28 | 11
2016

Qui ne connaît pas la date qui s’annonce habite forcément sur la lune. Dans moins de 2 jours, et pour 6, démarre le grand Salon du Livre et de la Presse Jeunesse (#SLPJ), et cette année pour la cinquième fois, nous vous y accueillerons.

Installée tout à côté de L’Apprimerie, avec qui nous faisons route depuis 2012 , La Souris Qui Raconte présentera encore et toujours son site et ses 43 livres interactifs, mais aussi ses ouvrages en Cartes à Lire, dont le petit dernier « Ma rentrée colère » .
Ce salon est toujours une fête ! Moment de rencontres privilégiées où l’on retrouve quelques habitués, des clients ayant achetés des Cartes à Lire les années passées et s’informant des nouvelles publications. Moment de rencontres également avec des auteurs et des illustrateurs, des enseignants ou des bibliothécaires, le salon en regorge. Un marathon de 6 jours duquel on ressort tous vidés, mais jamais déçus.
Chers auteurs et illustrateurs, amis, lecteurs, Michel et moi vous accueillerons avec un très grand plaisir au niveau 1, sur l’espace du Grand Marché (près de la scène des Pépites) pour vous présenter nos nouveautés web et CàL. Surtout n’hésitez pas à passer nous voir !

Par ailleurs, j’essaierai de collecter des images pour les absents, et de mettre à jour cet article avec des petits diaporamas, question d’exporter au-delà des murs du Salon les moments forts de ces 6 journées.


 
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Panorama de l’édition jeunesse, techniques d’illustration, de l’illustration au livre, se former et se lancer constituent les trames principales de ce très bel ouvrage tout juste paru chez Eyrolles.

Ecrit par Christine Dodos-Ungerer, le livre « Devenir illustrateur jeunesse » est un beau bébé de quelque 200 pages et presque 900 grammes, qui vous dira tout ce qu’il faut savoir sur ce métier et surtout comment être publié.

« (…) Ce livre outil est le résultat d’une enquête de terrain, menée auprès de nombreux illustrateurs (…).
Nous avons aussi mené l’enquête auprès d’éditeurs et de directeurs artistiques, qui sont les interlocuteurs privilégiés des auteurs et illustrateurs, ainsi qu’auprès d’autres acteurs de la chaîne éditoriale. (…) »

Esthétiquement l’ouvrage est vraiment très réussi. Il est bien sûr nourrit d’une iconographie riche, de grande qualité (forcément) et diversifiée. Le livre est ponctué de dizaines d’entretiens recueillis auprès de différentes maisons d’édition sur les problématiques qui se posent à elles. Puis des entretiens avec de nombreux illustrateurs abordent plus précisément leurs techniques (gouache, découpe, pliage, gravure sur bois, collage…). C’est ce qu’il y a de merveilleux dans les techniques d’illustration, elles sont multiples, et les illustrateurs, par essence avides de découvertes et de création, n’hésitent pas à mélanger technique traditionnelle et numérique, X-Acto et déchirure manuelle, crayons de couleur et pastels gras, découpage et photographie… Pour le résultat que nous connaissons tous et qui nous émeut tant !

Et puis… et puis… en avançant dans l’ouvrage, au chapitre « Le livre numérique » , La Souris Qui Raconte biche ! Confortablement installée en pages 172-173, juste après Stéphane Kiel, directeur artistique de la très belle maison e-Toiles éditions, je réponds aux questions de Christine, rencontrée en décembre 2015. J’avoue, non sans fierté, que me retrouver en compagnie de maisons prestigieuses telles Gallimard, les éditions Courtes et Longues ou l’Ecole des Loisirs pour ne citer qu’elles, me rassure sur le chemin parcouru !
En 2010, une idée naissait dans ma petite tête… en 2016 je figure parmi ceux qui composent le monde de l’édition jeunesse. Forcément ça me rend heureuse !

Merci donc à Christine Dodos-Ungerer pour l’opportunité qu’elle m’a donnée et ce temps d’expression dans un livre auquel je souhaite le plus grand succès.


 
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« Par une soirée de pleine lune, la Chouette du cinéma se pose sur sa branche et salue les enfants… » ! La promesse faite par cette Chouette est de visionner 5 très jolis courts métrages - disponibles en salle depuis le 19 octobre dernier - mais pas seulement… C’est aussi un projet transmédia où images animées sur grand et petits écrans, et images papier imprimées se répondent, proposant à l’enfant une découverte pluri-sensorielle !

L’originalité de cette création est qu’elle est la première collection d’albums papier et numériques inspirée du cinéma d’animation. Ce programme produit par Les films du Nord, La Boîte,… Productions, que j’ai eu le plaisir de visionner, comptabilise déjà 50 000 entrées en 3 semaines d’exploitation. Il se compose des courts métrages intitulés « Compte les moutons » de Fritz Standaert (6 min 50), « Une autre paire de manches » de Samuel Guénolé (6 min), « La moufle » de Clémentine Robach (8 min 11), « La soupe au caillou » de Clémentine Robach (7 min 08) et enfin « La galette court toujours » de Pascale Hecquet (7 min 45). Arnaud Demuynck, réalisateur, scénariste et producteur, et Julie Guilleminot éditrice à L’Apprimerie ont voulu pousser plus loin l’expérience des seuls films d’animation et proposer, pour 4 titres (pour l’instant), une déclinaison sous forme d’ebook et de livres imprimés.

