Posts Tagged ‘application’

2
septembre
2013
Écrit par Francoise

Le plus difficile après une déconnexion de 4 semaines (quel luxe !), c’est la RE connexion ! Comment reprendre ? Par où commencer ? Quel sujet aborder pour intéresser les quelques aficionados de La Souris Qui Raconte ? Les tatoués, les minces, les beaux… qui sentent encore le sable chaud ! Que vous raconter chers lecteurs ? Vous m’avez manqué !

Oui, j’ai passé d’excellentes vacances (merci de demander), visité de belles expos, lu quelques merveilles. J’ai grimpé et descendu de jolis contreforts ; nagé dans la Grande Bleue. Connu la paix ! J’ai discuté de beaucoup de choses avec nos hôtes-amis. Assez peu d’édition numérique. La faute au break ! Et alors que cela ne fait que quelques jours que nous avons remis le pied dans la vraie vie, ma curiosité associée à l’actualité m’immerge dans mes sujets de prédilection. Application, ebooks : l’édition jeunesse explore les univers numériques (ActuaLitté du 1er septembre), si ce n’est pas un sujet pour moi ça, alors je repars en vacances !

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©KiteReaders

Rien de bien nouveau sous le soleil avec le regret de ne pas en apprendre plus que je ne sache déjà, à part peut-être quelques chiffres : 2 000€ pour une application, mazette un vrai cadeau ! Une centaine d’euros pour un epub, et 10 ou 20 pour un fixed layout… super mazette ! Combien de pages le fixed layout pour ce prix là ? Et de quel type d’epub parlons-nous ?
Martine, téléchargée gratuitement 200 000 fois, super ! Mais la vraie info n’aurait-elle pas consisté à préciser le nombre de téléchargements payants générés, ou pour le moins donner un pourcentage de transformation, question de se faire une autre idée que ”Par la suite, l’utilisateur achète les albums dans l’application directement, et les résultats sont vraiment satisfaisants” ! Bref… Applications Vs ebooks, je ne suis pas sûre que le choix de l’un ou de l’autre soit juste une question de prix de vente, comme l’article (ou plutôt la source) le laisse entendre !
Dans un marché d’à peine plus de 3 ans, qui bouscule violemment les usages datant de quelques siècles (tout de même), et où le monopole du support de lecture est indéniable, je ne crois pas que la question se pose en matière de store ! Si les éditeurs comme Fleurus, Casterman ou Gallimard (chacun très différent dans leur approche du “dématérialisé” ) s’essayent aux deux, dans tous les cas les ventes ne décollent pas. Et la question du modèle économique se pose toujours et encore ! Nathalie Colombier de Déclickids est bien placée pour nous rendre compte de sa vision experte (en passant, je vous invite à découvrir son excellent article, publié sur le site de l’ENSSIB).

Elle constate cependant que depuis un an, le rythme de sortie a diminué. « Certaines collections entamées ont considérablement ralenti leur production, et ce peut être expliqué en partie par la déception des résultats de ventes. »

En tant qu’éditeur 100% numérique, a contrario des éditeurs cités dans l’article (dans lequel je regrette que ne figure aucun “pure-player”), je fais le même constat que Nathalie concernant le ralentissement de la production de livres-applications.

Alors qu’on va nous rebattre les oreilles et les mirettes avec la rentrée littéraire, je crains fort que, pour cette année 2013 une fois encore, le secteur du numérique ne brille pas par son succès médiatique. Je ne peux donc m’empêcher de revenir sur la très belle (mais trop brève) initiative de Nicolas Gary (Actualitté) et Julien Simon (Walrus) en 2011 avec Une autre rentrée littéraire 2011 ! Aujourd’hui, 2 ans plus tard, si le paysage a changé, il est bien le seul, car pour ce qui est des livres numériques jeunesses, on stagne, voire on régresse. Pire, certains éditeurs “pure-player”, précurseurs en leur temps, commencent à ramer ferme. Alors certes, un homme a su marquer l’histoire en créant un support aujourd’hui incontournable, “amazing”, mais nombre d’autres se cassent les dents pour produire un contenu associant qualité, intérêt, innovation, accessibilité, et pouvoir le répéter à l’envie ! La Souris Qui Raconte ne déroge pas. Alors qu’il reste encore deux applications dans les tuyaux, celles-ci peinent à sortir ! Je vous rassure, elles sortiront, mais au prix de quels sacrifices !

