Archive for décembre, 2010

29
décembre
2010
Écrit par Francoise

Parce qu’une nouvelle année est un peu comme une naissance, je me réjouis à l’idée de celle-ci. Qu’elle soit grande pour chacun des lecteurs de La souris qui raconte !

21
décembre
2010
Écrit par Francoise

Il est des sujets douloureux, tabous ! La mort, ce mot terrible qui sonne le glas ! Mis en opposition à Maman il prend une dimension intolérable, et pourtant…

La mort fait partie de la vie, l’une ne va pas sans l’autre, mais la première ne compose pas bien avec la deuxième ! C’est la raison pour laquelle “La souris qui raconte” parle aussi de ces sujets interdits. Elle refuse de se complaire dans des consensus bien pensants à risque zéro ! Pas parce qu’elle aime prendre des risques. Non, juste parce qu’elle aime parler vrai !

Dans mon cœur est l’histoire d’un petit garçon dont la maman est très malade, et qui va mourir. J’entends déjà les chuchotements… Bien sûr que c’est triste ! Mais la vie n’est pas toujours rose ou sucrée ou pailletée ! Ça se saurait…
Parler c’est désacraliser, surtout lorsque le sujet est difficile, inabordable. C’est pourquoi elle a édité Dans mon cœur.

Valérie, je me suis exprimée sur mon choix éditorial, mais vous, expliquez-nous pourquoi vous avez écrit cette histoire hors norme ?

Il y a bien des années, j’ai perdu ma grand-mère paternelle. J’avais mis sur papier ce que je ressentais. Lorsqu’un de mes élèves a perdu sa maman, j’ai ressorti ce vieux texte que j’ai retravaillé en me demandant ce qu’il pouvait éprouver face à tout ça.
Peut-être que de lire un texte comme celui-là, l’aurait aider à mettre des mots sur son chagrin ?

Et vous Nouchine, comment avez-vous appréhendé ce récit ?

L’écriture du texte est très sensible. Elle m’a tout de suite inspiré des couleurs et une ambiance particulière. Je me suis dis qu’il fallait amener de la poésie dans un texte aussi difficile d’accès et permettre à l’enfant d’apaiser ses souffrances par des messages de douceur et d’espoir…
Si mes illustrations sont sobres et sans visage c’est pour permettre à chacun d’y voir sa propre histoire…

Votre envie respective d’écrire et d’illustrer, ça remonte à quand et qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Valérie : J’ai écris des poèmes vers 12 ans et à 14 ans j’ai écris un roman policier que je n’ai pas fini ! Quant à ce que cela m’apporte, du plaisir et de la sérénité. N’étant pas illustratrice, je dessine et prends des cours de peinture car j’aimerais un jour pouvoir illustrer l’un de mes textes !

Nouchine : Pour ma part, je dessine depuis le moment où j’ai su tenir un crayon ! Le dessin est mon moyen d’expression, j’ai ainsi le privilège de mettre des images sur des mots. Du texte à l’image il y a une passerelle à franchir et j’aime ce voyage…

Quels sont vos livres culte ?

Valérie : L’allée du roi de Françoise Chandernagor et côté jeunesse Le loup sentimental de Geoffroy de Pennart. Ce sont deux titres parmi des tas d’autres évidemment !

Nouchine : La secte des égoïstes de Eric-Emmanuel Schmitt et en jeunesse, si je devais en sélectionner un ce serait Pétronille et ses 120 petits de Claude Ponti (une histoire de maman souris et de ses 120 souriceaux…).

La souris est très prisée dans l’univers jeunesse… !
Vous lever le matin pour vous, c’est quoi ?

Valérie : Faire ce que j’aime avec ceux que j’aime !

Nouchine : La perspective de dessiner mon programme de la journée !

Et qu’est-ce qui peut contrarier cette journée ?

Valérie : Etre confrontée à l’injustice

Nouchine : Le manque de respect et la violence gratuite

Un deuil est injuste et violent, non ? Pour autant vous avez raconté et illustré avec sentiment et délicatesse. Bravo encore à toutes les deux. Si Dans mon cœur n’est pas forcément à mettre entre toutes les mains, elle peut apporter un peu de réconfort à l’enfant endeuillé de préférence avec l’aide d’un parent. Montrer que le meilleur moyen de prolonger la vie, c’est de l’inscrire dans la mémoire.

