Archive for juin, 2014

21
juin
2014
Écrit par Francoise

Ce matin avait lieu la restitution de notre histoire d’école dans le collège de La Grange aux Belles à Paris. Séquence émotion !

une-ile-juste-parfaite-CouvBrigitte Barrachina la professeur de lettres et Christiane Guégan la documentaliste m’avaient donné rendez-vous ce samedi pour présenter aux élèves et à leurs parents « Une île juste parfaite ». Dans le réfectoire du collège, face à l’écran, l’assistance silencieuse a découvert le livre élaboré avec beaucoup de persévérance et de passion par la classe de 5eB. La version IBA est en soumission chez Apple, et la version web en fabrication chez l’agitateur d’images préféré de La Souris Qui Raconte ! Sortie(s) prévue(s) fin de semaine prochaine et début juillet !
Le livre s’est refermé sur des au revoir touchants emprunts de fierté ! L’expérience a été magique, merci à Adil, Amin, Amy, Christine, Cidalia, Djaka, Fatoumata, Kadidja, Kadietou, Kaihui, Loïc, Manon, Mohamed, Nohaïla, Sabrino, Sarah, Steven, Tessa et Yannick pour avoir fait preuve de tant d’imagination.
Un grand merci également à Lecture Jeunesse pour son implication sur le livre et la lecture des adolescents et des jeunes adultes. Voici en substance ce qu’écrit sa directrice Sonia de Leusse (à retrouver dans « Une île juste parfaite ») :

Conçu pour aider les élèves à lire et à diversifier leurs lectures, à se repérer dans les publications numériques et l’architecture des documents, leur permettre de rédiger un texte, et leur donner confiance en eux en valorisant leur création personnelle, ce projet a été mené tout au long de l’année 2013-2014. Par une approche pédagogique transversale (arts graphiques, maîtrise de la lecture et de l’écriture, appropriation des potentialités du numérique), et à l’aide de sélections de livres qui leur ont été proposées (bandes-dessinées, textes patrimoniaux, actualité éditoriale jeunesse), les collégiens ont élaboré la trame de l’histoire, rédigé l’intégralité des textes, conçu les personnages, imaginé et dessiné le cadre et les univers de ce livre en travaillant individuellement et en groupes.

Présentation de la matinée

Présentation de la matinée

L'assistance attentive

L’assistance attentive

Projection de « Une île juste parfaite »

Projection de « Une île juste parfaite »

18
juin
2014
Écrit par Francoise

Le mois de juin fait la part belle aux bibliothèques dans l’actualité LSQR ! Epinal, Perpignan, salon de l’ABF… La lecture numérique progresse !

Jeudi 12, malgré les grèves de trains (et une petite aventure rocambolesque qui me vît assise sur un banc perdue au milieu de nulle part pendant 3/4 d’heure dans l’attente d’être sauvée !) La Souris Qui Raconte était à Epinal pour un salon numérique organisé par la médiathèque départementale des Vosges. Une initiative remarquable a bien des égards.
Tout d’abord, désacraliser le numérique en donnant la parole à des bibliothécaires affranchis sur ces questions. Ensuite, mettre en relation directe des bibliothécaires et des fournisseurs de contenus numériques à l’occasion d’ateliers (c’était le format pour Epinal) pendant lesquels les fournisseurs présentent leurs ressources. Une belle journée d’échanges où chacun avait du temps pour montrer, et donc découvrir pour ceux qui regardent, commenter, interroger en vue de faciliter la compréhension et la prise en main (ultérieure) des ressources exposées. Le bibliothécaire doit s’adapter. Plus, se réinventer ! Faire une mise à jour en « 3.0 » ! Quel est son métier, que deviennent ses missions ? L’enjeu de la connaissance ne passe plus uniquement par le livre imprimé, mais par quantité de ressources dématérialisées, qui viennent grossir le champ des acquisitions. Toutes les personnes rencontrées jeudi en ont bien conscience, mais se sentent parfois un peu débordées !

