Posts Tagged ‘La souris qui raconte’
Enfin ! Je vous en ai parlé dès le début. C’était le 20 octobre 2010, dans la rubrique “Les coulisses” sur la home du site de La Souris Qui Raconte.
L’Ogresse va enfin voir le jour dans sa version numérique. En effet cette histoire de la collection Histoires à inventer, existe en version imprimée dans un tirage limité, et est éditée par les Atomes Crochus.
Les Atomes Crochus transforment la science en art, en plaisir, en rire et en jeu. C’est une association interdisciplinaire créée en 2002 à l’Ecole Normale Supérieure par trois universitaires passionnés de communication scientifique. Dès sa création, à travers une grande variété d’activités de médiation culturelle dans les domaines des sciences expérimentales et du développement durable, elle se mue en un véritable laboratoire d’innovations de la culture scientifique. L’association vise des objectifs ambitieux : développer le goût d’apprendre chez les jeunes, participer à la clarification des valeurs, entretenir l’envie de comprendre le monde. Ces objectifs sont entrés en résonnance avec La souris qui raconte. La même motivation nous anime. Entretenir le plaisir de la découverte et de la lecture chez les jeunes par la curiosité et l’émerveillement !
L’Ogresse est un conte allégorique et aborde le thème difficile des effets pervers de la croissance économique à tout crin. Il s’inscrit dans le projet « Je lis, je joue, j’agis » initié par Les Atomes Crochus en 2009. Francine Pellaud en est l’auteur et Clémentine Robach l’illustratrice, tant dans sa version papier que numérique. Elle a d’ailleurs parfaitement su adapter son travail à cette nouvelle technique.
6 janvier, déjà !
C’est fou ce que le temps (celui qui passe, pas celui qui pleut) peut être taquin ! Selon comment vous vous positionnez dans l’espace (temps), il peut aller très vite, ou au contraire très………len………te………ment……… Par contre, au bout du compte et d’un certain temps, il a juste filé entre vos doigts ! Pffftt !
Tout ça pour dire que là, tout de suite, maintenant… il est lent ce temps. Suspendu en plein vol. Alors que La Souris Qui Raconte continue sur sa lancée et que les sollicitations des bibliothèques, des salons et des expositions affluent dans ma boîte mail, il fait le difficile ! J’y vais ou j’y vais pas ? Je peux ou je peux pas ? Que nous réserve 2012, à ma Souris et moi ?
Bon nombre de professionnels s’accordent à dire que cette année 2012 est l’année 1 de l’édition numérique, la mesure étalon en quelque sorte (formule entendue sur BFM Business et citée par Michael Dahan de la société Bookeen) je me dis alors que je suis pile dedans ! Que 2012 nous comptera parmi ses acteurs phares (au moins en jeunesse) ! Le développement des supports en tous genres a fait un bon en avant incroyable ; pour preuve, leur nombre croissant recensé sur la page GoogleAnalytics de La Souris Qui Raconte (28 références distinctes relevées ce matin). Mais cela fait-il le marché du livre numérique ? Même si cela va sans aucun doute créer de la demande. Dans quel délai ?
Délai <=> Temps vs Temps <=> Argent… CQFD… Vous me suivez ?
Alors puisque l’époque est aux vœux, chers lecteurs, fidèles amis, faites-vous connaître et souhaitez-nous de réussir cet incroyable pari ! TENIR pour REUSSIR !
Pour les fêtes de fin d’année, et ceux qui sont passés à côté
La Souris Qui Raconte vous convie à plonger au cœur de son catalogue…
Lire la carte de vœux 2012 >
Jusqu’à fin janvier, profitez de la remise de 30% sur TOUS les livres numériques
de La Souris Qui Raconte
référence du bon de réduction MONTREUIL2011
Encore un sujet sur la rentrée littéraire, alors qu’il en était déjà question ici !? Ah mais c’est que celle là est toute différente ! Elle est collégiale… engagée… médiatisée… 100% numérique.
Initié par Actuallité et Walrus, je vous invite à découvrir l’excellent blog dédié, pour vous faire une idée de la dimension de ce mouvement !
Si certains se demandent pourquoi une rentrée littéraire numérique (et seulement numérique), alors qu’au fond il est question de livres et uniquement de livres, je pose la question, combien de livres numériques avez-vous lu ? Allez, on me répond… ! Bien peu n’est-ce pas… voire pas du tout ! L’idée est donc, au regard de ces livres, qui le sont tout autant que leurs homologues papier, de faire connaître nos titres. Faire valoir notre édition encore trop souvent à la marge. Se regrouper pour être plus fort ! Les “pure-player” font encore malheureusement figure d’extra-terrestres. Bien peu considérés par les institutions, dont c’est pourtant le rôle, on nous néglige, on nous disgracie. Voilà pourquoi je me devais de relayer ici cette initiative gentiment révolutionnaire, pour dire à chacun que lire en numérique, c’est LIRE, tout court…
Merci à Nicolas et Julien !
