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Le deux janvier est une date que j’affectionne particulièrement. D’aucuns savent pourquoi ! C’est donc ce jour, lendemain du premier, que je choisis pour vous présenter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui commence !
2014, année paire, encore balbutiante mais scintillante d’espoir, projette ses souhaits en ordre dispersé ! Explosion pyrotechnique bruyante et chamarrée ! Belle année mes amis, belle année… et puisqu’on n’est jamais mieux placé pour se servir soi-même, je m’inscris en tant que souscripteur !
Avant de glorifier 2014, retournons-nous le temps de notre deuil sur 2013 ! Comment cette année, impaire, et indifféremment bon ou mauvais œil, s’est-elle passée ?
La Souris Qui Raconte après un mutisme déprimant en 2012, a publié trois nouveaux livres interactifs. Le très beau Il suffit parfois d’un cygne dans la collection à lire et deux livres dans la collection à jouer, Une drôle de voisine et Le Livre Papillon (très beaux eux aussi évidemment). Trois titres dont la publication a été aidée financièrement par notre partenaire CVS, spécialiste de la fourniture de produits audiovisuels auprès des bibliothèques. Pas facile d’être éditeur numérique, et parfois un coup de pouce aide à tenir et faire passer certaines mauvaises pilules (le temps en est gros consommateur) ! Un grand merci à eux.
Si 2013 ne se présentait en effet pas sous les mêmes auspices que ce début 2014, elle a tout de même fait office d’excellent ciment. Du coup, des rapprochements entre partenaires de Lecture Publique et LSQR se sont enfin concrétisés ! La lecture publique est une dame très digne, qui prend son temps (le même dont il est fait mention plus haut) ! … Comment vous expliquer, chers auteurs et illustrateurs, que vos titres, si beaux et émouvants soient-ils, si remarquablement illustrés et mis en voix et en musique, ne se vendent pas au grand public comme des pompes ou de l’électroménager ! Ceci posé en postulat (sans trop d’espoir de changement), il faut trouver le remède pour continuer de vous publier et de vous payer sans rougir ! Atteindre écoles et bibliothèques est aujourd’hui encore mon objectif majeur ! C’est cela que j’ai développé en 2013. Accès distants, via l’url lasourisquiraconte.com, rendus possible pour les bibliothèques qui en font la demande, expérimentation par le prêt d’applications dans les écoles avec fiches de lecture en renfort, et puis abonnement pour le grand public à l’horizon 2015 ! Mais ça c’est une autre histoire… Pas d’étincelles en 2013, rien de très marquant (la création du Kenji, tout de même). Mon obstination à poursuivre et à tenir est certainement la plus déterminante pour LSQR !
2014, quant à elle, verra la publication de 5 nouveaux titres. LSQR co-éditera avec l’association Lecture Jeunesse, un livre dans la collection Histoires d’Ecoles. Pour ce qui est des applications et compte tenu du marché, dont je n’ai même pas envie de parler, je vais dire “Joker” ! Donner du temps au temps. Il joue sur tous les tableaux le bougre. Pilules amères ou conseiller silencieux, le regarder filer peut s’avérer constructif !
2014 quatrième année pour La Souris Qui Raconte. Dans le monde de l’entreprise le cap de l’année trois est fatidique dit-on, un peu comme l’année 7 pour les couples ! Mais cela ne veut pas pour autant dire que ça y’est ! je peux me la couler douce… Chaque année est unique, les cartes sont redistribuées et la donne changée. 2013 a préparé 2014, il faudra donc que 2014 prépare 2015, pour que je puisse partager encore plus d’enthousiasme avec vous !
Merci cher tous, auteurs, illustrateurs, conteurs, lecteurs, amis, l’aventure continue avec et par vous !
Ça se passait à 15H au Cube où je me suis rendue sans trop y croire, parce que rien ne me laissait croire (justement) ! En présence de Georges Sanerot, président du directoire de Bayard Presse et de Odile Amblard, rédactrice en chef d’Enfant Magazine, les 12 lauréats, se sont vus récompenser par le jury composé de Isabelle Cantarero (monBlogdeMaman), Olivier Gérard (PédagoJeux), Elsa Grangier (Les Maternelles), Yann Leroux, Aymeric Renou (Le Parisien), Jean Zeid (France Info) et enfin Cécile Dard spécialiste des questions numériques pour Bayard Presse.
