8
juin
2013
Écrit par Francoise

Couverture Une drôle de voisine « Une drôle de voisine » est le 27e titre de La Souris Qui Raconte !

Sa sortie, le 31 mai, était coincée entre la fameuse fête des voisins (le 30 mai) et la date anniversaire (le 1er juin) des 3 ans de La Souris Qui Raconte. Je trouve la date juste parfaite !  Et c’est un pur hasard. Je n’avais pas anticipé la fête des voisins et c’est à l’occasion d’un petit concours sur Face Book qu’une maman m’en a fait part. Quant à l’anniversaire de LSQR, c’est un joli cadeau que vous lui avez fait l’une et l’autre !

Voisins, voisines et demi ? Qui sont-ils ?

drole de voisine 2

Vous voyez le chien ? Mais où est la poule ?

Sandrine Mes deux plus proches voisines sont des personnes âgées et quand je suis arrivée dans mon village, j’ai tout de suite eu la cote parce qu’une de mes voisines m’avait vue à la télé, à l’époque où je présentais la météo sur France 3 Bourgogne Franche Comté. Elle m’a donc présentée à tous ses potes du Club du 3e âge.

Cécile J’ai la chance de vivre au calme et je m’entends assez bien avec mes voisins directs, ce sont des personnes tout à fait charmantes aux horizons variés ; famille avec jeunes enfants, couple de retraités, dentistes. Chez l’une de mes voisines qui élève des poules je vais parfois chercher des œufs, les enfants aiment beaucoup ça.

J’ai envie de cancaner les filles ! C’est ce qu’on fait entre voisins non ? Quelle histoire croquignolette auriez-vous à raconter l’une et l’autre ?

Sandrine Ce n’est pas vraiment une anecdote, mais plutôt un souvenir. Quand j’étais petite, j’habitais dans un immeuble et j’ai passé des heures et des heures chez les voisins du dessous, qui avaient trois filles. Moi qui étais fille unique, je trouvais chez eux une famille pleine de vie, de bruits, de rires, de disputes… qui m’enchantait !

Cécile Autrefois je vivais en appartement, les murs étaient si fins qu’on entendait la voisine du dessous faire pipi. Une autre fois j’ai failli mourir… tuée par mon furet qui avait mordu et perforé le tuyau du gaz, je me suis aperçue de la fuite une allumette à la main… Encore une autre fois, (toujours dans ce même appartement de tous les dangers mais dont je garde néanmoins un très bon souvenir), j’ai entendu la police débarquer un beau matin et interpeller le voisin pour un quelconque trafic. Sans le savoir je dormais au pied d’un gros butin d’argent qu’il avait caché dans le mur attenant à ma chambre, on peut dire que j’avais un drôle de voisin !

Dommage que vous n’ayez pas été plus proche de ce voisin là, il aurait pu vous confier son pactole ! Plus sérieusement Sandrine, j’ai envie de vous demander comment est née cette histoire ! L’inspiration de l’auteur questionne souvent le lecteur. Pour ma part, je suis toujours curieuse de connaître la genèse  d’un livre. D’où avez-vous sorti Clémence et Célestin ? Et cette voisine, qui aurait très bien pu être sorcière ou foldingue ?

Je ne sais pas d’où vient l’histoire de Clémence et Célestin… Mais en y réfléchissant, peut-être de ma super voisine Colette, 80 ans et des poussières, qui roule en Twingo, qui a la moitié du village dans sa cuisine à l’heure du café, qui court d’invitation en invitation, qui raccompagne les autres mamies les jours de neige, en en prenant une sous chaque bras, et qui m’a dit un jour cette phrase qui m’a marquée : « La peur n’évite pas le danger ! »

Colette n’a peur de rien, ni apparemment de personne. Colette vit à cent à l’heure et j’aimerais tant, à 80 ans, lui ressembler.

C’est donc sûrement grâce à elle et à sa petite phrase que j’ai eu envie de raconter une histoire qui montre que la peur de ce (de ceux) qu’on ne connaît pas ne sert à rien.

Cécile, j’avais particulièrement aimé la carte de vœux 2013 que vous aviez illustrée pour La mare aux mots. J’avais aimé son univers en bichromie, son tracé au crayon, sa poésie, et j’ai eu envie de retrouver tout ça pour « Une drôle de voisine » ! Il y avait déjà un chien sur cette carte. Vous lui aviez donné un rôle malicieux. “Passeur de boules de Noël” . Pourquoi avoir repris le chien au casting alors que Sandrine ne parle pas particulièrement d’animaux dans son récit ?

voeux_la-mare-aux-mots

Ah ça, c’est LE truc que j’aime, avoir une double lecture du texte, raconter une histoire dans l’histoire, que ce soit avec les personnages principaux, (parfois en illustrant l’inverse de ce que dit le texte on donne plus d’impact par exemple) soit, et c’est plus facile, en créant un personnage secondaire, à l’instar du personnage de la souris dans les bandes dessinées de Gai-Luron. Dans le cas présent, la présence du chien était aussi intéressante pour donner du rythme à l’animation.

