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…qui a commencé jeudi dernier, avec un évènement très attendu par la profession, le Bookcamp Jeunesse.
Nous étions nombreux, éditeurs (pure-player ou pas), bibliothèques, studios de création en tout genre, free-lance, auteurs… Je gage que, très vite, des photos et comptes-rendus seront mis en ligne par Nathalie (DéclicKids) ou l’équipe de Déborah (Tralalere). Je ne déflorerai donc pas la rétrospective de l’évènement.
Pour la journée de vendredi, Le Futur du Livre se jouait à Chenôve (et cela durera tout le WE). La Souris Qui Raconte et ses livres numériques ont embarqué dans le train de 7h23 direction Dijon, pour aller rencontrer 5 classes de CE1 - CE2 ! Ça en fait des enfants, d’un seul coup ! L’expérience a largement dépassé nos attentes (celles des enseignantes aussi à ce qu’elles m’ont dit). J’ai vécu une journée d’une richesse rare.
En exploitant à fond, et mieux encore, les présentations faites la semaine dernière à Dole, j’ai constaté, une fois de plus, le réel intérêt des enfants pour ce type de lectures. Ce n’est pas un effet de style si je commence par là avec eux. En les interrogeant “Quelle a été ta dernière lecture ?” j’initie un débat dont l’enfant s’empare avec gourmandise. Et puis nous rebondissons ensuite sur les objets de lecture. En partant du dernier livre qu’ils ont lu, nous nous projetons vers les nouveaux supports de lecture. Ordinateurs, tablettes, téléphone, télévision (ben oui quoi, et les films sous-titrés, me fait remarquer l’un d’eux hier !)… Chabada et Thibaut au pays des livres ont brillé par l’intérêt que ces deux titres ont suscité. Il est vrai qu’ils sont vraiment bien pour une découverte de classe. Chabada pour son exploitation possible avec la version originale de Perrault, et Thibaut pour l’aventure, le loup et autres personnages de contes, et les interactions dont le livre regorge.
France3 Bourgogne a aussi fait le déplacement pour filmer la première présentation. D’autres média prestigieux dont Rue89 couvrent également l’évènement. Des personnalités affranchies telles que Lorenzo Soccavo, Elizabeth Sutton ou encore Vincent Demulière s’exprimeront sur leur vision du Futur du Livre. Une initiative à suivre de près, quand on a comme eux, la vision plutôt large et innovante !
Pour terminer le marathon de ce WE, samedi et dimanche, j’ai du forcer sur mes talents d’ubiquité pour être à deux endroits différents. A la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart pour Le Petit Festival de l’Imaginaire, et à Gometz-le-Châtel avec un salon A plein Volume. Deux très jolis événements tournés vers le livre et la lecture, le partage et l’échange. Merci aux organisateurs, et aux cuisinières marocaines.
Bonjour Emilie, bonjour Nicolas.
Après un silence éditorial d’un an (un tunnel, mais attention… pas noir du tout), La Souris Qui Raconte est très heureuse de revenir sur les grands écrans [NdR ordinateurs Vs tablettes] avec un livre numérique charmant, doux et coloré. Il suffit parfois d’un cygne. Il y est question d’oiseaux, de tonnes de piafs… de tous horizons et d’un premier amour sur fond d’absence. “Horror vacui” ! Deux enfants sans mamans, un garçon et une fille, se rencontrent à l’école et leurs petits cœurs font Boum ! C’est triste et gai en même temps, brutal comme le vide, chaud comme l’amour. C’est émouvant comme un premier baiser.
Emilie, comment l’idée de ce texte vous-elle venue ?