En conclusion, la question que je me pose et que je vous pose à vous, behind the screen, suite à la lecture (numérique) de l’article dont il est question ici, avec en contre point l’article (papier) paru dans le Télérama n° 3319, “La mutation de l’animal lecteur”, c’est : — Existe-t-il une place pour l’édition numérique jeunesse ? Une place qui fasse métier je veux dire ?

On en reparle à la prochaine rentrée littéraire ou vous avez déjà un avis sur la question ?

30
janvier
2013
Écrit par Francoise

Un écran 5 choix

Dans le milieu des petits éditeurs numériques jeunesse (et probablement même des plus grands, moins numériques, mais tout autant jeunesse) il est difficile de passer à côté du phénomène “La princesse aux petits prouts” de Audois & Alleuil. Présenté au salon du livre de Montreuil et sorti début janvier dans tous les bons Store de votre région, ce livre application a été chroniqué à peu près partout (web, TV, radio, …). Sa première place persistante sur l’App Store et le Google Store va certainement en faire grincer plus d’un (à commencer par moi … je l’avoue ; avec une pointe d’envie … forcément) !

La Souris Qui Raconte suit évidemment l’événement de près.
Les illustrations de Claire Gaudriot sont d’une grande qualité. On y retrouve sa patte et ses papiers quadrillés. Le travail sur le son est plutôt soigné (à quelques détails près) ; la voix de la conteuse enchanteresse ! Mon avis est plus mitigé sur le texte de Leïla Brient. — “Ah le texte” ! Pour ce que j’ai pu glaner à droite et à gauche, Leïla semble être avant tout illustratrice ! Est-ce à cause de cela que l’histoire ne me transporte pas plus ? Texte et Image sont à mon sens deux mondes bien distincts (rares sont ceux à exceller dans les deux) ! Assez court, le récit se déroule sur 24 pages plus ou moins animées et interactives. L’ensemble graphique est inventif et créatif.
Mais alors quoi, Madame l’éditrice ? Tout est écrit dans le titre : “Princesse” et “prouts”. Si les princesses ont un peu tendance à me chatouiller les moustaches (de souris bien sûr) les prouts me donnent de l’allergie et j’éternue partout ! Bien sûr cela amuse les plus jeunes ! Bien sûr le sujet est léger, pas sérieux ; c’est audacieux, facétieux et il fallait oser (un peu facile aussi, j’en parlais ici, les prouts font vendre), mais l’écriture n’y est pas !

L’éditrice que je suis n’aurait pas retenu ce texte là (ceux de La Souris Qui Raconte sont plus ambitieux), mais elle reconnaît que ce livre numérique fait partie des perles de la littérature applicative et est heureuse de voir des ouvrages de cette qualité arriver sur le marché ! Les prouts font vendre… alors pétons, et bon vent à la princesse !

14
janvier
2013
Écrit par Francoise

Quatre siècles les séparent !
On est bien loin du texte et de la symbolique du conte oral. Pauvres frères Grimm ! Entre Blanche Neige et Le Petit Chaperon Rouge, on a toujours eu du pire comme du meilleur… pourquoi les tablettes changeraient-elles quelques chose ? Auteurs choyés par les éditeurs parce que passés dans le domaine public, on vous mange décidément à toutes les sauces !

Ma curiosité, associée à mes explorations du marché des applications, m’en font acheter pas mal.
Des merveilles… comme des horreurs !

Commençons par une merveille. Le Petit Chaperon Rouge, précisément ici — Lil’ Red — édité par Brian Lee Main, traité en noir, gris et rouge ! Dans cette remarquable adaptation, vous ne trouverez aucun texte. La vision de l’éditeur est épurée et graphique pour un chaperon moderne et désinvolte ! L’histoire avance en fonction de ce que vous faites faire à la petite fille, au loup, au chasseur ou à mère-grand ! Les dialogues sont imagés dans des phylactères qu’il faut toucher pour en saisir tout le sens. J’avoue que la scène de la rencontre du petit chaperon rouge avec le loup dans la maison de mère-grand est remarquable ! Tout est suggéré ! Quant au clin d’œil de la toute fin, je vous laisse le découvrir vous-même ! C’est sobre, intelligent, poétique et drôle… Bref franchement réussi. Pas d’effet “bling-bling” l’enfant navigue dans cette histoire et se la raconte à sa façon. Un très beau “pont” entre le conte de Charles Perrault (1698) et cette application assez unique (2012) !

