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C’est la rentrée… scolaire ! littéraire ! éphémère… (c’était pour la rime), et avec elle une ogresse qui, à cause de sa taille, envahit les tablettes.
L’Ogresse est la quatrième application que La Souris Qui Raconte adapte pour le portage mobile ! L’histoire est celle d’une princesse capricieuse, tellement gâtée qu’elle s’ennuie et ne fait que manger. Son énorme appétit finit par avoir des répercussions terribles sur l’écosystème de son pays… et de la Terre entière !
L’histoire donne aux lecteurs le choix de la fin. Et vous, laquelle choisirez-vous ?
Dire non, Chercher à qui la faute ou encore Ecouter Moussa
Un avis : l’application sitôt sortie, DECLICKIDS met à jour le billet qui avait été fait pour la sortie du livre numérique sur le site LSQR !
Après 19 jours sur le marché des tablettes, force est de constater que “Conte du haut de mon crâne” ne se porte pas trop mal dans cette foire d’empoigne qu’est l’AppStore ! Nous avons même atteint la première place ; vous savez celle sur laquelle tout le monde reluque, et sommes restés en haut de l’affiche (catégorie Livres) pendant 72 heures ! Je suis donc ravie, évidemment !
Pour autant, le regard que je porte sur ce marché, et dont j’évoquais déjà les travers dans mon dernier billet, n’est pas plus optimiste. “Le roi Babel” reste bien positionné. Une nouvelle application est arrivée entre temps, il s’agit de “La sorcière sans nom”, livre enrichi que je n’ai pas encore découvert, mais dont vous pouvez lire une critique chez DeclicKids. Et puis il y a les incontournables Disney, Dora, et bien sûr Choccolapps (ex So Ouat!).
19 jours, c’est bien peu me direz-vous, et vous aurez raison. Le recul n’est pas suffisant, et si Conte a été plutôt bien accueilli sur la tablette Apple, par contre, rien ne s’est encore passé du côté d’Android. Dans la mesure où nous ambitionnons de sortir un titre par mois sur les deux OS (gros challenge !), je pourrai avoir un retour bien plus précis dans quelques mois. Je crois à la force d’une collection. Par contre La Souris Qui Raconte a fait le choix éditorial de mettre en avant des textes d’auteurs, et non des effets visuels, et se demande si cela prendra !
A suivre donc après la sortie de quelques autres titres, leur accueil et la visibilité sur les ventes.
Un dernier détail amusant, le Catalogue gratuit de 2012, disponible sur l’iBook store, reste depuis sa sortie, positionné entre la 4e et 7e place des livres gratuits catégorie Jeunesse. Je vous livre ci-dessous un graphique des téléchargements.
Ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai une affection particulière pour cette locution latine. “La rivière sans retour” de mon imagier lexical !
Pourquoi Alea jacte est me demanderez-vous ? Eh bien parce que La Souris Qui Raconte après 2 ans d’exercice, et 25 titres en ligne plus loin, se lance sur les marchés iTunes et Google Play. Si le contenu du site séduit de plus en plus de collectivités, il ne fait pas recette auprès du grand public ! Est-ce le support qui en est la cause ? Comme j’ai plusieurs idées sur le possible responsable (pour ne pas dire coupable), j’ai décidé d’explorer les tablettes de façon plus agressive que ce qui avait été fait avec Antibroblemus. Et ainsi de vérifier une à une les hypothèses que j’ai pressenties.
Mon expérience sur ce livre m’a donné quelques clés, qui, si elles ne conduisent pas au succès, ne devraient pas me conduire au fiasco !
Je suis donc très fière de vous annoncer la sortie de “Conte du haut de mon crâne” plongé dans le grand bain de ces nouveaux marchés un dimanche matin de juin ! Sur iTunes en versions courte et longue, et sur Google Play dans ces deux versions également vous découvrirez un livre unique qui a déjà fait parler de lui sur La luciole masquée et DeclicKids. Et qui j’espère prendra un nouvel envol, plus mérité au regard de cette œuvre singulière.
Pendant quelques jours un prix mini à 1,59€, alors invitez du monde à la table et partagez ce livre enrichi, émouvant à bien des égards.
La prochaine publication : Thibaut au pays des livres
A l’occasion du salon, “Antiproblemus veut sauver la Terre” est gratuit toute la journée de ce dimanche sur l’AppStore. Propulsée par AppGratuites, cette expérience devrait nous remettre au dessus de la pile… La difficulté de se positionner dans l’AppStore, c’est la visibilité. Comment ne pas être perdu dans la surenchère d’une offre en constante augmentation. Pour ceux qui ne connaissent pas encore notre petit extraterrestre, n’hésitez pas… et faites passer ! C’est gratuit toute la journée et à 50% toute la semaine.