La parole vous est donnée chers enfants, chers parents, chers lecteurs ! La souris qui raconte donne sur son site, plusieurs moyens de communication. Des sondages sont prévus pour chaque histoire. Vous pouvez dire si vous avez aimé Pas du tout, Un peu, Beaucoup, Passionnément. Ils ne sont pas là pour occuper l’espace, mais bel et bien pour recueillir votre avis. Des commentaires par le biais de “La parole aux enfants” vous permettent de laisser un message. Si votre enfant n’ose pas encore s’y aventurer, montrez lui comment faire pour qu’il nous dise ce qu’il aime ou n’aime pas, et pourquoi ! Vous n’imaginez pas à quel point vos retours sont précieux pour rester au plus près de vos attentes, sans nous départir pour autant de nos choix éditoriaux et artistiques. Et puis enfin, la rubrique “Coloriages Créatifs” . Elle donne à vos enfants une grande liberté d’expression, ils peuvent, à leur guise, s’approprier les illustrations de nos artistes. Aidez-les à jouer le jeu, et ainsi créer LEUR propre histoire ! La réussite est l’affaire de tous, c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité vous donner la parole. J’en profite pour rappeler que La souris qui raconte fait gagner des histoires pour enfants, à lire en ligne ! Une histoire par jour jusqu’à Noël et ça se joue sur Facebook !
Par Céline Lavignette-Ammoun et Gabrielle Richard
Alors que Paris et la région Ile- de-France sont bloquées par la neige, que la TVA à 5,5% progresse sur le front des livres numériques, La Souris Qui Raconte met en ligne sa cinquième “Histoire à jouer” ! Ne cherchez pas de rapport, il n’y en a pas, si ce n’est que dans quelques temps, lorsque vous et moi relirons ces lignes, nous aurons une meilleure idée du climat extérieur !
Voilà donc un conte pour enfants dans lequel il est question de livres et de bibliothèque, de mots et d’aventures ! Céline qui écrit là sa deuxième histoire pour La Souris Qui Raconte, “Voyage sur les ondes” était la première, nous offre un récit d’une belle facture rythmée. On y croise une nouvelle fois avec plaisir, le petit chaperon rouge et Alice. Gabrielle quant à elle, a su créer une ambiance toute particulière avec des illustrations empreintes d’une grande poésie. Toutes les deux se sont prêtées avec amusement au jeu des questions, que vous commencez à bien connaître maintenant, chers lecteurs assidus !
LSQR : A quand remonte votre passion pour l’écriture et l’illustration ?
Céline : Depuis que je sais tenir un stylo ! Quand j’étais petite, je passais des heures à confectionner des livres, en faisant tout de A à Z, depuis les dessins et l’histoire, jusqu’à la reliure !
Gabrielle : Depuis que je suis enfant. Je me souviens en particulier que je redessinais les « tintin » à ma façon !
LSQR : C’est amusant de vérifier au fil de ces petites interview rigolotes, comment les passions naissent tôt ! Dès l’enfance, pour la plupart ! Cette merveilleuse tranche de vie, au cours de laquelle prend racine une partie de ce que sera notre vie de demain… ! Et qu’est-ce que vos passions respectives vous apportent ?
Céline : C’est un fantastique moyen d’exprimer, de rêver, de voyager et de partager.
Gabrielle : Lorsque je dessine, je suis connectée pourrait-on dire, avec la source. Cela vient tout seul, naturellement. Je suis très inspirée quand je crée. Souvent je me laisse guider par une force intérieure qui créerait pour moi. Je suis toujours très étonnée de voir ce que je fais. En fait, j’ai le sentiment que je ne suis qu’un medium, une “passeuse” d’images.
LSQR : Wouahh ! Une “passeuse” d’images, une bien belle métaphore pour une illustratrice ! Mais dites-nous un peu ce que vous faites lorsque vous n’écrivez ni ne dessinez ?
Céline : Quand je n’écris pas, je lis ce qu’ont écrit les autres et j’en fais des livres très sérieux.
Gabrielle : Je continue de créer : photos, bijoux, cuisine, en faisant et en donnant des cours de yoga… Je prends du temps pour moi et pour ceux que j’aime. Je me repose. Je ne fais rien, voilà en fait c’est ca ! ! c’est ce que je préfère !
LSQR : C’est vrai Céline que vous êtes vous-même éditeur, dans le secteur scolaire, je l’ai redécouvert en lisant la très jolie chronique de votre livre “L’oiseau rouge” édité par la toute nouvelle maison d’édition Nobi-Nobi. Une jeune équipe que j’ai croisée sur le salon de Montreuil, deux chouettes gars ! Vous baignez dans la lecture et l’écriture toute la journée ! Pouvez-vous nous dire quels sont vos livres cultes ? Vous savez, ceux que vous emporteriez avec vous sur une île déserte ? Comme si quelqu’un avait une chance de se retrouver sur une île déserte ? Mais bon, soyons fous !
