Archive for octobre, 2011

28
octobre
2011
Écrit par Francoise

Vous vous souvenez sûrement de l’un de mes derniers billets. Il y était question de mon intervention à La Novela de Toulouse. Et bien en cherchant sur le web de quoi introduire mon article d’aujourd’hui, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir les interconnexions entre ces deux articles !
Nous sommes au début de l’été. Je reçois sur mon mail, une invitation à m’exprimer dans le magazine Tire Lignes (mon sujet du jour), qui n’est autre que la revue du CRL (Centre Régional des Lettres) de Midi-Pyrénées ! Il est vrai qu’entre le moment où j’ai écrit l’article, et le moment où je me suis déplacée à Toulouse, plusieurs mois se sont écoulés, installant une certaine distance entre les deux événements !

Je vous donne donc l’exclusivité de cet aricle paru dans le Tire Ligne n°8 “Une relation virtuelle” et remercie chaleureusement Gwendoline Raisson, Séverine Vidal et Lionel Larchevêque, que j’avais sollicités pour la question de la relation interindividuelle et humaine entre l’auteur et son éditeur numérique. Comme j’avais déjà été extrêmement bavarde, le journal n’a retenu que le commentaire de Lionel.

L’éditeur numérique, pour ce qui est du « pure-player », doit faire face à des décennies d’us et coutumes lourdement ancrés dans le papier. La mutation des usages, après avoir modifié le paysage de la musique, du cinéma, de l’imprimerie… continue sa progression vers la lecture. Et c’est tout notre mode de fonctionnement qu’il faut revoir. La relation à l’écrit et aux supports bien sûr, mais aussi la relation aux acteurs inhérents à l’éditeur, à savoir ses auteurs, et ses illustrateurs dans le cadre d’une maison d’édition jeunesse…

La Souris Qui Raconte (LSQR), éditeur 100% numérique pour la jeunesse, est assez unique dans son genre, puisque ses contenus, complètement originaux, sortent des formats standard pdf et e.pub. En y intégrant, des lectures à haute voix, des sons, des musiques, des illustrations animées et interactives, elle apporte un enrichissement comparable à celui que le livre pop-up a apporté au livre papier. Une dimension autre, qui « jaillit » du contenant et « titille » tous les sens de l’enfant lecteur ! Remarquablement créative sur papier, l’édition jeunesse se doit de l’être encore plus en version numérique en utilisant tous les leviers disponibles du multimédia.

Ce choix éditorial assumé, s’il se veut différenciant par sa qualité et sa présentation, apporte pourtant son lot de problèmes. Le format Flash®, lisible par tous les navigateurs internet, doit subir des adaptations pour être lu sur les tablettes tactiles. Il n’est pas facilement hébergé par les plateformes de distribution numérique. Seul « immatériel.fr » a su s’adapter à ma demande et recense l’intégralité du catalogue LSQR qui privilégie les illustrateurs maîtrisant le logiciel adéquat, rares parmi les illustrateurs jeunesse papier, quitte à devoir les repérer du côté du dessin animé ou du jeu vidéo… (suite à lire dans le journal en cliquant sur le lien ci-dessous !)

Art LSQR in TL8

25
octobre
2011
Écrit par Francoise

C’est un club très fermé (je rigole), tout au plus un club sérieux où le propos, hormis la lecture numérique, est le partage de sa lecture. C’est un grand honneur pour moi d’en faire partie, et merci à Hervé (Aldus) de m’avoir invitée. Si vous pouvez déjà y découvrir des critiques de Thibault au pays des livres, Polo le clodo, Le gang des chaussettes et En quête d’espace, vous y trouverez ma critique de lecture de grande fille, Naissance d’un pont.

Ce livre écrit par Maylis de Kerangal, étant un livre pour les plus de 10 ans (franchement plus, même moi je n’ai pas tout compris, et j’exagère à peine !), il n’a pas sa place sur ce blog. Je donne donc la parole à Delphine’s Book & more pour le blog Le club des lecteurs numériques.