Aujourd’hui jeudi, c’est le jour de “Lire & Faire Lire” avec mes enfants de CE2, et en prévision de la conférence de dimanche, j’expérimentais pour la première fois une lecture sur iPad.
Je leur avais choisi le merveilleux livre dont je vous avais parlé dans mon dernier Coup de cœur.
Passée l’excitation de la découverte de l’objet, mes cinq chipies ont eu bien du mal à rester attentives à ma lecture, et c’est avec un grand étonnement que je me suis retrouvée débordée !
Submergée de sollicitations pour toucher… tourner la page… jouer du piano… faire voler les livres ou encore Morris… mon club des 5 ne manifestait pas beaucoup d’intérêt pour le récit lui-même. Plus préoccupées que jamais à être LA meneuse de cette lecture inhabituelle, elles se sont jalousées l’objet avec une convoitise à laquelle je ne m’attendais pas… et qui vous l’aurez compris me fait m’interroger sur la pertinence des enrichissements dans un récit.
Fatiguée de les voir se chamailler, j’ai coupé court à la lecture de ce livre (qui au passage “bugue” quand même beaucoup), pour aller vers une lecture sans aucun enrichissement. Je nous ai donc conduit dans la malle de “La grande récré” où 6 livres sommeillent ! Evidemment, j’ai eu droit à la soupe à la grimace, mais l’enfant n’est pas rancunier, et très vite, j’ai retrouvé mes 5 petites nanas attentives et ayant retrouvé l’envie de lire elles-mêmes !
Une heure passée avec elles et mon iPad pour arriver à cette question fondamentale :
Qu’apportent les enrichissements dans un livre sinon une distraction qui rentre peut-être directement en conflit avec l’essence même du texte ?
Ceci étant posé, cette expérience est la première et a, sans aucun doute, besoin d’être confrontée à d’autres pour me permettre de répondre, démonstrations à l’appui ! A suivre donc…
Lorsque j’ai découvert la nouvelle application ibooks Author et surtout vu l’excellent résultat produit par Walrus, je n’ai pas pu résister, surtout mon geek de mari, à réaliser quelque chose avec.

Très vite nous savions que ce “quelque chose” devait être LE catalogue de La Souris Qui Raconte, cru 2012. Plus qu’un simple catalogue, un livre interactif. Riche d’un fonds de 25 titres, complété par les bandes annonces vidéo des histoires pour enfants, les interview des auteurs/illustrateurs et des illustrations sous forme de making off. Le contenu était déjà tout trouvé, ne restait qu’à faire de “l’objet” quelque chose de présentable, voire plus !
Nous avons donc appris à maîtriser ibooks Author. Assez facile finalement lorsque vous connaissez les logiciels de mise en page. Une grosse semaine a été nécessaire à la réalisation et la vérification de ce livre de plus de 90 pages.
Le 14 février, nous soumettions notre bébé à Apple.
Quelques semaines plus tard, et malgré une demande de corrections d’Apple survenue vendredi dernier, je doute fort que mon œuvre soit disponible sur l’iBookstore avant le salon. Je vous invite donc à la télécharger ici. Munissez vous d’un iPad et d’un peu de temps…
Venez nombreux sur le salon du livre de Paris du 16 au 19 mars inclus, stand K83, où je serai heureuse de vous accueillir grâce à Le Motif, qui m’a invitée à partager son espace (merci encore à Sandrine Kocki).
Enfin, je participerai à une conférence le dimanche 18 mars de 16h45 à 17h45 espace BibliDoc “Les technologies numériques : un risque pour la maîtrise du français” ! Tout un programme…
Le Carnaval des Animaux est aujourd’hui une bien jolie application, conçue par Gordon et Chloé Jarry (du Book’Lab) qui n’est autre qu’un “éditeur numérique qui travaille avec un auteur et un réalisateur, en apportant son expertise éditoriale et ses compétences de gestion de projets pluri-média et de gestion d’équipe…”
Comment Camille Saint-Saëns, qui n’aimait pas beaucoup son œuvre au point d’en interdire l’exécution de son vivant, aurait accueilli ce petit bijou d’application ?
Composé des 14 tableaux de l’œuvre musicale :
Marche royale du Lion • Poules et Coqs • Hémiones • Tortues • L’Éléphant • Kangourous • Aquarium • Personnages à longues oreilles • Le Coucou au fond des bois • Volière • Pianistes • Fossiles • Le Cygne • Finale
ce livre merveilleusement enrichi ne peut que stimuler la curiosité de l’enfant pour la musique.
