Pour celles et ceux qui n’auraient pas reçu mes vœux via la #NewsLetter4 envoyée en décembre, je les leur présente dans ce billet. Santé, bonheur et de belles lectures à vous qui me lisez maintenant.

Cet article est le premier de l’année, alors que mes publications sur le blog faiblissent, ou plutôt l’envie de les partager ici diminue incontestablement. Il y a bien une raison, que je vous donnerai en son temps, mais pour le moment, place aux publications de l’année, avec un chouette programme et un chouette voyage (dont bien sûr je vous parlerai).

La tristesse de l'oiseau bleuLA TRISTESSE DE L’OISEAU BLEU
qui se traduit en espagnol par LA TRISTEZA DEL PARAJO AZUL est un livre bilingue commandé par l’Alliance Française de Quito (Équateur) dans le cadre d’une campagne pour la promotion de la lecture numérique. La publication de cet ouvrage (en HTML5 sur le site de La Souris Qui Raconte et en ePub3) donnera lieu à des rencontres en Équateur avec des étudiants en multimedia et des classes de CE1-CE2.
L’Amérique du Sud est sans conteste un continent fervent de lectures numériques. Pour preuve les abonnements à la ressource LSQR via Culturethèque au Brésil, Mexique ou Colombie…
Le texte, écrit à partir d’un conte d’Équateur, est signé Kevin Cuadrado, les illustrations sont de Maria del Carmen Herrera et les très belles musiques originales sont d’Alex Alvear.

Topait et Madina Topait et MadinaTOPITO ET MADINA
vous racontera une belle histoire d’amour entre deux êtres que les traditions (et les familles) opposent, mais qui se fichent pas mal des conformités. Le texte est écrit par Kouam Tawa, a qui l’on doit déjà le très beau « Mon garçon, ma fille ! » et les illustrations seront italiennes et signées Stefania Chieffi.

 

Est-ce vrai ?EST-CE VRAI ?
ou l’histoire de Fabule le serpent qui racontait des craques à tout bout de champ est signée Gaëtan Serra et illustrée par Fred Sochart. C’est lui qui a donné vie aux personnages africains de Kouam Tawa, dont je parle ci-dessus.

 

 

Un jardin contre l'oubliUN JARDIN CONTRE L’OUBLI
sera le quatrième livre de Céline Lavignette-Ammoun publié sur le site LSQR. Dans cette histoire poignante, Céline nous raconte un peu du Liban et comment ne pas oublier la guerre qui a divisé le pays pendant tant d’années. L’illustratrice, Francesca Carabelli est, elle aussi, italienne.

C’EST LE JEU sera une quatrième contribution de Séverine Vidal, un jeu à faire semblant, le temps d’oublier l’accident de « La reine du Monde ». Aux couleurs Pauline Comis.

Et pour finir l’année, un livre de Noël de Christophe Loupy. PETIT NOËL ET DEMI LOUP fera une petite entorse à ma ligne éditoriale puisque ce livre a connu une impression papier chez Magnard en 2006. Christophe en a récupéré les droits, et me le confie pour une quatrième participation. Quand on aime chez La Souris, c’est quatre fois ! Petit Noël et demi loup s’animeront sous les doigts experts d’Adeline Ruel.

Les six publications de cette année porteront le nombre total de livres numériques à 60… tout rond ! Et si certains, je les connais, trouvent que ce n’est pas assez, je leur dis que j’ai toujours préféré la qualité à la quantité, et que face à la surproduction du livre, j’essaie de bichonner les auteur(e)s et illustrateur(rice)s qui me font confiance. Bichonner, ça demande du temps… et de l’argent, c’est un choix que je défends, tant pis si je suis évincée par ceux qui ne le comprennent pas.
Et dans la rubrique papier/librairie, il y aura aussi la publication de deux livres qui sentiront l’encre avec mes inséparables co-éditrices de L’Apprimerie, ici… on en reparlera !


04 | 12
2018

Au Centre Pompidou se tenait hier, la 13e cérémonie du prix Handi-Livres, animée par Jean-Baptiste Bergès, rédacteur en chef à Vivre FM et présidée par Axel Kahn. Une édition à laquelle Loïc nous avait convié et qui fut particulièrement émouvante.

