mer » ; j’ai immédiatement décidé d’aller voir La Mer, là-haut dans la montagne… Fabuleux !
Un air de forêt noire allemande, digitales et fougères, biches et cailloux roses… Et pas de mer cachée… J’étais sûre que dans cette école, les choses allaient être un peu différentes. Ce fut le cas.
De la cour, au pied de la montagne, on se sent comme la chèvre de Monsieur Seguin… Les gosses ont encore des cheveux longs et jouent au ballon. Les maîtresses sont jolies et souriantes. Ce fut donc facile de débarquer avec mes bouquins, de dire qui j’étais et de proposer l’écriture d’une histoire. J’ai demandé aux enfants de faire des recherches pendant les vacances, légendes locales (le lieu s’y prête tellement), faune, flore, histoire et j’avais repéré un jardin fou et magique à intégrer dans un récit. Je les ai donc envoyés à la pêche aux infos.
Les enfants sont revenus de vacances avec quantité d’idées et de dessins. Certains avaient interrogé parents et voisins.
Ces gosses-là sont proches de la nature, pêchent dans la rivière et aiment découvrir. La connexion internet n’est peut-être pas au top là-bas mais ne croyez pas une seconde que le temps s’arrête.
Le village est comme beaucoup hélas en Haute-Saône, au bord de l’abandon car les maisons se ferment, mais on sent à Faucogney une vraie volonté de ne pas laisser le désert s’installer. J’y suis retournée plusieurs fois avec joie, en mai pour la finalisation des interventions dans le cadre du printemps du livre jeunesse. C’est le réseau Canopé et l’inspection académique qui ont initié ce temps dans les classes, fait pour rencontrer les auteurs et les illustrateurs. Le 17 mai ensuite, nous avons passé la matinée en classe à découvrir les histoires de La Souris et l’après-midi à Luxeuil j’étais présente sur le salon du livre pour rencontrer un autre public.
Cette initiative sera reconduite l’an prochain. Sans doute irons-nous dans d’autres écoles…
Tout comme, on peut l’espérer, la volonté de construire un parcours artistique et culturel pour les élèves va se poursuivre dans les prochaines années. Que cela soit concret et pas un effet d’annonce. Que tous les artistes soient invités à entrer dans les établissements scolaires et à créer avec les enfants et les enseignants. Que des budgets corrects soient mis à disposition dans les écoles primaires qui sont le plus souvent les laissées pour compte en matière de budget. Le secondaire a plus de moyens…Souris Caligramme
L’an dernier, par exemple, au collège de Vauvillers, nous avions décidé avec la principale et la CPE de proposer un atelier d’initiation à la philosophie sur l’année. Ouvert à la plupart des classes, nous avons découvert ensemble des textes, des philosophes, des questions à se poser, un regard critique à construire ouvert sur le monde. Nous avons concouru à un projet du rectorat et avons été récompensés.
Chaque année, des projets naissent de l’envie des enseignants, mais il faut aussi proposer, nous, artistes… Il y a eu une autre idée, lancée ce mois-ci, d’un atelier d’écriture Haikus-Calligrammes avec une grande expo à la fin, le tout ouvert également aux parents !
J’ai déjà dit oui !

Votre exploration de l’écriture va au-delà de la simple ligne et cette souris, joli cadeau de vous à moi, le montre bien. Précieuse Cathy ! Merci pour cette belle implication dont nous aurons l’occasion de reparler très prochainement avec la sortie de « Le prénom du monde » , un livre initialement commandé par la maternité Etoile, et que vous, Claire Fauché et le directeur de la maternité, m’avez autorisé à publier sur le site de La Souris Qui Raconte. A découvrir début juin dans une version un peu enrichie !
Maintenant place à vos petits auteurs en herbe de la classe de cycle 3 de l’école de Faucogney, avec la maîtresse Helene Boffy dans le rôle principal.

