Cher lecteurs, après ma lettre au Père Noël, qui est bien arrivée au vu de l’état du sapin le soir du 24 décembre, aujourd’hui, c’est à vous que j’écris…

Les vœux, on les vœux généreux
On les vœux nombreux et en bonne santé
On les vœux sincères et chaleureux
On en vœux plus que pas assez
On les vœux porteurs de bonnes nouvelles
Pour 12 mois calendaires !

C’est donc en ce 6 janvier, qu’au nom de La Souris Qui Raconte, je proclame l’année 2015 ouverte pour de nouvelles aventures littéraires numériques. Auteurs, illustrateurs, conteurs, mais aussi bibliothécaires, blogueurs, journalistes et surtout lecteurs assidus ou de passage, je dépose au pied des 365 marches du grand escalier de l’année, tous mes vœux de santé, de prospérité et d’abondance.


 
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Le web a cela de remarquable, notamment dans les flux RSS ou abonnements divers, de vous révéler des informations tout à fait pertinentes, relatives à votre activité !

Celle sur laquelle je suis tombée vendredi (par le biais d’un article « Comment le conseil national du numérique veut changer l’école ») mérite d’être partagée avec vous et c’est ce que je vais faire sans autre forme de procès. Il s’agit du Rapport du CCNum Jules Ferry 3.0. Plus de 100 pages pour aboutir aux quarante recommandations pour bâtir une école créative et juste dans un monde numérique ! Libre à vous de le lire entièrement, ou de vous contenter de sa synthèse (encore raccourcie), que je vous livre ici !

©School Wireless Network
©School Wireless Network

Dans le sillage de ses travaux sur l’Inclusion numérique, le Conseil national du numérique a constitué fin 2013 un groupe de travail dédié à l’éducation dans une société numérique, (…). Ce rapport est le fruit de longs mois de travail (…). De ces efforts d’observation et de compréhension, il reste deux constats essentiels.
Non, l’Education nationale n’est pas le lieu de tous les conservatismes. (…).
Et pourtant, le système scolaire ne va pas bien. Fondé sur l’égalité, il produit plus d’inégalités scolaires que la plupart des pays de l’OCDE. Valorisant la réussite, il abandonne 20% des élèves à l’échec. (…) Et si le numérique ne constitue pas la réponse à tous les maux, comment peut-il contribuer à réduire les inégalités scolaires ? Peut-il améliorer la qualité des cours et des apprentissages, tout en rendant la vie scolaire plus agréable ?
Quand on dit « numérique », la plupart des gens voient un ordinateur. Il faut aussi y voir un changement dans les savoirs, l’avènement d’une société de la question plutôt que de la réponse. Avec une école qui propose une organisation plus horizontale, plus coopérative, plus solidaire, plus créative.
Avec ce rapport, l’ambition du Conseil est de décrire cette vision de l’école d’un monde numérique en devenir, affrontant l’épreuve d’une société en pleine mutation, et de proposer les « chemins praticables » pour y parvenir. Les recommandations qu’il porte ont été pensées comme des pistes d’actions de court et de moyen termes pour redonner du sens à l’Ecole dans la transition numérique.
Nos propositions pour bâtir ensemble l’école juste et créative du 21e siècle s’articulent autour de deux grands axes. Ce qu’il faut enseigner et comment : informatique, littératie, humanités numériques.
Comment redessiner le tissu éducatif : école en réseau, nouvelles industries de la formation, recherche, startups, etc.

1. Enseigner l’informatique (…)

2. Installer à l’école la littératie de l’âge numérique (…)

3. Créer un nouveau bac généraliste, le bac HN Humanités numériques (…)

4. Concevoir l’école en réseau dans son territoire (…)

5. Lancer un vaste plan de recherche pour comprendre les mutations du savoir et éclairer les politiques publiques (…)

6. Mettre en place un cadre de confiance pour l’innovation (…)

7. Profiter du dynamisme des startups françaises pour relancer notre soft power (…)

8. Ecouter les professeurs pour construire ensemble l’école de la société numérique (…)

Notre éducation, notre école, sont embarquées dans la transition numérique. Ce chantier, vaste et complexe, il nous incombe de le conduire collectivement. C’est pourquoi ce rapport est remis à tous ceux qui souhaitent « bâtir l’école créative et juste dans un monde numérique ».