En premier lieu, parce que l’œuvre est gaie et légère. L’apparition de l’humoriste Smaïn ne manquera pas d’amuser petits et moins petits. Ensuite, chacun des tableaux utilise nombre d’interactivités, où souffler, bouger, dessiner, faire une omelette, donnent une autre dimension à la musique. L’écoute devient ludique. Les illustrations en noir et blanc de Emmanuelle Tchoukriel, d’une grande simplicité de trait, s’intègrent parfaitement au monde réel de l’orchestre (qui s’amuse lui aussi).
En bref, c’est beau, c’est gai, c’est intelligent… Une réussite d’application entièrement maîtrisée par une équipe (importante au vu des crédits) d’artistes professionnels sous la houlette de © camera lucida productions.
Il ne vous en coûtera que 2,99€ pour mettre tous vos sens en émoi !
« Conte du haut de mon crâne » est le 20e titre de La Souris Qui Raconte. Un conte remarquable et inattendu, où rien n’est en demi-teinte. L’écriture est celle d’une personne passionnée qui donne à penser qu’elle sait de quoi elle parle. Quant à l’illustration, magistrale de poésie, remarquable de trouvailles, de détails et d’humour, elle complète à merveille ce texte sensible que je conseille aux 9-10 ans, et à tous les adultes qui ont gardé une âme d’enfant…
Séverine : Comment ce texte est-il né dans votre tête ?
C’est un mystère. Honnêtement, ce texte est très différent de ce que je fais d’habitude. Vraiment. J’ai pensé à Oscar Wilde (Le portrait de Dorian Gray), j’avais des images en tête (l’escalier-route en bois d’Eau-qui-file par exemple). Les noms des personnages m’ont guidée, je ne sais ni comment, ni où.
Claire : Qu’avez-vous éprouvé à sa lecture ?
Le ton de l’histoire était tellement différent de ce que l’on lit d’ordinaire pour les enfants. Je ressentais une mélancolie, un romantisme sombre. J’ai indéniablement pensé à « Mémoires d’outre-tombe » de Chateaubriand. J’adorais ce sombre titre de livre et l’image d’un homme de dos face à la mer qui illustrait l’extrait d’étude dans mon livre de Français, en classe de 4e (voir Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1817-1818). A côté, le quotidien bizarre d’Ari Allistair inspirait une joie douce, un grain de folie qui apportait toute la poésie et la légèreté qu’il faut pour pallier au ton empreint de gravité de l’histoire. L’idée d’un immense manoir « La Colombe » plein de surprises m’a rappelé « A puzzling day at Castle MacPelican » de Scoular Anderson, un livre-jeu extraordinaire de mon enfance, qui a influencé mon trait de dessin, et que je recommande chaudement.


Claire : Avez-vous eu des difficultés à mettre en image ce récit ? Racontez-nous comment vous avez travaillé les personnages et notamment Ari Allistair ?
La richesse du texte de Séverine ne pouvait se contenter de pauvres images. Ma mission était d’apporter le plus de détails possible dans les décors pour consolider l’histoire, lui donner une identité singulière et à la hauteur du récit. J’ai collecté près de 300 images aussi bien de l’époque du romantisme que contemporaines. Des portraits de personnes, des photos d’intérieur, d’extérieur, d’objets et de détails insolites qui alimenteraient la poésie de l’histoire. La colombe, emblème du manoir, devait se retrouver dans le papier peint, les cadres des tableaux. J’ai eu peur de commencer les croquis. C’était ma première histoire de commande à illustrer, on a tous le souci de bien faire et d’espérer que cela plaise à l’éditeur, que l’écrivain retrouve son texte, et que le jeune lecteur s’amuse. Pour ce dernier, je voulais lui donner des interactions jeux et des animations qui le fassent rire à la manière des cartoons, des gags qui peuvent ne pas avoir de liens à l’histoire, je pense à la limace… Il fallait penser aussi à l’animation et au support non papier mais digital donc les aquarelles étaient à éviter, les images se devaient d’être nettes et légères informatiquement parlant. Je voulais, cependant, garder l’aspect dessiné à la main. J’ai finalement opté pour le dessin traditionnel au stylo encre noire. Les dessins en noir sur blanc sont passés au scanner, puis à la vectorisation sous Illustrator (logiciel d’Adobe).
J’ai créé une palette de couleurs à partir de mes photos de référence et je me suis pliée à ce code couleur. J’ai colorié en plaques (toujours sur Illustrator) sur des calques séparés du dessin vectoriel, je pouvais ainsi changer à ma guise les couleurs. L’ensemble étant vectoriel, il était plus facile de les manipuler sur Flash et les animations ne souffraient pas d’une différence de style. Pour Ari Allistair, je l’ai croqué instantanément. Bien sûr, certains ont pensé immédiatement à Harry Potter avec ses lunettes rondes et ses cheveux noirs en épi. Mais il n’a pas de cicatrice en forme d’éclair, ni de baguette magique. Juste une louve à ses côtés, un pull rouge et un pantalon beige.