Qui n’a pas le cœur chamboulé à la vue d’une personne handicapée ou dépendante ? Nous ne naissons décidément pas tous égaux, et pourtant, lorsque l’on assiste à une réception comme celle d’hier, et que toute la lumière est faite sur ces personnes « différentes », c’est nous, valides, qui nous faisons humbles face à la force et la grandeur de ces personnes.

La Souris Qui Raconte avait par le passé, été conviée à cette cérémonie pour Louise ou la vraie vie, en lice dans la catégorie livre jeunesse enfant. Pour les prix 2018, nous avons appris, avec mes co-éditrices de L’Apprimerie pour la version papier du livre, que le jury nominait Ma rentrée colère dans cette catégorie. Malheureusement, à l’instar de Louise, Loïc ne l’a pas emporté, damé par Krol, le fou qui ne savait plus voler, paru à l’Ecole des Loisirs. Cela nous a toutefois donné l’occasion de passer une soirée inoubliable, ponctuée de moments fort émouvants.
Ainsi, deux interventions artistiques ont embarqué le public dans deux promenades poétiques. La compagnie de danse La Possible Échappée, un duo de danseurs handicapés et un trio théâtral. Et puis le clou, renversant, nous a été prodigué par Paul Samanos pour Le charme discret des petites roues qui s’est vu décerné la Mention Spéciale du Jury et qui nous a interprété a capella, une adaptation de la chanson de Gainsbourg « Le poinçonneur des Lilas », qui clôt son livre. Des p’tites roues, des p’tites roues, toujours des p’tites roues…


Dans quelques semaines Noël, la fête, les cadeaux, la joie ! Avec la publication de « Les Noëls de Trouquelune » un livre que j’ai demandé à Cathy Dutruch d’écrire pour La Souris Qui Raconte, nous allons nous réunir à l’abri d’une forêt dans laquelle toutes sortes d’animaux s’offrent un cadeau, bien sûr (c’est Noël tout de même), et… un beau mot !

 

Catherine, lorsque je t’ai passé commande de cet ouvrage, je t’ai précisé que je voulais parler de Noël autrement. Tu as très vite pigé, pas de bling bling, pas de consumérisme, mais des valeurs de partage, jusque dans les choses les plus simples. S’il te plaît, parle-nous de « Trouquelune » et de cette idée simple et tellement essentielle de Noël.

Trouquelune, c’est un endroit que je connais. Il est en moi, en nous, et surtout ici, là où je vis. C’est aussi un mot inventé par mon arrière grand-père, il appelait ma mère comme ça, c’était un mot pour la tendresse, pour les enfants. Trouquelune, viens par là, Trouquelune c’est l’enfant en nous. Les mots doux, la tendresse, le vrai.

Nous en sommes à notre 5collaboration ce qui n’est pas rien ! Comment choisis-tu les éditeurs avec lesquels tu travailles ?

Je ne travaille plus qu’avec toi ! Hahahaha !
Et j’attends aussi de rencontrer un éditeur, pas jeunesse, pour un roman en cours.

Tu nous raconteras cela pour notre 6collaboration (Huhuhu).
Chaque titre publié chez La Souris Qui Raconte a son propre univers graphique, si je te demandais un seul mot qualifiant l’univers de chacun des tiens, le trouverais-tu ?

Ogre doux (Juliette Lancien) : Surréaliste
La petite musique du monde (Farah Allègue) : Liberté
Pour tout l’or du monde (Juliette Lancien) : Puissance
Le prénom du monde (Claire Fauché) : Amour
Les Noëls de Trouquelune (Giovanna Gazzi) : Nature

En listant ces titres, le MONDE y est très représenté, un hasard ou autre chose ?

J’ai en effet pensé la même chose… un hasard, certes pas ! Je pense être obsédée par l’envie de changer le monde.