J’ai toujours beaucoup aimé les oiseaux, au point d’en avoir eu, enfant. C’est très sauvage, délicat et gracieux, comme espèce. J’ai grandi dans un village dont on appelle les habitants “les corbeaux”. En effet, il est connu dans la région pour être squatté toute l’année par ces grands oiseaux noirs très mystérieux et un brin intimidant. De plus, notre langue grouille de métaphores, expressions et licences poétiques inspirées par les volatiles. Et puis, je trouve que certaines personnes ressemblent étrangement aux animaux. Physiquement. J’ai eu soudain envie d’un petit garçon-oiseau. Un enfant sauvage, délicat et gracieux… Enfin, comme Balthazar, j’ai eu une mère très très absente.
Vous écrivez surtout de la Fantasy, des romans avec plein de pages et en plusieurs tomes, et là, vous nous écrivez un texte court où les mots se jouent les uns des autres, et les oiseaux aussi ! Pourquoi ce grand écart ? Est-ce en lien avec votre métier, celui où vous n’êtes pas écrivaine ?
Bien avant de songer à écrire des romans pour ados, je rêvais de textes pour les petits. “Il suffit parfois d’un cygne” est né bien plus tôt que la série Apocalypsis, que je signe du nom d’Eli Esseriam. J’adore les livres pour enfants. C’est une véritable passion ! J’ai gardé les miens, bien sûr, comme on conserve les lettres de son premier amour… C’était mon rêve de petite fille : écrire une histoire pour les minots. Grâce à La Souris Qui Raconte, c’est chose faite ! L’adulte que je feins d’être, et l’infirmière que je suis, n’y sont pour rien, pour le coup !
Nicolas, je suis fan de votre univers illustratif très créatif (je ne suis pas la seule d’ailleurs, Emilie aussi !), et j’ai pensé que vos couleurs et votre poésie iraient bien sur les mots d’Emilie, qu’avez-vous ressenti à leurs lectures ?
Merci ! J’ai beaucoup aimé que cela parle d’oiseaux, car ceux qui connaissent mon travail savent qu’ils sont toujours présents dans mes dessins. J’ai tout de suite apprécié la belle écriture d’Émilie, fluide, simple, pas trop lyrique, mais poétique, et l’histoire toute bête de ces deux enfants…
Comment avez-vous travaillé sur ce format numérique ?
C’était un format nouveau pour moi, puisqu’il s’agit de mon premier livre numérique, mais finalement, comme je travaille déjà sur PC, et que je compose sous photoshop avec des calques, cela ne m’a trop bouleversé… La seule différence était le mode colorimétrique (RVB) qui donne des couleurs beaucoup plus ‘flashy’ et la définition beaucoup plus réduite des dessins… mais tout cela est assez technique !
Je crois savoir qu’un autre projet est en cours, pouvez-vous d’ores et déjà nous en dire quelques mots ?
J’ai en fait de nombreux projets en cours, car je suis plutôt boulimique. J’ai plusieurs livres « papier » qui vont sortir aux Ptits Bérets, chez Auzou, chez Belin et en Italie, et j’ai aussi un autre projet chez vos collègues d’Audois et Alleuil, non plus avec des oiseaux mais une petite vache…
Hâte de découvrir cette nouvelle création, j’avais fait un billet sur “La princesse aux petits prouts“. Je gage que leur prochaine production sera tip-top avec vous aux dessins !
Pouvez-vous nous dire chacun, comment ce format modifie votre expression ?
Emilie : Ecrire pour les petits demande une certaine vérité dans l’écriture. On ne peut pas tellement se cacher derrière le style ou les effets de manche, comme on pourrait être tenté de le faire lorsqu’on écrit pour les jeunes adultes. Il n’y a plus de place pour le cynisme : on est beaucoup plus à nu. Tout n’est que sensibilité et émotions. C’est plus sobre, plus honnête et souvent, plus joli. Personnellement, j’ai plus de mal à faire lire mes textes enfantins que mes pages pour ados. J’ai la sensation de m’y montrer davantage. De plus me livrer…
Nicolas : Pour moi, mais aussi pour tous les illustrateurs, c’est un support qui peut permettre une pleine expression, en animant, en poussant, en développant l’image. Il offre de chouettes possibilités pour qui a un peu d’imagination. J’aime, et j’espère aller encore plus loin au fil des projets, l’idée d’interagir avec le lecteur, qu’il puisse s’accaparer son livre, s’y incruster et, pourquoi pas bouleverser, chambouler l’histoire… !
