Posts Tagged ‘histoire à lire’

12
février
2011
Écrit par Francoise

Aujourd’hui je vais tendre mon micro virtuel aux deux femmes qui font l’actualité LSQR et les interroger sur ce qui les inspire et les motive !
Gwendoline, vous êtes « écriveuse » de livres pour enfants et journaliste. Jennifer vous êtes animatrice pour le cinéma. La Souris qui Raconte vous a associée autour d’une histoire délicieuse, « Le gâteau d’anniversaire » !
Avant de parler de cette histoire en particulier, j’ai envie de vous demander à l’une et à l’autre, pourquoi vous écrivez et illustrez.

Gwendoline : Pour probablement un milliard de raisons, bonnes ou mauvaises… Reste que j’ai développé un goût pour l’écriture depuis que j’ai appris à écrire quasiment, et que ça ne m’a jamais lâchée, quels qu’en soient les supports : cahiers intimes, feuilles de cours, journaux, magazines, livres…

Jennifer : J’ai toujours eu besoin de dessiner. Depuis que je suis petite, j’ai tendance à être très timide ; à très peu parler aux gens spontanément. Le dessin est pour moi une manière de m’exprimer et d’extérioriser mes sentiments. L’illustration, c’est encore autre chose. C’est le dessin au service d’une histoire ou d’un auteur. Je le prends comme un travail.

Le choix d’écrire, celui d’illustrer, est un choix difficile, qui, s’il procure des tonnes de plaisir peut ne pas être en adéquation avec la réalité « économique » du quotidien ! Avez-vous une autre activité pour y pallier ?

G. : Comme toutes les pratiques artistiques et/ou indépendantes, le prix de la liberté et de la création est parfois lourd… Alors pour m’en payer quand même une tranche, après plusieurs années à ne faire qu’écrire, j’envisage actuellement de prendre un boulot à côté, pour retrouver paix et sérénité.

J. : J’ai fait des études pour devenir animatrice dans le dessin animé. Je ne suis pas illustratrice de formation. Illustrer vient en plus de mon travail.

A part les tonnes de plaisir (que j’imagine finalement), pouvez-vous préciser ce que vous apporte votre activité ?

G. : L’incompréhension de ma grand-mère, qui me demande toujours pourquoi je ne cherche pas un autre travail. Mais aussi quelques gloires très éphémères, de belles surprises parfois quand mes livres font leur chemin auprès des enfants, et la satisfaction de pratiquer une activité que j’aime et qui n’est peut-être pas complètement inutile.

J. : Mon métier d’animatrice me donne rarement l’occasion de dessiner à proprement parler. J’anime des personnages déjà dessinés. L’illustration me permet de retrouver le côté artisanal de l’animation. De prendre une feuille et un crayon, il n’y rien de mieux pour un dessinateur !

La souris qui raconte, s’il elle n’édite pas de livres papier, aime en parler, et faire parler ! Quels sont vos livres « culte » (soyons fous !) ?

G. : Je suppose qu’il y en a plein. Un pour chaque moment de sa vie ? J’offre très souvent A marche forcée, de Slavomir Rawicz, on peut donc dire que j’entretiens le culte de ce livre-là…

J. : Pour moi c’est Mathilda, de Roald Dahl

J’adore, Gwendoline ! … vous « entretenez le culte de ce livre-là », qui je le rappelle pour nos lecteurs est l’histoire d’une petite troupe de bagnards qui s’évade d’un camp russe situé tout près du cercle polaire et va gagner, à pied, l’Inde. Ça représente quelques kilomètres d’aventures trépidantes. Quant à Roald Dahl, le célèbre auteur de « Charlie et la chocolaterie » ou « Le grand ascenseur de verre » est un auteur que j’ai moi-même beaucoup lu, et dont le genre littéraire se destine plus particulièrement aux enfants. Alors la transition est toute trouvée, un livre culte jeunesse, quel est-il pour l’une et l’autre ?

G. : Michka, parce que je ne peux toujours pas le lire, ni en parler, sans pleurer. Parce que cet album (du Père Castor) m’a montré à quel point les lectures d’enfance laissent des traces indélébiles. J’ai cru comprendre d’ailleurs que cet album en particulier en a traumatisé plus d’un…

J. : Mouk, de Marc Boutavant

Deux histoires qui parlent elles aussi de voyages, ceux-là mêmes qui font les souvenirs ! Pourriez-vous me donner quelques souvenirs justement, à la manière de la madeleine de Proust… ?