Et bien, il y a du boulot alors !
Au-delà de tes créations littéraires et poétiques tu aimes chiner des bouts de rien que tu assembles et qui te ressemblent. Ensuite tu partages tes trouvailles, et celles des autres, dans ton « Musée du Bleu ». Et si tu nous en parlais de ce beau projet !

Le Musée du Bleu a ouvert ses portes à Trouquelune l’an dernier. Au début, c’était juste un rêve, ouvrir mon atelier d’artiste, montrer mes collections… Et c’est vite devenu une galerie, un musée vivant dans lequel tous les passionnés de bleu viennent se ressourcer, admirer des créations, tableaux, objets, chiner des idées. Nous sommes également une association qui propose la plus petite librairie du monde. Il y a des livres anciens, rares, littérature jeunesse aussi, il y a également une gratuiterie, on nous donne, on donne. Nous organisons de nombreux ateliers, manifestations, fêtes. Nous proposons des jours d’expo aux artistes, etc… Nous ouvrons la maison et le jardin aux visiteurs.
Ceci dit, ça a l’air fabuleux comme ça, mais c’est très difficile. Beaucoup de gens sont adorables, mais pas tous. C’est une initiative privée et nous devons nous accrocher. J’ai mille remarques méchantes ou jalouses qui me renvoient vite les pieds au cul sur terre. Je ne sais pas du tout si j’aurai l’endurance de poursuivre des années. Ce sont les gens qui entrent au Musée du Bleu avec l’esprit Musée du bleu, poètes et artistes qui m’aident à tenir le coup. Pas facile tous les jours, oui ! Un artiste ça doit manger aussi. Les gens ne comprennent pas toujours pourquoi on doit vendre, même une petite carte postale… Et souvent, je les donne !

Une dernière question. Qui tient en un seul mot, ton mot cadeau ?

Cadeau, c’est gratuit. Alors GRATUIT.

Pour toi Giovanna, « Les Noëls de Trouquelune » est ta 2participation au catalogue LSQR. Après l’excellent « Le drôle de chat qui mord » (allez vite voir, il est très beau —aussi—), tu as donné vie au bestiaire de Cathy, quel animal a ta préférence ?

Le renard… de toutes les façons le petit renard roussit (ou rougit) toujours, c’est peut-être pour ça que je l’ai mis un peu partout. Et tout de suite après, la martre, parce qu’elle est très photogénique, et enfin les lièvres… parce que, à deux, le jeu est plus amusant et intéressant.

Comment as-tu travaillé sur cet ouvrage de la collection « à jouer » alors que « Le drôle de chat qui mord » appartient à la collection « à lire » ?

J’ai senti une différence non pas dans la quantité ou dans la qualité des mouvements… mais plutôt dans le rythme des textes. Le livre « à lire » a demandé d’aller plus à l’essentiel. Il se passe beaucoup de temps entre une action et l’autre. Les choses se transforment lentement… c’est le temps qui guérit le cœur. Dans ce cas précis les mouvements se devaient d’être plus délicats et les animations plus lentes, au rythme du récit.
En lisant le texte de Trouquelune, j’ai constaté que c’est justement le rythme du récit qui suggère d’ajouter du mouvement et des interactions. Tout arrive pendant la nuit de Noël et quelques jours avant, et les préparatifs sont joyeux et frénétiques. L’interaction est nécessaire pour augmenter l’effervescence de ce moment unique ! Je crois que c’est nous (moi et aussi Catherine ! sans nous connaître) qui y avons joué en premier lorsque nous l’avons créé.

Tes story-boards sont très clairs et ont beaucoup aidé les animateur et développeur (qui font un travail merveilleux ET respectueux —merci vous deux—). Ta formation y est-elle pour quelque chose, et le précédent ouvrage t’a-t-il aidé ?

Quand j’ai fréquenté l’Académie des Beaux Arts, mon prof d’anatomie artistique était un illustrateur de profession et il nous expliquait souvent que l’anatomie ne pouvait se rapporter qu’au seul corps humain, mais concernait n’importe quel objet ou sujet que nous avions devant nous, et cela devait conduire à une sorte de style, une éducation du regard sur toutes les choses. De ce fait le livre aussi a une anatomie. Idem pour la narration, le récit. Il est nécessaire d’en redessiner la structure.
Le drôle de chat qui mord a representé dans ce contexte un excellent entraînement, étant donné que j’ai poussé le raisonnement sur la nécessité de m’expliquer en français…

A l’occasion de notre première rencontre ici, tu parlais de tes projets. Où en es-tu, presque deux ans après ?

