23 | 01
2017

Nouvelle année, nouveau programme, et si le mois de janvier touche presque à sa fin, 2017 compte encore 341 jours !

J’en ai déjà largement parlé, mais dès que l’occasion se présente, j’en remets une couche. Le HTML5 devient la norme chez La Souris Qui Raconte, et les 5 publications de l’année seront dans ce standard*.


Le 10 février verra la sortie de « Le drôle de chat qui mord » écrit par Pauline Sauveur, illustré par Giovanna Gazzi et lu par Cécile Givernet. Un texte qui aborde la question du deuil avec une grande poésie et une belle délicatesse. L’œuvre sera sublimée par le très beau travail de Prakash Topsy à l’animation et celui de Pierre Canthelou au développement. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, et que le duo Topsy-Canthelou s’est inscrit sur la durée depuis « PCR Company » ils s’affaireront de concert à l’agitation des images.
« Léon et le géant » écrit par Cécile Givernet, qui passe ici de l’autre côté du miroir en tant qu’auteure, aborde le thème de la séparation avec un Léon ronchonchon qui doit affronter un énorme géant avant de retrouver sa maman ! Les images sont de Julie de Terssac. Je vous fais la primeur d’une première illustration. Il est mignon Léon, non ? C’est Thierry Ragueneau qui sera la voix du livre sur une musique composée spécialement pour l’occasion par Vincent Munsch (une première chez LSQR). Sortie prévue le 7 avril.

Puis le 9 juin, j’aurai le grand plaisir de publier sur le site de La Souris qui Raconte « Le prénom du monde » un livre de commande écrit par Cathy Dutruch et illustré par Claire Fauché. Publié en 2015 sur le site de la maternité qui me l’avait commandé, et avec l’accord du commanditaire et de Cathy et Claire, le livre sera proposé dans son intégralité gratuitement sur le site. Il sera lu et mis en musique pour une seconde jeunesse !
En septembre, une histoire à inventer, « Les 8 recettes magiques de la forêt des contes » écrit par Camille Berta et illustré par Julie Eugène, enchantera toutes les papilles. Il y sera question de cuisine, de quêtes d’ingrédients auprès de personnages de contes célèbres, avec Blanche Neige et son Prince en maîtres de cérémonie. Les enfants liront, joueront et cuisineront des recettes faciles à faire, et bonnes à déguster. Et l’année se terminera sur « Mon garçon, ma fille » un texte écrit par Kouam Tawa, auteur camerounais qui parle avec amour de la paternité et pourquoi préférer une femme à plusieurs, une fille à un garçon, dans un pays d’une toute autre culture que la nôtre. L’illustrateur pressenti est Fred Sochard.

Et puis… et puis… encore le HTML avec la conversion d’au moins 12 livres du catalogue.

*en espérant qu’il le reste !
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Le très bel article publié sur le blog de Walrus m’a inspiré ce commentaire via le blog de La Souris Qui Raconte.
Bien que nos deux secteurs d’activités soient très éloignés, il n’en reste pas moins que nous sommes tous deux des éditeurs « pure-player » , et, si je suis tristement d’accord avec ce qu’on y lit, je ne suis pas d’accord sur le « si cela ne fonctionne pas, c’est que nous n’allons pas dans le bon sens » !

D’abord c’est quoi le bon sens ? Une direction bien sûr, une bonne direction. Mais c’est aussi ce que Descartes nous en dit dans son Discours de la méthode :
« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. En quoi il n’est pas vraisemblable que tous se trompent ; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger, et distinguer le vrai d’avec le faux, qui est proprement ce qu’on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes ; et ainsi que la diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies, et ne considérons pas les mêmes choses. Car ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien. Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices, aussi bien que des plus grandes vertus ; et ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup d’avantage, s’ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent, et qui s’en éloignent. »
Et si nous avions, vous et moi, cette clairvoyance ? Si nous étions ceux qui marchent fort lentement ? Et si nous voyions comme une évidence ce qui ne l’est pas, parce que nous ne sommes pas aveuglés par une obligation de rentabilité immédiate ? Si nous n’empruntons pas la trajectoire bien tracée que le troupeau éditorial encombre, c’est que nous sommes mus par une conviction qui, si elle n’est pas lucrative, nous fait combattant chaque matin, nous laissant nos libertés d’action et de choix, au-delà des luttes intestines de pouvoir des maisons bien installées. Ce que nous faisons, nous le faisons parce que depuis le début nous y croyons. Croire, c’est avoir la foi, une morsure constante aux tripes qui nous fait avancer fièrement. Mais demandons-nous si ce à quoi nous croyons fait l’affaire du marché éditorial bien rodé, dont la prise de risque se résume, majoritairement, à miser sur de l’ultra « bankable » ? Comment aurait évolué le livre numérique dont vous parlez, si des grandes maisons s’y étaient durablement intéressées ? Certaines s’y sont risquées (peu), reconnaissons-leur cette audace, mais le manque de succès immédiat les en a rapidement détournées. Or entre 2010 et 2017, sept petites années se sont écoulées, alors que l’édition a émergé au XVIIIe siècle, notre métier « pure-player » reste encore tellement jeune !