En effet, il en donne, et il joue pleinement son rôle. Pouvez-vous nous dire comment vous avez vécu cette expérience numérique ? Et vos enfants, qui, s’ils vous voient dessiner, n’avaient encore jamais vu vos images s’animer, comment ont-ils réagi ?

Je dois dire que j’ai réagi au moins de la même façon que mes enfants lorsque j’ai découvert les images animées. J’étais émerveillée ! Je suis retombée en enfance, nous avons rejoué sans cesse les épisodes ! J’avais un peu d’appréhension au début du projet par rapport à la préparation de l’animation justement, j’avais peur du résultat, mais le remarquable travail d’Ivan donne une toute autre dimension aux illustrations, sans oublier la voix de la conteuse !

Quels projets avez-vous dans les tuyaux ? Ecriture à plusieurs mains ? Numérique ? Et quelles envies aussi ?

Sandrine Je vais reprendre l’écriture à plusieurs mains cet été (chouette !), avec mes complices Anne-Gaëlle Balpe et Séverine Vidal. Nous allons écrire le tome 2 d’une nouvelle série de romans pour les 9 ans et plus, “La tribu”, qui sortira à l’automne aux éditions Frimousse.

Pour ce qui est des projets solo, j’ai plusieurs romans en cours… mais je ne sais toujours pas lequel sera bouclé le premier ! Enfin côté envies, j’aimerais beaucoup tester l’écriture d’un roman graphique ou d’une BD.

Cécile En ce moment j’illustre une série de contes musicaux à paraître aux éditions Henry Lemoine, ensuite une série d’albums. Et toujours des envies musicales, les choses se mettent en place doucement de ce côté-là.

Merci à toutes les deux pour cette très jolie voisine… Euh histoire !

 
1
juin
2013
Écrit par Francoise

Que de chemin parcouru depuis 2010… Aujourd’hui 1er juin 2013 La Souris Qui Raconte a trois ans ! Serpentins et confettis !

Aventure : événement fortuit, de caractère singulier ou surprenant qui concerne une ou plusieurs personnes (définition Larousse).

Lorsque je me suis lancée dans celle de La Souris Qui Raconte, je n’avais pas vraiment idée de là où je mettais les pieds. C’est entourée des auteurs et illustrateurs formidables que j’en ai écrit le récit, demandant à chacun d’eux, de jouer sa propre partition. Et ils l’ont jouée avec talent ; textes, images, voix, animations… Dans une belle harmonie ! Merci à eux tous, sans qui LSQR n’aurait pu se réaliser !

Mais l’accomplissement est laborieux, fait de grands moments de solitude et d’incroyables autres moments d’exaltation… Les plus importants ! Ce sont évidemment ceux-là que je veux garder en mémoire. Les rencontres humaines avec tous les contributeurs LSQR bien sûr, mais aussi les enfants, les parents, les collectivités qui adhèrent et soutiennent le concept. Les prix, les passages télé, les articles de presse… cautions rassurantes qui font paraître moins abrupt le chemin qui reste à parcourir.

Hier a été mis en ligne le 27e titre de la maison. 27 livres numériques, 7 adaptations sous forme d’applications, 3 livres au format e-pub ! Evidemment c’est bien… mais au fond, je sais aussi que c’est trop peu !

En attendant de pouvoir faire plus, souhaitons un bel anniversaire à La Souris Qui Raconte. Souhaitons-lui de continuer sa route avec entrain ! Souhaitons-lui de rencontrer encore plus d’enfants lecteurs, encore plus de parents et de collectivités surpris par ses créations ! Souhaitons-lui de relever les nombreux défis qu’elle s’est fixés pour continuer à faire parler d’elle !
Parce qu’elle aime ça, vous épater !

27 titres avec “Il suffit parfois d’un cygne” et “Une drôle de voisine” récemment parus

 
20
mai
2013
Écrit par Francoise

Quelle bibliothèque peut aujourd’hui faire l’impasse sur le livre numérique ?

