A la plume Anne-Gaëlle Balpe, dont c’est la première contribution avec La Souris Qui Raconte ; à la palette graphique, Julien Castanié, aidé de Farah Allegue pour les animations. Tous les trois se retrouvent autour d’un conte de Noël rare, parce qu’audacieux, où il est écrit avec beaucoup d’humour et de générosité que le Père Noël, n’est peut-être pas celui qu’on croit ! Autre regard…
LSQR : Anne-Gaëlle, pouvez-vous nous dire comment vous est apparue cette vérité sur le Père Noël et comment vous avez imaginé que ce conte soit appréhendé par les parents ?
Cette vérité m’est apparue… à la fenêtre ! Non je mens, car chez moi, il n’y en a pas (vraiment). Mais la vérité, c’est que je vis dans un département connu pour son métissage et ses cités ! La plupart des prénoms de l’histoire d’ailleurs sont ceux de personnes que je connais. Pour le reste… la petite étincelle de l’idée reste bien mystérieuse ! Tout ce que je sais, c’est que le prénom du Père-Noël m’est arrivé, comme ça, sans raison, et que j’ai tissé l’histoire autour de ce début.
Quant aux parents… cette histoire ne propose qu’une vérité de plus ! Le titre « toute LA vérité… » est volontairement provocateur, car bien sûr, il fait écho à toutes les vérités-vraies que les parents et les enfants se racontent. Un jour mon fils est rentré de l’école en me disant « mon copain dit qu’en fait, c’est Dieu qui apporte les cadeaux ». Son copain était musulman. Et là j’ai pensé : c’est amusant d’imaginer que dans chaque maison, il y a une version différente, et que les parents adaptent Noël (car on peut difficilement y échapper) à leurs croyances, à leurs convictions. Moi par exemple, je n’ai jamais dit à mes enfants que le Père-Noël des grands magasins était le vrai… parce que parfois il est vraiment miteux ! Je leur ai toujours dit que le vrai, on ne le voyait jamais et que les autres étaient là pour la déco. Tiens… on dirait que finalement j’ai trouvé l’origine de l’étincelle mystérieuse.
LSQR : L’aviez-vous soumis à d’autres éditeurs que La Souris Qui Raconte ?
Je crois l’avoir soumis à un ou deux autres éditeurs. Qui m’ont répondu que cette histoire était destinée à des enfants trop grands pour leurs collections. Mais je ne me souviens plus très bien… depuis j’ai fait des dizaines d’envois de texte, c’est un marathon quotidien (enfin, un peu moins depuis quelque temps).
LSQR : Quelles sont vos sources d’inspiration, vos auteurs phares ?
Mon auteur phare, que je relis parfois encore, est Roald Dahl. C’est bien simple, je le vénère. Lui et son illustrateur, Quentin Blake. D’ailleurs je me souviens parfaitement avoir été vraiment dans la chocolaterie de Charlie, vers dix ans. Si, si, c’est la vérité, j’ai trouvé un ticket d’or et je suis montée dans le grand ascenseur de verre. Le problème étant que je n’en suis jamais totalement revenue.
Mais cette source d’inspiration n’est peut-être pas très « visible » dans cette histoire. Elle l’est plus dans les romans pour jeunes lecteurs que j’ai écrit.
Sinon, petite (car c’est là qu’est née mon inspiration), j’ai totalement adulé la série Moumine de Tove Jansson, ainsi que L’année du Mistouflon de Anne-Marie Chapouton. Et j’ai commencé à vouloir écrire un roman quand j’ai vu L’histoire sans fin au cinéma (mais j’ai mis presque trente ans à le faire, finalement) ! C’est là, vraiment, que j’ai trouvé magique le fait de pouvoir inventer une histoire et emmener les gens dans d’autres mondes, comme dans le film, d’ailleurs.
LSQR : Vous avez été publiée chez Oskar en co-édition avec Séverine Vidal, auteur dont La Souris Qui Raconte a édité 3 titres. Pouvez-vous nous parler de cette expérience ? C’est plutôt rare des romans écrits à plusieurs mains, six en tout n’est-ce pas ?
Le pire étant que nous en avons écrit un à quatorze mains (On n’a rien vu venir, qui sortira en mars chez Alice Jeunesse) !
