SLPJ_2015

Cette année ce sera du 2 au 7 décembre, même lieu, mêmes horaires. Un marathon de 6 jours pour l’un des plus grands salons du livre jeunesse en Europe, avec pour thématique « réel et fiction dans la littérature de jeunesse » !

La Souris Qui Raconte y sera pour la quatrième année consécutive. Elle y retrouvera ses acolytes de Carte à Lire, non plus sur le pôle numérique, comme les années précédentes, mais dans le Grand Marché, emplacement qui fait la part belle aux petits éditeurs indépendants. Plus de sectorisation papier Vs numérique, mais un melting-pot de talents. Je ne suis pas sûre de la pertinence de ce nouvel agencement. Le numérique, confronté au papier, surtout en littérature de jeunesse, ne trouve pas son équilibre. Mais le salon avait-il le choix ? Le pôle numérique dont le nombre d’exposants n’est allé qu’en diminuant depuis les trois dernières années, ne comptera que trois irréductibles, Cot-Cot-Cot App, L’Apprimerie (présente sous la dénomination Carte à Lire) et La Souris Qui Raconte. Cette année, L’Apprimerie mettra donc le paquet sur ses Cartes à Lire, avec des dédicaces prévues pour ses nouveautés. Et si la nuit écrit par Adèle Pédrola et illustré par Douglace. Stéphane Kiehl et Michaël Leblond pour le très attendu « Lapin bricoleur« , chez e-Toiles éditions, ces deux titres ayant reçu le soutien financier du CNE et du SLPJ au moment de l’attribution des « seules » bourses d’aide à la création numérique attribuées pour la 30e édition du salon. Et il y aura certainement d’autres dédicaces, puisque CAL présente trois nouveautés en 2015.

Pas de dédicaces pour LSQR, bien que Pour tout l’or du monde de Cathy Dutruch et Juliette Lancien ait été retenu pour les bonnes lectures numériques de cette année — trop contentes nous sommes ! — et donc soit potentiellement « pépitable ». Potentiellement, parce ce que je m’attends pas à la transformation, au vu des autres excellentes création dont « Boum! » qui a ma préférence, mais c’est déjà une super super bonne nouvelle !! Pour tout l’or du monde, initialement livre web, a été développé en ePub3 enrichi par L’Apprimerie et est disponible en Carte à Lire.

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On vous attend nombreux du 2 au 7 décembre sur le Grand Marché niveau 1.


 
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C’est sans hésitation que je reprends ce titre racoleur à souhait, émanant du site de Telerama.fr, pour contester l’article avec véhémence, pour ne pas dire colère !

En France, on aime bien les morts annoncées. Les JT vous en assènent régulièrement. Ça fait les gros titres un temps, puis on passe à une autre mort… Cet article, qui en remet une couche dans son chapeau avec « L’e-book serait-il déjà condamné à l’obsolescence ? », me pose un problème au-delà même du sujet.
Pour info, Mme Bénabent, les liseuses ne sont pas apparues en même temps que les tablettes, elles sont antérieures d’une dizaine d’années environ (si l’on passe sur les toutes premières datant des débuts 90). A partir de là, que penser des autres informations que vous citez sans conduire aux sources ? Si Waterstones retire ses Kindle des magasins, n’est-ce pas plutôt, comme un commentaire le souligne, parce que c’est plus simple pour l’acheteur de passer par Amazon en direct ? Et si Amazon est le n°1 mondial de la vente par correspondance, pourquoi en serait-il autrement pour ses propres liseuses ? Lorsque je vous lis : « Pour résumer : l’e-book n’a pas fait une entrée fracassante en France, et il ne s’y effondre pas non plus (…) » pourquoi avoir fait le choix d’un titre si pathétique ? Mais est-ce important ? Le but « audience » recherché n’est-il pas atteint ? Seulement voilà, le mal est fait, et ce qui reste dans la tête du lecteur paresseux, c’est : « Le livre numérique : le début de la fin ? » (heureusement que nous avons un point d’interrogation).

Dédramatisons !
Un peu d’humour, ça ne fait pas de mal !