Séverine : Décrivez-nous vos réactions et celle de votre famille à la découverte des illustrations de Claire.
J’ai eu un vrai choc. J’ai eu les larmes aux yeux, la chair de poule, avec l’impression de redécouvrir mon texte. Une émotion inouïe !
Claire : Lorsque l’on passe tellement de temps sur un projet, comment en ressort-on ? Par ailleurs, rappelez-nous le temps que vous a pris l’illustration de ce conte et ce qu’il a de particulier typographiquement parlant ?
J’ai travaillé sur ce projet entre Octobre et Juin, soit 9 mois comme les bébés avec des périodes en suspens. J’ai eu des complications post-natales au niveau informatique mais j’ai reçu beaucoup d’aide heureusement. Il y a eu :
- les recherches avec les croquis et les dessins propres,
- la composition des images de chaque écran en accord avec une taille de texte suffisante pour la lisibilité,
- la recherche et réalisation d’animations sur Flash, et bien sûr les aléas de la programmation Flash qui ont freiné la progression du travail.
Rappelons-nous qu’il s’agit d’une histoire composée de 27 images avec le texte dessiné entièrement à la main (puis passé en vectoriel) et que dans chaque page, j’incluais des interactivités plus ou moins complexes et élaborées. L’expérience m’a permis d’allier illustration et animation avec une grande liberté d’expression. Les animations cachées dans l’image apportent une nouvelle dimension au récit, une seconde lecture en somme et prouve que le livre interactif a un avenir, s’il est bien orchestré et pensé comme tel, s’il n’est pas le substitut interactif d’une histoire déjà publiée sur papier. Ma première histoire de commande a l’originalité d’être digitale et interactive, farcie d’animations à chercher, écrite par Séverine Vidal qui monte-qui monte et éditée par une Françoise Mary Poppins, une souris qui fait sa place à côté du chat de l’édition classique française. J’en ressors donc avec une grande fierté, c’est un travail d’Hercule accompli.
Séverine : Vous qui éditez beaucoup en papier, parlez-nous de cette expérience numérique et des différences que vous trouvez par rapport à une édition classique.
Dans le cas de ce livre en particulier, je n’ai aucun regret du type « ah, si seulement il pouvait exister en papier… ». La qualité du résultat, les surprises, la poésie et la sensibilité apportées par Claire, font de l’ensemble un objet à part, entre livre et dessin animé. Une expérience. Je suis ravie. Merci la Souris ! Merci Claire !
Personnellement je suis impressionnée par ce livre et les talents qui s’en dégagent ! Celui de l’auteur en premier lieu, que La Souris Qui Raconte connaît bien puisque c’est sa 3e contribution avec nous (Je suis le nombril du monde et Chacun cherche Papy étant les deux premiers opus), mais aussi celui de Claire qui l’a mis en images, a donné vie aux personnages. Sur la “quatrième de couv.” je parle d’une alchimie ! Il est vraiment question de cela et je reste émerveillée à chaque lecture (je l’ai lu au moins 20 fois) ! J’espère que les lecteurs sauront communiquer autour de ce livre, comme on communique autour d’un livre papier qu’on a aimé ! Combien de fois ai-je posé cette question à des amies : — “Tu lis quoi en ce moment ?”
Je me prête à rêver qu’un jour l’une d’elle me réponde : — “Conte du haut de mon crâne, un livre rare écrit par Séverine Vidal, illustrée par Claire Fauché et lu par Cécile Givernet, aux éditions La Souris Qui Raconte !”
Les vacances se terminent, là c’est sûr ! Les livres photos numériques vont chauffer, sortir de leur boîte et s’afficher en page, pour mieux partager vos souvenirs !
Pendant ce temps, La Souris Qui Raconte a continué à œuvrer pour vous et pour vos enfants, afin de leur donner toujours plus de lectures numériques immersives. Lire est un plaisir et nos lectures se veulent joueuses avec des textes pour bien grandir, des images hautes en couleur et des arrangements sonores pleins d’émotions ! “Emotions-nous” donc !
LSQR emboîte le pas des éditeurs papier et fait aussi sa rentrée avec pour commencer une bien jolie histoire écrite par Gwendoline Raisson et illustrée par Anne Valletta. “Le père Noël débutant”, mais que peut bien donc faire un père Noël en pleine rentrée littéraire ?