Exposition LSQRAprès l’est, le sud, direction Perpignan ! En train, ce n’est pas franchement la porte à côté (surtout en période de grèves), mais il y fait bon et chaud (venteux aussi), et puis ça se passe au Palais des Rois de Majorque, pas moins !
Une journée intense, organisée elle aussi de façon remarquable, dans un lieu qui l’est tout autant et avec comme mot d’ordre IN-FOR-MA-TION. Là encore, informer les BDP, MDP, DRAC… sur les enjeux du numérique et échanger sur ces questions qui préoccupent les bibliothécaires du sud, autant que ceux de l’est ! Le format proposé lundi, n’était pas tout à fait le même que celui d’Epinal. Il s’agissait d’un salon (dans le sens lieu d’exposition) avec tables, chaises et grilles d’accrochage. D’un côté, des fournisseurs (plus nombreux qu’à Epinal) réunis dans une des salles du Palais aménagée pour l’occasion, et de l’autre, des tables rondes autour du thème « Le Livre et le Territoire en Languedoc-Roussillon » animées dans des salles annexes. Si La Souris Qui Raconte a été sollicitée (et félicitée -plusieurs fois- pour sa qualité éditoriale) par des bibliothécaires intéressés par ses ressources, d’autres exposants n’ont pas connu le même succès et ont vu d’un assez mauvais œil la concurrence faites par les tables rondes ! Il est vrai qu’entre les difficultés des transports causées par les grèves SNCF, et le format couplé tel qu’il l’était, je comprends leur réaction. Ce salon était le premier, et comme toute première fois, il ne pouvait pas être parfait. Pour autant, je ne doute pas que les organisatrices aient à cœur de ménager un temps d’échange exclusif aux exposants pour la prochaine édition. On en parlait déjà !
Une initiative telle que celle-ci pour un acteur comme LSQR est un formidable levier, bien plus que les salons grand public type Montreuil. Son public est professionnel, son marché « B to B » (de professionnel à professionnel). Je ne vois donc aucune raison de ne pas être satisfaite à 100% par ce type de journées (encore, j’en veux d’autres !). J’y étais venue avec 50 flyers « catalogue » et 30 flyers « tarif », tout est parti. Quant aux affiches illustrées par Claire Fauché, elles ont eu un extraordinaire succès !

Couverture flyer Livre & Territoire

Couverture flyer Livre & Territoire

Implantation Salon Numérique

Implantation Salon Numérique

Le livre numérique : impact sur les professionnels et les publics

Le livre numérique : impact sur les professionnels et les publics

 

La journée terminée nous nous sommes tous donnés rendez-vous dans les allées du salon de l’ABF qui se tiendra à la porte de Versailles jeudi, vendredi et samedi, et qui a pour thème, pour sa 60e édition, « Bibliothèques, nouveaux métiers, nouvelles compétences ». C’est dire si le sujet est bouillant ! LSQR y sera !

6
juin
2014
Écrit par Francoise

On avance… on avance… et vous pouvez être fiers de vous, élèves de 5e du collège Grange aux Belles !

Depuis le 11 avril dernier, l’écriture des textes est terminée et les images également… enfin presque. Les séances d’illustrations, supervisées par Thanh Portal, ont donné de très beaux résultats, que je ne saurais dévoiler ici (encore un peu de patience). Cinq illustrations, élaborées avec beaucoup d’imagination et de détermination par chacun des groupes, viendront ponctuer les récits homériques de nos aventuriers navigateurs vers les îles de l’Uniformité, des Vents, des Arbres, du Feu et du Métal et enfin de l’Eau et de la Glace. Après les trois séances d’illustration prévues au programme (une quatrième a été ajoutée pour la couverture), deux rendez-vous tout aussi excitants attendaient les élèves : la prise en main d’iBooks Author (IBA).

La présentation/explication d’une pré-maquette, réalisée dans IBA par les soins de La Souris Qui Raconte, était l’objectif de la première séance. A partir des fichiers sources réalisés par les élèves (textes et images) nous avions préparé une mise en page et leur avons expliqué comment nous nous y étions pris. Création d’un fichier de travail. Importation du texte (en choisissant le bon fichier avec la bonne extension en .doc ou .docx tout en allant le chercher dans le bon dossier — d’où l’importance de bien ranger ses affaires), où choisir la police de caractère, comment en changer la taille, la couleur. Création d’un bloc image. D’un widjet (pas vraiment d’équivalent en français à part gadget — qui est aussi un anglicisme) à l’intérieur duquel on peut mettre des éléments animés ou sonores. Utilisation de « l’inspecteur »… Bref, l’heure est passée à toute vitesse ! Pour prolonger la première séance, la seconde se devait d’impliquer les élèves : 1) je te montre, 2) tu restitues !

Je les ai donc invité à s’exercer au CDI afin de reproduire ce que nous avions vu ensemble à la première séance. Mardi dernier, la classe divisée par deux en horaires décalés, a travaillé en demi-groupe (4 ou 5 élèves par poste) sur deux iPads raccordés à deux Macs. Je leur ai demandé de créer un nouveau fichier et de reproduire la page d’introduction de leur livre. Textes, images, alpha instantané, couleur, premier et arrière plans… A quatre, ils ont su retrouver les explications données le 22 mai. Leur intérêt et l’envie de bien faire étaient touchants ! Les élèves ont fait preuve de beaucoup de pertinence, en se rappelant les uns aux autres, ce qu’ils devaient faire pour obtenir tel résultat ou tel autre, inévitablement au rythme du néophyte. Trop bien… mais trop court ! Une ou deux séances supplémentaires sur IBA nous auraient permis d’approfondir les widgets, ce qui est quand même très fun dans IBA !

