Dans la collection Histoires à lire, La Souris qui Raconte mettra en ligne très prochainement Toute la vérité sur le père Noël.

Ecrit par Anne-Gaëlle Balpe à qui l’on doit, entre autre, “Noël en juillet” (un six-mains, les quatre autres appartenant à Séverine Vidal et Sandrine Beau chez Oskar éditions), ce nouveau livre numérique affiche une grande générosité à laquelle s’ajoute tendresse et compassion. Il y est question du père Noël, bien sûr, personnage dont Anne-Gaëlle nous livre une version toute personnelle, bien plus authentique que celle un peu trop commerciale qui sévit depuis le 19e siècle ! Au-delà du personnage, Anne-Gaëlle nous raconte surtout une histoire d’amitié et de solidarité. D’attention et d’amour !
Dans ce monde de brutes dans lequel nous vivons, cette vérité sur le père Noël a quelque chose de rassurant…
Les illustrations, de Julien Castanié sont animées par Farah Allègue, le texte est lu par Cécile Givernet ! Une bien belle équipe pour ce livre qui essaie une fois encore de ne pas prendre les jeunes lecteurs pour ce qu’ils ne sont pas !
Vous savez, vous qui suivez ce blog avec assiduité, qu’à chaque mise en ligne, La Souris Qui Raconte organise une rencontre entre auteur et illustrateur à l’occasion d’une interview assez informelle ! Aujourd’hui, alors que “L’Ogresse” est en ligne depuis moins d’une semaine, je ne vais pas déroger. Tout au plus procèderai-je un peu différemment !
Les Atomes Crochus, co-éditeur (finalement) de ce conte pour enfants, ont, à l’époque de la sortie du livre, retranscrit un entretien où Francine Pellaud et Clémentine Robach répondent aimablement aux questions posées.
L’Ogresse se transforme comme par magie au fil de l’histoire des Atomes : récit sur le développement durable, d’abord présenté sous forme de spectacle, il devient aujourd’hui livre illustré. F. Pellaud et C. Robach reviennent pour nous sur leur travail pour coucher sur le papier ce récit allégorique qui fait rimer « lire » avec « agir » et « réfléchir » avec « plaisir ».
Il est maintenant livre animé et interactif (la boucle serait-elle bouclée ?). Je vous invite à découvrir l’intégralité de l’entretien ici !
Et comme il est aussi question de L’Ogresse sur l’excellent site Declickids (site sur lequel je reviendrai dans un coup de cœur prochain !), je vous invite à découvrir ce que Nathalie et Ulysse en pensent. C’est par là !
L’Ogresse est une histoire pour enfants de la collection Histoires à inventer, trois fins possibles.
Bullesdegones.com est lyonnais. Peut-être pas aussi connu que Guignol, un Gone, c’est un gamin des rues de Lyon ! Voilà pourquoi ce magazine, typiquement lyonnais retrace l’actu des parents qui bougent… à Lyon ! Deux éditions à leur actif : Bulles de gones, journal bimestriel (5 N° par an) et Récréabulles, le guide annuel des familles.
Si je vous en parle aujourd’hui, c’est que La souris qui raconte y est à l’honneur dans le N°67 (16 janvier-février-mars 2012) avec un joli titre : Dans la toile de la souris. Découvrez l’article au format pdf, en même temps que le magazine qui fait la part belle aux livres et aux histoires avec un dossier de 10 pages s’intitulant Farandoles d’histoires. Mon seul regret, l’absence d’illustration propre à mes titres.
Un grand merci à l’équipe de rédaction.
Deux découvertes ce matin, qui, si elles ne sont pas des scoops, enrichissent mon analyse du marché du livre jeunesse.
La première concerne l’étude IPSOS publiée le 5 décembre dernier et qui s’intitule “Le Marché du Livre Jeunesse à fin octobre 2011″.
On peut y lire :
A fin octobre 2011, le marché de la jeunesse représente 21% du marché total du livre, soit 45,6 millions d’exemplaires vendus. Le marché se maintient en volume (+0,8%), alors qu’il connait une tendance à la baisse en valeur (-0,8%).
En 2009, le marché avait marqué un bond avec l’énorme succès de la série Twilight de Stéphanie Meyer. Face à un tel phénomène les ventes sur les années 2010 et 2011 ont forcément reculées.