On dit et on écrit beaucoup de choses concernant le numérique et j’ai envie de vous défier gentiment.
Comment vous, très inscrit dans une culture papier, imaginez-vous son avenir… disons à 10 ans, à 20 ans et à 50 ans ! La boule de cristal n’est pas autorisée !
Emilie : Dans 10 ans, tout, ou presque tout, sera numérisé. Dans 20 ans, on aura trouvé un moyen de diffuser à bas prix l’implant intra-crânien, avec une lentille à poser sur la pupille en guise d’écran. On sélectionnera et lira n’importe quoi, en effectuant nos recherches d’une simple pensée. Ce sera extraordinaire et terrifiant. On pourra visiter des bibliothèques, devenues des musées depuis longtemps. Les enfants demanderont “c’est quoââ?” en montrant du doigt des dictionnaires, des encyclopédies, des livres colorés. Les parents soupireront et diront “T’as qu’à activer ta recherche ! Pense un peu !” Parce que oui, on sera toujours aussi paresseux d’esprit…
Et puis dans 50 ans, comme la mode se fait, se défait et se refait, on assistera à un retour aux basiques, un “revival” du papier. Les années 90 ont ressuscité le patte d’eph, en 2010, on porte aux nues le col Claudine, la robe à pois et les escarpins à bout ouvert, on adore les papiers peints à motifs, l’esprit vintage, tout ce qui est rétro… Aussi, ne jetez pas vos bouquins ! En 2063 et des brouettes, ils vaudront l’or que nous avons toujours vu en eux…
Nicolas : Je suis depuis bien longtemps sensible au média numérique. Je suis un enfant des années 80 et des ordinateurs à cassettes, lorsqu’on écrivait patiemment des lignes et des lignes de codes pour animer des morpions et des vers qui se mangeaient la queue… Je ne suis donc pas du tout effrayé par le développement de la lecture et de la culture numérique, bien au contraire ! Je trouve cela exaltant et riche de potentialités… Pour ce qui est du papier, il a encore et gardera une vraie aura, un fort pouvoir symbolique. On assiste aujourd’hui au retour du bon vieux vinyle… Je pense que le papier suivra le même chemin, à côté des œuvres numériques…
Un grand merci à tous les deux. Merci pour cet échange et merci pour le très beau livre que vous avez offert à nos lecteurs.
Parce que le marché numérique jeunesse est particulièrement compliqué, chaque acteur essaie de trouver le bon angle d’attaque pour résister. Cas d’école !
X applications tierces regroupées dans une seule…
Lorsqu’un éditeur d’applications en crée une qui regroupe les produits de ses concurrents, on est en droit de s’interroger. Dubitative, après qu’une amie rencontrée au dernier Salon du Livre m’ait parlé de cette nouvelle offre de Chocolapps, je la télécharge illico et approfondis un peu le sujet. Parce que La Souris Qui Raconte expérimente elle aussi des modèles, et dans ce secteur, qui ne le fait pas, MyKidApps interpelle particulièrement. Soyons clair, ce n’est pas l’idée en soi qui me pose problème, elle est excellente, mais la méthode est, de mon point de vue, “sujette à caution” !
Pourquoi le leader du marché a-t-il créé une telle application et à quelles fins ? Philanthropie quand tu nous tiens !
Bisounours ou business ?
