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2016

Qui ne connaît pas la date qui s’annonce habite forcément sur la lune. Dans moins de 2 jours, et pour 6, démarre le grand Salon du Livre et de la Presse Jeunesse (#SLPJ), et cette année pour la cinquième fois, nous vous y accueillerons.

cplj_banner_salonInstallée tout à côté de L’Apprimerie, avec qui nous faisons route depuis 2012 , La Souris Qui Raconte présentera encore et toujours son site et ses 43 livres interactifs, mais aussi ses ouvrages en Cartes à Lire, dont le petit dernier « Ma rentrée colère » .
BADGE2Ce salon est toujours une fête ! Moment de rencontres privilégiées où l’on retrouve quelques habitués, des clients ayant achetés des Cartes à Lire les années passées et s’informant des nouvelles publications. Moment de rencontres également avec des auteurs et des illustrateurs, des enseignants ou des bibliothécaires, le salon en regorge. Un marathon de 6 jours duquel on ressort tous vidés, mais jamais déçus.
Chers auteurs et illustrateurs, amis, lecteurs, Michel et moi vous accueillerons avec un très grand plaisir au niveau 1, sur l’espace du Grand Marché (près de la scène des Pépites) pour vous présenter nos nouveautés web et CàL. Surtout n’hésitez pas à passer nous voir !

Par ailleurs, j’essaierai de collecter des images pour les absents, et de mettre à jour cet article avec des petits diaporamas, question d’exporter au-delà des murs du Salon les moments forts de ces 6 journées.


Plus de deux heures de découverte émerveillée et toujours pas terminé de tout explorer. C’est ce qui vous attend si vous décidez de partir à la rencontre de ce drôle de lapin bricoleur ! Un conseil, soyez patients et méthodiques si vous ne voulez pas vous perdre en route !

Le lapin bricoleur CaLLa dernière publication de la très belle maison d’édition e-Toiles, « Le lapin bricoleur » est un véritable enchantement. Ecrit par Michaël Leblond et illustré par Stéphane Kiehl, Le lapin bricoleur faisait sa première sortie dans la librairie La petite boucherie jeudi 26 novembre. L’occasion de me faire dédicacer par Stéphane lui-même, la toute première Carte à Lire du Lapin !
Ce nouveau livre numérique en ePub3, a été programmé par les « expertes » (si, si) de l’Apprimerie et a reçu la bourse d’aide à la création numérique du SLPJ en 2014.

L’histoire, un récit labyrinthique où le lecteur est invité à choisir entre « Puis » et « Ou alors » , vous invite à accompagner un lapin (craquant, avec ses lunettes toutes rondes et ses deux taches de rousseur grises sous chaque œil) qui n’a de cesse de construire sa maison. En briques ou en bois, avec toit de tuiles ou de paille, porte orange carotte ou violette aubergine, laissez-vous guider par le texte aux illustrations sonores délicates, signées Ambroise Cabry. Vous y croiserez, au fil de vos explorations, un tas de personnages fantasques et colorés. Vous emmènerez Le Lapin dans des villes imaginaires et vous vous retrouverez souvent projeté avec malice à la case départ. Maison en briques ou maison en bois ?

C’est en rentrant hier de ma journée d’animation à la médiathèque d’Eybens, qu’assise bien au chaud dans mon siège TGV, j’ai suivi Le Lapin. J’ai tourné en rond parfois. J’ai vécu des petites victoires en découvrant, émerveillée, des images restées cachées pendant plus d’une heure. Je ne vous dévoilerai rien de plus car ce serait déflorer les rencontres, les questions que Le Lapin vous pose, mais je peux vous dire que ce livre-là mérite le temps que vous lui accorderez. Tout y est beau, coloré, poétique. Un livre  OVNI que la prouesse de la construction narrative et technique porte au rang de mes plus grands coups de cœur.

Bientôt un collector ?
Bientôt un collector ?

Et c’est bien parce que j’ai vibré deux fois cette année, que je regrette le choix ultime de la Pépite de la Création Numérique de 2015. Je ne la discute pas, je ne suis pas légitime pour le faire, mais je ne peux m’empêcher une fois encore d’alerter. La création numérique française souffre. Des éditeurs « pure-player » talentueux ne font plus parler d’eux, je pense à Audois et Alleuil. D’autres se sont retirés silencieusement Googbye Paper, Webdokid ou Square Igloo.
J’assistais évidemment aux remises des pépites du 24 novembre dernier, curieuse et y croyant fort cette année… Cinq créations françaises étaient nommées dans la catégorie dont deux se sont retrouvées en lice, BOUM! et Le lapin Bricoleur. Lorsque la marraine Ane-Laure Bondoux a demandé si une personne dans le public viendrait récupérer la pépite attribuée à  David Wiesner’s Spot, j’ai éprouvé une grande tristesse ! Alors que l’équipe de BOUM! était là au grand complet, que Stephane Kiehl et l’équipe de l’Apprimerie (venue aussi pour « Et si la nuit » d’Adèle Pedrola et Douglace), espéraient également… quelle déception ! Les pépites du Salon du livre et de la Presse Jeunesse… Ce n’est pas rien pour nous autres, éditeurs de tout poil (papier ET numérique), c’est une reconnaissance qui porte l’œuvre consacrée. Sa mise en avant (par Telerama, Le Monde et maintenant France Télévision) ne peut qu’aider à la faire connaître du grand public. Alors que la fabrication et la création française se revendiquent de plus en plus, on regrette (je regrette) que face à trois œuvres chacune de grande qualité, le soutien n’aille pas jusqu’au bout !


