La Fête du Livre Jeunesse, qui aura lieu cet été du 17 au 31 juillet et qui fût annoncée au Salon du Livre de Paris par le Président Monadé, a aujourd’hui un titre et un site : Lire en Short.

affiche_lire_en_short_2015Si comme beaucoup, j’ai tiqué au moment de l’annonce de l’événement par rapport à la date choisie, j’ai tout de suite su que La Souris Qui Raconte en serait. Avec la collaboration du Labo des Histoires, déjà partenaire sur le projet de l’ebook Valmy, augmentée de la très célèbre Cité des Sciences, La Souris Qui Raconte élaborera, au cours de deux cessions, un livre numérique avec les enfants des centres de loisirs parisiens.
Sur le thème Chiens et Chats, en lien avec l’exposition, Le Labo des Histoires apportera son savoir-faire dans l’élaboration de la narration, la Cité des Sciences mettra à disposition des enfants (15 au maximum par cession) et de leurs accompagnateurs sa très belle bibliothèque scientifique, son espace multimedia ainsi que tout le matériel et la documentation nécessaires, et LSQR initiera les enfants à l’animation et aux logiciels type iBooks Author pour faire de leur récit et leurs images, un véritable objet numérique.

Je vous donne donc rendez-vous entre le 17 et le 31 juillet pour deux rendez-vous ici, sur le blog LSQR pour découvrir l’état d’avancement de Chiens et Chats en Short.

Chiens et Chats l'expo2

Les détails de l’événement sont référencés sur le site de Lire en Short.

 


 
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Hier se tenait au Campus Fonderie de l’Image une Masterclasse intitulée : « Créer en papier et en numérique : quelles contraintes, quels défis ? ». Destinée aux artistes et aux professionnels du livre et du transmedia, la journée a été ponctuée par 4 interventions toutes aussi passionnantes les unes que les autres ! Replay !

Le contexte d’abord. La journée (filmée au bout du lien) était organisée par Transbook dont je vous avais dit quelques mots à l’occasion de mon article sur la journée professionnelle du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de 2014.
Les axes d’intervention du projet sont :

Inciter les acteurs à investir les nouveaux business models et modes de création
Dynamiser les carrières des créateurs
Favoriser l’appropriation de pratiques de médiation innovantes.

de-nouvelles-perspectives-dans-la-relation-entre-le-tangible-et-le-numrique-dans-le-domaine-du-jeu-et-du-jouet-etienne-mineur-7-638Et c’est bien dans ce sens que le SLPJ, un des organisateurs phare de l’événement a préparé ces quatre rencontres, présentées sous forme de keynote. Pour ne pas être redondante avec l’enregistrement que je vous invite vivement à visionner sur le site de Transbook, je voulais revenir sur quelques moments forts. En premier lieu la présentation d’Etienne Mineur, décrit comme un pionnier de la création numérique en France, et qui, comme le dira plus tard Julie Stephen Chheng est « the one », ce en quoi je la rejoins totalement. La Souris Qui Raconte est fan, même si nous deux, on ne joue pas dans la même cour ! Lorsque l’on est éditeur, numérique ou non, Les Editions Volumiques font figure d’exemple. Et même si parfois leurs productions sont très loin du livre, parce que « objets connectés » plus que codex, la curiosité et l’ingéniosité de leur directeur de création nous transportent. Il nous présente ces objets, créés avant l’arrivée de l’Ipad et dont il nous assure qu’ils ne sont pas très compliqués à faire (un livre qui tourne les pages tout seul, qui sait où vous en êtes dans sa découverte, un autre qui s’efface définitivement au bout d’un certain temps…). Il nous explique le rapport physique à l’objet, qui ne doit pour autant pas occulter son but ultime, celui de raconter des histoires ! Merci Monsieur Mineur !

Julie Stephan ChhengLes histoires, il en a été largement question pendant toute cette journée. Julie Stephan Chheng, que j’avais aussi rencontrée au dernier salon de Montreuil, puisqu’associée à l’équipe des Volumiques sur plusieurs projets, nous en a raconté plein. Toutes colorées et délicieusement poétiques. Elle nous a conté « Les aventures du petit train postal » (un projet que vous pouvez aider sur KissKissBankBank), les Aventures d’un village, Les dépliables… mais surtout le livre et l’application sur lesquels elle travaille depuis 2 ans « La pluie à midi » un des 5 projets ayant obtenu la bourse d’aide du SLPJ en 2014. L’histoire raconte les aventures de Joe, un petit poisson qui voulait être requin. Il y a très peu de texte dans ce récit, la narration étant celle que l’enfant élabore en aidant son poisson à accomplir ses quêtes, dont la principale est de retrouver son aileron perdu un jour de tempête (n’hésitez pas à regarder l’enregistrement de la journée, c’est vraiment intéressant).