De nombreuses actions s’organisent, pour comprendre, faire connaitre, montrer, explorer, découvrir… même si cela reste compliqué. Avez-vous lu les “actes” du Bookcamp Jeunesse du 11 avril dernier, l’atelier 3 était intitulé “Quelles médiations numériques en médiathèque jeunesse ?” , un sujet qui fait débat !
Si l’on reste encore dans l’expérimentation, on se rend compte que les éditeurs numériques jouent le jeu. Ils participent ! Cela n’arrondit pas les fins de mois, mais donne une certaine visibilité, et surtout, montre s’il en était encore besoin, que le numérique jeunesse produit des contenus que les bibliothèques revendiquent !
Des lieus : la BnF, et ses histoires de livres magiques (prochain RV le 29 mai) ;  la bibliothèque Municipale de Lyon avec RéCréation, un village virtuel dédié au numérique
Des rendez-vous : Mâcon, le 23 mai. Sous forme de journée d’étude, nous explorerons “la littérature jeunesse à l’heure du numérique” !
Le point commun de ces petites informations distillées ici, la participation obstinée de La Souris Qui Raconte, qui s’insinue doucement dans ces lieus publics donnant accès à l’information, aux idées et aux œuvres de l’imagination.

Une expérience en bibliothèque peut contribuer à la compréhension du monde, faire découvrir le plaisir d’une histoire d’enfant, fournir un conseil pour installer et sécuriser une conduite d’eau ou écouter le témoignage d’une personne âgée pleine de sagesse. Source IFLA

RéCréation, la bibliothèque réinventée

 
4
mai
2013
Écrit par Francoise

Le sujet fait actuellement débat sur le groupe LinkedIn du CRAK (cercle des éditeurs d’applications pour les Kids). Petit rappel pour les non initiés.

Le CRAK, inauguré en février dernier par Laure Deschamps de La Souris Grise, s’adresse aux éditeurs d’applications tels que La Souris Qui Raconte. Quant à LinkedIn, c’est un réseau professionnel (à la manière de Viadeo, mais en mieux, pour moi en tous cas !). Tout cela pour permettre – in fine – des mises en relation, des prises de parole et d’échanges entre professionnels !

Ceci étant précisé, je vais vous retranscrire quelques bribes de l’échange, initié par Michäel Guez de Chocolapps (site en maintenance à l’heure où j’écris), et vous donner mon ressenti, à la fin.
Je ne vous cache pas que, venant du leader du marché français, la question avait de quoi en surprendre plus d’un… et je confirme, sans trahir mes sources, nous avons été surpris !

Michäel G.

Avec la multiplicité des offres “Promos” sur l’Appstore… Ne sommes-nous pas TOUS en train de tuer le marché de L’App Payante ?

Après un grand moment de solitude (relisez mon article coup de gueule de mars dernier)… voici ce qu’on pouvait lire les jours suivants.

Laure D.

C’est un questionnement lié à un évènement particulier ou c’est une inquiétude générale ?

Domique Busso de Happy Blue Fish, éditeur de jeux ludo-éducatifs plutôt que de livres

Je suis d’accord avec Michäel, les promos il faut les utiliser très rarement… lorsque je repère un éditeur qui en fait régulièrement, j’attends toujours la prochaine promo pour acheter ses titres…

J’en passe quelques-uns qui s’éloignent un peu de la question initiale et traînent du coté de l’IAPs (comprendre In App Purchase, une partie gratuite, puis ensuite $… pour continuer d’avancer). Le jeu est très friand de ce modèle. Il s’appuie sur l’addiction !

Michäel G.

(…)
Lorsque nous sortons une nouvelle application, nous activons de nombreux leviers marketing (…). Nous parvenons le plus souvent à bien positionner cette nouvelle app au classement de l’appstore. Mais au bout de quelques jours, l’effet de la nouveauté s’estompe, et cette application s’enfonce mécaniquement dans les profondeurs du classement.
Pour faire remonter cette app, il n’existe malheureusement que très peu de solutions aujourd’hui. La plus efficace et la plus facile à actionner, est la baisse de prix temporaire. (…)
Mais finalement est-ce viable ? (…)
A force de faire des promos, ne sommes-nous pas en train d’habituer les consommateurs à attendre une baisse de prix pour acheter ? Au final, je pense que cela risque d’appauvrir la qualité de l’offre des éditeurs, car il ne sera bientôt plus rentable de proposer des apps riches en contenu (puisque non rentable, ou alors à très très long terme).

La Souris Qui Raconte

Bonsoir à tous, cette question est en effet assez tragique, et la promo tue sans complexe un marché par trop immature.
Qui crée l’offre ?
Si nous la galvaudons, c’est non seulement à nos dépends mais aux dépends du marché dans sa globalité.

