Bien que Houria ait attendu 65 ans pour faire valoir ses droits à la retraite, le ridicule montant à trois chiffres de sa pension mensuelle l’oblige à se mettre en quête d’un autre appartement que son 40m2 parisien. C’est à Béziers, où elle a vécu enfant avec sa famille expatriée, qu’elle décide de retourner.

Retour à BéziersRetour à Béziers est un livre en ePub3 interactif, écrit par Didier Daeninckx et dont la création graphique et le développement ont été assurés par les éditions L’Apprimerie. Si je partage avec vous ce billet, bien que le sujet du livre soit un peu loin de mes préoccupations, c’est pour deux raisons. La première, je vous l’ai dit, L’Apprimerie en est la cause. Une équipe du tonnerre, avec qui La Souris Qui Raconte a de jolies connivences. La seconde, et pas des moindres, c’est que ce livre fait partie de la sélection des pépites de la création numérique du salon de Montreuil 2014. Après Quelles couleurs ! c’est le deuxième livre en compétition pour cette pépite. J’avais envie d’en partager ma lecture avec vous.
Grâce au soutien de France3 Languedoc-Roussillon, de la région Languedoc-Roussillon et de France TV - Nouvelles Ecritures, Retour à Béziers est un véritable objet transmedia, à découvrir sur Place Publique. Et c’est bien la réunion des trois media qui en fait tout l’intérêt. Au documentaire, réalisé par François Rabaté et produit par La Générale de Production, est associé le livre, enrichi du reportage photographique de Sébastien Calvet dont le prétexte de ce retour pointe du doigt les élections municipales de mars 2014 et la percée de l’extrême droite dans la ville !
Ce qui m’a séduit dans ce livre, ce n’est pas tant le sujet, vous l’aurez compris (même si le portrait de Houria est attachant), mais la maîtrise avec laquelle il a été réalisé. La qualité graphique et typographique, témoins de la grande expertise de cette jeune maison d’édition, sont servies par une iconographie dont le photographe souligne :

Béziers n’est que l’épiphénomène d’une manière d’organiser nos villes. Les signes de la dévitalisation, du manque de perspective sautent aux yeux. (…) La ville m’a donné des réponses terribles. L’oubli de son histoire. La déchéance de ce qui a été…

Ainsi, Houria Ismahen, algérienne de souche, nous promène dans un Béziers défiguré, vidé de son âme. Les images de Sébastion Calvet accentuent cette désolation pesante. Le livre se manipule de droite à gauche pour sa lecture et de bas en haut pour les illustrations. Sans jamais êtres intrusives, les ambiances sonores nous immergent encore plus dans l’ambiance délétère de fin de règne d’une ville qui fut grande et prospère. Houria peine à se souvenir et c’est finalement cette décadence qui force sa mémoire, lui renvoyant l’image d’une petit fille porteuse de mauvaises nouvelles.
Le livre est aussi disponible en version papier aux éditions Verdier, mais ce serait dommage de vous priver de sa version numérique et de ne pas y voir scintiller la promesse d’une pépite !


 
Share on Google+Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone

Dans le petit monde de la création numérique jeunesse, les publications originales ne sont pas si nombreuses ! Quelles couleurs ! de Régis Lejonc ne devrait donc pas passer inaperçue !

cover_Quelles-couleursC’est à l’occasion de la journée professionnelle organisée par le CRAK en septembre dernier que les premières images nous ont été dévoilées par Axelle Desaint, chef de projet chez Tralalère. Edité en papier en 2009 aux éditions Thierry Magnier, Quelles couleurs ! est un livre en format ePub3, enrichi de délicieuses fonctions et lisible sur iOS et Android. Un ebook nominé pour les pépites de la création numérique du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil cru 2014, et qui mériterait bien de se retrouver en haut du podium.

Quelles couleurs ! est annoncé comme un ebook de 14 pages. Chaque page correspond à une couleur. Blanc. Jaune. Orange. Rose. Rouge. Brun. Ocre. Vert. Bleu. Violet. Gris. Noir. Lorsque vous accédez à la couleur, l’écran est divisé en cases (7-10 ou 13). Dans chacune des cases s’inscrit une image (photo ou illustration) sur le thème de la couleur. Les cases s’activent sous vos doigts, à droite, à gauche, en haut, en bas. En double-tapant dessus, elles s’agrandissent au format de l’écran, et là encore vous pouvez accéder aux autres images par la droite, la gauche, le haut ou la bas. Si le livre compte bien 14 pages, l’ebook comptabilise bien plus de 14 écrans. Je ne me suis pas lancée dans le calcul car, là où vous aviez 7 cases à l’écran, en double tapant sur une case pour l’agrandir, vous découvrez d’autres images qui ne figuraient pas dans la sélection initiale.
Une case est récurrente à toutes les couleurs, celle de la palette de la couleur qui vous apprend toute les subtilités chromatiques d’un ocre ou d’un rose. Exemple, pour le vert, vous découvrirez le vert kaki, vert bouteille, vert Véronèse, pomme ou anis (40 verts différents) ; pour le bleu 36 échantillons dont le céruléen, le Roy ou le turquoise ; pour le noir, 12 propositions ; même le blanc a sa palette dont le bien nommé blanc « ventre de biche » ! Vous l’aurez compris, l’idée est d’amener le lecteur à jouer avec toutes ces couleurs. Un petit cadeau en bas de l’écran, signe d’une « surprise ! », vous invite alors à écouter le nom des couleurs de la palette !

