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Le roi salon a fermé ses portes lundi soir dernier. Après 6 jours d’une intensité difficile parfois, c’est d’humeur joyeuse que je vous compile mon aventure en quelques lignes !
Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler de Fourmi. La pépite de la création numérique a déjà fait grand bruit (même ici). Je ne vais pas non plus vous parler du collectif L….. de P….. (il ne manquerait plus que je contribue à leur référencement !). Non, je vais parler de nous, les “Pure-Players” en m’attardant sur mes coreligionnaires, les vrais, les purs, les durs ! au nombre de neuf. Dix avec La Souris Qui Raconte à assurer la permanence au Pôle Numérique. Deux fois plus que l’année dernière ! C’était d’ailleurs la grande tendance du salon, 2 x plus… D’enfants curieux, de parents dubitatifs, de bibliothécaires préoccupés, de tracts anti-numériques… !
Commençons par les récidivistes, Zabouille et e-Toiles en tête !
Zabouille c’est un team. Elle et lui, lui et elle, jeune, beau, sympa… Un catalogue conséquent de 8 titres sur l’iBookstore et 1 application sur l’AppStore. Fanny s’occupe de toute la partie éditoriale et Pierre du développement. Si je ne suis pas fan de certains graphismes, je dois dire que “Les carnets d’enquêtes de Lucie” est une collection très maligne. L’enfant, acteur du récit, est pris à parti dans une enquête qu’il doit dénouer. Les enfants adorent, pour ce que j’ai pu voir. Nous étions à touche-touche droite sur le pôle numérique !
Pour ce qui est d’e-Toiles éditions, une très jolie maison, elle s’organise autour de deux acteurs majeurs Claire et Stéphane. Elle, c’est l’éditrice (mais pas que, lorsqu’on est une toute petite boîte) et lui, le directeur artistique-illustrateur (mais pas que, lorsqu’on est une toute petite boîte). “Dans mon rêve” et “Ma Poire” sont leur deux premières applications. La première a déjà reçu le prix du livre numérique à Bologne cette année, rien que ça ! C’est dire s’il faut compter avec eux dans le paysage éditorial numérique ! J’en connais qui ont du faire une de ces têtes (hein messieurs les gros éditeurs ?) !
Après les récidivistes, on va passer aux transfuges. ABC Mélody et Hatier. Plus personne ne les présente, ni l’un ni l’autre. Le premier est éditeur de contenu linguistique, ouvert sur les voyages et l’apprentissage des langues et vient tout juste d’adapter deux de ses livres pour support numérique. Julien, d’un enthousiasme irréprochable, a expliqué sans faiblir des dizaines de fois par jour, la teneur de “Marie de Paris” et “Hello, I’m Charlie from Paris” , deux applications très joliment faites (en Inde - moins bien-) ! Julien était notre touche-touche gauche, lui aussi, jeune, beau, sympa… !
Hatier Jeunesse partage une table beaucoup moins cérémonieuse et plus éloignée de la nôtre avec Byook (prononcer bi-ouc). Il présentait leur adaptation du livre “Mon chemin” ; une application que j’ai trouvé très bien faite. Au-delà de reprendre le livre, elle permet à la fin, des appropriations. L’enfant peut recréer son propre chemin, avec les images et sons disponibles dans la galerie. Vous pouvez en lire la chronique sur Déclickids. Byook, qui a développé “Mon Chemin” pour Hatier, présentait ses propres créations. Destinées aux plus grands avec un Sherlock Holmes que j’avais découvert en 2011 au salon du livre de Paris, elles se singularisent par une ambiance sonore très présente ! Byook s’adresse surtout aux ados et jeunes adultes. Les textes sont implémentés à un univers graphique et sonore très immersif. C’est assez réussi pour celui que je connais. Concernant le Tara Duncan, un inédit qui, dans la saga se situe entre les tomes 9 et 10, je ne peux pas vous en dire grand chose ! N’étant pas vraiment la cible, je vous laisse le soin de vous y essayer ! L’auteur dédicaçait ses livres le dimanche sur le stand Byook, et la file d’attente était impressionnante !