Odile Flament de CotCotCot App

@Françoise, 200% d’accord. Ces promotions continues se font également aux dépends des artistes qui nous suivent et prennent des risques.
@Michäel, Nous n’avons pas encore un grand catalogue et nous ne pouvons (voulons) pas jouer au yoyo avec nos applis. Cette politique des prix fait partie de notre proposition de valeur lorsqu’on discute avec les auteurs-illustrateurs avec lesquels nous collaborons. En ce qui concerne “Bleu de Toi” par exemple, il était hors de question de le pricer trop bas afin de ne pas affaiblir le “prix de marché” de Dominique Maes. Nous ne prévoyons pas non plus de baisse de prix – sauf peut-être pour la fête des pères.

Sandrine Hervé de Slim Cricket

Les gens ont du mal à avoir de la considération pour les œuvres dématérialisées, la culture du gratuit dans ce type de produit est profondément ancrée.

J’ai extrait ici les quelques répliques qui m’ont le plus interpellée. L’intégralité est à retrouver sur le réseau LinkedIn. Si vous n’êtes pas inscrit, vous ne pourrez malheureusement pas y accéder.
Ce qu’il ressort à mon sens de ces échanges, est l’inquiétude générale des développeurs d’applications.  A moins que la question de Michäel G. ne soit que stratagème de découragement, subterfuge, qu’il prêche le faux pour savoir le vrai ou encore cherche du réconfort dans les réponses de ses coreligionnaires… ses inquiétudes sont légitimes et je plussoie à ses préoccupations !
A force d’observer les positions des uns et des autres dans l’App Store, j’ai constaté un vrai changement dans le paysage. Chocolapps, longtemps positionné dans le top 20, avec entre 10 et 15 de ses applications, perd progressivement de son leadership ! Son public aurait-il fait le tour de la question, et sa masse critique aurait-elle été atteinte ? Pour autant, comme bon nombres d’éditeurs, j’observe avec intérêt la réussite (ou non), d’une telle société ! Dans tout business il faut des succès pour lancer des marchés. Celui-ci ne décolle pas !

Comment dégager du chiffre d’affaire, et faire vivre une société avec un minimum de salariés dans un marché aussi complexe que celui de l’application – livre de surcroît – ? Que ceux qui vivent de leurs productions, après avoir payé 3 ou 4 salaires, sans avoir recours à de la prestation de service ou autre, se lèvent. Je doute fort qu’ils soient aussi nombreux que pour Danette ! Et j’augure sans hésiter qu’en France, ils se comptent sur les doigts d’une seule main. Et encore …
Les baisses de prix (ou pire la gratuité), relayés par tous les sites de critiques d’applications en ligne, La souris grise mais aussi DéclicKids, AppliMini, IDboox… font le jeu de cette mécanique. Leur lectorat guette ! En se faisant l’écho des fameux “BONS PLANS” , ils satisfont des consommateurs qui, avertis de ces pratiques, ont pris, en moins de 3 ans, de bien vilaines habitudes. A l’instar de ce que fait Dominique B., ils attendent !

Et pendant ce temps, les développeurs s’épuisent ! …
Je ne suis pas Madame Irma, et ma boule de cristal est juste une boule d’intuition, lovée au creux de mon estomac ! Après la folie hystérique générée par l’arrivée des tablettes, nouveaux outils tellement tactiles et tellement incontournables, le soufflé n’est-il pas en train de retomber ? Les nouveaux entrants entrent, ils font trois petits tours et ils ressortent, faute de pouvoir payer pour voir.
Nous avons tous coupé la branche sur laquelle nous étions assis. Le marché est mal emmanché, le consommateur mal éduqué. Et jusqu’à preuve du contraire, ma sœur Anne, je ne vois rien venir pour changer de cap !

 
28
avril
2013
Écrit par Francoise

Parce qu’avril ira au bout de son dicton, et que mai me plaira encore plus cette année, je vais terminer le mois en anticipant le prochain.
Il me plaît de me découvrir !

Sortie de “Une drôle de voisine” écrit par Sandrine Beau et illustré par Cécile Vangout. Un livre bicolore, où un frère et sa sœur découvrent au fond du jardin de leur grand-père une tente bien mystérieuse !

Si Cécile est forte avec juste deux couleurs, Ivan est un magicien agitateur hors pair ! Le soin qu’il a mis a donner vie à Clémence et Célestin (ne ratez pas non plus le chien, la poule ou les fourmis…) est juste bluffant !
Et ici, chez La Souris Qui Raconte, on continue de dire (et de montrer) que Flash© fait des merveilles à des coûts de production bien en deçà de ceux nécessaires au développement des applications ! “Une drôle de voisine” sera notre 27e titre ! Qui me les énumère tous en “Parole de souris” sera récompensé par Célestin himself ! Nous ne sommes pas nombreux à revendiquer un tel catalogue ! Nos livres pour enfants, ainsi réalisés, nous ont fait entrer dans les bibliothèques, et on s’y sent “fichtrement” bien !