Parmi une sélection finale de 60 produits numériques dûment testés, les prix dans les 4 sélections ont été attribués à :
Catégorie Applications :
1er prix : L’atlas du monde Barefoot de Flammarion Jeunesse
2e prix : Rayman Jungle Run d’Ubisoft
3e prix : 10 doigts de Marbotic
Catégorie Jeux vidéo :
1er prix : Animal Crossig New Leaf de Nintendo
2e prix : New super Mario Bros.U de Nintendo
3e prix : Just Dance 4 d’Ubisoft
Catégorie E-Books :
1er prix : Les histoires de lapin d’Europa-Apps
2e prix : L’Ogresse de La Souris Qui Raconte (Merci Karine de l’Apprimerie pour la photo)
3e prix : Voyage au centre de la terre de l’Apprimerie
Catégorie sites internet :
1er prix : Potati de The great Factory
2e prix : Bayam de Bayard Jeunesse
3e prix : Le monde de Victor de Le Stratagème du Caméléon
Prix spécial attribué par les enfants et Le Cube : Studio Animé des 3elles Interactive
Quelques images de la cérémonie, pour vous montrer à quel point nous y étions !
Alors que je suis toujours à l’heure de Shanghai, et les yeux encore pleins des paradoxes d’une ville lumière un brin ostentatoire, je ne résiste pas à partager avec vous mes impressions. Quel rapport avec La Souris Qui Raconte vous demandez-vous ? Sur le front de la nourriture, rien. Mais sur celui du numérique, et de la lecture, tout !
La Chine : 1,351 milliard d’habitants et, au vu de ce que j’ai pu constater en traversant le pays d’est en ouest, de la municipalité de Shanghai à la province du Yunnan, presque autant d’appareils mobiles (portables et tablettes confondus). C’est simple, le téléphone n’est qu’une prolongation high tech de la main de tous les chinois de Chine ! Le chinois vit, dort, mange, voyage, connecté 24/24. La tablette sert d’appareil photo dans la rue, ou d’écran video dans le bus ! Jusque sur les marchés !
Pourtant, si j’ai vu tous les modèles possibles et imaginables de “devices” en tous genres, je n’ai croisé qu’une seule librairie digne de ce nom, située dans la concession française de Shanghai. Et durant les quelques 40 heures de transport, avion, train, bus (grand et petit), même pas une dizaine de lecteurs de livres !
En Chine, lecture et numérique ne s’accordent à aucun temps futur.
Cette journée professionnelle du réseau du livre, organisée par le département de la Seine-Saint-Denis et Le Motif, s’est tenue le 19 septembre dernier à l’espace d’Anglemont aux Lilas. L’idée générale de la journée, informer et questionner autour des problématiques numériques en bibliothèque. Vaste programme au vu des nombreuses réactions !
Je ne m’attarderai pas trop sur la matinée, fort intéressante au demeurant, mais plus éloignée des préoccupations propres à La Souris Qui Raconte.
Après le discours d’ouverture, partagé entre Emmanuel Constant (Vice-Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis chargé de la Culture) et Serge Guérin (Président du Motif et conseiller régional d’Île-de-France), nous avons écouté la restitution de l’expérimentation des prêts de liseuses et tablettes en Seine-Saint-Denis. Une restitution, dont les résultats mitigés, montrent à quel point la route est encore longue. Ensuite, la présentation de la Medi@tic, plateforme pour les bibliothèques de Plaine Commune, a fait mouche auprès de l’auditoire. Véritable apologie de CVS, fournisseur officiel de la plateforme et, au passage, diffuseur de l’offre à distance de La Souris Qui Raconte pour l’édition numérique jeunesse en bibliothèque, la démonstration qui mettait l’accent sur la simplicité d’usage et de mise en œuvre a largement séduit. Inutile de dire que je buvais du petit lait et je n’ai pu m’empêcher de savourer le succès de la démonstration ! Parce que CVS se met au service du client (en l’occurrence la bibliothèque) et apporte un service clé en main, qui, forcément, séduit. Cette question de simplicité d’utilisation ou d’offres clé en main reviendra comme un leitmotiv pendant toute la journée. Puis s’est glissé dans le déroulement de cette matinée, entendez par là que son intervention n’était pas clairement annoncée dans le programme, une autre présentation de bibliothèque, celle d’Aulnay-sous-Bois (une des expérimentatrices de prêt de liseuses). Le responsable de la médiation numérique, nous a rendu compte de l’expérience en nous présentant une “Madame Michu” bien désemparée face à toute cette technologie. Les adhérents des bibliothèques sont encore, pour la grande majorité, de parfaits néophytes. Et leurs demandes, au-delà de l’intérêt de la découverte, portent essentiellement sur des questions techniques. On est donc très loin du classique emprunt du livre, objet remarquablement simple et rassurant s’il en fut, et qui, ô indicible bonheur, ne nécessite aucune explication de prise en main !