La vengeance

Nous étions au XVIIe siècle, en novembre 1674, quelques mois après la bataille de Faucogney.
Faucogney_forêt_illustPour agrandir son territoire, Louis XIV avait décidé d’attaquer le village qui était espagnol. C’était l’un des derniers territoires que convoitait le roi de France et particulièrement le château.
Dans ce village, les habitants vivaient pauvrement, certains étaient forgerons ou paysans, d’autres, simples valets de ferme.
José Lorenza était l’un d’eux, fils aîné d’une famille espagnole bien connue et appréciée des villageois de Faucogney.
Cet homme fut anéanti par la mort tragique de toute sa famille.
Après avoir erré pendant des jours dans le village, l’homme partit brusquement s’installer dans la forêt. On le vit disparaître du bourg avec pour seuls vêtements un habit déchiré encore couvert de sang et dans sa main une très grosse hache.
Au milieu de la forêt, il choisit un endroit où construire un abri, une cabane. C’est avec des morceaux de bois, des pierres récupérées dans les ruines du village, du fer, des branches d’arbres, des cordes et de la terre qu’il réussit à se construire un endroit pour vivre.
Faucogney_paysan_illustTout autour de la cabane, la forêt était épaisse et c’était juste là que se trouvait la « pierre qui tourne » !
L’endroit était peuplé d’animaux sauvages : des loups, des renards, des sangliers, des chevreuils, un blaireau, tous avaient trouvé refuge au milieu des sapins, des chênes, des bouleaux et des hêtres.
Une horde de loups s’approchait souvent de la cabane et c’est ainsi que José Lorenza remarqua qu’il pouvait se lier d’amitié avec eux. Il eut peu à peu l’idée de les apprivoiser et de les dresser. Mais cela avec une idée bien précise qui était celle de se venger du massacre qu’il avait vécu.
Ce matin-là, lorsque José L. sortit de la cabane il remarqua que la pierre qui tourne était partie comme le dit la légende, tous les cent ans, elle quittait son socle pour aller boire dans un étang.
Pour lui, dans son malheur qui le hantait, ce fut le signal : il décida qu’il était temps de se venger des soldats français qui avaient tué sa famille. Son père, sa mère, sa sœur, son frère, tous avaient péri sous l’épée des soldats de Louis XIV ! Il ne s’en remettrait sans doute jamais…
Ce dimanche matin, il descendit au village accompagné de trois loups parfaitement bien dressés et pendant la messe, il alla se cacher dans la maison de la famille d’un des soldats français qui avait assassiné sa famille. Lorsque les gens revinrent de l’église, José Lorenza et ses loups les attaquèrent. Seuls deux enfants qui étaient encore sur le chemin du retour en réchappèrent. Tous les autres furent dévorés par les loups. Les deux enfants rescapés, l’un bébé l’autre âgé de neuf ans, s’enfuirent ainsi dans la forêt et arrivèrent par hasard à la cabane. Lorsque José Lorenza revint de sa vengeance au village il trouva les enfants terrifiés dans un coin de la pièce. Là, tout au fond de son cœur il ressentit de la pitié pour les deux innocents et décida alors de les garder avec lui. Il les éleva comme si c’était les siens. Il les éduqua, leur appris à lire, à écrire, aussi bien en espagnol qu’en français et malgré leur pauvreté ils devinrent une famille unie.
C’est ainsi que notre histoire se termine.
Les enfants devinrent des adultes… Le plus jeune vécut dans le secret mais l’autre ne put jamais oublier la mort de ses parents. Ils vécurent dans la solitude, se débrouillèrent pour vivre mais au prix de plusieurs tragédies, la paix était revenue au village.
Aujourd’hui Faucogney est un village de plus de cinq cents habitants dans lequel règne une bonne entente. Il reste encore un des membres de cette étrange famille de José Lorenza, une fille qui s’appelle Odette et qui a créé le plus beau jardin de la vallée…
Allez donc voir…

Faucogney_arbre_illust

 

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Evron, dans le département de la Mayenne (53) organise du 2 au 13 mai 2017 LA QUINZAINE DU NUMÉRIQUE. Invitée de longue date, les premiers échanges remontant à juin 2016, j’y animerai deux ateliers le mercredi 10 mai.

Cela faisait bien longtemps ! Souvenez-vous… En 2014, à l’occasion d’un stage chez La Souris Qui Raconte, Marianne Selli (passée depuis chez mes coreligionnaires de l’Apprimerie) avait travaillé dur sur la création d’ateliers numériques à partir des applications de la maison. Cela avait eu comme résultat direct, des demandes d’ateliers dont je parle ici. La demande faite par les équipes de la bibliothèque des Coëvrons m’a enchantée, me replongeant dans les préparatifs, passage obligé pour ce type de rencontres.