Un autre titre fera j’espère l’actualité de ce prochain mois de mai. En effet, “Il suffit parfois d’un cygne(sorti chez LSQR fin mars et joliment critiqué chez Déclickids) répète son prochain ramage ! Une version tablette se prépare…  Je vous en dirai plus très bientôt, mais l’idée de porter ce très beau livre, signé Emilie Chazerand et Nicolas Gouny, en epub enrichi est assez excitante, et puis je serai très heureuse que Nathalie le relise affalée dans son canapé, ou bien allongée sur son tapis !

Côté application, deux adaptations en préparation également : “La machine aux illusions” et “Les deux rois, la sorcière et le sage” . Par contre, pas de dates de sortie pour l’instant.
Nous préférons savourer le franc succès de nos 7 autres applications.
Oui, oui, vous avez bien lu, 7, sept, S E P T… Ah vous ne le saviez pas !? C’est ballot, parce que de franc succès, celui-ci aurait pu être, INTERNATIONAL, voire MONDIAL ! Vous n’avez plus qu’à vous empresser de faire circuler l’information !
La Souris Qui Raconte, éditeur numérique jeunesse dispose de 26 titres web et 7 titres applications …
Lorsque vous aurez dit au Monde, chers lecteurs, que par ici, on édite des livres inédits au contenu original, que les textes parlent aux enfants avec des mots qui se trouvent tous dans le dictionnaire, que les thèmes abordés peuvent être des thèmes sensibles, parce que la vie est sensible, alors seulement, nous programmerons la sortie de nos prochaines applications !
Voilà qui est dit !

Bon… mais on vous promet quand même d’autres livres à lire assis derrière votre vieux PC… plus tard dans l’année… mais chuuuuuuut ! Surpriiiiiiises !

 
13
avril
2013
Écrit par Francoise

…qui a commencé jeudi dernier, avec un évènement très attendu par la profession, le Bookcamp Jeunesse.

Nous étions nombreux, éditeurs (pure-player ou pas), bibliothèques, studios de création en tout genre, free-lance, auteurs… Je gage que, très vite, des photos et comptes-rendus seront mis en ligne par Nathalie (DéclicKids) ou l’équipe de Déborah (Tralalere). Je ne déflorerai donc pas la rétrospective de l’évènement.

Pour la journée de vendredi, Le Futur du Livre se jouait à Chenôve (et cela durera tout le WE). La Souris Qui Raconte et ses livres numériques ont embarqué dans le train de 7h23 direction Dijon, pour aller rencontrer 5 classes de CE1 – CE2 ! Ça en fait des enfants, d’un seul coup ! L’expérience a largement dépassé nos attentes (celles des enseignantes aussi à ce qu’elles m’ont dit). J’ai vécu une journée d’une richesse rare.
En exploitant à fond, et mieux encore, les présentations faites la semaine dernière à Dole, j’ai constaté, une fois de plus, le réel intérêt des enfants pour ce type de lectures. Ce n’est pas un effet de style si je commence par là avec eux. En les interrogeant “Quelle a été ta dernière lecture ?” j’initie un débat dont l’enfant s’empare avec gourmandise. Et puis nous rebondissons ensuite sur les objets de lecture. En partant du dernier livre qu’ils ont lu, nous nous projetons vers les nouveaux supports de lecture. Ordinateurs, tablettes, téléphone, télévision (ben oui quoi, et les films sous-titrés, me fait remarquer l’un d’eux hier !)… Chabada et Thibaut au pays des livres ont brillé par l’intérêt que ces deux titres ont suscité. Il est vrai qu’ils sont vraiment bien pour une découverte de classe. Chabada pour son exploitation possible avec la version originale de Perrault, et Thibaut pour l’aventure, le loup et autres personnages de contes, et les interactions dont le livre regorge.

Trois mains pour Chabada
Thibaut pour les filles

France3 Bourgogne a aussi fait le déplacement pour filmer la première présentation. D’autres média prestigieux dont Rue89 couvrent également l’évènement. Des personnalités affranchies telles que Lorenzo Soccavo, Elizabeth Sutton ou encore Vincent Demulière s’exprimeront sur leur vision du Futur du Livre. Une initiative à suivre de près, quand on a comme eux, la vision plutôt large et innovante !