22
octobre
2011
Écrit par Francoise

Suite à mon intervention hier aux abattoirs de Toulouse, à l’occasion du Festival des Savoirs Partagés La Novela, je voulais vous en expliquer la teneur. Invitée par Michel Fauchié de la bibliothèque de Toulouse, dans le cadre du forum des usages et des utilisateurs du numérique, j’ai présenté La Souris Qui Raconte aux membres de son réseau de bibliothèques. Ce fut donc l’occasion de montrer quelques livres numériques ainsi que le livre application “Antiproblemus veut sauver la Terre”, de parler de ce qui me différentie des autres éditeurs “pure-player” et de les informer du type de ressources que j’ai étudié pour les bibliothèques. Les échanges furent animés et sincèrement curieux.

Inscrite aux ressources électroniques du Carel, j’ai pu leur exprimer de vive voix ma volonté de participer aux débats sur le numérique au sein des bibliothèques. Un sujet dans lequel Michel est très impliqué dans le cadre de ses différentes missions au sein de l’ADDNB et du CNL, et auprès de qui j’ai trouvé un véritable allié (je tiens ici encore à l’en remercier). Je vous invite a découvrir sa tribune avec Livres Hebdo “Ce que le livre numérique révèle”, qui se termine par ces lignes :

Pour dire in fine que les pistes les plus intéressantes pourraient être celles-ci :
** la bibliothèque a un rôle à jouer dans la découverte du livre numérique : d’abord pédagogique comme dirait Valérie Tesnière (dans « Horizon 2019 bibliothèques en prospective » presses Enssib 2011), puis « actrice » d’une offre largement ouverte et documentée,
** le bibliothécaire confronté au livre numérique a vocation à « produire », à organiser (avec d’autres) la médiation : pour référencer, pour donner à voir et rendre accessible, pour encourager la création : le numérique nous apprend à co-produire, à co-construire : chaque partenaire du livre numérique y a sa place.

Depuis le début du mois d’octobre, La souris qui raconte a la joie de faire partie des ressources de la bibliothèque d’Issy-les-Moulineaux. J’espère bien que cette bibliothèque n’est que la première d’une longue liste, et qui sait, se verra rejointe rapidement par les bibliothèques de Midi-Pyrénées pour co-produire et co-construire ce monde numérique qui émerveille et interroge !

18
octobre
2011
Écrit par Francoise

25e édition du 13 au 17 octobre, “En route pour l’aventure” !

Médiathèque de Troyes

Tables rondes organisées au sein même de la très prestigieuse médiathèque de Troyes

Initié en 1987 par deux libraires passionnées, maintenant sous l’égide de l’association ”Lecture et loisirs” ce salon accueille plus de 40 000 visiteurs et de nombreux auteurs et illustrateurs pour la jeunesse. Les éditions Flammarion en étaient, cette année, les invités d’honneur, pour les 80 ans du Père Castor et Hélène Wadowski participait, tout naturellement, à deux débats “Les contes rencontrent-ils toujours le même succès” et “Le roman, quelle aventure”.

Nous nous sommes donc croisées une nouvelle fois, ce lundi 17 octobre, (je l’avais rencontrée en Chine à l’occasion du dîner de clôture de mon voyage cet été) et j’ai eu beaucoup de plaisir à écouter la première table ronde de la journée. Installée dans la très prestigieuse salle de la médiathèque, qui abrite une grande partie du patrimoine de la bibliothèque de l’abbaye de Clervaux, l’assistance, composée en grande partie de bibliothécaires ou de professionnels du livre jeunesse, était “attentivement curieuse”.

Collection d'ouvrages anciens

Recueillement

La journée était animée par Denis Cheissoux (qui ne connaît pas “L’as-tu lu mon p’tit loup” sur France Inter ?). La première question, démarrant fort la journée : —Que vous inspire “Il était une fois” ?, était posée à Charlotte Gastaut, un petit bout de bonne femme aussi timide que talentueuse, Anne Jonas, beaucoup plus à l’aise dans l’expression orale que sa voisine et Hélène (donc). Les interventions furent de qualité, sensibles et documentées et Denis Cheissoux, parfaitement à l’aise dans cet univers qu’il connait par cœur, un modérateur plein d’humour, également déterminé à transmettre quelques messages forts sur le monde dans lequel nous vivons, et qui, en l’état, ne semble pas lui convenir !