Céline : En littérature jeunesse, c’est Miss Charity de Marie-Aude Murail, Dans moi d’Alex Cousseau et Kitty Crowther. Et puis aussi tous les albums de Claude Ponti. En littérature vieillesse, les romans de Zola sont pour moi un modèle de narration et de sens de la description.
LSQR : Et vous Gabrielle, dont je suis sûre que vous aimerez vous retrouver sur une île déserte !
Gabrielle : Enfant : Biboundé et Tintin ou La marque jaune, ado : Arsène Lupin, sinon, la tout de suite : Se libérer du connu de J.Krishnamurti
LSQR : Une île déserte sur la banquise alors Gabrielle ! et pourriez-vous nous dire avec quel auteur vous auriez aimé travailler en binôme ?
Gabrielle : Aucune idée, du moment que l’histoire me porte…
LSQR : Et vous Céline, une envie d’illustrateur ?
Céline : Marjorie Pourchet, Olivier Tallec, Beatrice Alemagna… pour ne citer que les plus célèbres. Mais il y en a des tas d’autres !
LSQR : On arrive à la partie croustillante de mes petites questions ! Votre côté caché… ! Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ?
Céline : Mon chat qui vient réclamer ses croquettes.
Gabrielle : La foi. Savoir que nous avons tous la lumière en nous. Vouloir établir le vrai, le beau, l’harmonie… la paix !
LSQR : Et qu’est-ce qui vous fait sortir de vos gonds ?
Céline : Mon chat qui dévore le coin de mes livres de chevet parce que je ne me lève pas pour lui donner ses croquettes !
Gabrielle : Quand je perd le nord ou plutôt l’étoile du berger !
LSQR : Vous êtes toutes les deux très mystiques, chacune dans votre genre ! Ça me plaît bien ! Avez-vous l’une et l’autre, une face Jekyll et l’autre Hyde ?
Céline : Le jour, j’ai un métier très sérieux avec des gens non moins sérieux. Et la nuit j’écris des histoires de princesses et de fantômes. J’aime bien ce petit côté caché de l’écriture !
Gabrielle : Je suis du signe de la “Balance” alors l’énumération serait trop longue (rires) !
LSQR : Si votre enfant voulait être écrivain ou illustrateur, quels conseils lui prodigueriez-vous ?
Céline : Mon premier va naître dans quelques mois, je ne lui donnerai surtout aucun conseil !
Gabrielle : Aie confiance…
LSQR : Céline, peut-être le même que Gabrielle alors, parce qu’aucun conseil, je trouve ça dur, nos enfants n’en ont-ils pas un peu besoin ? Libres à eux d’en faire ce qu’ils veulent, mais bon… Pour les mystiques mistigri que vous êtes si vous deviez renaître de vos cendres, avec la mémoire de votre vie, que garderiez-vous et que jetteriez-vous ?
Céline : Je garderai tout pareil, même s’il y a des tas de petits trucs que parfois je n’aime pas.
Gabrielle : Rien de rien, je ne regrette rien.
LSQR : Vous avez pas mal de points communs finalement, c’est plutôt marrant ! Et si vous deviez être un animal, une couleur, un met, un parfum et enfin quelqu’un d’autre, qui seraient-ils et pourquoi ?
Céline : Un animal : un chat, parce que j’adorerais passer mes journées affalée sur le radiateur.
Un met : du chocolat, parce qu’avec une bonne dose de cacao toutes les énergies repartent.
Un parfum : celui d’une fleur de jasmin, parce que cela me fait penser aux vacances.
Quelqu’un d’autre : ah, personne ! j’essaie déjà d’être moi-même (et ce n’est pas facile), alors pourquoi vouloir être un autre ?
SLQR : Pour le chat, on s’en serait douté ! Et vous Gabrielle ?
Gabrielle : Un animal : un dragon, le dragon est le gardien d’un trésor fabuleux caché au fond des mers. Là, il veille sur la perle miraculeuse qui renferme la sagesse et la connaissance, pure comme l’or, symbole de la perfection spirituelle.
Une couleur : le blanc pour la vacuité, la douceur, la légèreté, la présence invisible…
Un met : des pâtes… et pas forcement des panzani.
Un parfum : celui de la terre après la pluie (surtout si tropicale).
Quelqu’un d’autre : Bouddha ou n’importe quel sage… l’avatar !
LSQR : Céline, comment imaginez-vous vos histoires ?
Céline : En regardant la vie et les gens autour de moi. J’ai souvent l’impression de ne rien inventer, et de tout « piquer » à ce qui m’entoure. Le travail de création littéraire n’est en fait qu’un travail de recréation et d’assemblage, un peu comme le rêve qui, selon Freud, est une condensation d’images vécues pendant le jour.
LSQR : Vous êtes toutes les deux emplies d’une belle sagesse, et la douceur qui émane de vos propos est très reposante. Un grand merci à toutes les deux ! Je vous offre pour le plaisir, deux images du jour, qui collent assez bien avec la sérénité de notre échange.


