Posts Tagged ‘livre numérique’

14
juillet
2011
Écrit par Francoise

Sur la fenêtre de l’AppStore, rubrique livres numériques, sous rubrique Nouveautés, « Antiproblemus veut sauver la Terre » côtoie « La coccinelle » des éditions Gallimard jeunesse. Il faut croire que depuis l’épisode Bottin, le sort de La souris qui raconte et celui de Gallimard sont intimement liés !

Fair-play (et curieuse…), je me suis donc procurée, illico presto, l’application convoitée, for only three nighty nine ! La même modique somme qu’il vous faut débourser pour acquérir « Antiproblémus », et dont je doute fort qu’elle intéresse Gallimard jeunesse !

Après lecture, ou plutôt écoute des consignes données, je suis un peu perplexe, voire frustrée ! Il s’agit de faire découvrir à l’enfant lecteur, le monde secret des coccinelles, qui, au passage, est un petit insecte que j’adore, surtout lorsque je le vois se régaler des pucerons de mes rosiers… Certes le graphisme est esthétique ! Certes les interactivités sont nombreuses et bien faites, et on se prend au jeu de chatouiller la coccinelle pour la voir s’envoler ! Mais bon… Rien de plus que ce que l’on a déjà vu avec les premières applications type « Alice » ! Vous me direz, je ne suis pas la cible ! Vrai ! Je suis convaincue qu’un enfant va prendre du plaisir à toucher l’écran, nourrir la coccinelle, ou déplacer les feuilles pour voir ce qui s’y cache. Il va même sûrement y revenir !

Mais lorsque je lis, ici ou là, que les gros éditeurs se mettent enfin au numérique, je m’attendais juste à quelque chose de plus « éditorial », moins consensuel !

Affaire à suivre, évidemment !

PS : Puisqu’il est aussi un peu question d’Antiproblemus dans ce post, je ne pouvais pas taire le commentaire reçu ce matin d’une lectrice fan sur FB (merci encore à elle) !

7
juillet
2011
Écrit par Francoise

Tadam ! Voilà, c’est fait !

Après 5 mois de mise au point par OZWE, où l’enjeu était de transformer un livre numérique réalisé en Flash® en un livre application BookApp, lisible sur iPhone et iPad, voilà le résultat ! Un livre épatant pour qui aime bien se moquer (un peu) de ce qui ne tourne pas toujours rond sur notre planète bleue ! A partir de 7 ans ! (La version anglaise sera disponible rapidement.)

Je vous laisse imaginer ce que représentera la catalogue de La Souris Qui Raconte, lorsque l’entièreté de son contenu sera disponible sur le web, l’App Store, Androïd… multi support & multi format !
Il est là le challenge !

Le premier livre numérique application de La Souris Qui Raconte

1
juillet
2011
Écrit par Francoise

Comme à chaque nouvelle mise en ligne, La Souris Qui Raconte interroge ses auteur-illustrateur. Pour « En quête d’Espace » direction Québec pour une interview vitaminée. Merci à Karine et Maxim pour leurs réponses enjouées, pleine de cette bonne humer tellement québécoise !

LSQR : Comment avez-vous imaginé l’histoire et sa narration ?

Maxim a toujours rêvé d’illustrer une histoire qui se déroule dans l’espace. Joie ! Une petite souris nous donnait la possibilité de réaliser ce souhait.
Un peu de carburant dans la souris de Max et un réacteur dans la plume de Karine et Pouf ! Nous étions prêts pour le décollage.
En ce qui concerne la narration, nous aimons bien les dialogues. Nous avons donc fait en sorte que notre personnage principal, Bluz, fasse différentes rencontres.
Lorsque nous avons fait l’écoute de la trame sonore de notre histoire, nous flottions dans les airs ! Oui, oui, nous étions en apesanteur !
— Wow ! Nos personnages parlent !

LSQR : Ils nous font rire en plus… Avez-vous « phosphoré » ensemble pour trouver les idées ?

Oui. Nous avons procédé à un remue-méninges. Lors de ces séances de cogitations extrêmes, aucune limite n’est imposée. On dit tout ce qui nous passe par la tête. C’est une étape que nous adorons !
Ensuite, Max laisse aller son imagination en dessinant dans son cahier quelques-unes des idées que nous avons eues. De mon côté, je commence à créer la trame de l’histoire.
On travaille donc en même temps et non l’un à la suite de l’autre. Maxim s’inspire parfois du texte pour ses illustrations et d’autres fois c’est l’inverse ; je m’inspire des illustrations pour mes textes.

LSQR : L’osmose quoi ! Depuis combien de temps travaillez-vous en team ? Et comment cela s’est-il passé sur ce projet en particulier ?

Nous travaillons ensemble depuis 3 ans. Le projet « En quête d’espace » s’est particulièrement bien déroulé. Il nous a fait prendre conscience à quel point nous formions maintenant une équipe solide et efficace.