Pour Roulette Russe, chez Oskar, c’est Séverine qui nous a réunit, toutes les trois. On ne savait pas, alors, qu’on s’embarquerait dans une aventure aussi enthousiasmante et dans une amitié rare ! Le premier tome a été écrit un peu à la façon d’un cadavre exquis (en plus « construit »). La première a écrit un chapitre, l’a envoyé aux deux autres, qui l’ont lu, fait des remarques (comme « cocotte, le mot joasse ne se dit plus depuis 1986 »). La deuxième a écrit le deuxième chapitre, etc. Nous ne nous sommes vraiment mises d’accord que sur les derniers chapitres. C’était très excitant, d’écrire l’histoire au fur et à mesure, et de repasser le bébé à la suivante, en attendant fébrilement de voir ce qu’elle inventerait, et de découvrir des rebondissements inattendus ! Tout s’est passé par email. Car Sandrine Beau a cette drôle d’idée d’habiter loin de nous, au Pôle Nord-Est.
Pour le deuxième tome nous avons eu besoin d’anticiper davantage, et nous nous sommes consultées pour le scénario.
A part ça, on voit de plus en plus de romans écrit à plusieurs… il faut croire que les auteurs souffrent de solitude.
LSQR : Et vous Julien, qu’avez-vous ressenti à la lecture de « Toute la vérité sur le Père Noël » ?
Anne-Gaëlle a réussi à me faire replonger dans mes souvenirs d’enfant. Ce moment précis où j’ai dit à ma mère que je trouvais ça louche ces histoires de rennes volants…
J’ai été très content de mettre des images sur ses mots. Dès la première lecture, j’avais certaines pistes graphiques en tête que j’ai pu concrétiser par la suite.
LSQR : Pouvez-vous expliquer aux lecteurs comment vous travaillez vos illustrations ?
C’est un processus assez simple. Dans le premier temps, je m’imprègne des mots, pour bien cerner le ton et le sens des phrases à illustrer. Ensuite je fais un croquis de la scène tout en pensant à la place qu’occupera le texte ainsi qu’à l’espace que prendra l’animation de certaines parties de l’image.
Ces croquis sont envoyés à LSQR pour validation du style et du sens. Il ne me reste plus qu’à finaliser le dessin, le mettre en couleur et préparer les images pour l’animation.
LSQR : Quelles sont vos références, les artistes qui vous ont marqué ou inspiré ?
Les métiers de la création sont souvent un travail d’inspiration quotidien. L’inspiration est partout, dans la rue, dans les livres et même sur internet.
En revanche, je dirais que les personnes qui m’ont apportés sont celles que j’ai côtoyées durant mes études, à l’école de l’image des Gobelins et aux arts décoratifs de Strasbourg.
Car plus qu’une esthétique, se sont des démarches qui m’ont séduit et dont je me nourris.
LSQR : Vous et Farah vivez à Montréal, aviez-vous eu l’occasion de vous croiser auparavant ?
Il est vrai que le milieu de l’illustration est plutôt petit à Montréal, mais c’est une découverte, nous ne nous étions pas croisé précédemment. Une belle découverte !
LSQR : Comment avez-vous géré votre travail entre illustrations et animations, puisque c’est Farah qui s’est occupée de cette partie ?
Dès l’étape des croquis, j’avais une idée des animations que je voulais mettre en place. Je les ai suggérées à Farah qui les a complétées et enrichies avec ses propositions.
Ensuite, il me restait à produire les images nécessaires à l’animation. Par exemple pour qu’un personnage marche, il me faut dessiner plusieurs étapes successives du mouvement de la marche que l’on appelle des « images clefs ».
Farah se servait ensuite de ces images pour donner vie aux illustrations.
LSQR : Anne-Gaëlle et Julien, pour terminer, une question vérité. Santa Claus ou Fred ?
Anne-Gaëlle : Santa Fred !
Julien : Fred Claus bien sûr
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LSQR : (rires) Une affaire d’hommes en somme ! Merci à tous les deux (trois) pour cette très belle collaboration. La Souris Qui Raconte doit mettre ses productions en stand-by (et donc ses interviews, moments de rencontre que j’aime particulièrement) le temps de retrouver la lumière. Elle vous en dira plus prochainement ici même !
Les 15 février dernier, La Souris Qui Raconte était invitée à la journée InterTICE 2012, organisée par le CRDP de l’académie de Versailles, la mission TICE académique, l’inspection académique des Yvelines et la ville d’Élancourt.
Le salon était divisé en deux pôles. Pôle matériels et pôle ressources. Evidemment, nous étions installés dans les ressources.