Non loin des tables Hatier/Byook, les éditions Volumiques ont sans aucun doute surpris les néophytes ! Ils présentaient leur livre Balloon paperApp qui associe un livre et un iPad©. Eux c’est des fous, Etienne Mineur me fait penser au Docteur Emmet Brown dans “Retour vers le futur” ; il expérimente les limites du possible entre objet, numérique, papier, écran ! On est dans la poésie expérimentale dopée à la R&D (Recherche & Développement). C’est juste génial ! Je les ai découvert à l’occasion d’une expo chez Cap Digital. Il présentait un livre dont les page tournent toutes seules ! Pour moi qui suis du genre les deux pieds bien ancrés dans le sol, j’en ai le menton et la langue qui se décrochent de la mâchoire à la manière des cartoons… BONG !!!
Après cette escapade vers les petits satellites de notre longue table, je reviens vers les trois acteurs dont il faut encore que je vous dise quelques mots. L’Apprimerie, Slim Cricket et WebdoKid !
J’aime bien le nom L’Apprimerie. Entre application et imprimerie. Prenez le temps de regarder la vidéo de leur livre “Voyage au centre de la Terre” écrit par un petit jeune pas très connu ! Graphiquement ce livre est une pure merveille. Et on comprend pourquoi l’imprimerie est associée à l’application. Le travail fait sur le texte est d’une très belle facture. Je me revoie, quelques années en arrière (non je ne vous dirais pas combien…) en cours de typographie ! Ce livre est le résultat d’un travail mené par trois étudiants (deux seulement étaient sur le salon). Là encore ils ont la passion de la jeunesse et la satisfaction d’un projet dont ils ont toutes les raisons d’être très fiers. Le seul regret que je formule est que le texte ne soit pas présenté dans sa version intégrale.
J’ai été heureuse de rencontrer l’équipe de Slim Cricket. Leur application “La sorcière sans nom” (chroniquée par La Souris Grise) fait un carton depuis sa sortie et leur petit “Victor a froid” semble prendre le même chemin. On ne les a pas beaucoup vu sur les 6 jours. Absents le WE, ils ont préféré le Mïce avec sa journée professionnelle du lundi. Un Mïce de folie au passage. Je sais de source sûre que c’était carrément blindé en haut ! Passage court donc mais convivial, ils ont été les seuls à offrir des viennoiseries un des matins de leur présence !
Mon tour de (longue) table se termine avec WebdoKid et les copains de Luka. “Luka et le monde au bout des doigts” est une appli voyageuse dont le premier opus se passe au Brésil ! Atterrissage à Rio de Janeiro et ensuite découverte de la faune et de la flore en compagnie de Luka. J’avais rencontré l’équipe sur leur stand de Kidexpo (beaucoup plus grand que nos tables de 100 x 60) heureuse de voir grandir notre petit monde des “pure-players” avec des choses de qualité. Cette approche du voyage m’a immanquablement fait penser à mes amis Zanzibook dont j’ai regretté l’absence au salon ! Trop loin… je sais bien !
Voilà je ne saurais terminer cet article sans vous dire deux mots sur les temps forts. La rencontre avec le public étant juste magique (même si elle est éreintante) cela reste LE temps fort de ces journées. La présentation de “Conte du haut de mon crâne“ par Séverine Vidal et Claire Fauché a été, elle aussi, un pur moment de bonheur et retrouver notre livre dans la tablette XXL du salon, très valorisant ! Autre moment totalement hallucinatoire, lorsque vous ne vous y attendez pas du tout, voir une main se tendre, lever le regard et reconnaître sans y croire notre Ministre de la Culture. C’est passé trop vite pour immortaliser ce moment, mais Aurélie Filippetti était bien en train de nous féliciter pour la qualité graphique de Conte !
Le rideau est retombé, les lumières sont éteintes et nous devons continuer d’avancer en jouant des coudes et des épaules. Nous vous offrons, Michel et moi ce petit film sans prétention qui tourne en dérision deux mondes qui s’affrontent, et ne devraient pas !
Ne nous trompons pas de cible, la menace, ce n’est pas nous !
Voilà, les lumières se sont éteintes lundi soir à 18H. Le rideau est tombé sur les six journées les plus folles de mon année. Beaucoup de jolies rencontres. Beaucoup de choses à dire, des choses bien, d’autres moins bien, nobody’s perfect !