30 ans sur six jours qui furent une nouvelle fois denses, bruyants et écumants… Mais ce furent aussi, six journées riches, vivantes et enthousiasmantes !

Je crois pouvoir dire sans trop me tromper que le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse est un salon à part dans sa catégorie. Les six longues journées imposent aux exposants un rythme de marathonien dans une ambiance survoltée avec cette année encore plus de 160 000 visiteurs comptabilisés.
Petit calcul pour rire. Les niveaux 1 et 2, les plus visités par le public, puisque c’est là que sont installés les éditeurs, ont une surface de 11 715 m2. En moyenne, le SLPJ a donc accueilli 26 600 (et quelques) visiteurs/jour sur ces 11 715 m2. Soit 2,27 individus au m2, en moyenne ! Sauf que la moyenne n’est pas trop de mise sur ce salon. Le hall 1 accueille bien plus de visiteurs que le 2, et la concentration du public est bien plus importante autour de certains stands. Bref, beaucoup, beaucoup de monde, et c’est super (bon je le dis parce que c’est fini, hein !) et cela fait du SLPJ un très grand salon !

SLPJ2014

Les moments forts des évènements professionnels

Vendredi matin avait lieu la présentation de Transbook. Un projet européen innovant  œuvrant pour la transition numérique du secteur de l’édition jeunesse. Des sociétés comme Ubisoft, Toca Boca ou Dragon Box étaient présentes (programme complet) et chacune nous a fait part de sa vision et de sa méthode de travail. L’observation du comportement de l’enfant a été fréquemment évoquée. Partir de lui ! Le regarder jouer avec des objets tangibles pour créer des applications ou des jeux dans lesquels il se retrouve. La présentation de Willow Tyrer Mellbratt (Toca Boca) a du faire quelques envieux ! Pour approfondir je vous donne le fil twitter de la matinée et vous invite à suivre ce projet qui, j’espère, nous apportera un éclairage nouveau, avec un spectre d’observation plus large, sur les questions de narration numérique.
Lundi, journée professionnelle au Mïce, sur le toit du salon. Nous y avons parlé de Kenji et des Cartes à Lire, moyen de diffusion de livres numériques. Quatre des membres du Kenji utilisent ce moyen pour vendre leurs livres numériques, ce qui leur assure, au-delà du site, une présence en librairie. Nombre de professionnels, rencontrés tout au long de la journée, se sont déclarés très intéressés par cette solution. Beau cadeau pour Noël, dont je reparlerai !

Bientot tous à poil
© Clothilde Delacroix

Au niveau 1

De belles rencontres et de beaux échanges. Une inauguration en rouge étoilé, avec des amis et des auteurs bientôt tous à poil. Alarmes incendie et défilés militants ont apporté leur note de personnalisation à cette édition anniversaire. Il paraît que Fleur Pellerin est passée, elle n’a pas du nous trouver. Manuel Valls aussi. Je l’ai vu devant la tablette XXL. Y aurait-il été conduit si celle-ci ne disposait pas de contenus dignes d’intérêt ? Et qui produit ces contenus ? Des Tchèques… Alors lui non plus n’est pas passé ! Un moment de fierté, l’échange avec Timothée de Fombelle qui déambulait par là. Nous avons parlé numérique, et de la frilosité des éditeurs papier à y aller !
Et puis, pour la première fois les dédicaces de nos titres numériques, avec par ordre de signature Séverine Vidal et Claire Fauché pour Conte du haut de mon crâne ; Cathy Dutruch et Juliette Lancien pour Pour tout l’or du monde et enfin Nicolas Gouny pour Il suffit parfois d’un cygne, et l’immense plaisir de rencontrer enfin certains d’entre eux !

Dédicace SLPJ2014

Bruits de couloirs

200 : nombre de tablettes iPad acquises par la ville de Paris et financées (en tout ou partie) par le CNL.
15 : montant de la carte iTunes (sans précision de l’échéance de renouvellement) donnant droit à l’acquisition des contenus pour chacune de ces tablettes.
Un joli budget auquel il manque quand même un brin d’analyse !