Le programme : Quinzaine Numérique Coëvrons 2017
Le pitch : « Faites vivre à vos enfants une expérience innovante de lecture, d’inventivité et de création avec Le livre papillon » .

Au-delà de découvrir ce très beau livre signé Marine Locatelli et Claire Fauché, de le lire à haute voix et d’en explorer toute l’interactivité, les enfants, à partir de 7 ans, réaliseront une petite animation en Stop Motion. Ils leur faudra avant cela préparer leurs propres éléments d’animation : fleurs en papier et papillons colorés seront de mise.

Petit entrainement préalable
Répétition générale…
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20 | 10
2016

Vous qui avez encore la curiosité de me lire et qui faites partie de ceux qui pensent que mon expertise compte, j’ai envie de vous parler de mes crises d’urticaire ! Entre hystérie et incompréhension, bienvenue dans le monde formidable de HTML (ou HyperText Markup Language) !

Nous en sommes au 5, HTML5… Je ne sais pas comment il était lorsqu’il se résumait à seulement quatre lettres, mais force est de constater que ce numéro 5 ne le fait pas beaucoup grandir. Petit historique que je pique à Wikipédia parce que je ne maîtrise pas grand chose sur ce front là : « Depuis 1997 et HTML4, l’évolution de HTML a fortement ralenti… En 2008, la spécification du HTML5 est à l’étude… »
Les bras m’en tombent ! On est fin 2016, bientôt 20 ans qu’entre 4 et 5 ça « standardise » (lire cet autre article) !

Depuis la création de La Souris Qui Raconte (juin 2010) et le choix de la technologie Flash pour animer et permettre à mes jeunes lecteurs de « jouer » avec mes livres, depuis l’arrivée en France des premiers iPad (mai 2010) et le blocage de Flash sur les navigateurs des tablettes, je tiens mon cap, coûte que coûte ! Et croyez moi, il m’en coûte ! Au début j’ai fait l’autruche, préférant avancer que me lamenter. Produire et construire plutôt que subir l’oligarchie d’une société, qui, si elle avait ouvert les robinets de Flash, n’aurait pas connu pareil succès avec son store (aux détracteurs de Flash, je passe d’ailleurs un message, pensez-vous vraiment qu’il ne s’agisse que de « failles » et de « lourdeur de processeur » ? quant au format propriétaire, c’est l’hôpital qui se moque de la charité !). Tout en restant attentive aux avancées de ce que le web proposait, j’ai tâtonné, fait quelques essais (désastreux) avec d’aucuns estampillés pro HTML par leurs pairs. J’ai patienté, freinant le passage qui devenait de plus en plus prégnant, pour décider, sous la contrainte, de faire la bascule. Avec la publication de « Ma rentrée colère » c’est fait. Pour autant c’est laborieux !

rosine
PCR Compagny ©Juliette Lancien

Si HTML est sans conteste le roi du web aujourd’hui, il n’est toujours pas en mesure de faire ce que Flash faisait à la perfection pour les développements de projets animés et/ou interactifs, typiquement les jeux (rappelons que Machinarium ou Botanicula, avant d’être des applications étaient le web de 2003). L’équipe LSQR à plein temps, c’est deux personnes qui en savent bien peu sur Flash et HTML, mais qui à deux, cherchent et trouvent des solutions en adéquation avec la demande eu égard à ses propres contraintes budgétaires ! Et la demande émane principalement des bibliothèques ! Celles par laquelle La Souris Qui Raconte existe (qu’elles en soient ici encore largement remerciées) et dont l’une des missions est de soutenir la création. Mais comment soutenir pleinement la création quand celle-ci subit les luttes d’influence entre technologies ou formats ? Entre application (iOS ou Androïd), techno Flash ou techno HTML, elles doivent aussi répondre à des tendances, pour ne pas dire des phénomènes de mode. Et la mode en bibliothèque est à la tablette ! On avait bien trouvé la solution de navigateurs web alternatifs capables de lire Flash mais ce n’est pas suffisant, il faut tout… ou rien ! En d’autres termes : pas compatible tablette = refusé ! J’en profite pour livrer à votre réflexion les pourcentages de consultations du site LSQR par catégorie d’appareils : ordinateurs de bureau = 67,85% ; mobile = 21,43 % ; tablettes = 10,73%.  Ce qui en gros fait du 30/70 (32,16 Vs 67,85), les téléphones ne supportant pas plus Flash que les tablettes. Voilà contre quoi je me bats !