Enfin, Sylvie Vassalo (Directrice du Centre de Promotion du Livre Jeunesse) a clôturé la matinée. En revenant, avec une certaine maestria (la clé USB qui devait lui servir de support refusant obstinément de restituer ses données), sur les expérimentations numériques du SLPJ, à savoir la tablette XXL et la Biblio-connection (ou comment explorer d’autres manières de lire), Sylvie Vassalo nous a présenté a capela les deux expérimentations en cours.
Et puis, c’est la pause déjeuner. Nous nous retrouvons un petit groupe, majoritairement des bibliothécaires (évidemment) autour de japonaiseries et alors que je déguste ma brochette de thon grillé, je ne peux m’empêcher de revenir sur un point évoqué à plusieurs reprises durant la matinée. La question du chargement des “device” en ressources ! Une ressource pour 5 “device” ! Ça a été dit, redit, qui par Le Motif, qui par un bibliothécaire, qui par un éditeur (l’après-midi). Alors que je m’étonne et ne peux m’empêcher de rappeler que cette option proposée par Apple et consort est exclusivement à vocation privée pour une utilisation familiale, les personnes attablées avec moi (des bibliothécaires pour ceux qui ne suivent pas) abondent dans mon sens. Le débat est ouvert, et les échanges vont bon train. Le commentaire le plus sain que j’ai entendu est celui d’une bibliothécaire du réseau des bibliothèques parisiennes, qui faisait valoir le rôle essentiel de la bibliothèque dans sa mission d’exemplarité face à l’émergence de cette nouvelle économie.
Les échanges reprennent à l’heure, 13 heures 30, avec sur le plateau François Rouyer Gayette (CNL), Stéphane Michalon (ePagine), Philippe Touron (librairie Le Divan), Sophie Perrusson (CAREL) et Florent Souillot (Flammarion), appelé au pied levé semble-t-il pour remplacer Vincent Marty (Dilicom). Le sujet : le projet PNB (Prêt Numérique en bibliothèque). L’énoncé du dit sujet est assez obscur, et les protagonistes, dont j’ai personnellement du mal à comprendre le discours parfois (je ne donnerais pas de nom mais les présents dans la salle sauront forcément à qui je fais allusion), donnent le sentiment de ne pas parler de la même chose. C’est pourtant simple :
Les libraires doivent être en mesure de présenter des offres de livres numériques aux bibliothèques. Le projet PNB vise à faciliter les interactions entre les éditeurs, les libraires et les collectivités.PNB : Un projet essentiel au service de l’interprofession mis en œuvre par DILICOM. Il nous a paru nécessaire que les libraires, partenaires naturels des bibliothèques et des éditeurs, restent impliqués dans le développement de la lecture publique. C’est pourquoi, avec le soutien du CNL, nous développons une offre de service que nous avons appelée Prêt Numérique en Bibliothèque. Ce projet s’inscrit logiquement dans le prolongement du hub Dilicom qui assure depuis 2010 les échanges d’information et les transactions relatifs aux livres numériques entre les e-distributeurs et les libraires.