Parents ou enseignants, si vous souhaitez rebondir et me donner votre point de vue sur ce rapport, vous êtes les bienvenus !
J’ai mon idée sur ces questions. Avoir les vôtres enrichirait certainement le débat !


 
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Alors que l’on nous rebat déjà les oreilles avec la rentrée littéraire et ses plus de 600 titres parus ou à paraître, j’ai également senti le besoin de faire ma rentrée… !

En cette première semaine de septembre et à la veille de la rentrée scolaire des écoliers français, La Souris Qui Raconte vous a choisi quelques livres abordant la thématique de l’école dans l’offre des 31 titres publiés sur son site (et qui ne devrait pas vous demander 14 580 jours de lecture !). Des livres d’auteurs (comme vous le savez maintenant) dont les récits sensibles abordent des thèmes comme le courage, la solidarité, l’amour… Des livres animés et interactifs pour encourager la lecture chez les plus réfractaires !

A lire dans l’ordre ou le désordre, au moins les extraits gratuits pour ceux qui ne connaissent pas (et je doute que vous les connaissiez tous !)

couv_ZilaZila et le chevalier est l’histoire d’une petite fille haute de 8 pouces et demi, n’aspirant qu’à une chose, aller étudier. La première école des environs est très loin de sa maison, et pour s’y rendre, elle doit traverser la terrible forêt de Mortadelle, où sévissent ogres, dragons ou encore gobelins! Comment va-t-elle s’y prendre ?

 

01couv

La petite musique du Monde raconte l’histoire de Victor, un jeune garçon pour qui étudier comme on le lui apprend à l’école est difficile, et préfère observer la vie, les oiseaux et la nature !
Un livre d’une grande poésie proposant une autre approche de l’apprentissage, plus ouverte sur le Monde !

 

 

Le Gang des chaussettesLe gang des chaussettes raconte les cours de récréation avec ses rapports de force et ses non-dits. Une vision un peu cruelle, mais juste, de ce qui parfois se joue entre élèves.

 

 

il suffit parfois d'un cygne

Il suffit parfois d’un cygne est l’histoire de la rencontre,
à l’école, de Colombe et Balthazar.
Deux enfants, chacun avec ses bobos dans le cœur,
vont s’apprivoiser et se réconforter.

 

 

 

une-ile-juste-parfaite-CouvUne île juste parfaite ne parle pas d’école, mais bien mieux (et beaucoup plus fort !) a été réalisé par une classe de 5e d’un lycée parisien, alors ça vaut le coup de voir ce que ça donne, croyez-moi !

Retrouvez les chroniques de La petite musique du Monde chez « La sauterelle tactile », de Il suffit parfois d’un cygne sur « VIPad » ou sur « Declickids » et de Une île juste parfaite chez « Super-Julie » ou encore sur le site du « CRDP d’Amiens ».

 

 


 
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08 | 07
2014

La reddition pour un éditeur correspond à une période de calculs savants qui consistent à additionner, calculer des pourcentages, soustraire et remplir des tonnes de paperasse administrative… Le pied quoi !