Tous ne suivent pas

Pour terminer le marathon de ce WE, samedi et dimanche, j’ai du forcer sur mes talents d’ubiquité pour être à deux endroits différents. A la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart pour Le Petit Festival de l’Imaginaire, et à Gometz-le-Châtel avec un salon A plein Volume. Deux très jolis événements tournés vers le livre et la lecture, le partage et l’échange. Merci aux organisateurs, et aux cuisinières marocaines.

 
8
avril
2013
Écrit par Francoise

Le 3ème jour de notre escapade jurassienne a commencé par la découverte d’un article dans Le Progrès.

Bien sûr, nous avions eu  hier sur notre stand, la visite d’un de leur correspondant, curieux de numérique. Nous en avions profité pour lui livrer ce qu’il avait gentiment qualifié de “scoop” ! Si son papier survole le Festival au travers de quelques lignes retraçant sa formule et son succès, nous n’avons pas boudé notre plaisir de voir citer La Souris Qui Raconte, choisie par Christophe Martin parmi tous les éditeurs présents à la Commanderie. À part ce petit moment de gloire matinale, la journée se passe, semblable à celle d’hier, avec son lot de curieux et de sceptiques !

Ce qu’il ressort de ce week-end de confrontations papier Vs numérique, repose sur une constatation majeure, une fois de plus étayée par le vécu : le papier se mélange mal avec le numérique. Le public visite un salon de ce type pour y acheter des livres, y rencontrer des auteurs ou des illustrateurs et repartir avec le précieux objet valorisé de son annotation personnalisée. L’éditeur numérique lui, que laisse-t-il au même public ? C’est une question qui m’a été posée plusieurs fois à l’occasion d’échanges avec d’autres éditeurs papier voire avec des parents !

Au cours du dernier salon de Montreuil, l’éditeur numérique Byook avait organisé une séance de dédicace pour son ebook Tara Duncan. Byook avait fait un coup marketing plutôt malin, puisque l’auteure de la saga, Sophie Audoin-Mamikonian, dédicaçait en fait ses ouvrages papier !

Le tout virtuel a des limites et quelque chose me dit  que nous gagnerions à créer un salon numérique au cours duquel nous innoverions par des rencontres associant virtuel et “vraie vie” !  Une réflexion que je ne manquerai pas de prolonger à l’occasion de deux prochains événements. Le premier, le BookCamp jeunesse, qui aura lieu jeudi prochain au Labo de l’édition à Paris et le deuxième intitulé le Futur du Livre, se tiendra tout le WE à Chenove.

À suivre donc !

 
7
avril
2013
Écrit par Francoise

Journal d’un séjour culturel dans le Grand Dole (samedi 6 avril).

Aujourd’hui ça se passe à la Commanderie. Un grand bâtiment moderne installé en bordure du Doubs. Si la matinée a été calme, a contrario, l’après-midi a accueilli un grand nombre de visiteurs. Il faut avouer que le réseau des médiathèques du Grand Dole, organisateur de cette 3e édition du Festival, a mis les petits plats dans les grands. Plus de 60 auteurs, illustrateurs et éditeurs donnent vie au thème des “P’tits papiers” ! Le fil conducteur, comment exploiter différemment le support traditionnel “PAPIER” : livres pop’up, livres à rabat, livres découpés, livres animés…

Les livres animés, proposés par La Souris Qui Raconte, attirent ou rebutent, mais en aucun cas ne laissent indifférents. Une libraire m’avoue sa crainte du numérique. Un enseignant souligne l’intérêt de ce type de livres pour des enfants en difficulté… Nous les présentons, expliquons le pourquoi de nos créations, leur originalité, ce qui les différencie des livres “PAPIER” .
Il n’est pas toujours facile de faire comprendre que tout cela n’est au fond qu’une question de support !

Autres temps forts de la journée : retrouver Sandrine Beau, auteure de Une drôle de voisine qui paraîtra très prochainement sur lasourisquiraconte.com et la découverte du travail (remarquable) de Antoine Guilloppé. “Plein Soleil” ou “Pleine Lune” (éditions Gautier-Languereau), sont des ouvrages d’orfèvre ! Entièrement découpés, les pages se jouent l’une l’autre en blanc et noir, utilisant la découpe pour raconter une histoire différente selon si vous la lisez en recto ou en verso. Un émerveillement, tout simplement !

Lecture enfantine
Lecture de plus grands
Sandrine en pleine dédicace
La foule du salon

 
6
avril
2013
Écrit par Francoise

Journal d’un séjour culturel dans le Grand Dole (vendredi 5 avril).