Une fois cette table ronde terminée ce fut au tour du numérique, et de l’édition ad hoc. Pas facile de passer derrière des intervenants tellement ancrés (encrés) dans le livre, et d’avoir à sa table le grand Gallimard, représenté par Terence Mosca ! Mon voisin de droite, Pierre Gandil, directeur adjoint de la Médiathèque, n’était pas plus à l’aise que moi (merci à lui, j’étais moins seule) pour un sujet “Les tablettes : un nouveau genre littéraire”, dans lequel Pierre et moi ne nous retrouvions pas forcément.

Terence a présenté “Les trois petits cochons” et “La coccinelle” sur iPad, Pierre a brossé un tableau des lecteurs numériques de la médiathèque (mise à disposition de liseuses avec un contenu de quelque 200 titres libres de droit), et j’ai présenté La souris qui raconte au travers de “Conte du haut de mon crâne“. Le public s’est montré très curieux et n’a pas manqué de nous interroger, ou tout simplement de nous faire part de ses “peurs”, ou pas, face à ce nouveau type de lecture.

Une chose est sûre, le livre papier jeunesse a encore de bien beaux jours devant lui, et je n’imagine pas qu’il en soit autrement.

Salon

Le salon espace Argence

11
octobre
2011
Écrit par Francoise

Les toutes premières images de la dernière création de La Souris Qui Raconte, “La petite flamme” livre de la collection Histoires à lire.

Dans la Chine ancienne, un empereur très puissant traverse la ville, préoccupé par la conquête du pays voisin. Dans une ruelle Li le mendiant regarde l’empereur, mais l’empereur ne le voit pas. Si Li est pauvre, il dispose pourtant d’une grande richesse. Dans son cœur brille la petite flamme de l’amour, et cette petite flamme atteindra un jour l’empereur…

A découvrir le 13 octobre dans sa version courte (extrait gratuit) et le 20 dans sa version longue.

9
octobre
2011
Écrit par Francoise

« Conte du haut de mon crâne » est le 20e titre de La Souris Qui Raconte. Un conte remarquable et inattendu, où rien n’est en demi-teinte. L’écriture est celle d’une personne passionnée qui donne à penser qu’elle sait de quoi elle parle. Quant à l’illustration, magistrale de poésie, remarquable de trouvailles, de détails et d’humour, elle complète à merveille ce texte sensible que je conseille aux 9-10 ans, et à tous les adultes qui ont gardé une âme d’enfant…

Séverine : Comment ce texte est-il né dans votre tête ?

C’est un mystère. Honnêtement, ce texte est très différent de ce que je fais d’habitude. Vraiment. J’ai pensé à Oscar Wilde (Le portrait de Dorian Gray), j’avais des images en tête (l’escalier-route en bois d’Eau-qui-file par exemple). Les noms des personnages m’ont guidée, je ne sais ni comment, ni où.

Claire : Qu’avez-vous éprouvé à sa lecture ?

Le ton de l’histoire était tellement différent de ce que l’on lit d’ordinaire pour les enfants. Je ressentais une mélancolie, un romantisme sombre. J’ai indéniablement pensé à « Mémoires d’outre-tombe » de Chateaubriand. J’adorais ce sombre titre de livre et l’image d’un homme de dos face à la mer qui illustrait l’extrait d’étude dans mon livre de Français, en classe de 4e (voir Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1817-1818). A côté, le quotidien bizarre d’Ari Allistair inspirait une joie douce, un grain de folie qui apportait toute la poésie et la légèreté qu’il faut pour pallier au ton empreint de gravité de l’histoire. L’idée d’un immense manoir « La Colombe » plein de surprises m’a rappelé « A puzzling day at Castle MacPelican » de Scoular Anderson, un livre-jeu extraordinaire de mon enfance, qui a influencé mon trait de dessin, et que je recommande chaudement.

Claire : Avez-vous eu des difficultés à mettre en image ce récit ? Racontez-nous comment vous avez travaillé les personnages et notamment Ari Allistair ?