Représenter La Souris Qui Raconte sur ce salon mythique du livre et de la presse jeunesse est, en tout premier lieu, l’aboutissement d’une aventure extraordinaire, entamée voilà plus de deux ans. Imaginez-vous, auteur(e)s et illustrateurs(rices) arpentant fébrilement les allées de la Mecque de l’édition jeunesse. Je l’ai fait ! Vous arrivez le cœur battant, gonflé d’espoir et de rêves. Je l’ai eu ! Vos rendez-vous (lorsque vous arrivez à en décrocher un - ce que je n’ai jamais pu) vous conduisent chez des éditeurs comme Le Rouergue, Rue du Monde, Autrement, l’Ecole des loisirs, pour ne citer que ceux là (la liste complète serait beaucoup trop fastidieuse à énoncer, mais vous les sollicitez tous, les uns après les autres). Mais après… la réalité est toute autre et j’ai voulu prendre la mienne à pleines mains ! Alors lorsque j’ai découvert notre espace, à nous éditeurs numériques, e-toile, Zabouille, La montagne secrète, Fleurus et La Souris Qui Raconte, situé au Pôle Numérique, première édition du Salon du livre de Montreuil, j’ai éprouvé une très grande fierté. Que de chemin parcouru !
Pouvoir enfin regarder de l’autre côté du miroir. Souriante derrière mon comptoir, j’affichais nos 23 titres, démonstration du site à l’appui avec deux écrans dédiés et ma tablette iPad. Bon, il faut avouer que les premiers jours ont été un peu frustrants. Fatiguée que les ados de la Seine Saint Denis ne soient intéressés que par une connexion immédiate à leur page FaceBook (comme si leur vie en dépendait), j’ai très vite abandonné le poste installé sur la table devant le comptoir. D’autant que les connexions internet étaient un peu souffreteuses ! Les trois premières journées ont été terribles ! Ecoles, groupes, enfants excités de se retrouver entre eux, abandonnés momentanément par leurs enseignants, absolument pas intéressés par les offres proposés sur le Pôle Numérique, sauf pour demander le prix de la tablette iPad, et regretter de ne pouvoir en avoir une, et du coup frustrés, s’en emparer et la toucher dans tous les sens en y cherchant des choses bien plus importantes que de la lecture… des JEUX !
Le moment fort de ces 3 premières journées est arrivé vendredi ! Une classe s’est présentée devant le comptoir de La Souris Qui Raconte avec une parcours préparé par leur maîtresse. Une des questions portait sur le lien entre Chacun cherche Papy et En quête d’espace ! J’ai sauté de joie, totalement éblouie par ces enfants de CE1 agglutinés autour de l’écran, essayant de trouver le lien… Et des moments de pur bonheur comme celui-ci, il y en a eu d’autres ce jour-là. Imaginez un jeune garçon de 7 ans, assis sur la table devant le comptoir (détail croustillant que la hauteur de ces comptoirs, absolument pas pensée en fonction de la taille des jeunes lecteurs), pouvant enfin cumuler ses deux plaisirs, lecture et ordinateur, et découvrant avec jubilation Je suis le nombril du monde et Antiproblemus veut sauver la Terre !
Le week-end a vu débarquer un tout autre public. Fini les classes volages et papillonnantes. Là c’est du sérieux, les parents savent ce qu’ils cherchent. Et ce sont d’abord des livres. Des livres en papier, que l’on a en main et qui sentent bon l’encre (euh, l’encre n’a jamais senti bon !). Le Salon a fait beaucoup d’annonces autour des nouveaux pôles mis en place. Ça c’était plutôt bien, mais le paradoxe de l’histoire, c’est que les pôles étaient globalement mal fichus. Pas visibles. Pas ergonomiques. Excentrés. Si vous saviez le nombre de personnes qui nous ont demandé, à mes petits camarades et moi-même, les toilettes, les ascenseurs, l’exposition du sous-sol (je rappelle que nous sommes au niveau 1), à quel prix était l’iPad (oui chers lecteurs, la question récurrente et de convoitise absolue, posée aussi par des adultes)… Bref, une belle pagaille gourmande où il n’était pas facile de tout voir, ni de tout comprendre.