Je vous en parlais ici, et il y était question de Séverine. C’est donc tout naturellement que Chacun cherche Papy s’est invité sur l’écran, face aux deux seuls enfants de la journée. Deux charmants jumeaux !
Ils ont bien passé une heure en notre compagnie !
A part cet épisode récréatif, nous avons fait de belles rencontres professionnelles, qu’il faudra travailler et transformer !
Ici vous avez pour habitude de trouver des sujets qui parlent de lecture, de livres, de création, visant particulièrement la jeunesse, mais avec une spécificité toute numérique.
Seulement voilà, certaines journées sont plus difficiles que d’autres. Un rendez-vous qui se passe mal. Un métro pris à contresens, parce qu’on tourne en boucle le rendez-vous qui s’est mal passé. Et, de retour à la maison, un foin du diable sur la toile autour d’un problème d’une injustice colossale, qui entre en résonnance avec ce rendez-vous foiré, prenant de fait une dimension personnelle ! Journée de m… !
David contre Goliath ou François Bon contre Gallimard.
François Bon, pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est publie.net une maison d’édition 100% numérique. Quant à Gallimard, on ne les présente plus, bien qu’avec cette affaire, ils soient passés maître dans l’art du buzz ! Souvenez-vous de la rue Sébastien Bottin !
L’énorme dichotomie qui existe entre l’édition dématérialisée, que certains, comme François, pratiquent comme un art, et l’édition très physique (voire musclée) du papier devient trop violente !
Pour faire court, François Bon a mis en ligne la semaine dernière Le vieil homme et la mer dont il a lui-même fait la traduction. Seulement voilà, ce texte phare d’Ernest Hemingway, disparu en 1961, est édité par Gallimard dans sa première traduction.
L’affaire est compliquée. Je ne suis pas ici pour la juger et vous invite, si vous êtes curieux, à vous faire votre propre opinion en vous rendant sur tierslivre le blog de François. Vous y découvrirez des billets additionnels émanants d’autres blogueurs.
Je vous pose maintenant une question, pensez-vous que les 22 exemplaires vendus par publi.net au prix de 2,99€ méritent cet anathème ?
De quoi est-il vraiment question ici ? Pourquoi tant d’hostilité ?
Certains hommes courageux accomplissent un travail formidable par passion, par amour. Ils agissent avant tout parce qu’ils aiment ce qu’ils font. La lettre, le mot, la phrase… Cet amour là, ils veulent le partager, le transformer, au regard de l’autre, en un voyage inoubliable !
Lorsque vous avez la chance de trouver quelqu’un pour vous accompagner vers de nouveaux horizons, faits de beaux mots, de belles images, ne vous sentez-vous pas rassurés ? N’avez-vous pas envie de le suivre ?
Vous l’aimez ce quelqu’un. Vous avez envie que tout cet amour, que lui même vous donne, soit entendu, élargi, partagé ! C’est tout l’art des créateurs, François Bon en est un.
Attaquer François de la sorte, son travail, son œuvre, c’est frapper bien bas, et c’est bien triste… malheureusement à l’image d’une société (comme le dit FB) « prête à tous les gâchis pour maintenir son pouvoir » !
Mercredi 15 février se tiendra dans le complexe Sportif Europe à Elancourt, le salon interTICE 2012. Un salon qui rapproche ressources et matériels pédagogiques.
Je dois un peu ma présence sur place à Séverine Vidal, aujourd’hui auteur à 100% (trois titres à son actif avec La Souris Qui Raconte), mais enseignante pour l’académie de Versailles, il n’y a encore pas si longtemps. Elle m’avait présentée à Véronique Raze du CRDP de Versailles, que j’avais rencontrée en novembre dernier. Je la remercie ici pour son invitation. C’est elle qui ouvrira le programme des conférences salle 1 dès 9h30 sur le thème « Ressources et manuels numériques pour le 1er degré » .
Si le sujet vous concerne, je serai très heureuse de vous retrouver sur place mercredi prochain, de 9h à 16h30. Le seul rectangle rouge du schéma ci-dessous, c’est moi ! Programme des conférences ici.
Vous le savez maintenant, ici on vous dit tout !
En avant première quelques images, en voix et en musique, de Toute la vérité sur le père Noël, dans la collection Histoires à lire. Mise en ligne imminente !
Il en était question là. Et depuis rien… ! Qu’est-ce donc diraient certains ! Elle dit que…, et ne fait pas… diraient d’autres ! Alors vite je vous raconte où nous en sommes, mes jeunes lecteurs et moi !