LSQR : Pour moi, en effet, votre parfaite synchronisation sur ce livre numérique a été un régal ! L’expérience des Dragouilles vous a-t-elle aidée ?

Assurément. L’expérience Les Dragouilles nous a beaucoup aidé à faire le découpage de l’histoire. On a maintenant un style qui nous est propre.
Bon… pas toujours propre…c’est vrai.

LSQR : Ces albums dont vous êtes auteur-illustrateur ont un beau succès par chez vous au Québec (des images qui me font rêver) ! Pouvez-vous nous raconter comment sont nés Les Dragouilles ? Pouvez-vous nous donner des chiffres d’impression et de vente ?

Depuis 3 ans, nous travaillons ensemble sur différents concepts jeunesse. C’est très stimulant de créer pour les autres, mais nous avions envie de réaliser un projet à nous. Pendant nos pauses, que nous prenions sur un balcon situé au 2e étage, nous avons commencé à imaginer de petites bêtes espiègles qui vivaient sur les toits et qui épiaient les humains. Patatam ! Les dragouilles ont ainsi vu le jour.
Euh… en fait c’était peut-être le soir.
Pour les chiffres, honnêtement, on ne sait pas. Ce que l’on peut vous dire c’est qu’après seulement un an, les dragouilles bénéficient d’une belle popularité.
Nous avons bien esquivé la question, hein ? (rires)

LSQR : …Des salons auxquels vous participez ?

Jusqu’à maintenant, nous avons fait plusieurs salons du livre au Québec. Nous avons aussi participé au « Festival of trees » de Toronto où nous avons remporté le prix Tamarack Express avec le tome 2 de la série : « Les bleues de Montréal ». C’est génial, car ce prix est décerné par les enfants eux-mêmes. Les jeunes des quatre coins de l’Ontario ont donc voté pour Les Dragouilles ! Nous en sommes très fiers et « épatatés » !
Les Dragouilles seront sans doute publiées ailleurs dans la francophonie. Nous serions ravis de participer à des salons en France ou dans d’autres pays.

LSQR : Que raconte le livre ? Chaque tome est-il un nouveau récit, ou bien existe-t-il un fil conducteur ?

Chaque livre des Dragouilles contient des bandes-dessinées absurdes, des chroniques (architecture, gastronomie, bricolage, expériences, devinettes etc…) sur les grandes villes du monde. Il n’est pas nécessaire de lire les livres des Dragouilles dans un ordre particulier. En revanche, le tome 1 explique aux lecteurs l’origine de ces étranges créatures mi-dragons, mi-patates.

LSQR : Avez-vous un lien à donner aux lecteurs de La souris qui raconte qui voudraient découvrir, et pourquoi pas acheter, Les Dragouilles ?

Bien sûr ! Vous pouvez suivre nos dragouilleries sur notre blogue : www.lesdragouilles.com
Malheureusement, vous ne pourrez pas y acheter un livre. Au Québec, la série Les Dragouilles se trouve facilement en librairie. En attendant que Les Dragouilles envahissent d’autres contrées, vous pouvez les commander sur différents site d’achat de livres en ligne.

LSQR : Question juste pour Max, qui laisse tout le boulot à Karine ! Quelles sont vos inspirations illustratives, que donnez-vous à manger à votre tablette graphique ?

Je regarde beaucoup de films d’animation et je lis énormément de bandes dessinées.

LSQR : Merci Max, la réponse est… comment dire… concentrée ! Alors je me tourne à nouveau vers Karine, quels sont vos projets pour les 6 prochains mois ?

Nous serons en production Dragouilles pour les tomes 9 et 10 qui sortiront au printemps prochain. Nous participerons à trois salons du livre et nous ferons des animations dans les écoles et les bibliothèques. Nous continuerons aussi à créer des concepts jeunesse pour d’autres auteurs ou organisations. Bref, ce ne sont pas les projets qui manquent !
Au plaisir de vous retrouver à nouveau, à dos de souris, pour une nouvelle aventure.

Karine et Max

LSQR : Merci à vous deux pour cette truculente histoire à inventer pour enfants dès 6 ans. Au fait, 30% de remise sur le livre (code d’achat Promo-HàI) jusqu’au 13 juillet inclus, après, chapeau de paille et doigts de pieds en éventail !

19
mai
2011
Écrit par Francoise

Un joli nom pour un trophée, mais de quoi s’agit-il précisément ?
D’applications, mon enfant… Pour toi mais aussi pour les plus grands. Lire, jouer, se repérer, acheter groupé… tous ça sur les supports mobiles, téléphones et/ou tablettes.
En ce qui nous concerne (ma souris et moi), nous avons présenté en 3 minutes chrono, l’application livre numérique « Antiproblemus veut sauver la terre« , en développement avec la société Ozwe. « La souris grise » (une autre souris amie jolie…), membre du jury nous rapporte sur son très joli blog, sa vision de cette heure et demi en salle Emeraude.