12
décembre
2010
Écrit par Francoise

La parole vous est donnée chers enfants, chers parents, chers lecteurs ! La souris qui raconte donne sur son site, plusieurs moyens de communication. Des sondages sont prévus pour chaque histoire. Vous pouvez dire si vous avez aimé Pas du tout, Un peu, Beaucoup, Passionnément. Ils ne sont pas là pour occuper l’espace, mais bel et bien pour recueillir votre avis. Des commentaires par le biais de “La parole aux enfants” vous permettent de laisser un message. Si votre enfant n’ose pas encore s’y aventurer, montrez lui comment faire pour qu’il nous dise ce qu’il aime ou n’aime pas, et pourquoi ! Vous n’imaginez pas à quel point vos retours sont précieux pour rester au plus près de vos attentes, sans nous départir pour autant de nos choix éditoriaux et artistiques. Et puis enfin, la rubrique “Coloriages Créatifs” . Elle donne à vos enfants une grande liberté d’expression, ils peuvent, à leur guise, s’approprier les illustrations de nos artistes. Aidez-les à jouer le jeu, et ainsi créer LEUR propre histoire ! La réussite est l’affaire de tous, c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité vous donner la parole. J’en profite pour rappeler que La souris qui raconte fait gagner des histoires pour enfants, à lire en ligne ! Une histoire par jour jusqu’à Noël et ça se joue sur Facebook !

9
décembre
2010
Écrit par Francoise

Par Céline Lavignette-Ammoun et Gabrielle Richard

Alors que Paris et la région Ile- de-France sont bloquées par la neige, que la TVA à 5,5% progresse sur le front des livres numériques, La Souris Qui Raconte met en ligne sa cinquième “Histoire à jouer” ! Ne cherchez pas de rapport, il n’y en a pas, si ce n’est que dans quelques temps, lorsque vous et moi relirons ces lignes, nous aurons une meilleure idée du climat extérieur !

Voilà donc un conte pour enfants dans lequel il est question de livres et de bibliothèque, de mots et d’aventures ! Céline qui écrit là sa deuxième histoire pour La Souris Qui Raconte, “Voyage sur les ondes” était la première, nous offre un récit d’une belle facture rythmée. On y croise une nouvelle fois avec plaisir, le petit chaperon rouge et Alice. Gabrielle quant à elle, a su créer une ambiance toute particulière avec des illustrations empreintes d’une grande poésie. Toutes les deux se sont prêtées avec amusement au jeu des questions, que vous commencez à bien connaître maintenant, chers lecteurs assidus !

LSQR : A quand remonte votre passion pour l’écriture et l’illustration ?

Céline : Depuis que je sais tenir un stylo ! Quand j’étais petite, je passais des heures à confectionner des livres, en faisant tout de A à Z, depuis les dessins et l’histoire, jusqu’à la reliure !

Gabrielle : Depuis que je suis enfant. Je me souviens en particulier que je redessinais les « tintin » à ma façon !

LSQR : C’est amusant de vérifier au fil de ces petites interview rigolotes, comment les passions naissent tôt ! Dès l’enfance, pour la plupart ! Cette merveilleuse tranche de vie, au cours de laquelle prend racine une partie de ce que sera notre vie de demain… ! Et qu’est-ce que vos passions respectives vous apportent ?

Céline : C’est un fantastique moyen d’exprimer, de rêver, de voyager et de partager.

Gabrielle : Lorsque je dessine, je suis connectée pourrait-on dire, avec la source. Cela vient tout seul, naturellement. Je suis très inspirée quand je crée. Souvent je me laisse guider par une force intérieure qui créerait pour moi. Je suis toujours très étonnée de voir ce que je fais. En fait, j’ai le sentiment que je ne suis qu’un medium, une “passeuse” d’images.

LSQR : Wouahh ! Une “passeuse” d’images, une bien belle métaphore pour une illustratrice ! Mais dites-nous un peu ce que vous faites lorsque vous n’écrivez ni ne dessinez ?

Céline : Quand je n’écris pas, je lis ce qu’ont écrit les autres et j’en fais des livres très sérieux.

Gabrielle : Je continue de créer : photos, bijoux, cuisine, en faisant et en donnant des cours de yoga… Je prends du temps pour moi et pour ceux que j’aime. Je me repose. Je ne fais rien, voilà en fait c’est ca ! ! c’est ce que je préfère !

LSQR : C’est vrai Céline que vous êtes vous-même éditeur, dans le secteur scolaire, je l’ai redécouvert en lisant la très jolie chronique de votre livre “L’oiseau rouge” édité par la toute nouvelle maison d’édition Nobi-Nobi. Une jeune équipe que j’ai croisée sur le salon de Montreuil, deux chouettes gars ! Vous baignez dans la lecture et l’écriture toute la journée ! Pouvez-vous nous dire quels sont vos livres cultes ? Vous savez, ceux que vous emporteriez avec vous sur une île déserte ? Comme si quelqu’un avait une chance de se retrouver sur une île déserte ? Mais bon, soyons fous !