Les présentations d’abord. Vous connaissiez Yanis, Théo, Sarah, Diana et Aurore, ainsi que Lisa, Mathéo, Noémie, Johaina et Cédric. Depuis j’ai fait la connaissance de Cléophée, Yohann, Léa, Matteo, Anne-Lise, Marie M. et Marie P., Louison et enfin Kevin. Cette jolie marmaille tourne en boucle au gré de leurs envies de lecture depuis 4 jeudis consécutifs. Et c’est un pur bonheur !
Je vous avais donné leur coup de cœur, « Loulou« de Soltareff. Ils ont demandé à le relire. Et pour l’instant, il faut reconnaître que cela reste leur vrai coup de cœur !
Mais ils ont aussi découvert avec grand plaisir « Sssi j’te mords, T’ES MORT ! » (édité chez Didier Jeunesse). Excités comme des puces dès que je commençais la phrase Sssssssssi j’te mords… (qui revient comme un jeu) ils la continuaient en hurlant dans la classe ! Ils ont aimé le texte de Pierre Delye, plein d’humour. Ils ont moins accroché aux illustrations de Cécile Hudrisier. Pourtant, qu’est-ce qu’elles sont bieennnn !
Ils ont également découvert une histoire d’amour (et à cet âge là -ils ont 7 ans- ça les travaille déjà) qui les a beaucoup amusés. En plus de toutes les sortes de bêtes improbables (les enfants ont adoré la renifleuse péteuse) croquées avec brio par Geoffroy de Pennart et édité chez Kaléidoscope, il y a une princesse et son chevalier, un dragon jaloux et tout cela donne »La princesse, le dragon et le chevalier intrépide » ! C’est drôle et ils en redemandent. Ils ont aimé les détails dans les illustrations. Sans succomber au charme de la princesse (normal, ils ne sont pas chevaliers), ils ont adoré les goinfrosore, bouffetoucrus (qui sont cuits) et autres gloubignasses ! Un régal pour eux comme pour moi !
La prochaine fois, nous parlerons de Mijade et de Annette Boisnard (qui a eu la très grande gentillesse de m’adresser par la poste 3 de ses livres -MERCI!-) ainsi que de Séverine et Lionel et de leur inénarrable « Arsène veut grandir«
La fin de la séance de lecture était un peu mouvementée, les enfants allaient visiter la Poste de ma ville, alors je suis repartie dans le froid, ravie !
Dans la collection Histoires à lire, La Souris qui Raconte mettra en ligne très prochainement Toute la vérité sur le père Noël.

Ecrit par Anne-Gaëlle Balpe à qui l’on doit, entre autre, « Noël en juillet » (un six-mains, les quatre autres appartenant à Séverine Vidal et Sandrine Beau chez Oskar éditions), ce nouveau livre numérique affiche une grande générosité à laquelle s’ajoute tendresse et compassion. Il y est question du père Noël, bien sûr, personnage dont Anne-Gaëlle nous livre une version toute personnelle, bien plus authentique que celle un peu trop commerciale qui sévit depuis le 19e siècle ! Au-delà du personnage, Anne-Gaëlle nous raconte surtout une histoire d’amitié et de solidarité. D’attention et d’amour !
Dans ce monde de brutes dans lequel nous vivons, cette vérité sur le père Noël a quelque chose de rassurant…
Les illustrations, de Julien Castanié sont animées par Farah Allègue, le texte est lu par Cécile Givernet ! Une bien belle équipe pour ce livre qui essaie une fois encore de ne pas prendre les jeunes lecteurs pour ce qu’ils ne sont pas !
Vous savez, vous qui suivez ce blog avec assiduité, qu’à chaque mise en ligne, La Souris Qui Raconte organise une rencontre entre auteur et illustrateur à l’occasion d’une interview assez informelle ! Aujourd’hui, alors que « L’Ogresse » est en ligne depuis moins d’une semaine, je ne vais pas déroger. Tout au plus procèderai-je un peu différemment !
Les Atomes Crochus, co-éditeur (finalement) de ce conte pour enfants, ont, à l’époque de la sortie du livre, retranscrit un entretien où Francine Pellaud et Clémentine Robach répondent aimablement aux questions posées.
L’Ogresse se transforme comme par magie au fil de l’histoire des Atomes : récit sur le développement durable, d’abord présenté sous forme de spectacle, il devient aujourd’hui livre illustré. F. Pellaud et C. Robach reviennent pour nous sur leur travail pour coucher sur le papier ce récit allégorique qui fait rimer « lire » avec « agir » et « réfléchir » avec « plaisir ».