Malheureusement plusieurs collectivités m’ont évincée. Tout en me félicitant de publier des contenus de si belle qualité, elles regrettent le manque de compatibilité et, par les faits, le sanctionne. Le couperet est tranchant, sans appel… Pour rassurer les autres qui continuent à me faire confiance et considérer les livres LSQR uniques, au grand dam de la techno, voici le topo. Passer le maximum de titres en HTML dans les deux prochaines années (2017-2018) et bien sûr, continuer de vous proposer des nouveautés lisibles sur le web et en streaming. Quelqu’un a-t-il quelque chose à dire contre le streaming ?

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13 | 05
2016

Vendéthèque Relai de poste MontaiguS’il existe un département actif sur les questions du numérique, c’est bien la Vendée. Sa Bibliothèque Départementale nous le confirmait encore hier par le succès d’une journée professionnelle où 17 bibliothèques invitées se retrouvaient pour la première journée de rencontres numériques.

En mars 2014 La Souris Qui Raconte était invitée à Luçon à l’occasion de la semaine du livre de jeunesse pour se présenter à un public de professionnels et d’étudiantes en métier du livre autour du thème Du livre atypique au livre numérique : quel projet éditorial ? Par ailleurs elle a été conviée deux années de suite par l’IUT de La Roche-sur-Yon pour un retour d’expérience à l’intention des étudiants en licence professionnelle. Lorsque Sarita Leclerc, responsable des ressources numériques de la BDV m’a conviée à cette journée professionnelle, je n’ai donc naturellement pas été surprise que l’invitation émane de ce département.
La surprise est venue après, tout au long de la journée durant laquelle les bibliothécaires numériques ont montré toute la pertinence et la qualité de leur démarche.

La matinée était dévolue à la présentation d’e-média, le nouveau portail de la BDV développé avec le concours d’Archimed via la solution Bibliondemand, que le département met à la disposition des bibliothèques de son réseau comme outil pour l’animation numérique. L’après-midi quant à lui, tournait autour de la médiation et s’organisait autour de quatre ateliers.

Atelier 1 avec La Souris Qui Raconte :
– Démonstration de la plateforme
– Exemples médiation numérique autour de la plateforme (fiches téléchargeables)
– Aspects juridiques
– Retour d’expériences d’autres bibliothèques.

Atelier 2 avec la Médiathèque Numérique :
– Démonstration de la plateforme
– Visionnage d’un film (streaming-téléchargement)
– Exemples médiation numérique autour de la plateforme (fantômes)
– Aspects juridiques
– Retour d’expériences d’autres bibliothèques.

Atelier 3 retour d’expériences des bibliothèques de Vendée :
– Le café numérique, Médiathèque de Saint-Hilaire-de-Riez
– Présentation du projet Ados de la bibliothèque de La Verrie
Atelier cinéma d’animation « Le petit chaperon noir », Vendéthèque de La Gaubretière
– Quiz code de la route, Bibliothèque de Grosbreuil
– Vendée Lire, Vendéthèque de La Gaubretière
– Opération Carte Blanche.

Image de prévisualisation YouTube

Atelier 4 Médiation Numérique pour les bibliothèques de Vendée :
– Présentation des expositions numériques (Fantasy, La Fabrique de l’écrivain, Super Héros…), modalités de prêt
– Heures du conte
– La Biblioscénie (bonus)

Atelier4

Ce que j’ai particulièrement apprécié tout au long de cette journée, c’est la bienveillance des bibliothécaires numériques à l’égard de leurs collègues. A aucun moment ces ateliers ne disaient « — regardez ce que nous avons fait » mais plutôt, « — partageons ce que nous avons fait » avec comme fil rouge la transmission d’un savoir, d’une expérience, d’une passion.
Lorsque j’écrivais Démystifions le numérique, je ne croyais pas avoir une si jolie proposition.  Un grand merci à toute l’équipe et que cette graine semée grandisse et se répande sur tout le territoire.

Super Bibliothécaires
Super Bibliothécaires

 

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