Beaucoup moins réussi, pour ne pas dire complètement raté, passons à Blanche Neige dans une version “pop-up 3D” éditée par StoryToys. Pop-up 3D ? Moi qui parlais d’effets “bling-bling” ! Si belle avec ses cheveux noirs comme l’ébène et ses lèvres rouges comme le sang… Blanche-Neige est juste moche dans cette version graphiquement “has been” ! La voix de la conteuse est godiche. Les illustrations sont d’une qualité plus que discutables. Quant au design du livre avec grosse lettrine et carrés en bas de chaque page, on se demande vraiment à quoi ils servent ! Ça rote, ça pète, ça “borborygme” ! Et comble de tout… vous avez droit à de superbes “push” publicitaires pour découvrir le reste de la collection !

Je vous le disais, nous trouvons du pire comme du meilleur… Mais ce qui me hérisse le poil, si je peux me permettre, c’est l’engouement du lecteur ou plutôt de l’acheteur (l’enfant lui, lit ce qu’on veut bien lui donner à lire) pour ce genre de daube (rapport à la sauce) ! StoryToy semble avoir détrôner Choccolapps dans le classement de l’appstore (non, non je garde mes commentaires au marbre) ! Quant à Lil’ Red, il arrive seulement en 197e position et ça me fend le cœur !

Alors chers lecteurs, si vous voulez que de bons éditeurs continuent à vous proposer de bons contenus, ne laissez pas la main “aux majors”, qui, à coup de marketing onéreux, font bouffer à vos enfants des “corn flakes décérébrés”. Achetez et proposez à vos chères têtes blondes de belles histoires, il y en a. Donnez les moyens à La Souris Qui Raconte ou à Lil’ Red de pouvoir continuer à vous émerveiller en achetant, pour des sommes indécemment modiques, des livres dignes de ce nom ! Cherchez, explorez, furetez, ça vaut le coup !

Si vous ne savez pas bien comment vous y prendre, plusieurs sites vous y aident. DeclicKids, La Souris Grise (une autre souris) et IDBoox forment déjà une très bonne base !
Faites-leur confiance et laissez-vous guider !

23
octobre
2012
Écrit par Francoise

Tel était le thème du 14e Salon de Namur, installé à Namur Expo, du 17 au 21 octobre dernier, en même temps que le Salon de l’Education.
Régine Barat, organisatrice motivée de la section jeunesse, a su coordonner avec beaucoup de gentillesse et de disponibilité ces journées toutes littéraires. Je vous invite d’ailleurs à découvrir Contalyre, elle nous y donne sa vision de l’actu des livres jeunesse.

Au regard du thème de cette 14e édition, elle a insisté pour accueillir un nouveau genre d’éditeurs. Les “pure-player” ! Notre présence, particulièrement contextuelle, a donc apporté une autre vision du LIvRE, chère à Régine.
Les protagonistes étaient : Zabouille avec La tarte de la Reine, CotCotCot-App avec Bleu de toi et La Souris Qui Raconte avec Thibaut au pays des livres. Si le livre numérique n’est pas encore très ancré dans les usages sur le territoire français, force a été de constater que sur le territoire belge, on aime encore trop le papier, son odeur et le geste de l’index sur la page, pour déchainer les foules et arrêter le chaland !

Ces 5 (parfois) longues journées ont malgré tout été l’occasion de belles rencontres, et je garderai un souvenir ému de ma toute dernière lectrice. Du haut de ses tout juste 6 ans, elle a passé près d’une heure avec Thibaut, à courir derrière lui dans la grande bibliothèque municipale. Elle ne pouvait plus s’en défaire arguant de ce que c’était vraiment “TROP BIEN” …!

Plus professionnellement, je ne connaissais pas CotCotCot-App… Enfin je ne connaissais pas leur production. Bleu de toi, application entièrement pensée et réalisée (jusque dans la musique) par Dominique Maes, m’a permis d’approcher d’un peu plus près l’auteur. Un grand cœur généreux, amoureux des mots et de la vie, artiste éclectique et polyvalent au sourire inoubliable. Quant à mes zamis zabouille, coreligionnaire de mes salons, je les ai retrouvé avec le même plaisir. J’en ai profité pour découvrir leur dernier livre, sorti sous forme d’application iPad et Android : Les mystérieux habitants du piano.

Il y a également eu de belles rencontres humaines et culinaires avec les habitants du Labo de l’innovation pédagogique, mais c’est une autre histoire…

Merci à Laure de La Souris Grise pour les images sur lesquelles je figure.