La journée professionnelle du lundi, qui commençait pour moi, après la présentation que je faisais avec d’autres, autour du thème “Lecture, lecteurs de demain le numérique change-t-il la donne” (où j’ai eu l’immense plaisir d’être applaudie par la salle pleine comme un œuf) a été extrêmement instructive. Ce que j’avais déjà soupçonné concernant les bibliothèques, médiathèques et autres CRDP est apparu comme une évidence. Les collectivités veulent aussi prendre le virage du numérique pour ne pas rester sur le carreau. Comment ? La formule LSQR a été très bien reçue, et alors qu’aujourd’hui, 3 médiathèques ont déjà souscrits un abonnement d’un an (Issy-les-Moulineaux, Rouen et Suresnes), il est évident que d’autres suivront ! Et si le gros du chiffre d’affaires passait d’abord par les collectivités ? Ce qui ne m’empêche pas de faire une promotion que je vous invite à partager…
Côté visites, je ne peux pas terminer mon billet sans remercier mes chers auteurs et illustrateurs (même si c’était surtout des filles - Carole, Claire, Séverine, Anne-Gaëlle et ses copines, Nouchine, Clémentine… et toutes les autres, mais non Julien je ne vous oublie pas), Gabriel de La mare aux mots, Fred des Histoires sans fin avec la casquette et la caméra de Page 9 Prod, Claude Combet de LivresHebdo, qui nous concocte un article spécial éditeurs numériques et surtout, surtout, tous les enfants qui se sont emparés de La Souris Qui Raconte.
Un grand merci et à l’année prochaine, avec encore plus de titres, encore plus de surprises, encore plus de plaisir à faire ce que j’aime par dessus tout, des livres interactifs ou lire rime avec plaisir !
Une jolie petite histoire dans la collection “Histoires à lire” pour tous les enfants qui eux aussi, ont une famille “chelou” ! Dès 5 ans.
Dagobert à 11 ans (enfin presque) et nous présente avec humour son père, sa mère, sa sœur, son frère… sa famille quoi ! Une famille un peu à l’envers qui fait beaucoup parler d’elle à Pince-sans-Rire. A la plume Ingrid Chabbert, aux feutres Emilie Michaud, à l’animation Ivan Timsit et c’est Jean-Marco Montalto qui prête sa voix à Dagobert. Mise en ligne de l’extrait le 3 novembre pour la Saint Hubert, question de rester dans les “bert” et mise en ligne de l’histoire complète le 10 novembre, pour la Saint Léon, mais là ça n’a rien à voir !
25e édition du 13 au 17 octobre, “En route pour l’aventure” !
Initié en 1987 par deux libraires passionnées, maintenant sous l’égide de l’association ”Lecture et loisirs” ce salon accueille plus de 40 000 visiteurs et de nombreux auteurs et illustrateurs pour la jeunesse. Les éditions Flammarion en étaient, cette année, les invités d’honneur, pour les 80 ans du Père Castor et Hélène Wadowski participait, tout naturellement, à deux débats “Les contes rencontrent-ils toujours le même succès” et “Le roman, quelle aventure”.
Nous nous sommes donc croisées une nouvelle fois, ce lundi 17 octobre, (je l’avais rencontrée en Chine à l’occasion du dîner de clôture de mon voyage cet été) et j’ai eu beaucoup de plaisir à écouter la première table ronde de la journée. Installée dans la très prestigieuse salle de la médiathèque, qui abrite une grande partie du patrimoine de la bibliothèque de l’abbaye de Clervaux, l’assistance, composée en grande partie de bibliothécaires ou de professionnels du livre jeunesse, était “attentivement curieuse”.
La journée était animée par Denis Cheissoux (qui ne connaît pas “L’as-tu lu mon p’tit loup” sur France Inter ?). La première question, démarrant fort la journée : —Que vous inspire “Il était une fois” ?, était posée à Charlotte Gastaut, un petit bout de bonne femme aussi timide que talentueuse, Anne Jonas, beaucoup plus à l’aise dans l’expression orale que sa voisine et Hélène (donc). Les interventions furent de qualité, sensibles et documentées et Denis Cheissoux, parfaitement à l’aise dans cet univers qu’il connait par cœur, un modérateur plein d’humour, également déterminé à transmettre quelques messages forts sur le monde dans lequel nous vivons, et qui, en l’état, ne semble pas lui convenir !