Entre le coût de production de l’application, l’éditorial et la mise à jour des données, combien celle-ci va-t-elle coûter ? Combien faut-il vendre d’exemplaires de chaque appli tierce avant d’amortir les dépenses ? Si mes sources sont exactes, Chocolapps ne touche que 4% des 30% pris par Apple. Même si une partie éditoriale est copiée-collée à partir de sites spécialisés dans la critique d’applications, ou bien directement de l’AppStore, tenir à jour une telle offre représente du temps, et n’a de réel intérêt que si elle se renouvelle quotidiennement. Enfin, alors qu’aujourd’hui Chocolapps est à la tête d’un fonds (énoooorme) de 56 applis iPad (applis découvertes incluses) et 73 applis iPhone (découvertes incluses également) il me semble normal de se demander s’il n’est pas juge et partie dans cette affaire.
L’éditeur n’ayant pas vocation au mécénat (ou alors j’ai raté quelque chose), ne nous la jouerait-il pas “businours” ?
Focus sur l’application
La première chose qui vous est demandée à l’ouverture de MyKidApps, comme pour toutes les autres apps de Chocolapps, c’est votre adresse mail. Cette demande récurrente de l’éditeur semble être son principal moteur marketing. Sinon, une fois passé la requête, que vous pouvez décliner, le contenu s’organise en trois catégories “Les bons plans” - “La sélection des spécialistes” - “La sélection MyKidApps” . La fiche produit contient les principales informations inhérentes à l’application, dont un bouton INFO. Celui-ci ouvre sur une page comportant elle-même d’autres critères, dont des liens de partage Facebook, Twitter et courriel.
Sous couvert d’une communication toute tournée vers les parents et leurs enfants, l’éditeur nous ferait-il prendre des vessies pour des lanternes ?
La 1ère application proposée par des parents pour les parents et les enfants (1ère phrase figurant sur l’AppStore)
L’équipe myKidapps s’engage à être totalement libre et indépendante … Elle s’engage également à travailler dans le respect des enfants et des parents pour les informer de ce qui se fait de mieux blablabla… (pop-up à ouverture systématique dès lors que vous entrez dans l’appli)
Je ne suis plus parent de jeunes enfants depuis longtemps mais, dans un monde où tout fout le camp, je suis sensible à l’éthique, à la façon dont sont faites les choses, les valeurs qu’elles véhiculent.
Questions
Q1) pourquoi des sites majeurs comme Déclickids, IDboox et Applimini ne font-ils pas partie des “spécialistes” vantés dans l’application ?
Q2) pourquoi autant de liens sortants, alors que cette tendance est décriée par les parents eux-mêmes ?
Q3) quel est le sens caché de ce respect des enfants évoqué systématiquement à l’ouverture de l’application ?
Q4) pourquoi la sélection proposée est-elle majoritairement tournée vers des éditeurs anglophones (MTV Networks, Story Toys, Usborne…) ?
Les réponses que je vous livre sont celles d’une personne sensée qui réfléchit avant d’acheter et pense que la flagornerie (parce que vous le valez bien) cache toujours quelque chose.
R1) les sites mentionnés ci-dessus auraient-ils décliné la proposition, à contrario des autres “spécialistes” ? Désaccord sur le fond ou sur la forme ?
R2) les parents deviennent prescripteurs le temps d’une recommandation faite via FB ou Twitter
R3) je bloque sur cette histoire de respect des enfants. Evidemment que l’on ne va pas leur donner à voir des applications non appropriées, mais on met quand même sous leurs petits doigts curieux, des liens sortants qui les dirigent direct sur le FB de maman ou le Twitter de papa. N’y a-t-il pas un truc qui cloche là ? MyKidApps s’engage, mais à quoi précisément ? Quels sont les critères de ce qui se fait de mieux ? Ça mériterait d’être un peu plus explicité puisque c’est ça l’argument de vente.
R4) le marché anglophone est bien plus en avance que le marché francophone, bien plus ouvert et réceptif aussi. Privilégier les développeurs outre Manche ou outre Atlantique, c’est du business, mais soyez assurés parents, ici on choisit pour vous !