Si j’ai en mémoire quelques exemples de livres numériques à ressortir de mes chroniques de blog : Le dernier Gaulois ou encore Phallaina produits tous les deux par France Télévision et proposés en consultation gratuite, force est de constater qu’ils ne sont pas légion, et en cela votre route est encore longue. Les deux œuvres embrassent vos convictions. Pas de page, et du scrolling horizontal ou vertical. Mais ne trouvez-vous pas qu’elles n’en restent pas moins du livre ? Un objet de narration qui permet l’évasion, affûte l’imaginaire et nourrit notre esprit ?
Ce n’est pas parce que nous avons appelé le livre numérique du même nom que le papier que celui-ci tarde à émerger. Une maison d’édition papier se distingue d’une autre, et pourtant elles produisent toutes deux du livre. Nous n’avons rien reproduit ! J’aime à croire que vos livres sont uniques et qu’ils ont le goût et l’appartenance de votre maison. Tout reprendre depuis le début laisse entendre que vous avez fait fausse route. Est-ce vous, vraiment ? Ou est-ce le marché vicié par l’oligopole éditorial du papier ? Vous avez fait des expériences audacieuses et courageuses. Continuez devant, explorez, défrichez, mais ne reprenez pas depuis le début, vous auriez perdu 7 ans.

 

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Comme chaque année, une année finit et une autre se présente ! Mais quelle place 16 cède-t-elle à 17 ?

Chères toutes, chers tous, lectrices et lecteurs, vous avez certainement déjà reçu les vœux de La Souris Qui Raconte par sa NewsLetter de décembre, sur sa page Facebook ou encore son compte Twitter ; peut-être par mail aussi, de façon plus personnalisée ! C’est la période heureuse où l’on se congratule, se souhaitant santé, bonheur, paix et harmonie. Pourtant, que l’on marche vers 2017, tout clinquant à l’aube de son 5e jour, ou bien que l’on s’attarde sur 2016, ce n’est ni la paix ni l’harmonie qui prévalent !
Ce blog n’a pas vocation à parler politique, d’ailleurs je n’en fais pas et ne me reconnais d’aucun parti, si ce n’est celui de l’Homme avec un grand H. A l’instar de Diogène, je cherche un homme ! L’Homme qui aime et respecte, l’Homme qui soutient et aide, l’Homme qui écoute et comprend, l’Homme qui agit pour le bien commun… Cet Homme qui en a fait se dresser des grands, où est-il ? Aux Etats-Unis ? En Russie ? En Syrie ? En Afrique ? En Chine ? Où se cache-t-il cet Homme que j’aime et sur lequel je peux prendre appui lorsqu’il fait peur dehors ? Le voyez-vous ?
Probablement pas non, mais comme moi vous voyez des personnes, encore croyantes, encore aimantes, encore solidaires et qui œuvrent chacune à son niveau (même petit… surtout petit !) pour rendre supportable ce monde qui, en y regardant bien, ne l’est plus trop ! Alors vous auteur(e)s, illustrateur(e)s, enseignant(e)s, bibliothécair(e)s, qui comme moi ne faites pas partie des grands de ce monde, mais pesez dans la balance collective, vous qui croyez à ce que vous écrivez - illustrez - transmettez - partagez, continuez à enchanter nos vies et surtout celles de ceux à qui vous donnez, nos enfants. Ces enfants sur lesquels l’espoir de demain repose (lourde charge s’il en est). Transmettons-leur ensemble des valeurs de vie et d’empathie, d’humilité plutôt que de vanité, de plénitude plutôt que de vacuité. Plus que jamais, donnons-leur des bases solides, guidons-les avec bienveillance… et peut-être… peut-être !
Si je ne sais pas ce que nous réserve 2017 (tout en le redoutant), je peux vous dire que cinq livres en HTML5 viendront grandir la collection des livres numériques de La Souris Qui Raconte et chacun d’eux racontera des histoires de la vie. Celle qui laisse des bleus au cœur ou bien celle qui donne des ailes pour construire.

« Le plus grand obstacle à la vie est l’attente qui espère demain et néglige aujourd’hui. » Sénèque


 
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