Dole, Jura, 3 heures 49 mn nous indique “Plan”…  Presque 6 heures plus tard, entre un départ franchement laborieux, et une arrivée franchement écolière et bucolique, nous arrivons à la médiathèque de l’Hotel Dieu, où nous attendent déjà les premiers 24 enfants. Ce temps d’échanges entre des élèves de CM1 et La Souris Qui Raconte, je le dois à Anne-Solène Girod qui me proposait dès l’année dernière de participer au 3e Festival du Livre Jeunesse de Dole.

A l’occasion des deux ateliers-classes, j’ai, à dessein, orienté la présentation autour de la LECTURE, plutôt qu’autour du LIVRE. Michel et moi nous sommes partagés le temps de parole. Une demie-heure pour présenter Chabada en repartant de la version originale du Chat Botté de Charles Perrault, dont Michel a lu (aussi investi qu’un pro) quelques passages.
Ensuite les enfants, répartis par groupes de trois, ont continué leur lecture sur les tablettes de la Médiathèque, pré-chargées de Chabada et de Thibaut au pays des livres.

Autre temps fort de cet après-midi, la découverte de l’univers “grandeur nature ” de Philippe UG, graphiste et ingénieur papier (entre autres), à l’occasion d’une exposition installée dans la Médiathèque. Stakhanoviste du cutter ; magicien du papier ; allumé de la couleur, homme passionné et passionnant, Philippe UG est sans aucun doute un grand monsieur !

Michel et Perrault, lecture impliquée
Lecture à trois
Que du bonheur !
Galerie intérieure de la Médiathèque
Exposition Philippe UG

 
4
avril
2013
Écrit par Francoise

Bonjour Emilie, bonjour Nicolas.
Après un silence éditorial d’un an (un tunnel, mais attention… pas noir du tout), La Souris Qui Raconte est très heureuse de revenir sur les grands écrans [NdR ordinateurs Vs tablettes] avec un livre numérique charmant, doux et coloré. Il suffit parfois d’un cygne. Il y est question d’oiseaux, de tonnes de piafs… de tous horizons et d’un premier amour sur fond d’absence. “Horror vacui” !  Deux enfants sans mamans, un garçon et une fille, se rencontrent à l’école et leurs petits cœurs font Boum ! C’est triste et gai en même temps, brutal comme le vide, chaud comme l’amour. C’est émouvant comme un premier baiser.

© Nicolas Gouny

Emilie, comment l’idée de ce texte vous-elle venue ?

J’ai toujours beaucoup aimé les oiseaux, au point d’en avoir eu, enfant. C’est très sauvage, délicat et gracieux, comme espèce. J’ai grandi dans un village dont on appelle les habitants “les corbeaux”. En effet, il est connu dans la région pour être squatté toute l’année par ces grands oiseaux noirs très mystérieux et un brin intimidant. De plus, notre langue grouille de métaphores, expressions et licences poétiques inspirées par les volatiles. Et puis, je trouve que certaines personnes ressemblent étrangement aux animaux. Physiquement. J’ai eu soudain envie d’un petit garçon-oiseau. Un enfant sauvage, délicat et gracieux… Enfin, comme Balthazar, j’ai eu une mère très très absente.

Vous écrivez surtout de la Fantasy, des romans avec plein de pages et en plusieurs tomes, et là, vous nous écrivez un texte court où les mots se jouent les uns des autres, et les oiseaux aussi ! Pourquoi ce grand écart ? Est-ce en lien avec votre métier, celui où vous n’êtes pas écrivaine ?

Bien avant de songer à écrire des romans pour ados, je rêvais de textes pour les petits. “Il suffit parfois d’un cygne” est né bien plus tôt que la série Apocalypsis, que je signe du nom d’Eli Esseriam. J’adore les livres pour enfants. C’est une véritable passion ! J’ai gardé les miens, bien sûr, comme on conserve les lettres de son premier amour… C’était mon rêve de petite fille : écrire une histoire pour les minots. Grâce à La Souris Qui Raconte, c’est chose faite ! L’adulte que je feins d’être, et l’infirmière que je suis, n’y sont pour rien, pour le coup !

Nicolas, je suis fan de votre univers illustratif très créatif (je ne suis pas la seule d’ailleurs, Emilie aussi !), et j’ai pensé que vos couleurs et votre poésie iraient bien sur les mots d’Emilie, qu’avez-vous ressenti à leurs lectures ?

Merci ! J’ai beaucoup aimé que cela parle d’oiseaux, car ceux qui connaissent mon travail savent qu’ils sont toujours présents dans mes dessins. J’ai tout de suite apprécié la belle écriture d’Émilie, fluide, simple, pas trop lyrique, mais poétique, et l’histoire toute bête de ces deux enfants…

Comment avez-vous travaillé sur ce format numérique ?