G. : Bon ben la première madeleine, je vous l’ai dit, c’est Michka, qui justement me fait pleurer comme une madeleine, ça tombe bien.
Deuxième madeleine, voyons voir… Ah oui, la brioche aux pralines ! Je rentre en transe quand j’en vois une, et j’explique ça par une enfance passée en Savoie, du côté de Hauteville Gondon, où le boulanger devait en vendre.
Sinon, quand il pleut je pense souvent à cette chanson de France Gall, La fille de Shannon, qui parle de pluie et d’Irlande, et que j’ai dû écouter en boucle, gamine (je ne vois que ça comme explication).
Bon je ne crois pas que tout ça soit vraiment expliqué à la manière de Proust, mais vous ne m’en voudrez pas, hein ?

Non, bien sûr que non ! Quant à Jennifer, elle m’a laissé entendre qu’elle préférait ne pas répondre à cette question. Aucun problème là-dessus le débat est libre et les réponses aussi !
Une question un peu débile que j’aime bien à cause de sa formulation très péplum ! Si vous deviez renaître de vos cendres, avec la mémoire de votre vie, que garderiez-vous et que jetteriez-vous ?

G. : J’essaierais de garder le moral, déjà, et je jetterais tous les pervers, tiens !

J. : Rien !

(Rires) Bon, je ne suis pas sûre de la garder cette question finalement, en fait de péplum les décors sont un peu en carton pâte ! Allez, aidez-moi sur celle-ci les filles ! Si vous deviez être un animal, une couleur, un met, un parfum et enfin quelqu’un d’autre, qui seraient-ils et pourquoi ?

G. : Je serais probablement une mule (pour la tête), noire (pour les idées), une andouille (sans commentaire), le parfum de l’abricot pays (dans mes rêves) et un truc comme, médecin, géologue ou sorcière, histoire de répondre, car je ne souhaite sincèrement à personne de devenir moi.

J. : Un chat noir pour me faufiler la nuit sans que personne ne me voie et revenir au petit matin auprès de maîtres doux et affectueux.
Une couleur ? Le bleu. Couleur du ciel.
Un met ? Du fromage, un bon morceau de raclette ou de camembert coulant sur une pomme de terre chaude…
Un parfum ? Parfum chocolat, pour être la confiserie qu’on mange en toutes circonstances.
Quelqu’un d’autre ? non

Voilà un peu de vous façon « j’en-dis-juste-assez-pour-donner-envie-d’en-connaître-plus »… Merci Mesdames. Une dernière pour finir ! Pourquoi avez vous écrit « Le gâteau d’anniversaire » Gwendoline ?

G. : J’avais envie de parler du principe de base de la solidarité : si chacun donne un peu de quelque chose, à la fin, on peut réaliser un truc sympa. Ici, c’est un gâteau, mais parfois c’est une maison, un emploi, un médicament… La forme du conte randonnée m’a paru très adaptée à cette incroyable et magistrale démonstration. Et je l’ai écrite parce que je sais que les enfants qui vont la lire sauveront l’humanité grâce à elle. Si, si…

Vous avez entendu les enfants ?
Et vous Jennifer, comment avez-vous appréhendé le texte pour le mettre en images ?

J. : Je l’ai d’abord lu une première fois comme un enfant, pour voir si je comprenais tout ce qui se passait. Puis une seconde fois où j’ai pris des notes et où des images me sont venues, que j’ai gribouillé sur une feuille. Puis j’ai laissé passé quelques jours avant de m’y replonger et là, j’ai commencé à chercher les personnages. Les décors sont venus ensuite. Et enfin, après une semaine de recherches, j’ai fait les design définitifs et j’ai commencé la série d’illustrations.

Un très grand merci à vous deux. J’aime votre principe de base de la solidarité Gwendoline, vous savez sûrement à quel point ces valeurs sont importantes pour LSQR. Donner un peu… avec sourire et bonne humeur à l’image de Leïla !