Ce que j’ai retenu de ces deux keynote, c’est d’abord la passion des intervenants ! Deux envies énormes de faire des choses en utilisant tous les potentiels des tablettes. Mais ce sont aussi les difficultés rencontrées. Les coûts, bien sûr, exorbitants, mais aidés dans leur monétisation par un grand nombre de subventions (comme le fera remarquer Etienne). Si j’ai bien compris (sous réserve quand même), Julie a obtenu 60K€ de subventions sur son projet ! Des sommes de dingue pour créer des objets qui sont de véritables OVNI dans le monde de l’édition, avec aucune garantie de résultat ! Quel éditeur papier français, ou étranger d’ailleurs, est prêt à miser pour voir, à parier sur un concept, sur son porteur de projet comme on dit… et le financer !? Même si les choses bougent comme le disait Albin Michel Jeunesse, ça ne bouge pas assez vite, et les freins sont encore extrêmement fort !

crusoe-3-artikel2-410Tenues respectivement en espagnol et en anglais, les deux keynote de l’après-midi ont donné la parole à trois autres grands créateurs.
Alberto Morales Ajubel est originaire de Cuba. Avant de travailler en numérique, Alberto dessine pour la presse, dans son pays d’abord, puis en Espagne où il vit aujourd’hui. S’il parle avec humour, son univers graphique est assez noir, bien que coloré ! L’homme semble avoir de sacrées valises, mais un bien beau karma ! Bref, après nous avoir emmené loin dans son passé au travers de nombreuses illustrations, il arrive à ses créations d’aujourd’hui. En grand adepte d’iBooks Author, il publie des œuvres illustrées comme « The Cat that Walk by himself » de Kipling (sélectionné en 2012 par Apple comme l’un des 5 meilleurs livres publiés avec IBA), ou encore « Robinson Crusoe » dont la version papier a été éditée chez Plume de Carotte. De fil en aiguille, ou plutôt, d’images de presse en illustrations pour la jeunesse, il nous entraîne vers ses prochaines publications : applications et jeu vidéo en réalité augmentée. Sous le sceau du plus grand secret, il nous montre des images que vous ne verrez pas sur l’enregistrement, et dont je ne dirai rien non plus, si ce n’est Whouhaaa !!! Aidé par sa compagne Irène Blasco sur la partie développement (si j’ai bien compris), il surprend toute l’assistance par l’adaptation dont il se montre capable tout au long de son parcours. Il y a quelques temps de cela, il avait juré à l’un des ses amis que JAMAIS personne ne pourrait dessiner avec un ordinateur. A bientôt 60 ans, l’homme jongle avec les nouveaux médias, curieux et avide d’en découdre !

imageGen.ashxAlors que la température monte dans la salle, il a fait chaud hier, mais moins qu’aujourd’hui (un peu comme l’amour ça…!), nos deux derniers intervenants prennent la parole. Ben Newman, illustrateur quand il ne prend pas les chats en photos, et son acolyte James Wilson, directeur de création numérique chez Nobrow. Ensemble ils nous présentent « Professor Astro Cat’s Solar System », l’application. Le livre, publié en France chez Gallimard Jeunesse « Professeur Astrocat aux frontières de l’espace » est traduit dans plusieurs pays. Fort du succès de son ouvrage, Ben a eu l’envie (toujours elle) de mettre son personnage en mouvement et en musique. A tour de rôle, Ben et James nous expliquent comment le livre a été repensé pour utiliser le potentiel de la tablette, passer d’un format contraint fini, dont les pages imprimées entravent l’action, à un format plus ouvert, animé, où il suffit de glisser le doigts sur l’écran pour voir au-delà ! Quelles ont été les sources d’inspiration pour la musique, quelles nouvelles expressions pour Astrocat et Astromousse…
Le concept de l’application est l’exploration du système solaire (idem pour le livre) mais en y associant du jeu, lequel permet à l’enfant de progresser en apprenant (mine de rien) pour construire, in fine, sa propre fusée et partir lui aussi à la conquête de l’espace !

Je vais m’arrêter là sur mon bla-bla, qui est fort long, finalement, mais la journée était bien remplie ! Vous l’aurez compris, j’ai passé un moment riche. Les échanges et les partages, éclairés par les présentations d’Etienne, Julie, Alberto, Ben et James m’ont nourrie d’une belle énergie, et m’ont appris aussi !

 


 
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Les ponts de mai sont enjambés et la fin de l’année scolaire approche désormais à grands pas. Objectif 18 juin !