La dichotomie des acteurs, Dilicom/Flammarion Vs ePagine/CAREL, même si ceux-ci sont pertinents, me laisse assez dubitative. Comment se passe la discussion ? Tout le monde à pied d’égalité ? Une voix Flammarion = une voix ePagine ? J’en doute, mais vous me connaissez maintenant, je suis curieuse ! Bref ! Cette affaire a un goût de revenez-y avec en toile de fond le fiasco de 1001 Libraires. Je n’ai aucune idée de l’aide qu’apporte le CNL au projet. Et je préfère ne pas le savoir, tant je crains que cela me contrarie (rapport à l’aide zéro octroyée aux petits éditeurs pure-player). Et les bibliothèques dans tout ça ? Et le lecteur ? Il est où le lecteur ? Parce qu’évidemment on parle encore et toujours d’auto-dégradabilité et de DRM ! Deux points très noirs dans le processus d’achat (pourquoi en serait-il autrement pour du prêt) d’un livre numérique. Alors oui, la profession avance, mais la profession continue de faire la sourde oreille, et lorsque dans la salle, la question est posée sur l’harmonisation par TOUS les éditeurs d’un seul et même process mis à la disposition des bibliothèques, la réponse est juste politiquement correcte. Aujourd’hui le projet est menée par Gallimard (qui au-delà de détenir Flammarion, détient également la librairie Le Divan -tiens, tiens-), si d’autres éditeurs veulent se joindre à nous, ils sera temps d’en reparler. J’ai senti comme un flottement dans la salle !
Le feu d’artifice de la journée a été apporté par Philippe Chantepie, chargé de mission stratégie-prospective au Secrétariat général du Ministère de la culture et de la communication. J’ai franchement regretté que les invités de la précédente table ronde aient déserté l’auditoire. Ce personnage, haut en couleur par sa verve et son humour, aurait pu ébranler la question de la nécessité du chantier sur lequel ils œuvrent, et qui va coûter une blinde ! Dans tous les cas, il m’a ébranlée ! Ce que j’ai retenu de la démonstration peut se résumer très simplement. On lit de moins en moins, et ce n’est pas près de changer. Au fil du déroulé de son power point (malheureusement assez illisible, trop de textes, schémas, courbes ; on était forcé d’écouter, du coup), Philippe Chantepie nous démontre deux choses essentielles:
1) Des individus ont les mêmes comportements qu’ils aient 20, 30, 40 ou 50 ans. Ils regardent la TV à 20 ans, ils la regarderont à 50 et plus. Ils ne lisent pas à 20 ans, ils ne liront pas à 50 et plus !
2) La transmission de la lecture est sexuée. Une mère montre l’exemple à sa fille, un père à son fils. Les statistiques indiquent que c’est la femme qui aujourd’hui est plus encline à lire, l’homme lisant de moins en moins, voire plus du tout, dans les catégories socio culturelles basses. Il ne transmet donc pas ce graal à son fils. On va donc vers un appauvrissement, pour ne pas parler d’un tarissement complet de la lecture masculine pour les siècles des siècles (si l’on tient compte du point n°1). Comment endiguer le phénomène ? Evidemment personne n’a la réponse. Avoir des bibliothécaires masculins, et faire passer la lecture cause d’utilité publique… deux idées en l’air !
Dans tous les cas, j’espère bien que le fichier qui nous a tous laissé rêveur, vous pouvez vous en douter, sera disponible sur le site du Motif ou encore de l’espace d’Anglemont. Les prestations des uns et des autres ayant été filmées, j’imagine que nous aurons un debrief complet que je ne manquerai pas de rapporter ici également.
Le plus difficile après une déconnexion de 4 semaines (quel luxe !), c’est la RE connexion ! Comment reprendre ? Par où commencer ? Quel sujet aborder pour intéresser les quelques aficionados de La Souris Qui Raconte ? Les tatoués, les minces, les beaux… qui sentent encore le sable chaud ! Que vous raconter chers lecteurs ? Vous m’avez manqué !
Oui, j’ai passé d’excellentes vacances (merci de demander), visité de belles expos, lu quelques merveilles. J’ai grimpé et descendu de jolis contreforts ; nagé dans la Grande Bleue. Connu la paix ! J’ai discuté de beaucoup de choses avec nos hôtes-amis. Assez peu d’édition numérique. La faute au break ! Et alors que cela ne fait que quelques jours que nous avons remis le pied dans la vraie vie, ma curiosité associée à l’actualité m’immerge dans mes sujets de prédilection. Application, ebooks : l’édition jeunesse explore les univers numériques (ActuaLitté du 1er septembre), si ce n’est pas un sujet pour moi ça, alors je repars en vacances !