20
janvier
2011
Écrit par Francoise

Merci à l’auteur (je ne sais jamais si on met un e), Gwendoline Raisson pour sa confiance. Alors que je travaillais sur le montage de La Souris Qui Raconte, et recherchais des auteurs prêts à se lancer dans l’aventure du numérique, j’ai rencontré Gwendoline, un matin froid de février 2009. Et puis je crois que nous nous sommes plues. Enfin, moi elle m’a plu ! En avril j’avais le plaisir de découvrir ce conte pour enfants (et un autre) dans ma boîte mail ! Bientôt un an plus tard La Souris Qui Raconte va mettre en ligne cette histoire généreuse et pleine d’amour « Le gâteau d’anniversaire » ! Ou comment confectionner « le plus immensément exquis des plus savoureux gâteaux d’anniversaire ! »

Les illustrations des aventures de Leïla ont elles, été imaginées par une jeune illustratrice - animatrice, dont j’ai découvert l’univers graphique après qu’elle ait répondu à une annonce passée sur un forum, Jennifer Happert ! Je vous dévoile quelques unes des images que cette histoire lui a inspirée.

Cette nouvelle lecture en ligne sera sur tous les écrans du monde (c’est fou non !) en février. Retenez vos places !

13
janvier
2011
Écrit par Francoise

Elodie est une enfant sourde. Isolée du monde dans sa bulle de silence. Elle n’est pourtant pas hermétique aux sentiments, et ses émotions sont toutes tournées vers un garçon de sa classe. Pas n’importe quel garçon, LE garçon… Vivien ! Laetitia, qui pour cette histoire a laissé de côté ses illustrations aux personnages tout ronds et tout mignons, est à la plume. Emilie est aux couleurs, acidulées. Car Elodie aime la vie, la danse, le rythme aussi et cet appétit à communiquer va lui faire braver le regard des autres.

Voilà… le décor est planté… Passons à notre questionnaire et laissez-vous aller. Livrez-nous un peu de vous sur l’excellent blog de La Souris Qui Raconte (si ce n’est pas moi qui le dit…rires) !

Commençons par parler de votre envie d’écrire et d’illustrer, allongez-vous… là… et dites-nous, ça remonte à quand et ça vous apporte quoi ?

Laetitia : A l’adolescence, j’écrivais pour moi, des poèmes principalement. Mais c’est il y a à peine plus d’un an que j’ai commencé à aller plus loin. D’abord en écrivant un roman, que je suis en train de finaliser, et puis de nombreuses histoires pour enfants. Cela me permet de formuler mes idées, de voyager, de rêver, de partager mon univers. Ça m’apporte surtout un bien-être, dont je ne saurai plus me passer.

Emilie : Ça remonte à mon enfance, je gribouillais partout partout partout ! Un peu trop même ! Et cela m’apporte beaucoup de bonheur et de plaisir ! J’ai l’impression de voyager quand je dessine, mon esprit est ailleurs et ça fait du bien !

LSQR : Que faites vous quand vous n’écrivez ou n’illustrez pas ?

Laetitia : Je lis beaucoup ! Enormément ! Je dévore des romans fantastiques, mon style favori, et aussi des mangas, des BD, car je suis amoureuse des images également. Je suis aussi une grande fan de séries et du coup, ça me prend pas mal de temps !

Emilie : Je flane beaucoup sur le net, je vais de site en site, j’aime beaucoup regarder le travail des autres. Et après… je reprends mes crayons ! Je n’arrive pas à rester très longtemps sans dessiner en fait !

LSQR : Laetitia vous lisez beaucoup, cette question risque d’être difficile, quel est votre livre culte, parmi toutes vos lectures ?

Laetitia : Oh lala, c’est difficile ça, c’est vrai ! Sans parler de culte, je dirai qu’il y a des auteurs qui m’inspirent et dont j’apprécie particulièrement le travail : Pierre Bottero (La quête et les mondes d’Ewilan et Le pacte des Marchombres), Lisa Jane Smith (Premonitions, Night World…), plus jeune, j’étais fascinée par le talent de Stephen King.

LSQR : Héhé, je savais que la question serait difficile, mais vous vous en sortez bien, et vous Emilie ?

Emilie : Alice au pays des merveilles.

LSQR : La réponse est précise, c’est celui-là et pas un autre. Il est vrai que chaque version est une nouvelle découverte et vous êtes sûrement d’accord avec moi, je pense notamment à la version illustrée par Rebecca Dautremer, une pure merveille ! Mais alors, votre album culte dans le secteur de la jeunesse ?