Je suis allé immédiatement relire mes projets d’il y a deux ans. Quelque chose s’est passé, quelque chose a grandi et quelque chose doit encore arriver. Pour être précise : ma petite héroïne des aventures est effectivement devenue un livre qui a pour titre Un an avec Emma, alors même que je n’enseigne plus au collège mais en lycée artistique. Je peins des fresques et ça me plaît beaucoup. Pour les deux années qui viennent je ne voudrais, ça me plairait, ce serait fantastique – un véritable rêve – vivre que de murs et de livres.

Et enfin, à toi aussi je vais te demander ton mot, ton mot cadeau ?

ORCHESTRA

Le mien sera tout simplement MERCI !
MERCI à tous ceux qui ont participé à la création de ce livre, et me permettent de publier des œuvres 
exigeantes.

 


Savez-vous où se trouve l’Equateur ?
Pas celui qui divise notre monde en deux à mi-chemin de ses pôles, mais le pays ? Avant d’être contactée par Lise Goussot, responsable de la médiathèque de l’AF de Quito (capitale de l’Equateur), je ne le savais pas. J’ai donc regardé sur une carte, et j’ai découvert un tout petit pays coincé entre le Pérou et la Colombie.
Petit mais avant-gardiste en Amérique du sud !

 

Voilà un peu plus d’un an, Lise Goussot, m’exposait son projet de création d’un album numérique :

J’avais découvert La Souris Qui Raconte à l’époque où elle se trouvait sur la Culturethèque et avais été enchantée par votre production.
Nous sommes en train de monter un projet de création d’un album numérique avec des artistes locaux, et je me pose des questions sur la partie technique et sur la possibilité d’un partenariat avec vous.

Aujourd’hui il est temps de vous dévoiler ce projet qui sera mis en ligne en libre accès sur le site de La Souris Qui Raconte et également disponible sur la Culturethèque de Quito début 2019.

Le livre « La tristesse de l’oiseau bleu » sera bilingue Français/Espagnol (La tristeza del pajaro azul) et lu dans les deux langues. Les artistes locaux retenus sont Kevin Cuadrado pour les textes et Maria del Carmen Herrera pour les illustrations. Il s’agit d’un conte équatorien, où la préoccupation écologique est très prégnante. Un album que je devrais aller présenter à Quito si tout se passe comme prévu, avec conférences ou tables rondes autour des questions sur le livre numérique. Je m’en réjouis évidemment et ne manquerai pas de vous tenir informés.

Kevin Cuadrado – Maria del Carmen Herrera

C’est comme ça, Eliot est un ourson qui n’a ni pieds ni jambes ! Ça ne le dérange pas puisqu’il a des rêves plein la tête. France Quatromme nous livre une jolie histoire sur l’amitié, la volonté, le dépassement de soi, et Céline Chevrel en a réalisé les illustrations tout en tendresse et douceur.

France, après un premier ouvrage, Mon ami crocodile, publié chez La Souris Qui Raconte, tu as bien voulu me confier Le rêve d’Eliot. Dans ces deux histoires, il est question des petits chagrins de la vie, et du moyen de les surpasser ! Un thème de prédilection ?
F.Q. : Le thème de la différence traverse ce récit. Je pense que c’est d’ailleurs une préoccupation universelle qui parle aux plus jeunes comme aux adultes. Nous avons tous pu un jour souffrir de nous sentir différent. Au lieu de la porter comme un poids, l’assumer permet de la transformer en force. Ce thème revient fréquemment dans mon écriture.

Un petit retour sur les illustrations de Céline ?
F.Q. : J’ai découvert les illustrations de Céline avec émerveillement. Je trouve qu’elle a su magnifier cette histoire. Elles sont très oniriques.
La voix et la musique contribuent aussi beaucoup au ton de l’histoire à la fois poétique et joyeux.