Reste à noter que l’offre sur ce marché est depuis quelques années de plus en plus diversifiées autant pour les ados que pour les plus petits. Ce marché reflète les changements de la société. Toutes les préoccupations des jeunes y sont abordées : l’amour, les relations avec les parents mais aussi la consommation avec l’accès aux biens matériels, l’écologie et même la fin du monde !
La lecture pour les plus petits constitue le segment le plus important.
Les ouvrages destinés aux plus jeunes (moins de 6 ans) représentent à eux seuls 46% des ventes en volume sur la jeunesse (39% en valeur). On trouve dans ce segment les albums, les livres d’activité et d’éveil et les documentaires.
Ce qui m’interpelle immédiatement à la lecture de ces lignes, c’est qu’il est fait mention des moins de 6 ans et des ados, mais entre… Nada ! Les enfants entre 6 et 12 ans ne liraient-ils pas alors qu’ils sont en plein apprentissage-acquistion de la lecture ? Si je n’ai pas reproduit intégralement le rapport Ipsos, je vous invite à télécharger le fichier pdf, joint à l’article. Vous verrez que je ne trahis rien ! Quant aux livres numériques jeunesse, le sujet n’est même pas abordé alors !
La deuxième découverte, concerne un billet lu ce matin sur l’excellent Actuallité. Les quelques lignes ci-dessous, parlent, elles, du livre numérique jeunesse sous forme d’application :
De plus, la Charte rapporte que pour l’équipe de Bayard, le marché des applications n’existe pas encore ; alors que leur application Un jeu tirée du livre d’Hervé Tullet a été primée au salon du livre de Montreuil !
Ce constat, venant de Bayard, cautionne ce que je pense de ce marché, et le choix fait prioritairement avec le site de La Souris Qui Raconte, à savoir des livres à lire en ligne en utilisant le web. Le marché des applications doit trouver son modèle économique et l’énorme déversoir qu’est l’AppStore n’est pas un modèle performant. Vouloir reproduire ce qui a fait le succès de l’iPhone, en le transposant à l’iPad est à mon sens une erreur ! J’ai d’ailleurs mon idée sur la question de la transposition des livres numériques de La souris qui raconte sur les tablettes tactiles, vous voulez la connaître ?
Yanis, Théo, Sarah, Diana et Aurore, ainsi que Lisa, Mathéo, Noémie, Johaina et Cédric composaient les deux groupes d’enfants d’une classe de CE1 qui avaient choisi de participer à “Lire et Faire Lire” jeudi dernier. Des trois livres que je leur avais sélectionnés et que j’évoquais ici, 5 ont choisi Loulou de Solotareff. Connaissant déjà le livre, ils me pressaient pour entendre l’histoire une nouvelle fois.
Le plaisir qu’ils ont eu à m’écouter lire Loulou, a été au moins égal à celui que j’ai eu à leur lire cette belle histoire d’amitié entre un jeune loup (grosse voix) et un jeune lapin (petite voix). Mais alors que nos deux comparses grandissent, ils jouent ensemble à PEUR-DU-LAPIN et à PEUR-DU-LOUP. Les deux peurs ne sont pas franchement équitables et les choses se gâtent entre Tom et Loulou. Je ne sais pas bien ce qui se passe dans la tête des enfants lorsque Loulou retourne dans la montagne en quête d’un nouvel ami, mais l’attention des enfants à ce moment étaient particulièrement forte !
J’ai par ailleurs trouvé ce petit film, (Loulou a été largement adapté depuis la sortie de sa première édition en 1989, interview enrichissante de Solotareff ici) et je ne résiste pas au plaisir de partager.
http://www.dailymotion.com/video/x4e9d0
Demain jeudi, première rencontre à l’école Saint-Joseph de Clamart et je me réjouis déjà à l’idée de cet échange avec ce lectorat pile dans la tranche d’âge de La Souris Qui Raconte. Mais attention ! Cette casquette que je vais coiffer une heure par semaine est bel et bien celle de “Lire et Faire Lire” ! Etre au plus près des enfants, les comprendre, les écouter, recueillir leurs sentiments, ce qui leur plaît ou leur déplait… cela fait sens pour l’éditrice que je suis, mais je resterai à ma place de bénévole pour l’association ! Si en plus cela leur donne le goût de la lecture… !
Je leur ai choisi trois livres, entre CP et CE1.