Emilie : Je n’en ai pas… ou trop plutôt (rires) !

LSQR : Et vous Laetitia ?

Laetitia : J’ai eu un vrai coup de cœur pour « La grande fabrique de mots » de Agnès de Lestrade et Valéria Docampo parut chez Alice jeunesse. Un texte touchant, des illustrations magnifiques, une idée transmise avec justesse. La parfaite combinaison.

LSQR : Vous avez piqué ma curiosité… alors pour ceux qui ne connaissent pas, découvrez une très jolie chronique qui nous vient de l’espace ! Il y est écrit avec délicatesse, comment l’association de l’auteur et de l’illustrateur est importante dans la réussite d’un album. Et vous, avec qui aimeriez-vous partager une création ?

Laetitia : Il y en a tellement ! S’il fallait tous les nommer, je crois que j’y passerai une heure ! Et je travaille déjà avec de nombreux illustrateurs talentueux, dont j’adore le travail. Je préfère me laisser surprendre par les rencontres, les affinités à venir.

Emilie : Je n’ai pas de préférence particulière, et j’ai la chance de travailler avec de talentueux auteurs. Si l’histoire me plaît, je fonce !

LSQR : J’adore le métier que je fais, et en vous écoutant, je l’aime plus encore !
Est-ce que quelque chose en particulier vous fait vous lever le matin, à part la sonnerie du réveil bien
sûr ?

Laetitia : L’envie de savoir ce qui m’attend pour cette journée, principalement au niveau du boulot : un mail intéressant, une proposition, une illustration pour un projet… j’avoue, je suis une accro, j’adore mon travail !

Emilie : Heuuu ! Ben, c’est quand même mon réveil, dur, dur…

LSQR : Et qu’est-ce qui vous fait sortir de vos gonds (à part votre réveil Emilie) ?

Emilie : Ah beaucoup de choses ! L’injustice en général.

Laetitia : Les promesses non tenues…

LSQR : Et si vous deviez dévoiler à nos lecteurs votre côté Dr Jekyll et M. Hyde ?

Laetitia : Ah Ah ! La question piège, je crois qu’on est tous un peu comme ça ! Tantôt conciliante, tantôt intransigeante, parfois sur un seul et même sujet…

Emilie : Je suis très gentille et à l’écoute comme je peux être infernale !

LSQR : Deux nanas quoi (rires) ! Et si la femme que vous êtes, au lieu d’être bipolaire était un animal, une couleur, un met, un parfum et enfin quelqu’un d’autre, qui seraient-ils et pourquoi ?

Laetitia : Comme animal, un de mes chats ! J’en ai deux et tous les jours, je me dis qu’être eux, ça serait trop cool !
Toutes les couleurs, car elles ne sont jamais aussi belles que lorsqu’elles sont toutes réunies.
Pour le met, je crois que ça serait des crêpes, des tonnes et des tonnes de crêpes, miam !
Un parfum ? Celui des crêpes !
Si j’étais quelqu’un d’autre ? Une héroïne de roman.

Emilie : Un bambou. Ne me demandez pas pourquoi c’est ce qui m’est venu à l’esprit d’un coup… c’est bizarre comme réponse non (rires) !

LSQR : Laetitia, comment avez-vous imaginé votre histoire, quelles ont été vos sources d’inspiration ?

Laetitia : C’est toujours difficile pour moi de répondre à cette question, car je me laisse beaucoup guider, je dis souvent que ce sont mes personnages qui me racontent leur histoire. Elodie avait simplement envie de dire aux enfants que même lorsque l’on est différente, on a les mêmes envies et les mêmes espoirs que les autres adolescentes et que l’on peut tomber amoureuse d’un beau garçon et surtout que cela peut-être réciproque.

LSQR : Pourquoi avoir choisi de traiter du thème du handicap, et de la surdité en particulier ?

Laetitia : J’ai toujours été une passionnée de musique et c’est d’ailleurs la voie que j’avais choisie au départ. A l’époque où je chantais, je me disais qu’il n’y aurait pas pire pour moi que de ne pas entendre la musique et de ne pas pouvoir parler. Partant de ce sentiment, j’ai commencé à écrire une histoire où une jeune fille privée des sons parvient tout de même à s’exprimer et surtout à être heureuse.