©KiteReaders
Rien de bien nouveau sous le soleil avec le regret de ne pas en apprendre plus que je ne sache déjà, à part peut-être quelques chiffres : 2 000€ pour une application, mazette un vrai cadeau ! Une centaine d’euros pour un epub, et 10 ou 20 pour un fixed layout… super mazette ! Combien de pages le fixed layout pour ce prix là ? Et de quel type d’epub parlons-nous ?
Martine, téléchargée gratuitement 200 000 fois, super ! Mais la vraie info n’aurait-elle pas consisté à préciser le nombre de téléchargements payants générés, ou pour le moins donner un pourcentage de transformation, question de se faire une autre idée que ”Par la suite, l’utilisateur achète les albums dans l’application directement, et les résultats sont vraiment satisfaisants” ! Bref… Applications Vs ebooks, je ne suis pas sûre que le choix de l’un ou de l’autre soit juste une question de prix de vente, comme l’article (ou plutôt la source) le laisse entendre !
Dans un marché d’à peine plus de 3 ans, qui bouscule violemment les usages datant de quelques siècles (tout de même), et où le monopole du support de lecture est indéniable, je ne crois pas que la question se pose en matière de store ! Si les éditeurs comme Fleurus, Casterman ou Gallimard (chacun très différent dans leur approche du “dématérialisé” ) s’essayent aux deux, dans tous les cas les ventes ne décollent pas. Et la question du modèle économique se pose toujours et encore ! Nathalie Colombier de Déclickids est bien placée pour nous rendre compte de sa vision experte (en passant, je vous invite à découvrir son excellent article, publié sur le site de l’ENSSIB).
Elle constate cependant que depuis un an, le rythme de sortie a diminué. « Certaines collections entamées ont considérablement ralenti leur production, et ce peut être expliqué en partie par la déception des résultats de ventes. »
En tant qu’éditeur 100% numérique, a contrario des éditeurs cités dans l’article (dans lequel je regrette que ne figure aucun “pure-player”), je fais le même constat que Nathalie concernant le ralentissement de la production de livres-applications.
Alors qu’on va nous rebattre les oreilles et les mirettes avec la rentrée littéraire, je crains fort que, pour cette année 2013 une fois encore, le secteur du numérique ne brille pas par son succès médiatique. Je ne peux donc m’empêcher de revenir sur la très belle (mais trop brève) initiative de Nicolas Gary (Actualitté) et Julien Simon (Walrus) en 2011 avec Une autre rentrée littéraire 2011 ! Aujourd’hui, 2 ans plus tard, si le paysage a changé, il est bien le seul, car pour ce qui est des livres numériques jeunesses, on stagne, voire on régresse. Pire, certains éditeurs “pure-player”, précurseurs en leur temps, commencent à ramer ferme. Alors certes, un homme a su marquer l’histoire en créant un support aujourd’hui incontournable, “amazing”, mais nombre d’autres se cassent les dents pour produire un contenu associant qualité, intérêt, innovation, accessibilité, et pouvoir le répéter à l’envie ! La Souris Qui Raconte ne déroge pas. Alors qu’il reste encore deux applications dans les tuyaux, celles-ci peinent à sortir ! Je vous rassure, elles sortiront, mais au prix de quels sacrifices !
En conclusion, la question que je me pose et que je vous pose à vous, behind the screen, suite à la lecture (numérique) de l’article dont il est question ici, avec en contre point l’article (papier) paru dans le Télérama n° 3319, “La mutation de l’animal lecteur”, c’est : — Existe-t-il une place pour l’édition numérique jeunesse ? Une place qui fasse métier je veux dire ?
On en reparle à la prochaine rentrée littéraire ou vous avez déjà un avis sur la question ?
Mercredi 15 février se tiendra dans le complexe Sportif Europe à Elancourt, le salon interTICE 2012. Un salon qui rapproche ressources et matériels pédagogiques.
Je dois un peu ma présence sur place à Séverine Vidal, aujourd’hui auteur à 100% (trois titres à son actif avec La Souris Qui Raconte), mais enseignante pour l’académie de Versailles, il n’y a encore pas si longtemps. Elle m’avait présentée à Véronique Raze du CRDP de Versailles, que j’avais rencontrée en novembre dernier. Je la remercie ici pour son invitation. C’est elle qui ouvrira le programme des conférences salle 1 dès 9h30 sur le thème “Ressources et manuels numériques pour le 1er degré” .