Il est maintenant livre animé et interactif (la boucle serait-elle bouclée ?). Je vous invite à découvrir l’intégralité de l’entretien ici !
Et comme il est aussi question de L’Ogresse sur l’excellent site Declickids (site sur lequel je reviendrai dans un coup de cœur prochain !), je vous invite à découvrir ce que Nathalie et Ulysse en pensent. C’est par là !
L’Ogresse est une histoire pour enfants de la collection Histoires à inventer, trois fins possibles.
Bullesdegones.com est lyonnais. Peut-être pas aussi connu que Guignol, un Gone, c’est un gamin des rues de Lyon ! Voilà pourquoi ce magazine, typiquement lyonnais retrace l’actu des parents qui bougent… à Lyon ! Deux éditions à leur actif : Bulles de gones, journal bimestriel (5 N° par an) et Récréabulles, le guide annuel des familles.
Si je vous en parle aujourd’hui, c’est que La souris qui raconte y est à l’honneur dans le N°67 (16 janvier-février-mars 2012) avec un joli titre : Dans la toile de la souris. Découvrez l’article au format pdf, en même temps que le magazine qui fait la part belle aux livres et aux histoires avec un dossier de 10 pages s’intitulant Farandoles d’histoires. Mon seul regret, l’absence d’illustration propre à mes titres.
Un grand merci à l’équipe de rédaction.
Deux découvertes ce matin, qui, si elles ne sont pas des scoops, enrichissent mon analyse du marché du livre jeunesse.
La première concerne l’étude IPSOS publiée le 5 décembre dernier et qui s’intitule « Le Marché du Livre Jeunesse à fin octobre 2011″.
On peut y lire :
A fin octobre 2011, le marché de la jeunesse représente 21% du marché total du livre, soit 45,6 millions d’exemplaires vendus. Le marché se maintient en volume (+0,8%), alors qu’il connait une tendance à la baisse en valeur (-0,8%).
En 2009, le marché avait marqué un bond avec l’énorme succès de la série Twilight de Stéphanie Meyer. Face à un tel phénomène les ventes sur les années 2010 et 2011 ont forcément reculées.
Reste à noter que l’offre sur ce marché est depuis quelques années de plus en plus diversifiées autant pour les ados que pour les plus petits. Ce marché reflète les changements de la société. Toutes les préoccupations des jeunes y sont abordées : l’amour, les relations avec les parents mais aussi la consommation avec l’accès aux biens matériels, l’écologie et même la fin du monde !
La lecture pour les plus petits constitue le segment le plus important.
Les ouvrages destinés aux plus jeunes (moins de 6 ans) représentent à eux seuls 46% des ventes en volume sur la jeunesse (39% en valeur). On trouve dans ce segment les albums, les livres d’activité et d’éveil et les documentaires.
Ce qui m’interpelle immédiatement à la lecture de ces lignes, c’est qu’il est fait mention des moins de 6 ans et des ados, mais entre… Nada ! Les enfants entre 6 et 12 ans ne liraient-ils pas alors qu’ils sont en plein apprentissage-acquistion de la lecture ? Si je n’ai pas reproduit intégralement le rapport Ipsos, je vous invite à télécharger le fichier pdf, joint à l’article. Vous verrez que je ne trahis rien ! Quant aux livres numériques jeunesse, le sujet n’est même pas abordé alors !
La deuxième découverte, concerne un billet lu ce matin sur l’excellent Actuallité. Les quelques lignes ci-dessous, parlent, elles, du livre numérique jeunesse sous forme d’application :
De plus, la Charte rapporte que pour l’équipe de Bayard, le marché des applications n’existe pas encore ; alors que leur application Un jeu tirée du livre d’Hervé Tullet a été primée au salon du livre de Montreuil !
Ce constat, venant de Bayard, cautionne ce que je pense de ce marché, et le choix fait prioritairement avec le site de La Souris Qui Raconte, à savoir des livres à lire en ligne en utilisant le web. Le marché des applications doit trouver son modèle économique et l’énorme déversoir qu’est l’AppStore n’est pas un modèle performant. Vouloir reproduire ce qui a fait le succès de l’iPhone, en le transposant à l’iPad est à mon sens une erreur ! J’ai d’ailleurs mon idée sur la question de la transposition des livres numériques de La souris qui raconte sur les tablettes tactiles, vous voulez la connaître ?