De grâce, arrêtons cette chasse aux sorcières ! Vilain livre numérique qui abîme les yeux et va tuer (encore une mort annoncée) le bon libraire au bord du gouffre alors qu’il vend des livres, faits de papier et d’encre, au toucher tellement sensuel ! Tellement SEN-SU-EELL que j’en viens parfois à me demander ce que certains fabriquent avec leurs livres ! Je suis en colère parce que de tels propos nuisent considérablement au développement laborieux (en effet) du livre numérique, ouvrage inédit en tant que tel, et c’est vrai que cela nous rend (je parle aussi au nom de certains camarades de jeu) un peu chatouilleux ! Je suis en colère parce que, sauf votre respect Mme Bénabent, vous survolez votre sujet, alignez quelques chiffres, qui sortis de leur contexte ne veulent pas dire grand chose, en vous adressant à des lecteurs candides qui s’arrêteront à ce qui est écrit ! Que c’est aujourd’hui le « presque » seul mode de journalisme. Accrocher avec des chroniques aux titres alarmistes et la rumeur publique fait le reste — c’est vrai quoi, c’est Telerama qui le dit — ! De vous à moi, combien de chroniques de livres numériques avez-vous publiées ? Si c’est une rubrique que je lis avec intérêt dans le magazine papier, je ne peux que déplorer son manque d’ouverture sur les ouvrages numériques.
Alors, que les choses soient claires. Le livre numérique n’en est qu’à ses débuts, qu’on le veuille ou non et les libraires, s’ils savent se remettre en question, ne mourront pas à cause de lui. Les éditeurs numériques (les vrais, les « pure-players ») avancent parce qu’ils ont la conviction que ce qu’ils proposent est différent du livre papier, et c’est cela qui est intéressant. Mais personne n’en parle. On traite des livres de littérature dignes de ce nom au regard des grands médias (Houellebecq et Trierweiler, champions en marketing). Alors que l’édition numérique ne fait couler de l’encre que pour être, trop souvent, décriée.

Découvrons, explorons, ne parlons pas sans savoir et soyons curieux. Ouvrons le débat sur la LECTURE, les avantages de l’un par rapport à l’autre, et laissons le LECTEUR se faire une opinion à partir de faits tangibles. Croyez-moi, l’ignorance en matière d’édition numérique est abyssale, et cela aiderait les éditeurs numériques que nous sommes si les grands médias leur accordaient le crédit qu’ils méritent !

PS : ne passez pas à côté des commentaires laissés à la fin de l’article de Telerama.fr, heureusement que certains relèvent le niveau !

 


 
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Parce qu’il est partout question de tablettes à l’école, et que les « succes story » entrepreneuriales touchent plus les applications de la rubrique « Éducation » que celles de la rubrique « Livres »*, je persiste à dire (et écrire) que lire à haute voix des livres (ou applications) numériques depuis les supports ad’hoc est indispensable pour nos enfants.

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Alors que le Grand Plan Numérique progresse, au grand dam de certains réfractaires qui s’en expliquent, La Souris Qui Raconte milite plus que jamais pour la lecture à haute voix sur outils numériques.
Les usages des tablettes en classe se vulgarisent avec des ressources éducatives de plus en plus nombreuses. L’élève utilisant une tablette pour des apprentissages comme l’alphabet des mots, le B.A.BA de la lecture, l’écriture en cursive ou encore l’orthographe, ne devrait-il pas continuer d’utiliser la tablette pour LIRE ! Pourtant, si les curseurs d’utilisation des applications éducatives sont au plus haut, il n’en va pas de même pour les applications ou eBooks « littéraires » ! Ce que j’énonce ici est le fruit d’un simple constat, il vous suffit de regarder dans la rubrique « Enfants » de l’App Store pour vérifier mes dires. A peine une quinzaine d’applications intitulées « Livres » dans le classement des 200 premières applications via mon ordinateur.
Mais voilà, lire n’est pas seulement une question d’apprentissage ! Lire demande un entraînement, une culture au goût de lire, et comme tous les goûts, celui-ci s’exerce et s’affine à l’usage. Pourquoi donc ne pas utiliser des LIVRES numériques conçus par des éditeurs qui publient pour les nouveaux supports de lecture et ainsi développer ce goût ? Nos enfants aiment les tablettes, et bien utilisons-les pour leur donner le goût de lire, et ainsi leur proposer autre chose que des applications éducatives, ludo-éducatives ou ludo tout court !

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Un écran magique ?

Pour info, le 14 octobre prochain, je serai à Canopé Orléans, invitée par Michèle Drechsler, pour expliquer et montrer comment utiliser les applications et ebooks de La Souris Qui Raconte pour de la lecture en classe. De la lecture à haute voix. Mes constats n’ont rien de scientifique, ils sont le résultat de rencontres, en classe et sur des salons, et montrent combien les enfants aiment lire à haute voix, debout devant un TBI, ou un écran de tablette (ou ordinateur) projeté. Le TBI est interactif, plus ludique donc. Mais l’écran peut le devenir. Il suffit de simuler, là ou l’enfant agit sur l’écran, vous agissez vous même sur la tablette, et une action se produit, ou pas ! L’enfant peut aussi, après avoir écouté la narration faite par le conteur, imiter celui-ci, et ainsi « jouer » son texte. Dans le cas de dialogues, plusieurs élèves peuvent se donner la réplique, et « jouer » les saynètes. Le livre numérique ne diffère en rien du livre papier, si le texte est bon, s’il parle aux enfants, ils n’hésitent jamais à lever la main pour être invités à venir déclamer devant la classe.

* Je voulais ici souhaiter bon vent à la maison d’édition numérique Square Igloo, qui annonçait récemment sur sa page Facebook le retrait de ses applications sur les stores pour cause de « non business ». Je suis triste pour eux, et pour les autres, ceux qui ont déjà décroché et ceux qui, obstinés s’accrochent encore, redoutant la suite… Bon vent les amis !
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