Pour résumer
L’idée était bonne, la façon de la délivrer plus discutable. Les ressources fournies par des éditeurs tiers (ont-ils été consultés au passage ?) ne sont-elles pas utilisées en priorité pour 1) collecter des adresses 2) faire connaître MyKidApps par le biais des liens sortants, et donc faire connaître Chocolapps ? Je ne vois rien de désintéressé dans cette mécanique qui lui profite d’abord. Les adresses sont-elles redistribuées aux éditeurs tiers, par exemple ? Je pense que le business model de cette application n’est pas le chiffre d’affaires qu’elle va générer, mais la collecte d’adresses qu’elle va permettre de réaliser et qui profitera à l’ensemble du fonds, présent et à venir de Chocolapps.
Si toute cette diatribe n’était que pure élucubration de ma part, je vous prie d’ores et déjà de m’en excuser, et vous donne la parole pour éclaircir les points noirs de mon argumentaire suspicieux !
Hier et avant hier se tenaient les journées professionnelles du 5e salon Dem@in le livre (le premier espace dédié au livre de demain). Comme l’an dernier, c’était l’occasion de récompenser les créations numériques réparties dans 6 catégories.
Le jury, composé de Laure Deschamps (www.souris-grise.fr) ; Odile Leveugle (www.applimini.com) ; Nathalie Colombier (www.declickids.fr) ; Elisabeth Sutton (www.idboox.com) ; Julien Gracia (Fleurus, Développement numérique) et enfin Minh-Son Nguyen (Conseil en nouveaux médias, contenus numériques, Presse, édition, Internet, WebTV) se réunissait lundi dernier pour délibérer.
Dans la catégorie Application pour adultes : Gallimard et le centre Pompidou récompensés avec Dali sont invités à monter sur la scène. Ils sont venus en force, une demi douzaine ! Dali aurait exulté !
Dans la catégorie Application pour enfants : CotCotCot-App avec Bleu de toi de Dominique Maes est à son tour appelé. Odile Flament, l’éditrice venue tout spécialement de Bruxelles, présente à son tour (après avoir souffert de quelques déconvenues techniques) son très beau livre application. Je vous invite vivement à découvrir cette œuvre atypique, “un livre d’auteur” dont vous pouvez découvrir une chronique ici !
Et puis juste après Elizabeth Chainet, l’organisatrice du salon, appelle La Souris Qui Raconte (moi… enfin nous !) à la rejoindre. Elle a demandé à Elizabeth Sutton d’IDBoox d’expliquer à l’auditoire pourquoi ma présence, puisque la lauréate du livre application était CotCotCot-App. Je rappelle ici pour le lecteur impatient, que j’avais proposé Conte du haut de mon crâne dans cette même catégorie. Compte tenu de la difficulté à départager les deux titres Conte du haut de mon crâne a reçu un prix spécial du jury, récompensant par là même le travail éditorial de La Souris Qui Raconte. Elizabeth a rappelé son positionnement : web, tablettes iPad et Android, les formats applications et epubs, elle a aussi fait mention de la qualité rédactionnelle des textes édités ! Et j’ai ensuite eu la grande joie de montrer quelques pages de Conte.
Pour les autres prix, l’epub enrichi pour adultes a été décerné à Mon musée imaginaire de Paul Veyne édité chez Albin Michel, quant à l’epub enrichi pour enfants, il est revenu au Petit Prince édité chez Gallimard Jeunesse.
Dans la catégorie Innovation Digitale le vainqueur est Louis Vuitton 100 malles de légende aux éditions de La Martinière. La dernière catégorie, Livre ou produit d’édition interactif papier Web, vous sera sans aucun doute dévoilée dans la presse, celle-ci sortant de ma juridiction.
Pour ceux qui n’auraient rien remarqué, je souligne que nous étions, CotCotCot-App et LSQR dans la cour des très grands ! Ce prix, je le prends donc comme une véritable reconnaissance au regard de mes pairs et je suis fière de la partager avec vous tous, auteurs, illustrateurs, conteurs, animateurs, développeurs. J’ai dit TOUS, c’est d’abord à vous que je le dois !