7
octobre
2012
Écrit par Francoise

Having evaluated your nominated mobile project named: A TALE OFF THE TOP OF MY HEAD

We are pleased to announce that this project has been selected to receive the FWA Mobile Of The Day (MOTD) Award for 7th October 2012.

Une sacrée joie je vous prie de me croire ! Il suffit de parcourir le site et de voir les agences prestigieuses qui sont recensées from all around the world ! Après avoir été consacré Kirkus Star, A tale off the top of my head (Conte du haut de mon crâne) reçoit son award.

Claire a intégré le “award certificate” dans la galerie de tableaux de Ari.

Pas mal non !?

Enfin, depuis quelques jours et après mise en ligne de ces lignes, une petite interview, all in English, je peux traduire si vous me le demandez gentiment !

13
septembre
2012
Écrit par Francoise

C’est la rentrée… scolaire ! littéraire ! éphémère… (c’était pour la rime), et avec elle une ogresse qui, à cause de sa taille, envahit les tablettes.

L’Ogresse est la quatrième application que La Souris Qui Raconte adapte pour le portage mobile ! L’histoire est celle d’une princesse capricieuse, tellement gâtée qu’elle s’ennuie et ne fait que manger. Son énorme appétit finit par avoir des répercussions terribles sur l’écosystème de son pays… et de la Terre entière !

L’histoire donne aux lecteurs le choix de la fin. Et vous, laquelle choisirez-vous ?

Dire non, Chercher à qui la faute ou encore Ecouter Moussa

Image de prévisualisation YouTube

Un avis : l’application sitôt sortie, DECLICKIDS met à jour le billet qui avait été fait pour la sortie du livre numérique sur le site LSQR !

31
août
2012
Écrit par Francoise

Pas facile de savoir quel titre chroniquer aujourd’hui !

J’osais croire dans ma grande naïveté, que les acteurs recensés par Editeurs numériques, et dont je reprenais déjà la liste ici, se prêteraient plus au jeu de l’échange. “Je parle de toi… tu parles de moi…” Faites un peu le calcul, et ce n’est pas mon fort le calcul ! 71 éditeurs numériques listés. Tous possèdent un site ou un blog… Chaque protagoniste reprend cette liste en y apportant sa touche personnelle, combien de liens sont ainsi générés ? 5 071 !

Mais ça c’était en rêve ! Du coup je suis un peu embarrassée ! Sur quel acteur numérique jeunesse écrire ?

Mon iPad faisant office de chapeau, j’éteins la lumière, je le secoue et hop ! Le n° 30 ! Moutcho & Pitrouille de IBOO Interactive ! Bonne pioche, j’adore le graphisme de ce livre application !

Présenté sous forme de sept tableaux qui se déploient à la manière de pop-up, le livre met en scène les deux protagonistes. Ils ont un soleil à réveiller ! Dans chaque écran, il est demandé à l’enfant d’agir : gonfler une bulle jusqu’à l’exploser, réveiller une tralala, arroser une plante ou encore déplacer des cailloux… Aidés par l’enfant lecteur, Moutcho & Pitrouille atteignent Sonny, celui qui fait naître le soleil chaque matin.

L’univers illustratif et coloré de cette application est franchement réussi. L’effet pop-up, amusant. Le texte, s’il n’est qu’un prétexte pour faire agir l’enfant, est soigné et apparaît dans l’écran si on l’active. Mes deux bémols, l’audio et le temps de chargement entre chaque tableau.

Moutcho & Pitrouille est gratuit ! A ce prix là, je vous le recommande largement !

22
mars
2012
Écrit par Francoise

Question de faire un contre-point à mon dernier billet Le “Lire” et la tablette et de continuer l’expérience, je n’ai aujourd’hui pas donné le choix du support de lecture à mon petit club de filles. Par contre le livre choisi, s’apparentant aux livres jeux, rentrait parfaitement dans l’expérience.

“Le château aux 100 oubliettes” (édité chez Gründ) devait occuper la première partie de l’heure de Lire & Faire Lire. La deuxième, se passerait à découvrir un ibook plutôt qu’une application. Pour ceux qui ne connaissent pas ces ouvrages, dont mon fils fut très friand (d’accord il y a quelques années !), il s’agit de faire un choix en fonction des questions posées dans le texte, et de se rendre dans une page plutôt que dans une autre. Il n’y a donc pas de linéarité au récit, il faut juste arriver à la fin sain et sauf ! Des tas de pièges sont tendus… et vous pouvez très bien vous retrouvez au début du livre, à relire une page déjà lue, parce que vous n’avez pas fait le bon choix !

