« Dagobert et sa famille à l’envers » est la 22e production de La Souris Qui Raconte. Un livre numérique de la collection « Histoire à lire » pour enfants à partir de 5 ans !
Dagobert, le fils cadet de cette famille à l’envers, nous dépeint père, mère, frère et sœur. Ils sont touchants et décomplexés, même si Dagobert se pose quelques questions sur l’image qu’ils renvoient aux habitants de Pince-sans-Rire !

Ingrid, lorsque j’ai découvert votre texte, j’ai immanquablement pensé à la Famille avec un grand FE ! Vous savez, celle que l’on ne choisit pas, mais que l’on aime malgré tout ! Votre idée était-elle de nous brosser le tableau d’une famille parmi tant d’autres, ou bien d’amorcer une réflexion plus profonde, genre chronique sociale ?

Un peu des deux je crois. J’ai volontairement forcé les traits, voire caricaturé. Mais cette famille bizarre-là, n’est-elle pas attachante ? Et n’avons-nous pas tous un jour surpris le regard de certaines personnes bien-pensantes se poser sur des familles différentes ?
Mais la famille de Dagobert,  l’essayer, c’est l’adopter à coup sûr !

Emilie, votre style enfantin colle à merveille avec le texte d’Ingrid, comment sont nés les traits des différents personnages ? Et quelle est votre technique d’illustration ?

La naissance a été rapide et sans douleur ! Ingrid m’a envoyé son texte et le lendemain matin les personnages étaient tous là. Dès la première lecture je les ai vus. J’ai pris mon crayon feutre et ils sont venus comme ça, la famille au complet. Je crois que j’étais très très … inspirée !
Pour ce qui est de la technique je travaille avec un feutre noir ultra fin puis je rajoute des touches de couleur selon mon inspiration du jour, au feutre, pastel sec et aquarelle. Je mélange tout ça et je fais ma petite sauce !

Aviez-vous l’une et l’autre eu l’occasion de vous « produire » ensemble ?

Ingrid : Se produire ensemble ? Genre sur scène devant un demi-million de spectateurs éblouis ? Non, pas encore ! Haha !
Mais je suis certaine qu’Emilie a des talents cachés de trapéziste alors on pourrait faire quelque chose !

Emilie : C’est vrai que le trapèze, je maîtrise mais je tombe souvent, il suffit de voir le petit escargot dans le premier épisode !

Avez-vous des projets ensemble ?

Ingrid : On a un nouveau projet d’album ensemble, il faut qu’on arrive à trouver le temps.

Emilie : Quelque chose de tout aussi motivant, j’ai hâte !

Ingrid, si j’en crois votre bio, vos premières publications dans l’édition jeunesse sont toutes récentes. Est-ce que vos textes sont toujours emprunts de cette légèreté et de cet humour, ou bien avez-vous abordé des thèmes plus difficiles ?

Dagobert est le premier texte sur lequel je me suis « lâchée » comme ça ! D’habitude, je suis plus dans un style drama, abordant des sujets difficiles. Alors maintenant, pour ne pas virer chèvre et me retrouver moi aussi sur un ring, je me divise. Un coup un texte plus difficile, un coup un texte fun où je peux me défouler !

Emilie, j’imagine que le récit vous a beaucoup aidé à trouver des images, mais comment avez-vous imaginé les animations, et comment le travail s’est-il passé avec Ivan ?

Au début j’avais des tonnes d’idées, ça fusait, ça fourmillait … Mais beaucoup d’entre elles étaient irréalisables techniquement parlant. Le choix des animations a donc été facile : une case « possible », une autre case « impossible ». Il y a certaines idées qu’il m’a été difficile d’abandonner. Je les ai donc repensées et simplifiées pour qu’elles passent dans la bonne case.
Quant au travail avec Ivan… Parfait ! Il est magicien non ?! C’est incroyable, je lui envoie un mail où je lui explique les différents éléments que je souhaiterais animer, puis quelques jours plus tard j’ai exactement ce que j’imaginais dans ma boîte mail. J’ai retrouvé mon âme d’enfant en regardant mes personnages s’animer !

Votre escargot, arbitre du match entre le Dragon de Komodo et la chèvre, s’est-il imposé à vous comme ça ?

Si je me souviens bien, c’est Françoise (la souris en chef) qui me l’a insufflé au téléphone, au tout début de l’aventure.  Ça a été un vrai travail d’équipe, chacun a apporté sa pierre à l’édifice.

… Et celui qui tombe du trapèze, et celui qui navigue sur la mer de parapluies, et celui qui traverse l’écran dans la bourrasque accroché à son manche, et celui qui… mais dites-moi Emilie, êtes-vous éleveuse d’escargots ?

Je suis comme Dagobert, j’ai des rêves un peu fous. Quand je serai grande, je ne serai pas éleveuse de dragons de Komodo et de chèvres mais éleveuse d’escargots, c’est pour notre spectacle de cirque avec Ingrid, il nous en faut plein alors je commence la collection ! (rires)
Sérieusement, cet escargot c’est un peu le fil conducteur (ou la bave conductrice !) du premier épisode ! Il fait aussi plusieurs apparitions très remarquées par la suite ! Ce petit escargot au destin tragique m’a touchée, j’ai voulu lui faire vivre quelques aventures avant le troisième épisode.

3 planches de préparation pour étayer les explications d’Emile, merci à elle et à Ingrid, sans oublier Dagobert et son copain l’escargot !

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2 Commentaires sur “Dagobert en famille : interview

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