Les couleurs

Une fois que vous aurez exploré et écouté, vous essayerez peut-être d’attribuer une couleur précise de la gamme aux images que vos doigts font glisser. Pour le citron, c’est facile, il apparaît dans la palette, mais pour la boîte aux lettres du facteur, à quel jaune peut-on l’attribuer ? Peut-être vous régalerez-vous simplement de la grande qualité iconographique avec des images de tous les styles et de toutes les époques dont certaines sont malicieuses Les plantes vertes sont vertes à part la plante des pieds ou encore Attention ne pas confondre le radis villes et le radis champs. Pour vos enfants, des activités ludiques à chaque apparition du cadeau qui dit « surprise ! ». Le « glorb » vert à ne pas confondre avec le « glurb » tout aussi vert. Il ne manquera pas de chercher la bonne carotte à donner au lapin ou encore de construire un robot bringuebalant dont les onomatopées audio risquent de le faire mourir de rire !

Ocre

Bref… un imagier ingénieux et drôle, haut en couleurs et en découvertes. Prenez votre temps, il le mérite ! Ne passez pas à côté de la planche des insectes noirs ou du jeu des sept erreurs ocre. A l’instar des livres de La Souris Qui Raconte, aucune indication n’est donnée sur ce qu’il faut faire. Soyez curieux, aidez vos enfants à l’être s’il ne comprenaient pas tout de suite. La gourmandise fera le reste !
J’ai un tout petit regret, ou plutôt une énorme interrogation ! D’où viennent les innombrables images de cet ouvrage aux styles et époques si différentes ? Aucune mention n’est portée dans les crédits, sont-elles toutes les œuvres de Régis Lejonc ? Un lecteur aurait-il la réponse ? Dans tous les cas, chapeau à l’artiste (ou aux artistes), et à l’équipe de Tralalère !

Rouge

Share on Google+Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone

Où ça ? Au salon du livre de Paris bien sûr ! The place to be in march…

Capture d'écran 2014-03-05 14.53.57

Les dates pour ceux qui ne suivent vraiment, mais vraiment pas : du 21 au 24 mars. J’y serai en visiteuse accréditée professionnelle quand même, et je tournerai beaucoup autour du stand de l’équipe des Apprimeurs qui vous réserve de jolies surprises. Comment ? vous ne connaissez pas Les Apprimeurs ? Avec leur maison d’édition L’Apprimerie, ils ont adapté en livre numérique interactif Voyage au centre de la Terre et Les choses, ça vous revient ?
La première est une application enrichie (iOS et Android). Illustrée, animée, sonorisée et typographiquement très réussie. L’autre est un epub enrichi (epub 3 interactif pour être précise), illustré, animé, sonorisé et typographiquement très réussi !
Passant de l’une à l’autre avec une aisance déconcertante pour la néophyte (et envieuse) que je suis, Les Apprimeurs girls m’ont sollicitée pour leur projet de Cartes à Lire. Un projet qu’elles ont en tête depuis la création de leur boîte. Une Carte à Lire, comme son nom l’indique, c’est une jolie carte personnalisable qui vous propose quelque chose à lire, et ce quelque chose n’est autre qu’un livre numérique interactif ! Où vous les procurer ? Dans toutes les librairies partenaires de France et de Navarre (et même plus loin), sur des jolis présentoirs si le libraire le souhaite, ou bien sur des salons !

Les quatre premiers titres disponibles en Cartes à Lire sont (tadam !) :
Le Horla
Voyage au centre de la Terre
Conte du haut de mon crâne
Il suffit parfois d’un cygne
(D’où mon excitation à vous livrer en priorité le lancement de ce beau projet !)

Une fois la Carte à Lire achetée chez votre libraire (ou en ligne si votre libraire n’est pas encore partenaire, mais cela ne saurait tarder !) la procédure est un jeu d’enfant.
Vous allez sur le site cartealire.com (à moins que vous ne soyez un technophile pur et dur, auquel cas un QR code vous enchantera) et cliquez sur J’ai un code. Après vous être connecté (ou avoir créé votre compte, si c’est la première fois), il ne vous reste plus qu’à renseigner le code de téléchargement inscrit à l’intérieur de la carte, et hop, vous pouvez commencer à lire votre livre interactif. Mais rassurez-vous, les Cartes à Lire contiennent un petit mode d’emploi mémo qui vous rappelle ces étapes. Petit plus (parce que vous le valez bien !) : si vos livres étaient effacés de votre tablette (oups !), vous pouvez les retrouver à tout moment dans votre bibliothèque personnelle sur le site cartealire.com !

Les Cartes à Lire, à la manière d’un livre, possèdent un code barre, un ISBN et un prix. Elles ont même une première et quatrième de couverture, pour avoir un avant-goût de l’histoire. Les langues disponibles (bilingue FR / EN) seront précisées, ainsi que les supports sur lesquels les livres sont lisibles (iPhone, iPad et PC).
 Enfin, suite à de nombreuses demandes et à une réflexion forte sur l’accessibilité au plus grand nombre, les textes sont convertibles dans une police adaptée aux dyslexiques.

Retrouvez-nous nombreux, stand N04 du Salon du Livre de Paris, pour découvrir un format qui a de l’avenir !

cartealire_Conte

cartealire_Cygne

cartealire_tuto


 
Share on Google+Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone