Posts Tagged ‘histoire à jouer’

19
septembre
2011
Écrit par Francoise

Ce billet inaugure une nouvelle rubrique “Bande-annonce”. Vous y trouverez les toutes premières images du livre numérique en question, quelques jours avant sa mise en ligne sur le site de La Souris Qui Raconte. Les mises en ligne se font généralement le jeudi et en deux temps. Temps 1 : mise en ligne de l’épisode en accès gratuit, le 22 septembre pour “Conte du haut de mon crâne” ; temps 2 : mise en ligne de l’histoire complète, le 29 septembre.

Dès les premières lignes, le ton percutant de ce conte transporte le lecteur dans un monde qui oscille entre réalité, abstraction, gravité et humour. La magie du récit, la remarquable qualité graphique, associées à une ambiance sonore prenante, sollicitent tous nos sens. D’une sensibilité à fleur de peau, « Conte du haut de mon crâne » est un véritable bijou dont le lecteur ressort bouleversé. Une expérience de lecture numérique unique. Auteur Séverine Vidal, illustratrice Claire Fauché, conteuse Cécile Givernet, trois femmes talentueuses au service d’une histoire à jouer hors normes !
Pour grands enfants à partir de 10 ans, mais aussi jeunes parents.

Lire en numérique, c’est lire, et avec La Souris Qui Raconte, vos enfants liront toujours de belles histoires !

26
août
2011
Écrit par Francoise

Les vacances se terminent, là c’est sûr ! Les livres photos numériques vont chauffer, sortir de leur boîte et s’afficher en page, pour mieux partager vos souvenirs !

Pendant ce temps, La Souris Qui Raconte a continué à œuvrer pour vous et pour vos enfants, afin de leur donner toujours plus de lectures numériques immersives. Lire est un plaisir et nos lectures se veulent joueuses avec des textes pour bien grandir, des images hautes en couleur et des arrangements sonores pleins d’émotions ! “Emotions-nous” donc !

LSQR emboîte le pas des éditeurs papier et fait aussi sa rentrée avec pour commencer une bien jolie histoire écrite par Gwendoline Raisson et illustrée par Anne Valletta. “Le père Noël débutant”, mais que peut bien donc faire un père Noël en pleine rentrée littéraire ?

4
mars
2011
Écrit par Francoise

… de deux éminentes personnes ! Si Si …
D’ailleurs, là, en mode interactif et en vous penchant un peu à la fenêtre, vous devriez entendre un roulement de tambour ! Vous l’entendez ? Et maintenant il ne vous reste qu’à cliquer pour démarrer la lecture automatique.
Séverine Vidal est à la plume et Flambi à la souris pour une histoire totalement barrée… drôle, tant dans l’écriture que dans l’illustration. Inventive… jusqu’au bout du mot FIN.

Séverine comment est née cette histoire, qui vous a inspiré ce Nombril 1er ?

S. : C’est simple, j’ai découvert le blog de Flambi ! J’y ai traîné un peu, je crois que j’ai TOUT regardé, en long, en large et en travers. Surtout en travers. J’ai adoré. J’ai inventé une histoire en m’inspirant de ce monde foutraque, déjanté, drôle et à côté de la plaque que j’ai découvert avec Flambi. Je lui ai ensuite envoyé un petit mail, sur la pointe des pieds, j’osais à peine… il a répondu tout de suite, il était emballé et mes mots lui plaisaient. Le pied !

Et vous Flambi, comment en êtes vous venu à l’illustrer ?

F. : Je n’y suis pour rien, c’est de la faute « à Séverine » ! Effectivement, Séverine est à l’origine de cette collaboration. Quand j’ai lu ce fameux mail, j’étais très étonné puisque c’était la première fois que l’on me proposait d’illustrer un texte. Une fois l’histoire de Nombril dévorée, je me suis senti très à l’aise avec l’univers qui y était développé donc c’était banco, malgré des doutes sur mes capacités à mener un tel projet.

Votre team s’est présenté déjà « associé » chez LSQR, vous nous en touchez quelques mots l’un et l’autre ?

S. : Après quelques refus des maisons « de papier » (« trop original », « trop deuxième degré », « trop politique »), on a découvert ce que proposait La Souris qui raconte. Il nous a semblé que ça correspondait bien à l’esprit de Nombril. Et l’aventure nous a charmés, comme Françoise d’ailleurs, sacrée souris.

F. : Je me rappelle très bien du coup de fil de Séverine. J’étais quelque part dans une friche portuaire, au bord de l’agonie, à travailler sur mon diplôme de fin d’étude ! Séverine m’explique le principe de LSQR, et je suis assez vite emballé par cette utilisation « intelligente » du numérique dans le cadre de l’édition jeunesse.

Et voilà, comment de fil en aiguille s’est tissée notre belle collaboration, qui sans rien dévoiler ne sera pas la seule avec Séverine ! Dites-nous un peu ce que vous faites lorsque vous n’écrivez ni ne dessinez ?

S. : J’enseigne encore jusqu’à fin juin. Je suis directrice d’une école élémentaire. Bientôt, donc, je ferai le grand saut : l’écriture, à plein temps !

F. : Promis, craché, je ne ferai plus de fautes M’dame la directrice !

Sacré Flambi (rires) !

F. : Quand je ne suis pas Flambi (ce changement d’identité opère le soir et le week-end), je suis architecte où j’ai la chance de travailler avec quelqu’un de passionné et passionnant sur des projets très captivants.

Avez-vous d’autres projets d’édition en route, des idées farfelues à dévoiler ?

S. : Plein ! Des tonnes ! Ensemble, Flambi et moi avons inventé « Monsieur Brrrr ». Je suis encore partie d’un travail de Flambi : un petit dessin animé sur son blog « Le chien Cassé ». J’ai imaginé une histoire et nous espérons le voir naître sur papier, celui-ci !
Par ailleurs, j’ai des romans ado à paraître, et puis beaucoup d’albums, une série chez Frimousse, un bel album pop-up illustré par SeL chez Amaterra, et de jolies collaborations avec d’autres auteurs (j’adore écrire à plusieurs !).

F. : Quelle productivité Séverine ! « Monsieur Brrrr » comme en parle si bien Séverine, et je travaille en parallèle sur un texte écrit par Géraldine Collet . Sinon j’ai des ébauches de choses au chaud dans mon carnet qui attendent une accalmie pour être proposées et développées avec des gens qui savent manier les mots.

Séverine, il est vrai que je suis extrêmement impressionnée par votre ascension fulgurante, et tellement méritée, au sein de belles maisons. Si l’on regarde un peu votre parcours depuis début 2010 (ce que vous nous en dites là), vous pouvez être fière, et j’avoue l’être aussi ! …
Lancez une idée là tout de suite ; dans quelle aventure aimeriez-vous vous retrouver l’un et l’autre, ensemble ou chacun de son côté !

S. : J’aimerais … allez, là, tout de suite, écrire un scénario de dessin animé avec Flambi.

F. : Je te suis ! Je signe où ?!

Alors là, c’est la magie du direct ! Cher lecteur (imprudent), voilà une raison supplémentaire pour filer te procurer cette histoire et comprendre enfin les petites allusions que nous semons ça et là ! Passons à une question spéciale Flambi : Christèle, votre compagne à la ville (on se la joue comme à la télé !), vous a beaucoup aidé sur l’animation de Nombril, comment ça s’est passé ? Avez-vous déliré ensemble ou vous a-t-elle juste apporté son savoir faire ?

F. et/ou C. : Elle m’a plus qu’aidé pour l’animation puisque c’est elle qui l’a faite ! Christèle s’est beaucoup investie jusqu’à être citoyenne du Royaume de Nombril 1er pendant quelques semaines, à faire le lien texte-animation dans des « délires nombrilesques ». Son travail nous a permis d’avoir un contenu plus riche en terme d’illustration.
En parlant des « personnes de l’ombre », je crois qu’il faut justement souligner que « Je suis le Nombril du monde » n’est pas seulement le travail d’une auteur et d’un illustrateur mais c’est un vrai travail d’équipe. Il y a tout le travail d’animation réalisé par Christèle, une interprétation « tordante » par la Voix de Pierre Scarella, la partie sonore où Michel (l’ingénieur son de LSQR) a su définir les fonds musicaux adéquats et qui a fabriqué certains bruitages sur mesure. Sans oublier bien sûr, Françoise, connue pour son travail d’éditrice, mais qui aussi s’est illustrée par sa réactivité, son dynamisme et ses conseils pour mener à bien le projet. C’est une vraie aventure collective !

S. : Christèle a fait un travail magnifique sur Nombril et j’en profite pour la remercier ici !

Oh ben là, je suis toute chamboulée Flambi… et une souris chamboulée, ça peut faire un peu peur ! Un grand merci … à vous tous !
Après la séquence émotion, la séquence culturelle !
Vous savez que j’aime partager des livres avec les auteurs et illustrateurs qui rejoignent l’équipe LSQR, pouvez-vous nous parler de vos livres préférés, en jeunesse et pour les grands ?

S. : Tout Georges Perec ! Et puis tout Nick Hornby ! Et puis de la BD : « Combat
ordinaire » de Manu Larcenet, « Les années douces » de Taniguchi, et les BD de Manuele Fiore. J’ai découvert la BD très tard, je me rattrape !

F. : Petit j’étais absorbé par Jules Verne et les Fables de La Fontaine, mais je crois que j’étais autant fasciné par les textes que par les gravures qui accompagnaient ces ouvrages. Sinon plus récemment j’ai eu un gros coup de coeur pour « Là où vont nos pères » une BD graphique de Tan Shaun.

A quoi jouiez-vous lorsque vous étiez enfants ? Là encore cher lecteur, ne crois pas que je saute du coq à la souris ! cette question a un sens profond… en fait !

S. : Avec mes cousines, on jouait à la marchande de clous. Oui, oui : des jours entiers dans le garage de Papy ! Plus classiquement, à la maîtresse bien-sûr (avec mes fameux élèves en carton) et à la chanteuse de rock (avec mes moins fameuses guitares en bois).

F. : Faire des cabanes. Patauger dans le fossé derrière la maison dans lequel on mettait des poissons pêchés à l’étang. Etudier les tritons avec mon frère… à fabriquer un tas de trucs invraisemblables avec Papi !

Aviez-vous des rêves de grandeur, ou de folie passagère ?

S. : oui, je voulais me marier et avoir des enfants : fou, non ?

F. : Ouvrir une « poste des coquillages », je ne sais pas bien ce que c’était, même encore aujourd’hui !

Qui choisissait vos jeux ?

S. : moi toute seule, comme une grande. « Une poste de coquillages », en voilà une belle idée de livres !

F. : Je sèche, faut que je demande aux parents Flambi !

Toujours avec votre imaginaire qui tourne à “donfe” Séverine ! Vous arrive-t-il encore de jouer à des jeux d’enfants ?

S. : haha, oui. Je joue régulièrement à des jeux qu’on invente avec mes enfants, toute une soirée où chaque membre de la famille en imite un autre, et surtout j’invente des histoires le soir pour les endormir et ça rate : ça finit en fou rire !

F. : Jusqu’à il n’y a pas si longtemps quand j’étais animateur pour des colonies de vacances, et maintenant plus rarement avec ma nièce et mon neveu .

Allez, une petite dernière pour Flambi, racontez-nous l’histoire de votre pseudo.

F. : Ça vient tout simplement d’une physionomie flambesque, d’une lenteur plus élevée que la moyenne assez proche de la consistance du dessert !

S. : Flambi, c’est une crème ! (OK, je sors).

Comme j’ai été heureuse de partager ces moments avec vous, Nombril bien sûr, mais aussi cet échange et tous les autres. Vive le Roi !

26
janvier
2011
Écrit par Francoise

Nombril 1er ! Souverain d’un royaume en folie !

Attention jeune lecteur imprudent” , ce que tu vas découvrir prochainement est “un conte bizarre et vaguement fou, bien croustillant, avec de vrais ingrédients de conte dedans… de l’Amouuuur, des batailles (pas trop) sanglantes, des ennemis tapis dans l’ombre !”

A la plume, Sévérine Vidal, pour sa première collaboration avec La Souris Qui Raconte. Pour les curieux, les impatients, les frénétiques, tout (ou presque) est dit dans la rubrique illustrateur.

A l’illustration, Flambi ! Un talent fou ! Qui, associé à la virtuosité de Christèle, anime les élucubrations de Nombril ! Un vrai régal !

L’histoire est non seulement drôle, écrite avec un humour dont Sévérine nous délecte (je conseille à toutes les mamans “Arsène veut grandir“), mais pose aussi quelques questions (beaucoup plus sérieuses) sur le ridicule du pouvoir ! Une satire moderne sous couvert de rois et de reines, de royaumes et de convoitise !

A découvrir très prochainement sur le site de La Souris Qui Raconte !

9
décembre
2010
Écrit par Francoise

Par Céline Lavignette-Ammoun et Gabrielle Richard

Alors que Paris et la région Ile- de-France sont bloquées par la neige, que la TVA à 5,5% progresse sur le front des livres numériques, La Souris Qui Raconte met en ligne sa cinquième “Histoire à jouer” ! Ne cherchez pas de rapport, il n’y en a pas, si ce n’est que dans quelques temps, lorsque vous et moi relirons ces lignes, nous aurons une meilleure idée du climat extérieur !

Voilà donc un conte pour enfants dans lequel il est question de livres et de bibliothèque, de mots et d’aventures ! Céline qui écrit là sa deuxième histoire pour La Souris Qui Raconte, “Voyage sur les ondes” était la première, nous offre un récit d’une belle facture rythmée. On y croise une nouvelle fois avec plaisir, le petit chaperon rouge et Alice. Gabrielle quant à elle, a su créer une ambiance toute particulière avec des illustrations empreintes d’une grande poésie. Toutes les deux se sont prêtées avec amusement au jeu des questions, que vous commencez à bien connaître maintenant, chers lecteurs assidus !

LSQR : A quand remonte votre passion pour l’écriture et l’illustration ?

Céline : Depuis que je sais tenir un stylo ! Quand j’étais petite, je passais des heures à confectionner des livres, en faisant tout de A à Z, depuis les dessins et l’histoire, jusqu’à la reliure !

Gabrielle : Depuis que je suis enfant. Je me souviens en particulier que je redessinais les « tintin » à ma façon !

LSQR : C’est amusant de vérifier au fil de ces petites interview rigolotes, comment les passions naissent tôt ! Dès l’enfance, pour la plupart ! Cette merveilleuse tranche de vie, au cours de laquelle prend racine une partie de ce que sera notre vie de demain… ! Et qu’est-ce que vos passions respectives vous apportent ?

Céline : C’est un fantastique moyen d’exprimer, de rêver, de voyager et de partager.

Gabrielle : Lorsque je dessine, je suis connectée pourrait-on dire, avec la source. Cela vient tout seul, naturellement. Je suis très inspirée quand je crée. Souvent je me laisse guider par une force intérieure qui créerait pour moi. Je suis toujours très étonnée de voir ce que je fais. En fait, j’ai le sentiment que je ne suis qu’un medium, une “passeuse” d’images.

LSQR : Wouahh ! Une “passeuse” d’images, une bien belle métaphore pour une illustratrice ! Mais dites-nous un peu ce que vous faites lorsque vous n’écrivez ni ne dessinez ?

Céline : Quand je n’écris pas, je lis ce qu’ont écrit les autres et j’en fais des livres très sérieux.

Gabrielle : Je continue de créer : photos, bijoux, cuisine, en faisant et en donnant des cours de yoga… Je prends du temps pour moi et pour ceux que j’aime. Je me repose. Je ne fais rien, voilà en fait c’est ca ! ! c’est ce que je préfère !

LSQR : C’est vrai Céline que vous êtes vous-même éditeur, dans le secteur scolaire, je l’ai redécouvert en lisant la très jolie chronique de votre livre “L’oiseau rouge” édité par la toute nouvelle maison d’édition Nobi-Nobi. Une jeune équipe que j’ai croisée sur le salon de Montreuil, deux chouettes gars ! Vous baignez dans la lecture et l’écriture toute la journée ! Pouvez-vous nous dire quels sont vos livres cultes ? Vous savez, ceux que vous emporteriez avec vous sur une île déserte ? Comme si quelqu’un avait une chance de se retrouver sur une île déserte ? Mais bon, soyons fous !

Céline : En littérature jeunesse, c’est Miss Charity de Marie-Aude Murail, Dans moi d’Alex Cousseau et Kitty Crowther. Et puis aussi tous les albums de Claude Ponti. En littérature vieillesse, les romans de Zola sont pour moi un modèle de narration et de sens de la description.

LSQR : Et vous Gabrielle, dont je suis sûre que vous aimerez vous retrouver sur une île déserte !

Gabrielle : Enfant : Biboundé et Tintin ou La marque jaune, ado : Arsène Lupin, sinon, la tout de suite : Se libérer du connu de J.Krishnamurti

LSQR : Une île déserte sur la banquise alors Gabrielle ! et pourriez-vous nous dire avec quel auteur vous auriez aimé travailler en binôme ?