« La Grand Messe » pour les éditeurs de tout poil, c’est Le Salon du Livre de Paris. Si La Souris Qui Raconte n’expose pas, on parlera probablement d’elle dans les allées grâce au formidable travail d’une équipe à suivre de près, les Apprimeurs et leurs Cartes à Lire !

badgesÇa chauffe en cuisine et la pression monte, car pour nous (ma petite entreprise et moi), ce nouveau pan de marché que je vais explorer va sans aucun doute enrichir l’expérience globale de La Souris qui Raconte ! Il y a les livres en flash à lire en streaming sur le site, il y a les applications iOs et Android et il y aura à partir de vendredi prochain les Cartes à Lire ! Une nouvelle expérience de distribution de livres numériques pour le libraire et d’acquisition pour le lecteur.
Alors que je présentais hier ma maison d’édition à des étudiantes en licence professionnelle MEDIT (IUT de la Roche sur Yon), je n’ai eu de cesse de leur expliquer l’importance de ces expérimentations. Dans un marché aussi ânonnant que celui dans lequel les pure-players évoluent, où il n’existe pas encore de réelle économie, explorer, tester, parler et faire parler, me semble essentiel pour avancer.

Nous parlerons donc de LSQR à Luçon également, à l’occasion de la semaine du Livre Jeunesse du 24 au 30 mars. Le jeudi 27 sera une journée professionnelle : Du livre atypique au livre numérique : quel projet éditorial ? ; présentations le matin, et débats l’après-midi avec des questions préparées par 3 des étudiantes rencontrées hier. Ce sera aussi l’occasion de retrouver Séverine Vidal auteure de trois des livres du fonds LSQR, dont le célèbre « Conte du haut de mon crâne » ! L’un des favoris des lecteurs à en croire les ventes, d’où notre choix avec Les Apprimeurs de privilégier la création d’un ebook à partir d’un exemplaire « best seller » ! Séverine dédicacera peut-être les Cartes à Lire de Conte du haut de mon crâne, je ne manquerai pas de vous en tenir informés !

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Où ça ? Au salon du livre de Paris bien sûr ! The place to be in march…

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Les dates pour ceux qui ne suivent vraiment, mais vraiment pas : du 21 au 24 mars. J’y serai en visiteuse accréditée professionnelle quand même, et je tournerai beaucoup autour du stand de l’équipe des Apprimeurs qui vous réserve de jolies surprises. Comment ? vous ne connaissez pas Les Apprimeurs ? Avec leur maison d’édition L’Apprimerie, ils ont adapté en livre numérique interactif Voyage au centre de la Terre et Les choses, ça vous revient ?
La première est une application enrichie (iOS et Android). Illustrée, animée, sonorisée et typographiquement très réussie. L’autre est un epub enrichi (epub 3 interactif pour être précise), illustré, animé, sonorisé et typographiquement très réussi !
Passant de l’une à l’autre avec une aisance déconcertante pour la néophyte (et envieuse) que je suis, Les Apprimeurs girls m’ont sollicitée pour leur projet de Cartes à Lire. Un projet qu’elles ont en tête depuis la création de leur boîte. Une Carte à Lire, comme son nom l’indique, c’est une jolie carte personnalisable qui vous propose quelque chose à lire, et ce quelque chose n’est autre qu’un livre numérique interactif ! Où vous les procurer ? Dans toutes les librairies partenaires de France et de Navarre (et même plus loin), sur des jolis présentoirs si le libraire le souhaite, ou bien sur des salons !

Les quatre premiers titres disponibles en Cartes à Lire sont (tadam !) :
Le Horla
Voyage au centre de la Terre
Conte du haut de mon crâne
Il suffit parfois d’un cygne
(D’où mon excitation à vous livrer en priorité le lancement de ce beau projet !)

Une fois la Carte à Lire achetée chez votre libraire (ou en ligne si votre libraire n’est pas encore partenaire, mais cela ne saurait tarder !) la procédure est un jeu d’enfant.
Vous allez sur le site cartealire.com (à moins que vous ne soyez un technophile pur et dur, auquel cas un QR code vous enchantera) et cliquez sur J’ai un code. Après vous être connecté (ou avoir créé votre compte, si c’est la première fois), il ne vous reste plus qu’à renseigner le code de téléchargement inscrit à l’intérieur de la carte, et hop, vous pouvez commencer à lire votre livre interactif. Mais rassurez-vous, les Cartes à Lire contiennent un petit mode d’emploi mémo qui vous rappelle ces étapes. Petit plus (parce que vous le valez bien !) : si vos livres étaient effacés de votre tablette (oups !), vous pouvez les retrouver à tout moment dans votre bibliothèque personnelle sur le site cartealire.com !

Les Cartes à Lire, à la manière d’un livre, possèdent un code barre, un ISBN et un prix. Elles ont même une première et quatrième de couverture, pour avoir un avant-goût de l’histoire. Les langues disponibles (bilingue FR / EN) seront précisées, ainsi que les supports sur lesquels les livres sont lisibles (iPhone, iPad et PC).
 Enfin, suite à de nombreuses demandes et à une réflexion forte sur l’accessibilité au plus grand nombre, les textes sont convertibles dans une police adaptée aux dyslexiques.

Retrouvez-nous nombreux, stand N04 du Salon du Livre de Paris, pour découvrir un format qui a de l’avenir !

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