J’en ai testé deux pour vous, « La moufle » et « Le parfum de la carotte » , pour deux raisons très différentes.
Pour ce qui est du premier, Clémentine Robach étant illustratrice pour La Souris Qui Raconte avec L’ogresse, je ne pouvais pas passer à côté. De plus La moufle est un vrai petit bijou de délicatesse (— dis Clémentine, quand reviens-tu faire un livre chez La Souris ?).
Le film d’animation sans parole « La moufle » est tellement abouti que le défi d’en faire un autre objet n’était pas facile à relever ! Pourtant, il l’a été. C’est un livre de 48 pages de 21 x 15 cm dont Arnaud Demuynck a écrit le texte (à partir de l’animation existante). C’est aussi un ebook qui propose au jeune lecteur trois options : JE LIS / JE DÉCOUVRE / JE JOUE.
JE LIS : L’ambiance musicale de l’ebook est celle du court métrage. Comme dans les livres de La Souris Qui Raconte, la lecture est optionnelle en l’actionnant dans le menu audio d’iBooks. La voix est douce, la lecture bien sentie. L’enfant peut lire seul ou écouter la jolie voix de la narratrice.
JE DÉCOUVRE : cette partie est très enrichissante et met en œuvre ce qu’on aime faire chez LSQR, dévoiler des petits secrets de fabrication. 7 secrets nous apprennent ainsi comment Clémentine a travaillé et créé ses personnages (principalement en papier découpé), comment elle les a animés et jusqu’au travail fait sur les bruitages. Vous vous souvenez d’Occidiane qui court dans la neige dans la fin de « Trouver à qui la faute » de L’Ogresse ? Eh bien la petite fille qui dépose une de ses moufles au pied de l’arbre marche elle aussi dans la neige « Quel étrange son fait la neige fraîche à chaque pas, quand les pieds s’enfoncent dedans ! » J’aimerais bien savoir si Marina, l’ingénieure du son de « La moufle » a utilisé les mêmes « astuces » que Michel, l’ingé son de La Souris (répondre en MP) !
Enfin JE JOUE : l’enfant est invité, soit à remettre dans le bon ordre les animaux qui se sont invités dans la moufle au cours de la nuit, soit à faire un memory.
Le livre coûte 12€ et l’ebook est gratuit sur le site www.lachouetteducinema.com dès lors que vous répondez juste à la question posée, dont la réponse est dans le livre. Vous ne souhaitez disposer que de l’ebook, c’est aussi possible sur le site de Carte à Lire. Bravo à l’équipe pour cette adaptation réussie qui bouleverse un peu les normes auxquelles on est habitué. En effet, on adapte plus souvent un livre pour en faire un film que l’inverse !

Autre film, autre adaptation ! Plus difficile celle-là et à mon sens moins réussie que celle de « La moufle ».
N’ayant pas vu le court du « Parfum de la carotte » j’ai eu plus de mal à « comprendre » le livre. Si on saisit instantanément l’importance du chant (des notes de musique nous y aident), je me suis un peu perdue dans le récit qui mélange chansons et textes narratifs. J’ai imaginé que l’ebook exploiterait ce petit défaut pour jouer pleinement son rôle, rendant les deux media (livre et ebook) solidaires. Malheureusement, de mon point de vue, ça ne fonctionne pas.
L’ebook est développé avec les mêmes ressorts que « La moufle » mais en quatre parties cette fois : JE LIS / JE CHANTE / JE DÉCOUVRE / JE JOUE.
JE LIS : livre et ebook diffèrent, oh pas de beaucoup, mais ils diffèrent et ça m’a perturbée. La musique arrive par touches confuses, quelques notes de-ci de-là, elles aussi perturbantes ! La lecture, souvent chantée, mais sans musique, passe moins bien que dans la version « Je chante » .
JE CHANTE : c’est pêchu et enlevé, les enfants vont adorer. Une idée comme ça… apprendre les chansons par cœur et retourner dans la partie JE LIS. Les faire chanter ensuite, plutôt que lire !
JE DÉCOUVRE : vous apprendra en 4 étapes les astuces de fabrication du projet. C’est à mon sens moins explicite que dans « La moufle » et peut-être aussi moins parlant pour le jeune lecteur, mais intéressant.
JE JOUE : propose un puzzle et un memory.
Si je suis moins emballée par cette déclinaison-ci, elle mérite cependant tout votre intérêt pour ce qu’elle apporte d’entrain et de bonne humeur côté musique. Le message du texte sur le « vivre ensemble » est joliment tourné (chanté) !

« Le parfum de la carotte » est également en format 21 x 15 cm et en 48 pages et coûte 12€, et 6€ en Carte à Lire.

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