La richesse du texte de Séverine ne pouvait se contenter de pauvres images. Ma mission était d’apporter le plus de détails possible dans les décors pour consolider l’histoire, lui donner une identité singulière et à la hauteur du récit. J’ai collecté près de 300 images aussi bien de l’époque du romantisme que contemporaines. Des portraits de personnes, des photos d’intérieur, d’extérieur, d’objets et de détails insolites qui alimenteraient la poésie de l’histoire. La colombe, emblème du manoir, devait se retrouver dans le papier peint, les cadres des tableaux. J’ai eu peur de commencer les croquis. C’était ma première histoire de commande à illustrer, on a tous le souci de bien faire et d’espérer que cela plaise à l’éditeur, que l’écrivain retrouve son texte, et que le jeune lecteur s’amuse. Pour ce dernier, je voulais lui donner des interactions jeux et des animations qui le fassent rire à la manière des cartoons, des gags qui peuvent ne pas avoir de liens à l’histoire, je pense à la limace… Il fallait penser aussi à l’animation et au support non papier mais digital donc les aquarelles étaient à éviter, les images se devaient d’être nettes et légères informatiquement parlant. Je voulais, cependant, garder l’aspect dessiné à la main. J’ai finalement opté pour le dessin traditionnel au stylo encre noire. Les dessins en noir sur blanc sont passés au scanner, puis à la vectorisation sous Illustrator (logiciel d’Adobe).

J’ai créé une palette de couleurs à partir de mes photos de référence et je me suis pliée à ce code couleur. J’ai colorié en plaques (toujours sur Illustrator) sur des calques séparés du dessin vectoriel, je pouvais ainsi changer à ma guise les couleurs. L’ensemble étant vectoriel, il était plus facile de les manipuler sur Flash et les animations ne souffraient pas d’une différence de style. Pour Ari Allistair, je l’ai croqué instantanément. Bien sûr, certains ont pensé immédiatement à Harry Potter avec ses lunettes rondes et ses cheveux noirs en épi. Mais il n’a pas de cicatrice en forme d’éclair, ni de baguette magique. Juste une louve à ses côtés, un pull rouge et un pantalon beige.

Séverine : Décrivez-nous vos réactions et celle de votre famille à la découverte des illustrations de Claire.

J’ai eu un vrai choc. J’ai eu les larmes aux yeux, la chair de poule, avec l’impression de redécouvrir mon texte. Une émotion inouïe !

Claire : Lorsque l’on passe tellement de temps sur un projet, comment en ressort-on ? Par ailleurs, rappelez-nous le temps que vous a pris l’illustration de ce conte et ce qu’il a de particulier typographiquement parlant ?

J’ai travaillé sur ce projet entre Octobre et Juin, soit 9 mois comme les bébés avec des périodes en suspens. J’ai eu des complications post-natales au niveau informatique mais j’ai reçu beaucoup d’aide heureusement. Il y a eu :
- les recherches avec les croquis et les dessins propres,
- la composition des images de chaque écran en accord avec une taille de texte suffisante pour la lisibilité,
- la recherche et réalisation d’animations sur Flash, et bien sûr les aléas de la programmation Flash qui ont freiné la progression du travail.


Rappelons-nous qu’il s’agit d’une histoire composée de 27 images avec le texte dessiné entièrement à la main (puis passé en vectoriel) et que dans chaque page, j’incluais des interactivités plus ou moins complexes et élaborées. L’expérience m’a permis d’allier illustration et animation avec une grande liberté d’expression. Les animations cachées dans l’image apportent une nouvelle dimension au récit, une seconde lecture en somme et prouve que le livre interactif a un avenir, s’il est bien orchestré et pensé comme tel, s’il n’est pas le substitut interactif d’une histoire déjà publiée sur papier. Ma première histoire de commande a l’originalité d’être digitale et interactive, farcie d’animations à chercher, écrite par Séverine Vidal qui monte-qui monte et éditée par une Françoise Mary Poppins, une souris qui fait sa place à côté du chat de l’édition classique française. J’en ressors donc avec une grande fierté, c’est un travail d’Hercule accompli.

Séverine : Vous qui éditez beaucoup en papier, parlez-nous de cette expérience numérique et des différences que vous trouvez par rapport à une édition classique.

Dans le cas de ce livre en particulier, je n’ai aucun regret du type « ah, si seulement il pouvait exister en papier… ». La qualité du résultat, les surprises, la poésie et la sensibilité apportées par Claire, font de l’ensemble un objet à part, entre livre et dessin animé. Une expérience. Je suis ravie. Merci la Souris ! Merci Claire !