J’ai tout de suite fixé les règles de notre lecture. Elles étaient 6. Chacune d’elle, à tour de rôle, devait choisir le chemin à emprunter, après avoir répondu à la question posée et localisé les indices lui permettant d’avancer. Si l’une d’entre elle calait, elle pouvait solliciter l’aide d’une autre. Eh bien vous savez quoi… J’ai fait un carton ! Prises au jeu, et donc au livre, nous n’avons pas vu passer l’heure et ce n’est qu’à la toute fin du temps imparti que je leur ai lu quelques lignes seulement de Clic! Je lis.

Vous devinerez facilement ce que je leur lirai la semaine prochaine !

18
mars
2012
Écrit par Francoise

A l’occasion du salon, “Antiproblemus veut sauver la Terre” est gratuit toute la journée de ce dimanche sur l’AppStore. Propulsée par AppGratuites, cette expérience devrait nous remettre au dessus de la pile… La difficulté de se positionner dans l’AppStore, c’est la visibilité. Comment ne pas être perdu dans la surenchère d’une offre en constante augmentation. Pour ceux qui ne connaissent pas encore notre petit extraterrestre, n’hésitez pas… et faites passer ! C’est gratuit toute la journée et à 50% toute la semaine.

29
février
2012
Écrit par Francoise

Vous vous souvenez peut-être de la très jolie critique de “Conte du haut de mon crâne” sur le blog de Shangri-La. Je vous avais alors parlé sur FaceBook du film d’animation que j’avais découvert dans ce même article et dont l’accès a été mis en privé depuis (dommage, mais compréhensible).

Je vais vous parler ici du livre application qui a été réalisé suite au film.Un véritable coup de cœur !

Vous y retrouvez le film, dans son intégralité (16 minutes de pur bonheur), dont les nominations et récompenses donnent le vertige tellement elles sont nombreuses. J’en ai compté 30 ! Et puis le livre application. Il ne refait pas le film. Il l’enrichit en exploitant ce trésor, combiné à l’écran tactile de l’iPad. 27 pages d’une poésie extraordinaire, dont je ne vous dévoilerai que quelques images parce que vous devez acheter The Fantastic Flying Books of Mr Morris Lessmore, édité par Moonbot. Il est des livres qu’il faut avoir, celui-ci en fait partie !

Le texte lu n’est qu’en anglais, porté par une très belle voix masculine, mais traduit en 10 langues écrites. Le menu, accessible par le bouton de l’icône du logo Moonbot, en bas à droite de l’écran, découvre les options de votre lecture. Accueil, sommaire, voix off/on, bruitages off/on, musique off/on, texte off/on et enfin les versions de traduction du texte.

L’histoire. Un personnage, Morris Lessmore, qui n’est pas sans rappeler Buster Keaton, est installé sur son balcon et lit. Le texte commence ainsi :

Morris Lessmore aimait les mots. Il aimait les histoires. Il aimait les livres.
Sa vie était un livre qu’il avait écrit lui-même, soigneusement, une page après l’autre. Il l’ouvrait tous les matins et y racontait ses joies et ses peines, tout ce qu’il savait et tout ce qu’il espérait.
Mais toutes les histoires réservent des surprises.

Un vent terrible survient alors et emporte tout. Morris, ses livres, les lettres et les mots écrits dedans. C’est le début de son extraordinaire aventure dans un monde imaginaire, empli de livres. On y croise Caroll, Shelley, Stevenson, Dickens et des milliers d’autres anonymes ! Des grands et des petits. De légères informations vous indiquent là où agir sur l’écran, pour déclencher la tempête qui emporte Morris, par exemple. Vous pouvez nourrir les livres avec des céréales en lettres, et ainsi écrire des mots dans les bols. Vous pouvez aussi aider Morris a réparer les livres abimés ou les partager avec d’autres. J’aime particulièrement cette page, où, en faisant glisser les livres sur les personnages ceux-ci se transforment en lapin d’Alice ou Frankenstein !

Bref les livres vivent. Ils s’écrivent, se nourrissent, se partagent, se réparent. Et Morris en a la charge, jusqu’au jour où trop vieux pour continuer, il repart comme il était venu. Les livres restent seuls et silencieux après son départ, jusqu’au moment où…

Et notre histoire se termine comme elle a débuté.
En ouvrant un livre.

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