Une fois cette table ronde terminée ce fut au tour du numérique, et de l’édition ad hoc. Pas facile de passer derrière des intervenants tellement ancrés (encrés) dans le livre, et d’avoir à sa table le grand Gallimard, représenté par Terence Mosca ! Mon voisin de droite, Pierre Gandil, directeur adjoint de la Médiathèque, n’était pas plus à l’aise que moi (merci à lui, j’étais moins seule) pour un sujet “Les tablettes : un nouveau genre littéraire”, dans lequel Pierre et moi ne nous retrouvions pas forcément.
Terence a présenté “Les trois petits cochons” et “La coccinelle” sur iPad, Pierre a brossé un tableau des lecteurs numériques de la médiathèque (mise à disposition de liseuses avec un contenu de quelque 200 titres libres de droit), et j’ai présenté La souris qui raconte au travers de “Conte du haut de mon crâne“. Le public s’est montré très curieux et n’a pas manqué de nous interroger, ou tout simplement de nous faire part de ses “peurs”, ou pas, face à ce nouveau type de lecture.
Une chose est sûre, le livre papier jeunesse a encore de bien beaux jours devant lui, et je n’imagine pas qu’il en soit autrement.
L’automne est là ! Finalement… Après un été indien à rendre niais tous les journalistes de France et de Navarre, nous y sommes. Octobre, mois anniversaire du lancement du site de La Souris Qui Raconte. Le 27 précisément, 27 octobre 2010, 1 an, 1 bougie et 22 bébés (c’est très prolifique les souris). Ce jour sera l’occasion d’offrir des titres, parmi les huit qui ont été mis à la vente à cette date. Mais ce n’est pas de cela dont il est question aujourd’hui, puisque ça, j’en parlerai le 27 !
Ce post-là va vous parler des événements auxquels La Souris Qui Raconte est conviée. Après être resté dans l’ombre un certain temps, et croyez-moi, ce n’est pas faute d’avoir remué dans tous les sens, sauté, chanté, dansé… enfin, il semblerait que ma petite maison d’édition, qui a d’abord intéressé la Chine (je vous le rappelle), suscite un peu plus que de la curiosité chez les organisateurs de tout poil !
Dans l’ordre : le 17 octobre nous serons à Troyes, à l’occasion du Salon Régional du Livre pour la Jeunesse où une journée d’étude est organisée à la médiathèque. Le 16 novembre, direction Rennes à la Cantine Numérique, où LSQR est invitée à participer à une table ronde animée par Lorenzo Soccavo, “De l’imprimé au numérique, une nouvelle génération d’éditeurs”. Le 24 novembre, ça se passera à l’Institut Gœthe (après le Chinois, j’ai six semaines pour me mettre à l’Allemand… pas facile comme métier !) où La Petite Bibliothèque Ronde organise un colloque franco-allemand “Vom surfen zum lesen*”.
Et bien vous savez quoi ? Je suis fière ! Fière et heureuse de pouvoir échanger sur ce métier sur lequel j’ai énormément appris en une bougie d’activité, et deux de veille et de prospective.
Pourtant, le livre numérique reste encore un casse tête. Les médias, tous les médias, pas uniquement les sites spécialisés, s’en sont emparés (ils se sont surtout appropriés le numérique -tout court-) montant le sujet en mayonnaise, et ça prend ! Tous, traquent les infos des uns et des autres. Eux aussi veillent ! Certains n’en dorment pas d’ailleurs (ou alors ils ont 10 mains et autant de paires d’yeux) pour être le premier à livrer LE scoop sur la dernière liseuse e.ink ou la dernière tablette tactile ! Et puis il y a l’autre côté du miroir. Celui du contenu. Un modèle économique tellement instable qu’il en est explosif. Alors faire parler de soi, être mise en lumière au côté des Gallimard (Troyes), Smart Novel (Cantine), éditions Milan (institut Gœthe) ça donne vraiment la pêche. Merci à Mélodie Dumas, Amélie Plançon et Jérôme Rivière pour ces belles opportunités. Evidemment ces journées seront retranscrites ici même. J’aurai grand plaisir à vous les faire partager.