Alors, pour faire le pendant, je vais vous donner mon avis. Je suis sortie de cette présentation un peu frustrée. A cause des petits problème techniques rencontrés d’une part ; pas moyen de câbler mon iPad1 à l’écran de projection. Il fallait avoir l’iPad2 (ballot non ?). D’autre part, si Laure de La souris grise, parle de 5mn de présentation le brief faisait état de 3 slides… 3 minutes… et comme je suis plutôt du genre, à faire ce qu’on me dit de faire, surtout lorsqu’il s’agit de gagner un trophée, j’ai défendu Antiproblémus en 3 mn. D’autres intervenants ont pris beaucoup plus de temps que cela et tout le monde sait que l’on dit bien plus de choses en 10 mn qu’en 3 ! Enfin, si je suis reconnaissante de l’aide précieuse (spontanée et sympathique) de Jérémie Clévy de GoodBye Paper, qui a présenté au public et au jury l’application pendant que je tenais moi-même le micro, ma prestation n’a pas été très bonne, d’où ma frustration !
Mais bon… Celle de Jérémie a été excellente, détendue, maligne (il avait son Mac Book Pro !), et son application « Léo l’oiseau » avec la très belle voix de J.P. Marielle a toutes ses chances…

Là où ça valait vraiment le coup, c’est après ! Partager un moment ensemble autour d’un café et échanger sur nos projets respectifs. Être pionniers dans un domaine, ça créé des liens, chacun de nous cherche la pépite…
Bravo et merci à Laure, Jérémie, mais aussi Dominique Busso de Happy Blue Fish pour sa très jolie appli « The Desk Plorers« , et à trois jeunes gars carrément craquants qui travaillent à corps perdu dans un projet assez dingue, allez voir, ça vaut le coup !

Allez, tant pis… je ferai mieux l’année prochaine, promis !

23
mars
2011
Écrit par Francoise

Le Salon du Livre a fermé ses portes lundi soir. Il a été l’occasion de belles rencontres professionnelles et de conférences animées. Force est de constater que le livre numérique a encore du chemin à faire avant de prendre SA place dans la vaste « éditosphère » . Le paradoxe c’est que ce n’est pas auprès du grand public qu’il y a le plus à faire (pour ce que j’ai pu échanger) !… Mais ce n’est pas le sujet du jour.
Samedi, j’ai retrouvé Séverine Vidal sur le stand Grasset pour « Lâcher sa main » qu’elle dédicaçait. Séverine, boulimique de la plume, version 2.0 ! Séverine, dynamique, enthousiaste, passionnée, m’a honorée d’une très belle dédicace. Savouré en deux heures, ce très beau livre que vous pouvez aussi trouver en numérique, m’a bouleversée. Les critiques sont unanimes (cherchez « Lâchez sa main » dans Google, vous en aurez pléthore). Je ne vais donc pas en rajouter une énième qui n’apporterait rien de plus à ce qui a déjà été écrit. Ce dont je veux parler, c’est de cet amour extraordinaire entre une jeune fille de 15 ans et sa mère « folle, démente, tarée, ouf, guedin, crazy, dingue, dingo, à la ramasse, psycho quelque chose… ». C’est de l’amour de Fleur et de Tristan, c’est de l’amour d’une équipe sur un vieux rafiot, c’est de l’amour d’une auteure pour le texte. La passion de l’écriture. La passion d’une histoire, d’une tranche de vie, d’une métamorphose. C’est tout ça ce livre. C’est tout ça Séverine…

Et je suis heureuse en tant qu’éditrice d’avoir croisé le chemin d’une auteure qui monte… qui monte ! Les textes sont forts, impliqués, sincères. L’écriture est enlevée et riche, drôle et poignante. Une auteure à suivre, sur La Souris qui Raconte (deux titres à venir prochainement), et ailleurs également.

16
mars
2011
Écrit par Francoise

Après Je suis le nombril du Monde, Séverine Vidal fait là encore preuve de talent et de malice dans cette histoire qui inaugure la collection à inventer de La Souris Qui Raconte.
« Chacun cherche Papy » est l’histoire de quatre enfants, et de son acolyte tout droit sorti de l’imaginaire de Séverine. Leurs aventures les conduisent à la recherche de leur Papy, mystérieusement disparu. Bérengère Le Gall donne vie aux personnages avec délicatesse et humour, et enfin Ivan Timsit anime le tout. Cette histoire pour enfants de 5 à 75 ans nécessite aussi de la programmation, question qu’aucun des protagonistes ne se perdent en route !

Vous l’aurez deviné, un bien beau livre à lire en ligne dès le mois d’avril.

"Chacun cherche Papy" illustration Bérengère Le Gall