Ceux qui connaissent La Souris Qui Raconte n’ignorent pas son implication humaine et solidaire. C’est valable pour les livres numériques qu’elle édite, mais c’est aussi un comportement au quotidien (notre Souris a un vieux contentieux avec l’injustice sous toutes ses formes !). Depuis 2011, par exemple, elle soutient l’UNAPEDA en lui reversant les droits d’auteurs pour le conte sous-titré en LSF de Louise ou la vraie vie.
Alors que de nouveaux projets éditoriaux se profilent, cette année 2013 sera plus que jamais placée sous le signe de la solidarité ! Grâce à Balthazar et Colombe, Clémence et Célestin, et enfin Paolo et Lilly, les héros de nos trois prochains titres, elle va aussi vous solliciter ! Un tout petit peu… de quelques centimes… pour que le cœur d’enfants s’emplisse d’espoir.
La Chaîne de l’espoir vous proposera donc, par le biais d’un tout petit bouton répondant au joli nom de ZeGive de soutenir sa cause pour une opération contre l’exclusion !
Concrètement comment ça marche ?
Une fois votre choix fait sur le livre, il vous faut l’acheter (4,95€ ; 6,99€ ou 9,50€ selon la collection). A partir de là laissez-vous guider, ZeGive fait le reste !
Une fois votre démarche enclenchée, cela sort de ma juridiction. La Souris Qui Raconte ne fait que vous inviter. A vous de vous emparer du bouton et de confirmer votre promesse de don. Ces enfants ont besoin de nous ! Alors si vous aussi vous trouvez que certaines choses clochent ici-bas, et que NON on ne naît pas tous égaux, aidez La chaîne de l’espoir, soutenez “Une opération contre l’exclusion” !
Le Carnaval des Animaux est aujourd’hui une bien jolie application, conçue par Gordon et Chloé Jarry (du Book’Lab) qui n’est autre qu’un “éditeur numérique qui travaille avec un auteur et un réalisateur, en apportant son expertise éditoriale et ses compétences de gestion de projets pluri-média et de gestion d’équipe…”
Comment Camille Saint-Saëns, qui n’aimait pas beaucoup son œuvre au point d’en interdire l’exécution de son vivant, aurait accueilli ce petit bijou d’application ?
Composé des 14 tableaux de l’œuvre musicale :
Marche royale du Lion • Poules et Coqs • Hémiones • Tortues • L’Éléphant • Kangourous • Aquarium • Personnages à longues oreilles • Le Coucou au fond des bois • Volière • Pianistes • Fossiles • Le Cygne • Finale
ce livre merveilleusement enrichi ne peut que stimuler la curiosité de l’enfant pour la musique.
En premier lieu, parce que l’œuvre est gaie et légère. L’apparition de l’humoriste Smaïn ne manquera pas d’amuser petits et moins petits. Ensuite, chacun des tableaux utilise nombre d’interactivités, où souffler, bouger, dessiner, faire une omelette, donnent une autre dimension à la musique. L’écoute devient ludique. Les illustrations en noir et blanc de Emmanuelle Tchoukriel, d’une grande simplicité de trait, s’intègrent parfaitement au monde réel de l’orchestre (qui s’amuse lui aussi).
En bref, c’est beau, c’est gai, c’est intelligent… Une réussite d’application entièrement maîtrisée par une équipe (importante au vu des crédits) d’artistes professionnels sous la houlette de © camera lucida productions.
Il ne vous en coûtera que 2,99€ pour mettre tous vos sens en émoi !
Les vacances se terminent, là c’est sûr ! Les livres photos numériques vont chauffer, sortir de leur boîte et s’afficher en page, pour mieux partager vos souvenirs !
Pendant ce temps, La Souris Qui Raconte a continué à œuvrer pour vous et pour vos enfants, afin de leur donner toujours plus de lectures numériques immersives. Lire est un plaisir et nos lectures se veulent joueuses avec des textes pour bien grandir, des images hautes en couleur et des arrangements sonores pleins d’émotions ! “Emotions-nous” donc !