C’était un format nouveau pour moi, puisqu’il s’agit de mon premier livre numérique, mais finalement, comme je travaille déjà sur PC, et que je compose sous photoshop avec des calques, cela ne m’a trop bouleversé… La seule différence était le mode colorimétrique (RVB) qui donne des couleurs beaucoup plus ‘flashy’ et la définition beaucoup plus réduite des dessins… mais tout cela est assez technique !

Je crois savoir qu’un autre projet est en cours, pouvez-vous d’ores et déjà nous en dire quelques mots ?

J’ai en fait de nombreux projets en cours, car je suis plutôt boulimique. J’ai plusieurs livres « papier » qui vont sortir aux Ptits Bérets, chez Auzou, chez Belin et en Italie, et j’ai aussi un autre projet chez vos collègues d’Audois et Alleuil, non plus avec des oiseaux mais une petite vache…

Hâte de découvrir cette nouvelle création, j’avais fait un billet sur “La princesse aux petits prouts“. Je gage que leur prochaine production sera tip-top avec vous aux dessins !
Pouvez-vous nous dire chacun, comment ce format modifie votre expression ?

Emilie : Ecrire pour les petits demande une certaine vérité dans l’écriture. On ne peut pas tellement se cacher derrière le style ou les effets de manche, comme on pourrait être tenté de le faire lorsqu’on écrit pour les jeunes adultes. Il n’y a plus de place pour le cynisme : on est beaucoup plus à nu. Tout n’est que sensibilité et émotions. C’est plus sobre, plus honnête et souvent, plus joli. Personnellement, j’ai plus de mal à faire lire mes textes enfantins que mes pages pour ados. J’ai la sensation de m’y montrer davantage. De plus me livrer…

Nicolas : Pour moi, mais aussi pour tous les illustrateurs, c’est un support qui peut permettre une pleine expression, en animant, en poussant, en développant l’image. Il offre de chouettes possibilités pour qui a un peu d’imagination. J’aime, et j’espère aller encore plus loin au fil des projets, l’idée d’interagir avec le lecteur, qu’il puisse s’accaparer son livre, s’y incruster et, pourquoi pas bouleverser, chambouler l’histoire… !

On dit et on écrit beaucoup de choses concernant le numérique et  j’ai envie de vous défier gentiment.
Comment vous, très inscrit dans une culture papier, imaginez-vous son avenir… disons à 10 ans, à 20 ans et à 50 ans ! La boule de cristal n’est pas autorisée !

Emilie : Dans 10 ans, tout, ou presque tout, sera numérisé. Dans 20 ans, on aura trouvé un moyen de diffuser à bas prix l’implant intra-crânien, avec une lentille à poser sur la pupille en guise d’écran. On sélectionnera et lira n’importe quoi, en effectuant nos recherches d’une simple pensée. Ce sera extraordinaire et terrifiant. On pourra visiter des bibliothèques, devenues des musées depuis longtemps. Les enfants demanderont “c’est quoââ?” en montrant du doigt des dictionnaires, des encyclopédies, des livres colorés. Les parents soupireront et diront “T’as qu’à activer ta recherche ! Pense un peu !” Parce que oui, on sera toujours aussi paresseux d’esprit…
Et puis dans 50 ans, comme la mode se fait, se défait et se refait, on assistera à un retour aux basiques, un “revival” du papier. Les années 90 ont ressuscité le patte d’eph, en 2010, on porte aux nues le col Claudine, la robe à pois et les escarpins à bout ouvert, on adore les papiers peints à motifs, l’esprit vintage, tout ce qui est rétro… Aussi, ne jetez pas vos bouquins ! En 2063 et des brouettes, ils vaudront l’or que nous avons toujours vu en eux…

Nicolas : Je suis depuis bien longtemps sensible au média numérique. Je suis un enfant des années 80 et des ordinateurs à cassettes, lorsqu’on écrivait patiemment des lignes et des lignes de codes pour animer des morpions et des vers qui se mangeaient la queue… Je ne suis donc pas du tout effrayé par le développement de la lecture et de la culture numérique, bien au contraire ! Je trouve cela exaltant et riche de potentialités… Pour ce qui est du papier, il a encore et gardera une vraie aura, un fort pouvoir symbolique. On assiste aujourd’hui au retour du bon vieux vinyle… Je pense que le papier suivra le même chemin, à côté des œuvres numériques…

Un grand merci à tous les deux. Merci pour cet échange et merci pour le très beau livre que vous avez offert à nos lecteurs.

 
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