Ce jeudi-là, quai de Valmy, je gage que ce ne sera pas l’appel qui fixera les mémoires mais plutôt la restitution de notre « Histoire d’école », comme on dit dans les milieux bien informés, un moment de partage et de rencontres entre enseignants, parents, élèves, pour montrer le chemin parcouru autour d’un projet conduit toute l’année par une classe (la 4eA) et une poignée d’enseignants hyper motivés.
Ce matin, se tenait donc notre dernier rendez-vous avec les élèves. Pour la séance d’enregistrement, douze d’entre eux ont joué de la voix et lu leur texte, révisé avec soin pendant ce WE de Pentecôte. Le temps était compté. Il l’est toujours lorsqu’il est pris sur un cours (de Français en l’occurrence, deux heures consécutives), et c’est une sacrée prouesse que de faire lire (et bien lire) ces jeunes, impressionnés par le micro et pas toujours à l’aise dans l’expression orale. Qu’importe, ils se sont donnés à fond, se dépassant pour certains, au point de bluffer leur professeur (et nous-mêmes, je ne vous le cache pas). De beaux moments, entre émotion et fierté, menés au rythme d’une construction littéraire en 6 chapitres avec narrateurs et personnages.
Merci encore à Cécile, Léa, Elsa, Badreddine, Gwendal, Sofian, Bastien, Kenza, Yacine, Juliette, Jeanne et Mélanie, ainsi qu’à leurs camarades supporters… et curieux (regrettant peut-être un peu de n’avoir pas été volontaires), pour leur implication dans l’élaboration de ce livre fantastique intitulé « Troubles ».

S’il nous reste encore du boulot en cuisine, je vous donne d’ores et déjà rendez-vous le 19 juin sur le site de La Souris Qui Raconte, pour la mise en ligne web du livre, qui sera également disponible gratuitement sur iBooks Store.

Postulat : les moyens du bord !
Postulat : les moyens du bord !
Brief et débrief !
Brief et débrief !
Encouragements !
Encouragements !

 

 

 

 

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18 | 05
2015

Savez-vous où se trouve Tétouan ?
Avant d’avoir été invitée par l’Institut Français, je l’ignorais. C’est donc à l’occasion de la fête du livre « La cigogne volubile » organisée par les Instituts Français du Maroc, que j’ai découvert une très jolie ville et sa jeunesse écolière !

Point de vue d'une fenêtre des Beaux Arts
Point de vue d’une fenêtre des Beaux Arts

Le vendredi 15 mai, après avoir passé une partie de la matinée à l’école des Beaux Arts en remarquable compagnie de Anouck Boisrobert (la moitié de Louis Rigaud, deux incroyables pop-upeurs français—un cocorico qui a la classe et un sacré talent !—) et Zineb Benjelloun une artiste marocaine au regard curieux dont le tracé témoigne de ses introspections urbaines, je présentais La Souris Qui Raconte et son insatiable ogresse aux élèves tétouanais de deux classes de l’Institut ! Enfin, c’était le programme, mais c’est fou comme les choses se passent rarement comme on le prévoit… !

Anouck et Zineb au parcours bluffant
Anouck et Zineb : deux parcours bluffants et deux super nanas !

Premier atelier : la classe volontaire, qui ne dépendait pas de l’institut, ayant déclaré forfait, c’est finalement avec des enfants glanés dans l’enceinte du bâtiment que celui-ci a pu avoir lieu. Il fallait bien combler le vide (et l’embarras) laissé par l’absence de l’enseignante et sa vingtaine d’élèves. — C’est pas grave, m’escrimais-je à répéter à mon hôtesse confuse ! L’improvisation fait aussi partie des ficelles qu’il faut savoir tirer pour faire face aux surprises. Ce qui fut plus difficile à gérer, c’est que les élèves choisis, s’ils montraient une aptitude incontestée pour la lecture, comprenaient très peu le français (et par voie de conséquence, ce qu’ils lisaient). Pas un seul s’est abstenu de lever la main en scandant des « maîtresse… maîtresse… » pour venir face au tableau interactif, lire ce conte numérique au vocabulaire difficile pour des petits marocains. Comble, Tétouan ayant été un protectorat espagnol jusqu’à peu (1956), beaucoup d’élèves communiquaient spontanément dans cette langue ! Pour autant, la bonne humeur et l’envie manifeste des enfants à me montrer leur « savoir-lire » a fait de cette heure et demie, un grand moment qui s’est terminé par des démonstrations de comptines apprises ou chantées, et où la configuration de la classe était subitement inversée, eux sur l’estrade et moi assise à les écouter !