LSQR : Merci à vous deux, pour vos réponses et merci pour cette très belle histoire. Portons-la ensemble jusqu’aux oreilles de toutes les petites filles sourdes qui sont intimidées par le regard des autres, et levons nos mains très haut pour les applaudir !

21
décembre
2010
Écrit par Francoise

Il est des sujets douloureux, tabous ! La mort, ce mot terrible qui sonne le glas ! Mis en opposition à Maman il prend une dimension intolérable, et pourtant…

La mort fait partie de la vie, l’une ne va pas sans l’autre, mais la première ne compose pas bien avec la deuxième ! C’est la raison pour laquelle « La souris qui raconte » parle aussi de ces sujets interdits. Elle refuse de se complaire dans des consensus bien pensants à risque zéro ! Pas parce qu’elle aime prendre des risques. Non, juste parce qu’elle aime parler vrai !

Dans mon cœur est l’histoire d’un petit garçon dont la maman est très malade, et qui va mourir. J’entends déjà les chuchotements… Bien sûr que c’est triste ! Mais la vie n’est pas toujours rose ou sucrée ou pailletée ! Ça se saurait…
Parler c’est désacraliser, surtout lorsque le sujet est difficile, inabordable. C’est pourquoi elle a édité Dans mon cœur.

Valérie, je me suis exprimée sur mon choix éditorial, mais vous, expliquez-nous pourquoi vous avez écrit cette histoire hors norme ?

Il y a bien des années, j’ai perdu ma grand-mère paternelle. J’avais mis sur papier ce que je ressentais. Lorsqu’un de mes élèves a perdu sa maman, j’ai ressorti ce vieux texte que j’ai retravaillé en me demandant ce qu’il pouvait éprouver face à tout ça.
Peut-être que de lire un texte comme celui-là, l’aurait aider à mettre des mots sur son chagrin ?

Et vous Nouchine, comment avez-vous appréhendé ce récit ?

L’écriture du texte est très sensible. Elle m’a tout de suite inspiré des couleurs et une ambiance particulière. Je me suis dis qu’il fallait amener de la poésie dans un texte aussi difficile d’accès et permettre à l’enfant d’apaiser ses souffrances par des messages de douceur et d’espoir…
Si mes illustrations sont sobres et sans visage c’est pour permettre à chacun d’y voir sa propre histoire…

Votre envie respective d’écrire et d’illustrer, ça remonte à quand et qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Valérie : J’ai écris des poèmes vers 12 ans et à 14 ans j’ai écris un roman policier que je n’ai pas fini ! Quant à ce que cela m’apporte, du plaisir et de la sérénité. N’étant pas illustratrice, je dessine et prends des cours de peinture car j’aimerais un jour pouvoir illustrer l’un de mes textes !

Nouchine : Pour ma part, je dessine depuis le moment où j’ai su tenir un crayon ! Le dessin est mon moyen d’expression, j’ai ainsi le privilège de mettre des images sur des mots. Du texte à l’image il y a une passerelle à franchir et j’aime ce voyage…

Quels sont vos livres culte ?

Valérie : L’allée du roi de Françoise Chandernagor et côté jeunesse Le loup sentimental de Geoffroy de Pennart. Ce sont deux titres parmi des tas d’autres évidemment !

Nouchine : La secte des égoïstes de Eric-Emmanuel Schmitt et en jeunesse, si je devais en sélectionner un ce serait Pétronille et ses 120 petits de Claude Ponti (une histoire de maman souris et de ses 120 souriceaux…).

La souris est très prisée dans l’univers jeunesse… !
Vous lever le matin pour vous, c’est quoi ?

Valérie : Faire ce que j’aime avec ceux que j’aime !

Nouchine : La perspective de dessiner mon programme de la journée !

Et qu’est-ce qui peut contrarier cette journée ?

Valérie : Etre confrontée à l’injustice

Nouchine : Le manque de respect et la violence gratuite

Un deuil est injuste et violent, non ? Pour autant vous avez raconté et illustré avec sentiment et délicatesse. Bravo encore à toutes les deux. Si Dans mon cœur n’est pas forcément à mettre entre toutes les mains, elle peut apporter un peu de réconfort à l’enfant endeuillé de préférence avec l’aide d’un parent. Montrer que le meilleur moyen de prolonger la vie, c’est de l’inscrire dans la mémoire.