*Internet pour découvrir la littérature jeunesse
Comme à chaque nouvelle mise en ligne, La Souris Qui Raconte interroge ses auteur-illustrateur. Pour “En quête d’Espace” direction Québec pour une interview vitaminée. Merci à Karine et Maxim pour leurs réponses enjouées, pleine de cette bonne humer tellement québécoise !
LSQR : Comment avez-vous imaginé l’histoire et sa narration ?
Maxim a toujours rêvé d’illustrer une histoire qui se déroule dans l’espace. Joie ! Une petite souris nous donnait la possibilité de réaliser ce souhait.
Un peu de carburant dans la souris de Max et un réacteur dans la plume de Karine et Pouf ! Nous étions prêts pour le décollage.
En ce qui concerne la narration, nous aimons bien les dialogues. Nous avons donc fait en sorte que notre personnage principal, Bluz, fasse différentes rencontres.
Lorsque nous avons fait l’écoute de la trame sonore de notre histoire, nous flottions dans les airs ! Oui, oui, nous étions en apesanteur !
— Wow ! Nos personnages parlent !
LSQR : Ils nous font rire en plus… Avez-vous « phosphoré » ensemble pour trouver les idées ?
Oui. Nous avons procédé à un remue-méninges. Lors de ces séances de cogitations extrêmes, aucune limite n’est imposée. On dit tout ce qui nous passe par la tête. C’est une étape que nous adorons !
Ensuite, Max laisse aller son imagination en dessinant dans son cahier quelques-unes des idées que nous avons eues. De mon côté, je commence à créer la trame de l’histoire.
On travaille donc en même temps et non l’un à la suite de l’autre. Maxim s’inspire parfois du texte pour ses illustrations et d’autres fois c’est l’inverse ; je m’inspire des illustrations pour mes textes.
LSQR : L’osmose quoi ! Depuis combien de temps travaillez-vous en team ? Et comment cela s’est-il passé sur ce projet en particulier ?
Nous travaillons ensemble depuis 3 ans. Le projet « En quête d’espace » s’est particulièrement bien déroulé. Il nous a fait prendre conscience à quel point nous formions maintenant une équipe solide et efficace.
LSQR : Pour moi, en effet, votre parfaite synchronisation sur ce livre numérique a été un régal ! L’expérience des Dragouilles vous a-t-elle aidée ?
Assurément. L’expérience Les Dragouilles nous a beaucoup aidé à faire le découpage de l’histoire. On a maintenant un style qui nous est propre.
Bon… pas toujours propre…c’est vrai.
LSQR : Ces albums dont vous êtes auteur-illustrateur ont un beau succès par chez vous au Québec (des images qui me font rêver) ! Pouvez-vous nous raconter comment sont nés Les Dragouilles ? Pouvez-vous nous donner des chiffres d’impression et de vente ?
Depuis 3 ans, nous travaillons ensemble sur différents concepts jeunesse. C’est très stimulant de créer pour les autres, mais nous avions envie de réaliser un projet à nous. Pendant nos pauses, que nous prenions sur un balcon situé au 2e étage, nous avons commencé à imaginer de petites bêtes espiègles qui vivaient sur les toits et qui épiaient les humains. Patatam ! Les dragouilles ont ainsi vu le jour.
Euh… en fait c’était peut-être le soir.
Pour les chiffres, honnêtement, on ne sait pas. Ce que l’on peut vous dire c’est qu’après seulement un an, les dragouilles bénéficient d’une belle popularité.
Nous avons bien esquivé la question, hein ? (rires)
LSQR : …Des salons auxquels vous participez ?
Jusqu’à maintenant, nous avons fait plusieurs salons du livre au Québec. Nous avons aussi participé au « Festival of trees » de Toronto où nous avons remporté le prix Tamarack Express avec le tome 2 de la série : « Les bleues de Montréal ». C’est génial, car ce prix est décerné par les enfants eux-mêmes. Les jeunes des quatre coins de l’Ontario ont donc voté pour Les Dragouilles ! Nous en sommes très fiers et « épatatés » !
Les Dragouilles seront sans doute publiées ailleurs dans la francophonie. Nous serions ravis de participer à des salons en France ou dans d’autres pays.
LSQR : Que raconte le livre ? Chaque tome est-il un nouveau récit, ou bien existe-t-il un fil conducteur ?