LOULOU de Grégoire Solotareff (Ecole des loisirs)
Sssi j’te mords, T’ES MORT ! de Pierre Delye et Cécile Hudrisier (Didier Jeunesse)
La princesse, le dragon et le chevalier intrépide de Geoffroy de Pennart (Kaléidoscope)
Je ferai toutes les semaines un petit compte rendu de ces lectures. Vous souhaitez me confier des livres ? N’hésitez pas à me les adresser. Si, à l’envie (éditoriale) s’ajoute le plaisir de partager, je serai auprès des enfants, le messager de vos histoires ! Suuuuuuper Souris !
Enfin ! Je vous en ai parlé dès le début. C’était le 20 octobre 2010, dans la rubrique “Les coulisses” sur la home du site de La Souris Qui Raconte.
L’Ogresse va enfin voir le jour dans sa version numérique. En effet cette histoire de la collection Histoires à inventer, existe en version imprimée dans un tirage limité, et est éditée par les Atomes Crochus.
Les Atomes Crochus transforment la science en art, en plaisir, en rire et en jeu. C’est une association interdisciplinaire créée en 2002 à l’Ecole Normale Supérieure par trois universitaires passionnés de communication scientifique. Dès sa création, à travers une grande variété d’activités de médiation culturelle dans les domaines des sciences expérimentales et du développement durable, elle se mue en un véritable laboratoire d’innovations de la culture scientifique. L’association vise des objectifs ambitieux : développer le goût d’apprendre chez les jeunes, participer à la clarification des valeurs, entretenir l’envie de comprendre le monde. Ces objectifs sont entrés en résonnance avec La souris qui raconte. La même motivation nous anime. Entretenir le plaisir de la découverte et de la lecture chez les jeunes par la curiosité et l’émerveillement !
L’Ogresse est un conte allégorique et aborde le thème difficile des effets pervers de la croissance économique à tout crin. Il s’inscrit dans le projet « Je lis, je joue, j’agis » initié par Les Atomes Crochus en 2009. Francine Pellaud en est l’auteur et Clémentine Robach l’illustratrice, tant dans sa version papier que numérique. Elle a d’ailleurs parfaitement su adapter son travail à cette nouvelle technique.
6 janvier, déjà !
C’est fou ce que le temps (celui qui passe, pas celui qui pleut) peut être taquin ! Selon comment vous vous positionnez dans l’espace (temps), il peut aller très vite, ou au contraire très………len………te………ment……… Par contre, au bout du compte et d’un certain temps, il a juste filé entre vos doigts ! Pffftt !
Tout ça pour dire que là, tout de suite, maintenant… il est lent ce temps. Suspendu en plein vol. Alors que La Souris Qui Raconte continue sur sa lancée et que les sollicitations des bibliothèques, des salons et des expositions affluent dans ma boîte mail, il fait le difficile ! J’y vais ou j’y vais pas ? Je peux ou je peux pas ? Que nous réserve 2012, à ma Souris et moi ?
Bon nombre de professionnels s’accordent à dire que cette année 2012 est l’année 1 de l’édition numérique, la mesure étalon en quelque sorte (formule entendue sur BFM Business et citée par Michael Dahan de la société Bookeen) je me dis alors que je suis pile dedans ! Que 2012 nous comptera parmi ses acteurs phares (au moins en jeunesse) ! Le développement des supports en tous genres a fait un bon en avant incroyable ; pour preuve, leur nombre croissant recensé sur la page GoogleAnalytics de La Souris Qui Raconte (28 références distinctes relevées ce matin). Mais cela fait-il le marché du livre numérique ? Même si cela va sans aucun doute créer de la demande. Dans quel délai ?
Délai <=> Temps vs Temps <=> Argent… CQFD… Vous me suivez ?
Alors puisque l’époque est aux vœux, chers lecteurs, fidèles amis, faites-vous connaître et souhaitez-nous de réussir cet incroyable pari ! TENIR pour REUSSIR !
Pour les fêtes de fin d’année, et ceux qui sont passés à côté
La Souris Qui Raconte vous convie à plonger au cœur de son catalogue…
Lire la carte de vœux 2012 >
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de La Souris Qui Raconte
référence du bon de réduction MONTREUIL2011
Depuis la création du site lasourisquiraconte.com le 27 septembre 2010, il y a un peu plus d’un an, j’ai instauré avec grand plaisir un certain nombre de rituels. Celui que je préfère est celui où je donne la parole aux auteurs et aux illustrateurs. L’occasion pour eux de s’exprimer, et pour les lecteurs de La Souris Qui Raconte, de connaître les coulisses de fabrication d’un livre numérique !
Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous donner la parole, à vous Christophe Loupy (Metantropo), pour que vous nous donniez quelques recettes d’écriture.
Votre contribution aux histoires de La Souris Qui Raconte est la deuxième. Après La petite flamme (collection Histoires à lire) illustrée par Mehdi Sévère et mis en ligne le 20 octobre dernier, Les deux rois, la sorcière et le sage (collection Histoires à jouer) illustrée par Johan Toggenburger a démarré le 12 décembre dernier. Les deux illustrateurs qui ont travaillé sur vos très jolis contes pour enfants, ont un point commun que je divulguerai plus tard.
Mais avant je voudrais que vous nous disiez comment vous avez connu La Souris Qui Raconte et pourquoi vous avez eu envie de lui soumettre vos textes.
En parlant de souris… Tiens, justement… je suis comme la petite souris… au courant de beaucoup de choses avant les autres… Enfin, quand je dis beaucoup de choses, sous-entendu dans l’édition jeunesse. En fait, j’ai la chance d’avoir une double casquette. D’une part, je suis auteur en littérature jeunesse ; et d’autre part, directeur de publication de l’annuaire professionnel de l’édition jeunesse, Le Guide de l’Edition Jeunesse.
Ce gros annuaire (de plus de 1500 entrées) aura 10 ans d’existence l’année prochaine et je dois dire que cette longue route aux côtés des professionnels fait qu’aujourd’hui j’ai, de façon régulière, de nombreuses informations de leur part. C’est ainsi que j’ai appris la création de La Souris Qui Raconte. Ce concept vraiment novateur m’a tout de suite séduit car j’ai imaginé immédiatement quel fabuleux produit cela pouvait donner aux enfants. La suite, vous la connaissez, j’ai eu envie de m’investir dans le projet, d’abord en tant que directeur de publication en ajoutant cette maison d’édition à notre annuaire ; et ensuite en tant qu’auteur car j’ai eu envie de proposer mes propres contes.
Comment avez-vous ressenti les interprétations que Mehdi et Johan ont faits de vos œuvres, et trouvez-vous un lien dans leurs univers respectifs ?
Lorsque j’ai découvert les illustrations faites par Mehdi et Johan sur mes textes, j’ai tout d’abord été impressionné par leur talent. Leur trait est à la fois clair et précis, leur style très proche des styles graphiques modernes que l’on trouve actuellement dans les films d’animation, mais avec, en plus, un travail sur l’ombre et la lumière que j’aime beaucoup. Même s’ils ont chacun leur univers graphique, je dirais qu’ils se rejoignent dans ce style audiovisuel moderne utilisant l’outil numérique (qu’ils maîtrisent admirablement tous les deux).
Etant tous les deux issus du jeu vidéo, leur approche graphique s’en ressent. Ce sont les seuls illustrateurs à avoir intégré dans leurs illustrations, des effets de flou ou de travelling. Peut-être est-ce cela leur style audiovisuel moderne…
Que pensez-vous de l’édition « pure-player », vous, auteur papier. Et les éditeurs avec lesquels vous signez des contrats intègrent-ils le numérique ou pas encore ?
Je me réjouis toujours de nouveaux supports artistiques et culturels. L’édition « pure-player » apporte des choses que l’édition papier ne peut apporter. Même dans les romans basiques. Le fait de pouvoir transporter une bibliothèque de plusieurs milliers de titres avec soi partout dans une simple tablette numérique de quelques centimètres, c’est extraordinaire. Le fait de pouvoir lire son roman dans le métro sur son smartphone, même dans le noir, c’est pratique. Personnellement, je me lance, moi aussi, en tant qu’auteur, dans l’édition numérique avec une série de romans d’aventure pour les ados, Code : Lady G, qui raconte les aventures fantastiques de la célèbre chanteuse américaine. Le premier épisode, La pyramide de Mu, est déjà en ligne, le second aussi, depuis quelques jours. Il s’intitule La citadelle de Ksanthor.