Une fois qu’un livre numérique est écrit et illustré, que le principe graphique est trouvé, que l’on s’est décidé sur les animations et interactions, il lui manque encore toute la partie audio. Aujourd’hui donc, direction Grange aux Belles, pour la séance d’enregistrement. Dans une histoire d’école de La Souris Qui Raconte, se sont les élèves qui lisent ! Sept lectures. Les 5 îles plus l’introduction et le dénouement. Une dizaine d’élèves volontaires ont prêté leur voix, qui à la Reine, qui au Roi ou aux navigateurs. Dans une salle à l’acoustique douloureuse pour un ingénieur du son, les conteurs ont enchainé leurs récits dans des lectures appliquées. Même si on a pu sentir un peu de trac, ces jeunes là ont lu avec cœur, en y mettant le ton, un peu vite parfois mais avec une constante, l’envie de bien lire ! Une belle après-midi, gratifiante pour tous !
Maintenant reste la technique. Couper, monter, équilibrer… mettre quelques effets ou musique, et donner à ce livre la voix de leurs auteurs !

GAB-ENREGISTREMENT

Crédits photos Lecture Jeunesse & LSQR

1
juin
2014
Écrit par Francoise

Quatre ans c’est peu et c’est beaucoup. Cela dépend de qui les porte !

anniversaire_0111er juin 2010, dépôt des statuts de La Souris Qui Raconte au tribunal de Nanterre.
1 461 jours, 30 livres numériques inédits et 8 applications (iPad et Android) plus loin… on se sent comment à quatre ans ?
Pour tout vous dire, cela dépend des jours. Mais s’il existe bien une constante c’est le poids de la tâche qui s’alourdit tous les ans. Pourquoi ? Parce qu’être un éditeur tout en ligne (un pure-player quoi, sauf qu’il ne faut plus se faire appeler comme ça paraît-il), qui se consacre à la littérature de jeunesse, c’est pesant. Pesant parce qu’on est seul. Pesant parce qu’on ne gagne rien. Pesant parce que tout est long, mais loooooonnnnnng ! Si je regarde mes petits camarades autour de moi (ceux que j’aime — et ceux que j’aime moins aussi —), combien sont-ils à vivre de leur métier ? Les éditeurs tout en ligne (c’était mieux pure-player non ?) sont pour la majeure partie nés avec l’arrivée de la tablette iPad entre 2010 et 2011. Ils ont envahi l’App Store. Peu nombreux en 2010, nous avons été de plus en plus à nous partager un gâteau dont nous aurions pu croire que la taille augmenterait avec le nombre des années. Que nenni ! Les entrants sont entrés, ils se sont invités, croyant à juste titre que la table aurait quelques rallonges, mais pas du tout ! Ce que j’écris là, rapporter régulièrement nos difficultés, croyez-le ou non, cela m’aide, et j’ose croire que ça en aide d’autres. Hier, une étudiante, travaillant sur son master édition (spécialisation numérique), s’étonnait de l’ignorance des éditeurs « classiques » sur les questions numériques. Elle me demandait pourquoi les pure-player avaient une acuité si maitrisée sur ces questions, alors qu’ils ne pratiquent leur métier que depuis 4 ans, tout au plus ? Avoir les mains dans le cambouis, ne pas avoir la sécurité d’une feuille de paie à la fin du mois, se remettre en question tous les matins en rédigeant sa « to do list » … Voilà les réponses que je lui ai soufflées. Notre métier est dur, peu reconnu, nous n’en vivons pas (à part quelques élus qui se demandent pour combien de temps encore) et nous en perdrons en route.

Pourtant, pendant ces quatre années, j’ai résisté en continuant de faire ce que je savais faire, des livres numériques en ©Flash à lire en streaming. Aujourd’hui quel éditeur numérique peut se targuer d’avoir trente titres à son catalogue (et 8 applications) ? Je crois ne pas avoir à rougir lorsque je fais la reddition des comptes pour distribuer les DA à mes auteurs-illustrateurs. Et pourtant ! L’incertitude de l’avenir, la solitude de l’entrepreneuse, les contrariétés liées à l’incertitude et à la solitude… Bref, je vous le dis tout de go, ce 4e anniversaire, même s’il est placé sous de bien meilleurs auspices n’augure rien de meilleur que le précédent, et ça aussi… c’est pesant !

 
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