Posts Tagged ‘Pékin’

20
septembre
2011
Écrit par Francoise

Jeudi 1 septembre… Rendez-vous était donné à 8h pour nous permettre, Elsa et moi, de rallier le salon, et de retrouver Long à 9h. Rien de trop, niveau délai ; le salon est franchement loin du centre ville (pire que Villepinte), laquelle est immense, composée de plusieurs périphériques et où, à l’instar de l’air ambiant, la circulation est viciée.

Nous avons rendez-vous pour une interview avec China Publishing Group Digital Media. Il s’agit d’une institution créée en 2002 qui a pour but d’intensifier la réforme et l’accélération du développement dans l’industrie de l’édition - le groupe possède 27 maisons d’éditions, et s’est aussi développé sur le digital média. La Souris Qui Raconte sera mise en ligne sur l’un des plus gros sites éditoriaux chinois ! C’est dingue non !… Pour les curieux, c’est par ici. L’entretien se fait chacun dans sa langue, et Long traduit. Mon interlocutrice est charmante et pomponnée comme une poupée Barbie©. Parlant un peu le français, elle en oublie parfois de laisser à Long le temps nécessaire pour officier. Bon, d’accord, la vidéo est un peu longue ! et je ne vous en voudrai pas de ne pas regarder jusqu’au bout, mais au moins, lorsque vous me croiserez dans la rue, chers parents d’enfants fans, vous me reconnaîtrez !

Parvis foire

Après une heure passée dans le studio, entre préparatifs, interview et remise de petits cadeaux à l’effigie du groupe, direction le stand du BIEF sur lequel notre pays s’affiche en grosses lettres capitales rouge ! J’y fait la connaissance de Laurent Ballouhey avec lequel j’ai eu la chance d’échanger avant mon voyage. Il est sinologue, écrit dans « Le monde diplomatique » entre autre, connait bien la Chine (il y vit) et l’édition. Un contact précieux en somme ! Sur le stand je retrouve également Zhang Lei, pour ma deuxième interview, pour le Global Times cette fois ! Vous vous souvenez ? Je l’avais croisée mercredi à la sortie de la conférence ! Enfin je serre la main de Fabrice Piault de LivresHebdo, qui lui n’a pas pu se débloquer de temps pour un entretien, dommage !

Le temps file et d’autres rendez-vous nous attendent ! Direction China Children Press et Publication. L’un des plus gros éditeurs jeunesse en Chine, notamment pour ce qui est de la presse jeunesse. Ce que nous découvrons sur leur stand est hallucinant. Une démonstration est faite à partir d’un de leur magazine. A l’aide d’un stylo (magique forcément) un gars nous montre comment le passage du stylo sur le magazine interagit sur un écran de télévision ! Ce n’est plus l’enfant qui lit son magazine, mais la lecture lui est faite à l’aide du stylo magique, et il découvre toutes sortes de bonus et autres astuces délirantes ! Sont fous ces Chinois ! Notre échange est là encore extrêmement convivial, réciproquement intéressé !

Enfin et pour terminer direction Shanda Literature Limited, un autre gros diffuseur de contenu. Lisa Liping Zhang nous explique ce qu’est « Yun Zhong Shu Cheng » qui veut dire « Library in the Clouds » (bibliothèque virtuelle) ! Nous passons un long moment ensemble. Je leur présente La Souris Qui Raconte. L’accueil est beaucoup plus mitigé qu’avec Jenny Xing (qui est revenue vers moi la semaine dernière, si, si), mais pourquoi ne pas faire un essai dans le cloud… même en français ! Euh, bon là, je ne sais pas parce que le français n’est quand même pas la langue la plus parlée en Chine !

Dans tous les cas, ça bouge, ça donne envie, c’est curieux, ça en veut et ça, c’est terriblement motivant ! Je ne connais rien au CA de l’édition numérique chinoise, mais force est de constater qu’ils ne font pas semblant.

Temple du Ciel

Voilà pour ce temps d’échange salon. Mes pérégrinations se terminent, mais il faudra encore compter avec ma visite du Temple du Ciel. Epoustoufflant Temple de Ciel, aussi beau que bleu ! Parenthèse touristique dans ce monde de business. Et puis la dernière soirée, mémorable également, en compagnie de Mme Li, spécialiste passionnante et passionnée de l’édition jeunesse chinoise.