Gabrielle : Aucune idée, du moment que l’histoire me porte…

LSQR : Et vous Céline, une envie d’illustrateur ?

Céline : Marjorie Pourchet, Olivier Tallec, Beatrice Alemagna… pour ne citer que les plus célèbres. Mais il y en a des tas d’autres !

LSQR : On arrive à la partie croustillante de mes petites questions ! Votre côté caché… ! Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ?

Céline : Mon chat qui vient réclamer ses croquettes.

Gabrielle : La foi. Savoir que nous avons tous la lumière en nous. Vouloir établir le vrai, le beau, l’harmonie… la paix !

LSQR : Et qu’est-ce qui vous fait sortir de vos gonds ?

Céline : Mon chat qui dévore le coin de mes livres de chevet parce que je ne me lève pas pour lui donner ses croquettes !

Gabrielle : Quand je perd le nord ou plutôt l’étoile du berger !

LSQR : Vous êtes toutes les deux très mystiques, chacune dans votre genre ! Ça me plaît bien ! Avez-vous l’une et l’autre, une face Jekyll et l’autre Hyde ?

Céline : Le jour, j’ai un métier très sérieux avec des gens non moins sérieux. Et la nuit j’écris des histoires de princesses et de fantômes. J’aime bien ce petit côté caché de l’écriture !

Gabrielle : Je suis du signe de la “Balance” alors l’énumération serait trop longue (rires) !

LSQR : Si votre enfant voulait être écrivain ou illustrateur, quels conseils lui prodigueriez-vous ?

Céline : Mon premier va naître dans quelques mois, je ne lui donnerai surtout aucun conseil !

Gabrielle : Aie confiance…

LSQR : Céline, peut-être le même que Gabrielle alors, parce qu’aucun conseil, je trouve ça dur, nos enfants n’en ont-ils pas un peu besoin ? Libres à eux d’en faire ce qu’ils veulent, mais bon… Pour les mystiques mistigri que vous êtes si vous deviez renaître de vos cendres, avec la mémoire de votre vie, que garderiez-vous et que jetteriez-vous ?

Céline : Je garderai tout pareil, même s’il y a des tas de petits trucs que parfois je n’aime pas.

Gabrielle : Rien de rien, je ne regrette rien.

LSQR : Vous avez pas mal de points communs finalement, c’est plutôt marrant ! Et si vous deviez être un animal, une couleur, un met, un parfum et enfin quelqu’un d’autre, qui seraient-ils et pourquoi ?

Céline : Un animal : un chat, parce que j’adorerais passer mes journées affalée sur le radiateur.
Un met : du chocolat, parce qu’avec une bonne dose de cacao toutes les énergies repartent.
Un parfum : celui d’une fleur de jasmin, parce que cela me fait penser aux vacances.
Quelqu’un d’autre : ah, personne ! j’essaie déjà d’être moi-même (et ce n’est pas facile), alors pourquoi vouloir être un autre ?

SLQR : Pour le chat, on s’en serait douté ! Et vous Gabrielle ?

Gabrielle : Un animal : un dragon, le dragon est le gardien d’un trésor fabuleux caché au fond des mers. Là, il veille sur la perle miraculeuse qui renferme la sagesse et la connaissance, pure comme l’or, symbole de la perfection spirituelle.
Une couleur : le blanc pour la vacuité, la douceur, la légèreté, la présence invisible…
Un met : des pâtes… et pas forcement des panzani.
Un parfum : celui de la terre après la pluie (surtout si tropicale).
Quelqu’un d’autre : Bouddha ou n’importe quel sage… l’avatar !

LSQR : Céline, comment imaginez-vous vos histoires ?

Céline : En regardant la vie et les gens autour de moi. J’ai souvent l’impression de ne rien inventer, et de tout « piquer » à ce qui m’entoure. Le travail de création littéraire n’est en fait qu’un travail de recréation et d’assemblage, un peu comme le rêve qui, selon Freud, est une condensation d’images vécues pendant le jour.

LSQR : Vous êtes toutes les deux emplies d’une belle sagesse, et la douceur qui émane de vos propos est très reposante. Un grand merci à toutes les deux ! Je vous offre pour le plaisir, deux images du jour, qui collent assez bien avec la sérénité de notre échange.