Si le sujet vous concerne, je serai très heureuse de vous retrouver sur place mercredi prochain, de 9h à 16h30. Le seul rectangle rouge du schéma ci-dessous, c’est moi ! Programme des conférences ici.
— “Température 26°C, temps brumeux” avait annoncé le commandant de bord.
Il est 5h45, il fait encore nuit et en fait de brume, c’est plutôt un “smog” poisseux, épais et asphyxiant, genre pollution “maousse costaud” qui accueille les voyageurs hagards du vol AF128 !
Après 9 heures de vol et 6 heures de décalage, j’atterris le mardi 30 septembre à Pékin, pour un voyage d’affaire que je ne suis pas près d’oublier !
Elsa, celle par qui ce voyage a pu se faire, m’attend à la sortie de l’aéroport. Elle a 27 ans et travaille depuis bientôt 2 ans au service culturel (secteur livres-édition) de l’Ambassade de France. Passionnée de littérature jeunesse, et alors que le numérique est à l’honneur à Pékin cette année, elle a cette idée brillante (insolite, voire insolente pour certains) de nous inviter, ma souris et moi, et de nous organiser des rendez-vous avec les personnes qui font le numérique à Beijing !
Reportage jour 1 !
Mardi 30 août. Fatiguée, mais excitée par l’aventure, c’est en taxi qu’Elsa me conduit à mon hôtel au cœur du Pékin traditionnel. J’ai quartier libre ce matin afin d’être d’attaque pour l’après-midi. Nicolas Idier, l’attaché culturel, viendra me prendre à 13h. Je m’installe donc dans ma chambre avec l’espoir de me reposer. Empêchée par l’angoisse de sombrer dans une nuit par trop française (il n’est finalement que 2h du matin en France), je me douche, prends un petit déjeuner dans le patio de l’hôtel, et, munie d’une carte de Pékin, pars en exploration.
Elsa m’avait indiquée la voie. Compte tenu de mon sens de l’orientation, de la carte (très chinoise), et de l’état de fatigue dans lequel je me trouve, j’applique à la lettre les consignes données et explore, dans un sens puis dans l’autre, la rue commerçante du Pékin traditionnel. L’ambiance y est terriblement moite, pleine de bruits de klaxon de vélos et de tricycles. Ça grouille, ça s’agite, ça s’affaire ! Il est tôt, il est tard ! Je suis dans l’un des plus grands pays du monde et je rêve !
Je me réveille donc pour prendre la direction du Kempinski Hôtel (plus kitsch et bling-bling tu meurs !), où se tient la plénière d’ouverture du salon. Accompagnée de Nicolas, je rejoins l’immense salle de conférence. Deux rangées de tables aux nappes bleu nuit sont flanquées de sept chaises chacune. Une bouteille et un verre, un classeur (avec les nom, bio, info société de chaque intervenants par ordre de passage) et un journal local, un crayon et un écouteur, sont mis à la disposition de chaque spectateur. Les intervenants de l’après-midi sont anglais (Georges Lossius CEO de Vista), chinois (Xiaoqiang Hou, Directeur de Cloudary Corporation, Antony Lau vice Président de Wiley ou encore Wang Mingliang, Directeur Général de la maison d’édition Chinese Academic Journal Electronic), américains (Steve Potash CEO d’OverDrive, Terry Nealon vice Président de Houghton Mifflin Harcourt). Des huiles, expertes de leur secteur, qui parlent avec passion du numérique et du potentiel de ce marché ! Les deux tables rondes, animées par Li Pengyi, Président de “China Education Publishing & Media Group” (société leader en Chine par sa taille, son savoir-faire et les marques qu’elle distribue) sont interrompues par une pause thé, servi dans le hall attenant à la salle de conférence. Les interventions, d’une grande qualité, brossent le tableau d’un marché dont on ne se demande pas ce qu’il sera. Il est !
A 17h, le public et les intervenants quittent la salle. Certains prennent la direction du salon pour l’inauguration officielle !
Pour moi, il est temps de rentrer dormir. En descendant le grand escalier de marbre, Nicolas rencontre Zhang Lei, reporter pour le magazine Global Times. Il va faire en sorte de m’obtenir une interview ! Je rêve encore !