Personnellement je suis impressionnée par ce livre et les talents qui s’en dégagent ! Celui de l’auteur en premier lieu, que La Souris Qui Raconte connaît bien puisque c’est sa 3e contribution avec nous (Je suis le nombril du monde et Chacun cherche Papy étant les deux premiers opus), mais aussi celui de Claire qui l’a mis en images, a donné vie aux personnages. Sur la “quatrième de couv.” je parle d’une alchimie ! Il est vraiment question de cela et je reste émerveillée à chaque lecture (je l’ai lu au moins 20 fois) ! J’espère que les lecteurs sauront communiquer autour de ce livre, comme on communique autour d’un livre papier qu’on a aimé ! Combien de fois ai-je posé cette question à des amies : — “Tu lis quoi en ce moment ?”
Je me prête à rêver qu’un jour l’une d’elle me réponde : — “Conte du haut de mon crâne, un livre rare écrit par Séverine Vidal, illustrée par Claire Fauché et lu par Cécile Givernet, aux éditions La Souris Qui Raconte !”


5
octobre
2011
Écrit par Francoise

L’automne est là ! Finalement… Après un été indien à rendre niais tous les journalistes de France et de Navarre, nous y sommes. Octobre, mois anniversaire du lancement du site de La Souris Qui Raconte. Le 27 précisément, 27 octobre 2010, 1 an, 1 bougie et 22 bébés (c’est très prolifique les souris). Ce jour sera l’occasion d’offrir des titres, parmi les huit qui ont été mis à la vente à cette date. Mais ce n’est pas de cela dont il est question aujourd’hui, puisque ça, j’en parlerai le 27 !

Ce post-là va vous parler des événements auxquels La Souris Qui Raconte est conviée. Après être resté dans l’ombre un certain temps, et croyez-moi, ce n’est pas faute d’avoir remué dans tous les sens, sauté, chanté, dansé… enfin, il semblerait que ma petite maison d’édition, qui a d’abord intéressé la Chine (je vous le rappelle), suscite un peu plus que de la curiosité chez les organisateurs de tout poil !
Dans l’ordre : le 17 octobre nous serons à Troyes, à l’occasion du Salon Régional du Livre pour la Jeunesse où une journée d’étude est organisée à la médiathèque. Le 16 novembre, direction Rennes à la Cantine Numérique, où LSQR est invitée à participer à une table ronde animée par Lorenzo Soccavo, “De l’imprimé au numérique, une nouvelle génération d’éditeurs”. Le 24 novembre, ça se passera à l’Institut Gœthe (après le Chinois, j’ai six semaines pour me mettre à l’Allemand… pas facile comme métier !) où La Petite Bibliothèque Ronde organise un colloque franco-allemand “Vom surfen zum lesen*”.

Et bien vous savez quoi ? Je suis fière ! Fière et heureuse de pouvoir échanger sur ce métier sur lequel j’ai énormément appris en une bougie d’activité, et deux de veille et de prospective.

Pourtant, le livre numérique reste encore un casse tête. Les médias, tous les médias, pas uniquement les sites spécialisés, s’en sont emparés (ils se sont surtout appropriés le numérique -tout court-) montant le sujet en mayonnaise, et ça prend ! Tous, traquent les infos des uns et des autres. Eux aussi veillent ! Certains n’en dorment pas d’ailleurs (ou alors ils ont 10 mains et autant de paires d’yeux) pour être le premier à livrer LE scoop sur la dernière liseuse e.ink ou la dernière tablette tactile ! Et puis il y a l’autre côté du miroir. Celui du contenu. Un modèle économique tellement instable qu’il en est explosif. Alors faire parler de soi, être mise en lumière au côté des Gallimard (Troyes), Smart Novel (Cantine), éditions Milan (institut Gœthe) ça donne vraiment la pêche. Merci à Mélodie Dumas, Amélie Plançon et Jérôme Rivière pour ces belles opportunités. Evidemment ces journées seront retranscrites ici même. J’aurai grand plaisir à vous les faire partager.

*Internet pour découvrir la littérature jeunesse

 
  • You are currently browsing the Le blog de la Souris qui raconte blog archives for octobre, 2011.