Au-delà d’écrire, tu contes. C’est quoi le conte pour toi ?
F.Q. : Le Conte c’est avant tout un moment, une rencontre. Je m’attarde sur la vulnérabilité de l’homme qui doute et du monde qui tremble. C’est aussi le partage d’une utopie. J’y partage des rêves, la solidarité, l’écologie sur un ton poétique mais aussi bien souvent humoristique.

Que te permet-il de plus que la lecture simple d’un livre ?
F.Q. : Le Conte me laisse davantage de liberté. Il me permet d’être plus à l’écoute de moi-même et du public. Je peux raconter 20 fois la même histoire, elle n’aura jamais la même saveur.

T’arrives-t-il de faire des ponts entre tes livres et le conte ?
F.Q. : Le Conte influence mon écriture c’est certain. J’aime les symboles. J’ai cependant parfois l’envie de m’éloigner aussi de ce type de structure. L’écriture est un terrain de jeux pour moi, une aventure. J’écris des récits à la première personne, des livres très ludiques qui jouent avec l’illustration. L’écriture a certainement également influencé ma façon de raconter.

Céline, comme pour beaucoup de nos illustrateurs, Le rêve d’Eliot est votre première création numérique. Comment avez-vous trouvé l’exercice ?
C.C. : J’ai d’abord été très enthousiasmée par le thème de l’histoire et son écriture pleine de tendresse, c’est ensuite seulement que j’ai réalisé que mes illustrations seraient animées. Je n’avais auparavant jamais ouvert un livre numérique, et j’ai découvert que mon univers pourrait s’enrichir d’une autre dimension.

Quelles différences majeures cela a-t-il eu sur votre travail de création ?
C.C. : Je travaille encore « à l’ancienne », à la peinture et au crayon sur du papier, et j’utilise partiellement l’informatique pour retoucher, mais je n’avais pas anticipé toutes les étapes  d’une image animée et j’ai mis un peu de temps à rentrer dans cette nouvelle temporalité. J’ai dû détourer toutes mes images, une par une, et, je crois, les feuilles et les arbres d’une forêt entière! Mais je trouve le résultat incroyable.

A l’instar de France, vous diversifiez vos activités autour de la création. Vos boîtes, pour ce que j’ai pu voir sur votre site, sont superbes. J’y ai même retrouvé des illustrations qui figurent dans Eliot. Comment vous est venue l’idée de détourner de vieux objets ?
C.C. : J’ai toujours aimé les vieux objets un peu oubliés, j’ai voulu leur redonner une belle fonction : être l’écrin d’un monde marin imaginaire. Je crée dans des boîtes anciennes de petits cabinets de curiosité peuplés de baleines ailées, d’hippocampes, méduses et autres merveilles… qui se sont partiellement retrouvés dans les rêveries d’Eliot !

Les cabinets de curiosité de Céline

Toutes les deux, parlez-nous des enfants auxquels vous vous confrontez ! Pourquoi ces rencontres sont-elles nécessaires ?
F.Q. : Je me nourris des temps d’écriture et de solitude nécessaires à la création mais aussi de ces temps de rencontres. Le partage anime mon envie de continuer à écrire. Dans le conte, je sais tout de suite ce qui fonctionne ou pas dans une histoire. L’écriture à ceci de frustrant que je ne vois pas les enfants réagir à mes histoires. Je rêve d’être une petite souris dans l’ombre d’une chambre d’enfant au moment de la lecture…
C.C. : J’aime dire aux enfants que je rencontre qu’ils ne doivent pas arrêter de dessiner, qu’avec un simple crayon ils peuvent s’évader, inventer, se tromper, reconstruire… Je suis autodidacte et c’est mon enfance plutôt solitaire qui m’a permis de considérer le dessin comme un élément presque magique de ma vie.

Merci à vous deux pour vos réponses et pour cette belle fusion du texte et de l’image. Le rêve d’Eliot est une petite merveille de tendresse, qui se lit jusque dans les regards des animaux de l’histoire.