Je ne sais pas aujourd’hui ce que donneront ces trois journées. A moi d’en faire quelque chose, mais je ne remercierai jamais assez le service culturel de l’ambassade de France de m’avoir donné cette formidable opportunité !

6
septembre
2011
Écrit par Francoise

— « Température 26°C, temps brumeux » avait annoncé le commandant de bord.
Il est 5h45, il fait encore nuit et en fait de brume, c’est plutôt un « smog » poisseux, épais et asphyxiant, genre pollution « maousse costaud » qui accueille les voyageurs hagards du vol AF128 !
Après 9 heures de vol et 6 heures de décalage, j’atterris le mardi 30 septembre à Pékin, pour un voyage d’affaire que je ne suis pas près d’oublier !

Elsa, celle par qui ce voyage a pu se faire, m’attend à la sortie de l’aéroport. Elle a 27 ans et travaille depuis bientôt 2 ans au service culturel (secteur livres-édition) de l’Ambassade de France. Passionnée de littérature jeunesse, et alors que le numérique est à l’honneur à Pékin cette année, elle a cette idée brillante (insolite, voire insolente pour certains) de nous inviter, ma souris et moi, et de nous organiser des rendez-vous avec les personnes qui font le numérique à Beijing !

Reportage jour 1 !

Mardi 30 août. Fatiguée, mais excitée par l’aventure, c’est en taxi qu’Elsa me conduit à mon hôtel au cœur du Pékin traditionnel. J’ai quartier libre ce matin afin d’être d’attaque pour l’après-midi. Nicolas Idier, l’attaché culturel, viendra me prendre à 13h. Je m’installe donc dans ma chambre avec l’espoir de me reposer. Empêchée par l’angoisse de sombrer dans une nuit par trop française (il n’est finalement que 2h du matin en France), je me douche, prends un petit déjeuner dans le patio de l’hôtel, et, munie d’une carte de Pékin, pars en exploration.
Elsa m’avait indiquée la voie. Compte tenu de mon sens de l’orientation, de la carte (très chinoise), et de l’état de fatigue dans lequel je me trouve, j’applique à la lettre les consignes données et explore, dans un sens puis dans l’autre, la rue commerçante du Pékin traditionnel. L’ambiance y est terriblement moite, pleine de bruits de klaxon de vélos et de tricycles. Ça grouille, ça s’agite, ça s’affaire ! Il est tôt, il est tard ! Je suis dans l’un des plus grands pays du monde et je rêve !
Je me réveille donc pour prendre la direction du Kempinski Hôtel (plus kitsch et bling-bling tu meurs !), où se tient la plénière d’ouverture du salon. Accompagnée de Nicolas, je rejoins l’immense salle de conférence. Deux rangées de tables aux nappes bleu nuit sont flanquées de sept chaises chacune. Une bouteille et un verre, un classeur (avec les nom, bio, info société de chaque intervenants par ordre de passage) et un journal local, un crayon et un écouteur, sont mis à la disposition de chaque spectateur. Les intervenants de l’après-midi sont anglais (Georges Lossius CEO de Vista), chinois (Xiaoqiang Hou, Directeur de Cloudary Corporation, Antony Lau vice Président de Wiley ou encore Wang Mingliang, Directeur Général de la maison d’édition Chinese Academic Journal Electronic), américains (Steve Potash CEO d’OverDrive, Terry Nealon vice Président de Houghton Mifflin Harcourt). Des huiles, expertes de leur secteur, qui parlent avec passion du numérique et du potentiel de ce marché ! Les deux tables rondes, animées par Li Pengyi, Président de « China Education Publishing & Media Group » (société leader en Chine par sa taille, son savoir-faire et les marques qu’elle distribue) sont interrompues par une pause thé, servi dans le hall attenant à la salle de conférence. Les interventions, d’une grande qualité, brossent le tableau d’un marché dont on ne se demande pas ce qu’il sera. Il est !

A 17h, le public et les intervenants quittent la salle. Certains prennent la direction du salon pour l’inauguration officielle !

Pour moi, il est temps de rentrer dormir. En descendant le grand escalier de marbre, Nicolas rencontre Zhang Lei, reporter pour le magazine Global Times. Il va faire en sorte de m’obtenir une interview ! Je rêve encore !

Lu Song Yuan Hotel

Statue du Lu Song Yuan Hotel

Pékin traditionnel

Pékin à vélo

Estrade de conférence

Li Pengyi