©Braindside Out
©Braindside Out

C’est ma troisième ! Et chaque année c’est un peu plus compliqué ! Normal, le catalogue s’étoffe et le nombre d’artistes contributeurs aussi ! 20 auteurs et 24 illustrateurs qui dépendent soit de l’AGESSA, soit de la MDA (il y en a même qui facturent) ! Après avoir comptabilisé les ventes, calculé les pourcentages des uns et des autres, il faut renseigner et vérifier les n° administratifs, les adresses, remplir tels documents ou tels autres et puis faire des chèques ou des virements, plier les imprimés pré comptes, les mettre dans des enveloppes elles-mêmes adressées !
Au début, je suis contente. C’est vrai… c’est un chouette moment pour un éditeur respectueux de l’art de ses contributeurs que de récompenser leur talent. Fière de pouvoir leur dire cette année est encore meilleure que l’année dernière, et je vous le prouve ! La Souris Qui Raconte est bien référencée en bibliothèques dans un marché qui croît un peu plus chaque année. Lectures connectées pour la jeunesse. Mise à disposition de ressources via des portails pour les abonnés. Et puis, au vu de ses progressions, des interrogations !
Est-ce que l’offre plaira encore en 2014-2015 ? Les bibliothèques continueront-elles à s’équiper ? Quid du site en ©Flash ? Comment pérenniser une offre séduisante par son contenu, et problématique dans son format de lecture ? Alors les neurones dansent la carmagnole. J’aime ce que j’ai construit, et j’aime les personnes qui m’ont aidée à le construire. Je leur suis évidemment redevable, mais le livre numérique jeunesse est un marché tellement compliqué… Je ne vais pas rentrer dans des considérations métaphysiques, mais je crains d’être rattrapée par des choix qui dépassent mes compétences. J’en reparlerai à l’occasion de la sortie de notre prochaine application.
Maintenant je ne vais pas bouder mon plaisir ! Les DA représentent cette année 13 990€ et comme je le disais déjà l’année dernière, si tu payes, c’est que l’argent rentre !


 
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01 | 06
2014

Quatre ans c’est peu et c’est beaucoup. Cela dépend de qui les porte !

anniversaire_0111er juin 2010, dépôt des statuts de La Souris Qui Raconte au tribunal de Nanterre.
1 461 jours, 30 livres numériques inédits et 8 applications (iPad et Android) plus loin… on se sent comment à quatre ans ?
Pour tout vous dire, cela dépend des jours. Mais s’il existe bien une constante c’est le poids de la tâche qui s’alourdit tous les ans. Pourquoi ? Parce qu’être un éditeur tout en ligne (un pure-player quoi, sauf qu’il ne faut plus se faire appeler comme ça paraît-il), qui se consacre à la littérature de jeunesse, c’est pesant. Pesant parce qu’on est seul. Pesant parce qu’on ne gagne rien. Pesant parce que tout est long, mais loooooonnnnnng ! Si je regarde mes petits camarades autour de moi (ceux que j’aime — et ceux que j’aime moins aussi —), combien sont-ils à vivre de leur métier ? Les éditeurs tout en ligne (c’était mieux pure-player non ?) sont pour la majeure partie nés avec l’arrivée de la tablette iPad entre 2010 et 2011. Ils ont envahi l’App Store. Peu nombreux en 2010, nous avons été de plus en plus à nous partager un gâteau dont nous aurions pu croire que la taille augmenterait avec le nombre des années. Que nenni ! Les entrants sont entrés, ils se sont invités, croyant à juste titre que la table aurait quelques rallonges, mais pas du tout ! Ce que j’écris là, rapporter régulièrement nos difficultés, croyez-le ou non, cela m’aide, et j’ose croire que ça en aide d’autres. Hier, une étudiante, travaillant sur son master édition (spécialisation numérique), s’étonnait de l’ignorance des éditeurs « classiques » sur les questions numériques. Elle me demandait pourquoi les pure-player avaient une acuité si maitrisée sur ces questions, alors qu’ils ne pratiquent leur métier que depuis 4 ans, tout au plus ? Avoir les mains dans le cambouis, ne pas avoir la sécurité d’une feuille de paie à la fin du mois, se remettre en question tous les matins en rédigeant sa « to do list » … Voilà les réponses que je lui ai soufflées. Notre métier est dur, peu reconnu, nous n’en vivons pas (à part quelques élus qui se demandent pour combien de temps encore) et nous en perdrons en route.

Pourtant, pendant ces quatre années, j’ai résisté en continuant de faire ce que je savais faire, des livres numériques en ©Flash à lire en streaming. Aujourd’hui quel éditeur numérique peut se targuer d’avoir trente titres à son catalogue (et 8 applications) ? Je crois ne pas avoir à rougir lorsque je fais la reddition des comptes pour distribuer les DA à mes auteurs-illustrateurs. Et pourtant ! L’incertitude de l’avenir, la solitude de l’entrepreneuse, les contrariétés liées à l’incertitude et à la solitude… Bref, je vous le dis tout de go, ce 4e anniversaire, même s’il est placé sous de bien meilleurs auspices n’augure rien de meilleur que le précédent, et ça aussi… c’est pesant !


 
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