Je pense qu’il ne faut pas avoir peur du numérique dans l’édition. Le papier et le virtuel continueront à vivre en parallèle. Il y a quelques années, lorsque la musique assistée par ordinateur a fait son apparition, on l’a accusée de tous les torts. Elle allait, disait-on, remplacer les musiciens, les mettre au chômage. Finalement, chacun a trouvé sa place et la création musicale s’est élargie avec ce merveilleux outil. Il en sera de même avec la littérature numérique. C’est une belle invention et, on le voit avec le catalogue de La Souris Qui Raconte, cela dynamise la création.En ce qui concernent les contrats, certains de mes éditeurs papier tentent d’y intégrer le numérique mais pour l’instant, il est difficile de signer quoi que ce soit en la matière car les syndicats d’auteurs et les syndicats d’éditeurs ne sont pas d’accord sur tous les points. C’est normal, toute technologie nouvelle entraîne son lot de questionnements et de transformations. D’ici quelques temps, je pense que les intérêts de chacun trouveront leur place dans un accord et que des contrats « types » préservant à la fois les auteurs et les éditeurs seront élaborés. Il faut faire confiance en l’intelligence de chacun.
Je crois savoir que vous avez encore une troisième casquette, vous pouvez nous en parler.
En effet, je suis également instituteur en maternelle à plein temps. Cela fait, comme vous vous en doutez, des semaines bien chargées. Les mercredis vaqués, je ne connais pas, et mes semaines de travail sont souvent plus proches de 50 que de 35 heures. Je me lève à 6h00 pour pouvoir travailler une heure avant de partir à l’école et le soir je m’y remets jusqu’à 19h00. Quant aux vacances scolaires, je les passe à rattraper la paperasse en retard, ou parfois sur la route, comme l’an dernier, où j’ai passé une semaine en février au lycée français de Madrid dans les classes de maternelle pour des animations autour de mes albums, puis une semaine à Pâques dans un groupe scolaire en Bretagne pour animer, cette fois, dans toutes les classes, de la maternelle au CM2.
Lorsque vous écrivez, comment cela se passe-t-il ? Dans un bureau, avec un ordi et un clavier, ou de manière moins formelle sur un coin de table dans un bistrot ou votre cuisine ?
Cela dépend du moment. Chez moi, c’est sur mon PC dans mon bureau. A l’extérieur, c’est sur mon ordinateur portable. L’été, j’emmène un cahier à spirale pour écrire sur la plage. En fait, j’ai beaucoup de facilité à me concentrer, quelque soit l’endroit. Je suis conscient que c’est un luxe, mais c’est aussi une nécessité car, contrairement aux confrères qui ne font que ça, j’ai intérêt à « rentabiliser » mes moments libres si je veux que mes histoires voient le jour.
Quelles étaient vos références dans l’écriture de vos deux contes ?
Pour La petite flamme, l’idée m’est venue de « l’effet papillon ». Je me suis dit que l’on parle bien souvent de ce phénomène en l’attribuant à une chaîne négative, et qu’il serait intéressant de la développer, au contraire, positivement.
Pour Les deux rois, la sorcière et le sage j’ai observé autour de moi. J’ai vu que les gens, finalement, se disputaient au départ pour des choses sans importance, et que cela prenait vite des proportions incroyables. Dans une file d’attente, par exemple, pour gagner 1 minute 30 (chronomètre en main !), ou sur la route, pour gagner 4,50 mètres… Mais ce qui est le plus étrange dans ce conte, c’est que je l’ai écrit avant les événements du 11 septembre et qu’ensuite, lorsque cette tragédie s’est produite, j’ai constaté des parallèles troublants dans mon texte : les deux pommiers géants, par exemple, ressemblent beaucoup aux deux tours (ils dominent le village, on les abat et des milliers d’habitants meurent). Le nom du roi Rico (qui veut dire riche en espagnol) mais qui, associé à Lamé (nom de son village), donne LaméRico (L’Américo) ; la sorcière qui conseille « Plante ces deux graines au sud de ton verger, là où le soleil et l’eau caressent tes terres… », les tours jumelles étaient situées au sud de Manhattan, langue de terre entourée d’eau et éclairée (soleil) par la statue de la liberté… Je vais terminer en disant que le titre original, celui que j’avais trouvé pour ce conte était Big apples, normal pour une histoire de grosses pommes, sauf que Big apple est aussi le surnom de New York…
A ce jour, je n’ai toujours pas d’explication à ces « coïncidences », mais c’est un phénomène, je dois dire, qui m’a toujours fasciné et excité mon imagination.
En effet, toutes ces coïncidences sont pour le moins troublantes !