LSQR emboîte le pas des éditeurs papier et fait aussi sa rentrée avec pour commencer une bien jolie histoire écrite par Gwendoline Raisson et illustrée par Anne Valletta. “Le père Noël débutant”, mais que peut bien donc faire un père Noël en pleine rentrée littéraire ?
Le dernier livre numérique enrichi “Louise ou la vraie vie” est en ligne sur La souris qui raconte depuis maintenant une semaine ! Je n’apprends rien à nos chers lecteurs, en disant que cette œuvre est le résultat d’un travail collectif extraordinaire. Sous la direction pédagogique de Patrice Quélard, “Louise ou la vraie vie” a non seulement été dessinée par des enfants (une classe de CM2 et une de CLIS2), mais aussi lue, et chose plus inattendue, signée en langue des signes. LSQR a voulu comme à chaque nouvelle mise en ligne, se rapprocher un peu plus de ses auteurs et illustrateurs… d’un genre un peu différent ! Après avoir répondu à leurs questions, c’est à leur tour maintenant…
LSQR : Comment est née l’histoire de Louise ou la vraie vie ?
On a lu des livres (en particulier 2 graines de cacao), vu des films comme La Controverse de Valladolid et on a beaucoup travaillé sur la traite des noirs, notamment en visitant le pavillon esclavage du musée d’histoire de Nantes.
LSQR : Ce texte, avant de figurer comme livre numérique (édité où vous savez) a eu une première vie sous forme de pièce de théâtre. La transformer a-t-elle été compliquée ?
Oui ! Il a fallu réduire le texte de la pièce, c’était long. Faire les illustrations, ce n’était pas facile de reproduire le même personnage plusieurs fois. Pour l’enregistrement, si on butait sur un mot, il fallait tout recommencer. Pour les signes c’était la même chose. Le story-board était également une étape compliquée, plus d’ailleurs pour imaginer les illustrations qui n’existaient pas encore que pour découper le texte. Bref, 6 mois de travail ! Mais quand on voit le résultat, ça en valait la peine !
LSQR : Je le crois aussi ! Quelle différence faites-vous entre la version théâtrale et la version numérique ?
Le théâtre c’était plus facile car moins long et on avait finalement qu’à apprendre notre texte. Pourtant, beaucoup de choses de la pièce ont été supprimées : le chant de marin, le menuet (une danse baroque), la danse tribale, la scène de l’institut, la scène où Louise est refusée à l’école « normale » par la directrice et qu’elle la dessine… avec une tête de cochon !…
LSQR : Pensez-vous que votre travail aurait été différent si le livre avait été réalisé sur support papier ?
Oui, le texte aurait dû être plus long sur papier car avec l’animation on peut raconter des choses qu’on n’a pas besoin d’écrire. Par exemple : les marins qui transportent des caisses, l’esclave qui a le mal de mer…
LSQR : Vous avez découvert en classe le résultat de votre ouvrage, qu’en pensez-vous ? Avez-vous des déceptions, ou au contraire êtes-vous agréablement surpris ?
On aurait peut-être dû prolonger l’extrait gratuit un peu plus loin pour donner davantage envie de lire la suite. Ceux d’entre nous qui avaient écrit la pièce de théâtre ont été un peu déçus de devoir la raccourcir autant. Sinon, sur la qualité du résultat, on est vraiment très agréablement surpris, à part 3 rabat-joie dont nous ne citerons pas les noms… (rires)
LSQR : Envoyez-les moi ces rabat-joie que je les prenne entre quatre z’yeux ! (rires) … Aimeriez-vous reproduire une expérience comme celle de Louise ?