Céline : En littérature jeunesse, c’est Miss Charity de Marie-Aude Murail, Dans moi d’Alex Cousseau et Kitty Crowther. Et puis aussi tous les albums de Claude Ponti. En littérature vieillesse, les romans de Zola sont pour moi un modèle de narration et de sens de la description.

LSQR : Et vous Gabrielle, dont je suis sûre que vous aimerez vous retrouver sur une île déserte !

Gabrielle : Enfant : Biboundé et Tintin ou La marque jaune, ado : Arsène Lupin, sinon, la tout de suite : Se libérer du connu de J.Krishnamurti

LSQR : Une île déserte sur la banquise alors Gabrielle ! et pourriez-vous nous dire avec quel auteur vous auriez aimé travailler en binôme ?

Gabrielle : Aucune idée, du moment que l’histoire me porte…

LSQR : Et vous Céline, une envie d’illustrateur ?

Céline : Marjorie Pourchet, Olivier Tallec, Beatrice Alemagna… pour ne citer que les plus célèbres. Mais il y en a des tas d’autres !

LSQR : On arrive à la partie croustillante de mes petites questions ! Votre côté caché… ! Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ?

Céline : Mon chat qui vient réclamer ses croquettes.

Gabrielle : La foi. Savoir que nous avons tous la lumière en nous. Vouloir établir le vrai, le beau, l’harmonie… la paix !

LSQR : Et qu’est-ce qui vous fait sortir de vos gonds ?

Céline : Mon chat qui dévore le coin de mes livres de chevet parce que je ne me lève pas pour lui donner ses croquettes !

Gabrielle : Quand je perd le nord ou plutôt l’étoile du berger !

LSQR : Vous êtes toutes les deux très mystiques, chacune dans votre genre ! Ça me plaît bien ! Avez-vous l’une et l’autre, une face Jekyll et l’autre Hyde ?

Céline : Le jour, j’ai un métier très sérieux avec des gens non moins sérieux. Et la nuit j’écris des histoires de princesses et de fantômes. J’aime bien ce petit côté caché de l’écriture !

Gabrielle : Je suis du signe de la “Balance” alors l’énumération serait trop longue (rires) !

LSQR : Si votre enfant voulait être écrivain ou illustrateur, quels conseils lui prodigueriez-vous ?

Céline : Mon premier va naître dans quelques mois, je ne lui donnerai surtout aucun conseil !

Gabrielle : Aie confiance…

LSQR : Céline, peut-être le même que Gabrielle alors, parce qu’aucun conseil, je trouve ça dur, nos enfants n’en ont-ils pas un peu besoin ? Libres à eux d’en faire ce qu’ils veulent, mais bon… Pour les mystiques mistigri que vous êtes si vous deviez renaître de vos cendres, avec la mémoire de votre vie, que garderiez-vous et que jetteriez-vous ?

Céline : Je garderai tout pareil, même s’il y a des tas de petits trucs que parfois je n’aime pas.

Gabrielle : Rien de rien, je ne regrette rien.

LSQR : Vous avez pas mal de points communs finalement, c’est plutôt marrant ! Et si vous deviez être un animal, une couleur, un met, un parfum et enfin quelqu’un d’autre, qui seraient-ils et pourquoi ?

Céline : Un animal : un chat, parce que j’adorerais passer mes journées affalée sur le radiateur.
Un met : du chocolat, parce qu’avec une bonne dose de cacao toutes les énergies repartent.
Un parfum : celui d’une fleur de jasmin, parce que cela me fait penser aux vacances.
Quelqu’un d’autre : ah, personne ! j’essaie déjà d’être moi-même (et ce n’est pas facile), alors pourquoi vouloir être un autre ?

SLQR : Pour le chat, on s’en serait douté ! Et vous Gabrielle ?

Gabrielle : Un animal : un dragon, le dragon est le gardien d’un trésor fabuleux caché au fond des mers. Là, il veille sur la perle miraculeuse qui renferme la sagesse et la connaissance, pure comme l’or, symbole de la perfection spirituelle.
Une couleur : le blanc pour la vacuité, la douceur, la légèreté, la présence invisible…
Un met : des pâtes… et pas forcement des panzani.
Un parfum : celui de la terre après la pluie (surtout si tropicale).
Quelqu’un d’autre : Bouddha ou n’importe quel sage… l’avatar !

LSQR : Céline, comment imaginez-vous vos histoires ?