Chaque livre des Dragouilles contient des bandes-dessinées absurdes, des chroniques (architecture, gastronomie, bricolage, expériences, devinettes etc…) sur les grandes villes du monde. Il n’est pas nécessaire de lire les livres des Dragouilles dans un ordre particulier. En revanche, le tome 1 explique aux lecteurs l’origine de ces étranges créatures mi-dragons, mi-patates.
LSQR : Avez-vous un lien à donner aux lecteurs de La souris qui raconte qui voudraient découvrir, et pourquoi pas acheter, Les Dragouilles ?
Bien sûr ! Vous pouvez suivre nos dragouilleries sur notre blogue : www.lesdragouilles.com
Malheureusement, vous ne pourrez pas y acheter un livre. Au Québec, la série Les Dragouilles se trouve facilement en librairie. En attendant que Les Dragouilles envahissent d’autres contrées, vous pouvez les commander sur différents site d’achat de livres en ligne.
LSQR : Question juste pour Max, qui laisse tout le boulot à Karine ! Quelles sont vos inspirations illustratives, que donnez-vous à manger à votre tablette graphique ?
Je regarde beaucoup de films d’animation et je lis énormément de bandes dessinées.
LSQR : Merci Max, la réponse est… comment dire… concentrée ! Alors je me tourne à nouveau vers Karine, quels sont vos projets pour les 6 prochains mois ?
Nous serons en production Dragouilles pour les tomes 9 et 10 qui sortiront au printemps prochain. Nous participerons à trois salons du livre et nous ferons des animations dans les écoles et les bibliothèques. Nous continuerons aussi à créer des concepts jeunesse pour d’autres auteurs ou organisations. Bref, ce ne sont pas les projets qui manquent !
Au plaisir de vous retrouver à nouveau, à dos de souris, pour une nouvelle aventure.
Karine et Max
LSQR : Merci à vous deux pour cette truculente histoire à inventer pour enfants dès 6 ans. Au fait, 30% de remise sur le livre (code d’achat Promo-HàI) jusqu’au 13 juillet inclus, après, chapeau de paille et doigts de pieds en éventail !
Quel tout petit ne possède pas un compagnon tendresse, un compagnon tout doux ?
Aymeric Malherbe a eu l’idée de donner une autre dimension à la vie du doudou de votre bout de chou au travers de livres écrits spécialement pour lui et dont le héros est… SON doudou !
Mon coup de cœur du mois va à cette initiative originale et ludique. Intelligente et créative. Des livres personnalisés “Les aventures de mon doudou” (10 thèmes possibles) : “la journée de mon doudou”, “mon doudou et les animaux de la ferme”, “mon doudou et les couleurs”, “mon doudou à Paris”, “mon doudou protège la planète”, sans aucun doute mon préféré !…
Pour découvrir les autres livres et collections prenez le temps de faire un tour sur le site !
C’est à l’évidence, un merveilleux cadeau à faire à votre enfant qui découvrira avec un bonheur surpris, son propre doudou prendre vie dans un livre unique.
Nombril 1er ! Souverain d’un royaume en folie !
“Attention jeune lecteur imprudent” , ce que tu vas découvrir prochainement est “un conte bizarre et vaguement fou, bien croustillant, avec de vrais ingrédients de conte dedans… de l’Amouuuur, des batailles (pas trop) sanglantes, des ennemis tapis dans l’ombre !”
A la plume, Sévérine Vidal, pour sa première collaboration avec La Souris Qui Raconte. Pour les curieux, les impatients, les frénétiques, tout (ou presque) est dit dans la rubrique illustrateur.
A l’illustration, Flambi ! Un talent fou ! Qui, associé à la virtuosité de Christèle, anime les élucubrations de Nombril ! Un vrai régal !
L’histoire est non seulement drôle, écrite avec un humour dont Sévérine nous délecte (je conseille à toutes les mamans “Arsène veut grandir“), mais pose aussi quelques questions (beaucoup plus sérieuses) sur le ridicule du pouvoir ! Une satire moderne sous couvert de rois et de reines, de royaumes et de convoitise !
A découvrir très prochainement sur le site de La Souris Qui Raconte !

