Oui !!! Sauf un rabat-joie dont nous… etc. C’était vraiment… cardiologique ! (note de l’enseignant « secrétaire » : ce barbarisme superlatif l’a emporté d’une toute petite voix sur « exceptionnel » « extraordinaire » et « sublime ».) Vous noterez au passage que nous avons perdu 2 rabat-joie en cours de route (rires encore plus rigolards) !
LSQR : Ils ont peut-être eu peur de la souris ?! Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté finalement ?
On a appris comment on fait des livres interactifs, comment les animations sont planifiées. On a appris à raconter une histoire et à l’illustrer et puis tout le travail que ça représente pour être édité. On a appris à transformer un type d’écrit en un autre. On est entré dans le détail de l’histoire de l’esclavage, et on a appris des choses sur le passé de Nantes, c’est de l’histoire locale pour nous, Nazairiens. Ça nous a aussi permis de voyager, dans le réel comme par l’esprit !
LSQR : Wouah, alors là respect les enfants (émue) ! même pour le dernier rabat-joie ! Bon… comme vous me tendez une perche avec le livre numérique, j’ai envie de vous demander ce que vous en pensez ! et particulièrement ceux édités par La souris qui raconte ?
On aime les livres numériques car il y a un petit « plus » : les personnages qui bougent, les voix qu’on entend, la musique…
La moitié d’entre nous préfère pourtant les livres normaux parce que : on peut les emmener partout, on peut imaginer les personnages, c’est moins fastidieux pour y accéder, on peut mettre 1 marque-page.
Pour les histoires de LSQR, on aime bien, mais on préfère les histoires à jouer que les histoires à lire, c’est plus marrant, c’est plus actif !
LSQR : Merci à vous chers enfants ! N’hésitez pas à dire à vos parents (pour la moitié d’entre vous qui préfère les livres numériques), qu’en plus du petit “plus” dont vous parlez, il y a en à un, bien plus grand ! Une nouvelle approche de la lecture qui passe par les écrans. Est-ce que cela ne vaut pas le coup d’essayer de les utiliser pour lire, plutôt que pour jouer ? Ça change non ?
J’invite vos parents à acheter l’histoire (2,70€ dont 2€ reversé à l’UNAPEDA) !
Alors que La souris qui raconte faisait parler d’elle sur les ondes de France Info, d’autres écoutaient… et certains découvraient.
C’est le cas de Pierre Dauverchain professeur des écoles, spécialisé dans l’accueil des enfants nouvellement arrivés en France. Il passe le plus clair de son temps libre, à animer un très joli site, entièrement dédié aux activités pour enfants de cycle 2. De façon très ludique, l’enfant y découvre des mots qu’il faut associer à une image. Un alphabet en vrac initie l’enfant à la lettre grande ou petite. Des chiffres, par 10 ou par 20, en lettres ou en nombres, l’aident à mieux identifier notre monnaie. Des dizaines de quizz, memory et autres gourmandises de souris, lui font découvrir un pays qui ne parle pas comme lui.
C’est beau, intelligent, généreux, remarquablement professionnel ! Allez-y, courrez découvrir Pom’doc un univers ultra complet pour tous les enfants d’ici ou d’ailleurs !

Et puis, comme il lui reste un peu de temps après tout ça, Pierre écrit et illustre des livres didactiques, où l’enfant, après avoir découvert et lu l’histoire, peut mieux en comprendre le sens en répondant aux questions qui lui sont posées.
Merci Monsieur le professeur des écoles pour tous ces enfants que vous aidez. Une telle affinité entre Pom’doc et La souris qui raconte ne pouvait pas rester secrète !
“A la veille du Salon du Livre une petite maison d’édition a peut-être trouvé la solution…”
Voilà le préambule du sujet du Journal Télévisé de France3 aujourd’hui. Ce billet est pour ceux qui ne l’ont pas vu, ou pour ceux qui veulent le revoir.
Merci à l’équipe d’Acrofish et de La petite Bibliothèque Ronde pour leur accueil, et merci aux enfants… évidemment !