Céline : En regardant la vie et les gens autour de moi. J’ai souvent l’impression de ne rien inventer, et de tout « piquer » à ce qui m’entoure. Le travail de création littéraire n’est en fait qu’un travail de recréation et d’assemblage, un peu comme le rêve qui, selon Freud, est une condensation d’images vécues pendant le jour.

LSQR : Vous êtes toutes les deux emplies d’une belle sagesse, et la douceur qui émane de vos propos est très reposante. Un grand merci à toutes les deux ! Je vous offre pour le plaisir, deux images du jour, qui collent assez bien avec la sérénité de notre échange.

4
décembre
2010
Écrit par Francoise

Il attire toutes les convoitises, et son passage, telle une comète, ne dure que six jours. Il se déclare toujours au début de l’hiver et son approche est souvent glaciale. Une fois le trajet du métro à l’entrée accomplit, il est de rigueur de se découvrir, sinon coup de chaud garanti. Le choc est brutal ! La température d’abord… et puis les cris, l’ambiance hyper active qui règne dans ce lieu sanctuarisé ! Ce lieu qui, cette année, a failli ne pas ouvrir à ses milliers de visiteurs ! Aux kyrielles d’enfants spécialement préparés, aux habitants même du lieu, qui s’apprêtent depuis des mois pour LE salon ! Montreuil… espace culturel jeunesse par excellence !

J’y étais. Et comme les autres années, en simple visiteur (je n’aime pas “visiteuse”) ! Mes passages successifs m’ont toujours laissé un goût étrange, cette année, comme les autres. A bien y regarder, je trouve l’endroit extrêmement paradoxal.

Prenons les éditeurs. Commençons par les “blockbusters”, ils se reconnaîtront, encore qu’il y ait bien peu de chance que mon sujet arrive jusqu’à eux ! Ils s’étalent sur des centaines de m2. Les enfants envahissent leurs étals ou rayonnages ou les deux. Le personnel est là. Il explique, suggère, promeut, met en sac et encaisse. Les autres, les plus petits, les plus discrets, les indépendants, cette année étaient surtout relégués à l’étage, affluence en bas, calme plat en haut. Eux on ne les connaît pas (encore), je ne parle pas ici des journalistes, mais du grand public. Certains peut-être descendront niveau 0 dans quelques années, d’autres disparaîtront, comme ce sera le cas pour l’excellente maison d’édition Être (mort annoncée sur le stand, en bas pourtant).

Maintenant, regardons du côté des auteurs et des illustrateurs, ceux qui viennent en masse, non pour des dédicaces mais pour vendre leur art ! Ceux-là dont, fut un temps, j’ai fait partie. Ils s’y rendent pour faire des rencontres, prendre des contacts… Se vendre, et c’est connu un illustrateur, c’est ce qu’il fait de mieux ! Combien feront mouche ? Combien réussiront à intéresser, puis séduire, et enfin travailler pour tel éditeur ou tel autre ?

“Le Monde Des Livres”, numéro spécial distribué sur les lieux, titre sa une, “Non, lire n’est pas un luxe”. Permettez-moi d’en douter Mme Noiville, vous faites d’ailleurs le distinguo entre les subventions propres au salon et ses actions au long cours. Un salon, c’est d’abord un business. Les livres, et donc l’édition sont un business. Et la question que je me posais en regardant et en écoutant tous ces enfants courir dans les allées, c’est combien d’entre eux repartent avec un album jeunesse sous le bras ? En observant également des illustrateurs présenter leur “book” je me demandais combien décrocheront un contrat ? Et sur le retour, plongée dans mes pensées, j’essayais de comprendre le malaise éprouvé. Cette débauche de convoitise, accessible, mais à qui ?

2
décembre
2010
Écrit par Francoise

Ce pourrait être le titre d’un album pour la jeunesse, avec des ogres et des princesses ! Mais non ! C’est le nom du prix qui m’a été remis sur le salon du SIMI, Porte Maillot, à midi (citrouille moins douze) !
Si je parle de cela ici, c’est que les récompenses montrent au plus grand nombre que des hommes et femmes comme vous et moi (enfants grandir un peu pour comprendre) reconnaissent la qualité et la pertinence de “La souris qui raconte”. De l’adéquation “homme-projet” comme les entrepreneurs s’accordent à dire. Alors, à ces hommes et femmes, je dis MERCI ! Je suis fière de ce prix, comme j’ai été fière du prix Cré’Acc !
Par ailleurs, comme je crois aux contes de fée, je vais en écrire un, “Jamais deux, sans trois”, dans le rôle de la princesse (facile à trouver) pour le prince charmant, il faudra attendre qu’il se révèle… Ils arrivent toujours à la fin !

 
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