Inversion des rôles
Inversion des rôles

Deuxième atelier : l’enseignant (le maître) avait préparé ma venue et anticipé l’histoire que Moussa raconterait à Occidiane (je vous en parlais ici). J’avais décidé de ne faire découvrir qu’une seule des trois fins du livre pour permettre aux élèves de réaliser une courte animation. J’avais imaginé (on s’en imagine des trucs à ces occasions !) que cette animation prenant du temps à faire, serait commencée avec une classe, et terminée avec la seconde. Comme le premier atelier a été quelque peu chamboulé, le second en a subi les conséquences, et le petit film est vraiment riquiqui. J’ai regretté le manque de temps mais j’ai surtout réalisé à quel point la pratique de ces ateliers est essentielle pour mieux cadrer leur déroulé et être rapidement efficace dans un temps contraint ! Les enfants ont dessiné les lettres du titre de l’histoire de Moussa, et sont venus à tour de rôle les positionner sous la camera de l’iPad.
En 9 secondes, ça donne ça !

Pour ce qui est de la journée du samedi, j’avais le matin un atelier avec des apprenants plus jeunes. Je me suis donc rabattue sur la réalisation d’un cadavre exquis en illustration, comme je l’avais fait sur le salon d’Eaubonne. Les élèves, eux aussi, fiers de lire, se sont appliqués à dessiner fruits et légumes variés après s’être accordés sur l’importance du partage, contrairement à Occidiane !

Fruits et légumes à volonté
Fruits et légumes à volonté

L’après-midi, je présentais La Souris qui Raconte à une dizaine d’enseignants. Il a longtemps été question des Histoires d’écoles et j’ai, là encore, senti l’intérêt que cette collection éveille souvent !
Enfin un temps de lecture dédiée au public a clos ma journée. Jamais depuis que je pratique ces ateliers je n’ai rencontré un tel intérêt. Les enfants étaient non seulement nombreux et attentifs, mais sincèrement heureux de découvrir Le livre papillon et fiers de participer.

Ce furent de remarquables moments, tant par la qualité des échanges professionnels avec les membres de l’Institut et les autres invitées que par la délicieuse cordialité de tous les jeunes lecteurs marocains. Un pays chaleureux et une ville dans laquelle je vous invite à vous arrêter si vous passez dans le coin.

Dans la cour, les musiciens…
Dans la cour, les cymbales des gnawas !

 

 

 

 

 


 
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… pour les enfants qui ne veulent pas s’emmêler les pieds dans les bobines (expression piquée sur leur page Facebook) ! On n’est pourtant pas mercredi, mais aujourd’hui (jeudi), j’ai envie de vous parler d’un projet entre cinéma et édition, porté par une étudiante que je soutiens à fond ! Et pour cause !

Parlons d’elle d’abord. Vous la connaissez un peu puisqu’il s’agit de Marianne Selli, étudiante en métier du livre et qui sera bientôt diplômée es-souris chez La Souris Qui Raconte. Lorsqu’elle n’est pas en contrat d’alternance, ou bien à étudier, ou bien à baby sitter… elle est directrice de publication et rédactrice en chef de la revue qu’elle a créée avec des amies « PopCorn, la revue qui se fait des films » !

PopCorn-n1_COUVDédié aux 8-12 ans, ce petit magazine (format A5), qui en est à son deuxième numéro, leur parle de cinéma (que Marianne a aussi étudié pendant un an). Et leur en parle bien ! En 36 pages, il décortique un film. Le premier numéro sorti en janvier dernier abordait « City Lights » de Charlie Chaplin. Le second, publié ce moi-ci, nous dit tout sur « Jason et les Argonautes » de Don Chaffey.
Comme vous pouvez le voir, les choix des films sont des choix assumés. C’est intelligemment fait, pour des jeunes que l’équipe souhaite initier au cinéma de façon ludique mais « professionnelle ». Dans ces deux premiers numéros, les films, décryptés étape par étape, proposent un contenu riche : en images / derrière le décor / raconte-moi ton histoire / rendez-vous avec / silence… ça tourne / il était une fois… La deuxième partie plus ludique joue avec le lecteur et le réalisateur dans des rubriques comme : à vos ciseaux / jeux / joue ta scène, etc. L’ensemble est coloré et richement documenté. Quant aux illustrations, elles ne laissent pas indifférente l’éditrice que je suis ! On sent la passion du cinéma et de l’édition, et je ne peux que vous encourager à découvrir (et faire découvrir à vos enfants) ce magazine « PopCorn » dont le titre à lui seul est un morceau d’anthologie !

Vous pouvez le trouver sur leur site déjà, mais aussi dans certaines librairies ou musées au prix tout à fait léger de 5€. J’adore ! Bravo les filles !

PopCorn-n1_Raconte ton histoire

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