Parlez-nous de Metantropo, qui est-il ? Après quelques recherches je me rends compte que les titres parus sous ce patronyme datent un peu, publiez-vous encore sous ce pseudo ?
Ce pseudo, je l’ai inventé à mes débuts. Je venais d’écrire mon premier roman pour ados, un roman fantastique pour les éditions Magnard jeunesse et je m’étais amusé à trouver un pseudonyme fantastique pour « ficeler » l’ensemble. Metantropo est construit sur deux racines grecques, Meta (qui signifie, « un peu plus que », « au-delà de ») et Antropo (qui signifie « être humain »). C’est ainsi que, pour cette histoire fantastique, j’ai signé, non avec un certain amusement, « Metantropo » (un peu plus qu’un être humain). Seulement voilà, ce que j’ignorais à l’époque, c’est que ce choix allait me piéger. En effet, lorsque, quelques temps plus tard, j’ai signé mon premier roman ado chez Flammarion, la directrice de collection, qui connaissait mes romans fantastiques chez Magnard, m’a demandé : « Voulez-vous signer Christophe Loupy ou Metantropo ? ». Comme il ne s’agissait pas d’un roman fantastique, mais d’un récit d’aventure sur fond historique, je pensais signer tout naturellement Christophe Loupy. Mais elle avait sa petite idée en tête : « Comme les ados ont commencé à vous découvrir sous le pseudonyme de Metantropo, il serait bien, me dit-elle, de signer ce roman sous le même nom. » Je devais reconnaître que son analyse était judicieuse et j’ai accepté de signer une nouvelle fois Metantropo. Depuis ce jour, je signe Christophe Loupy pour les enfants et Metantropo pour les ados (et les adultes). D’ailleurs, en réponse à votre question, je continue à écrire pour les ados car j’ai sorti en mai dernier L’invasion des kaméléons chez Milan Jeunesse (Wallis, 12 ans, hémiplégique, va sauver le monde de l’invasion de créatures capables de prendre l’apparence humaine), le second tome L’Amnêzone sortira fin 2012. Un autre roman d’aventure sur fond historique, est prévu aussi pour fin 2012, Un fantôme pas comme les autres chez Océan Editions (Blandine, 12 ans, traquée par un SS sanguinaire en 1944, va être aidée par le fantôme de Simon, 13 ans, qui en 2005, a des pertes de connaissances pendant lesquelles son esprit remonte le temps malgré lui). En comptant un roman fantastique pour adultes L’Antestament et ma série de romans numériques Code : Lady G, voilà les différents « Metantropo » signés dernièrement.
Et bien… ! tout ça en 50 heures par semaine ? Bravo Monsieur Loupy ! Et au-delà des livres qu’aimez-vous par dessus tout ?
J’aime voyager, découvrir les merveilles du monde et rencontrer les gens ; les soirées entre amis, la cuisine de ma femme et surtout son foie gras maison (chic, c’est la saison !) ; les sports funs pour ne pas dire extrêmes (bien qu’à 50 ans on ralentisse forcément).
Que détestez-vous par dessus tout ?
Le froid (mes origines réunionnaises y sont peut-être pour quelque chose…) ; les conflits, les grandes gueules (tout peut se résoudre par le dialogue entre personnes de bonne intelligence, non ?) et la violence de l’homme sur la femme ou sur l’enfant.
La nouvelle année est encore au pied des sapins et j’ai quelques accointances avec le Père Noël, avez-vous un souhait pour 2012 ?
Mon plus grand souhait serait que les gouvernements du monde entier interdisent, à partir de 2012, la spéculation sur les denrées alimentaires. Si le Père Noël arrive à faire ça, promis, je l’aide dans sa tournée l’année prochaine !
Un grand merci Christophe ! Je sais un peu plus, si j’avais encore quelques doutes, pourquoi j’ai voulu vous faire parler de vous et de Metantropo. Deux hommes en un, chacun avec de grandes qualités !
“Clic! je lis” est la toute nouvelle collection de livres numériques jeunesse éditée par SmartNovel. Si je trouve l’intitulé de cette collection réussie, je ne le trouve pas forcément approprié, car, contrairement à La Souris, pas de clic pour les tablettes !
Ceci étant écrit… ce qui, vous l’aurez compris, n’engage que moi et La Souris Qui Raconte -forcément-, “Clic je lis” est une collection charmante en trois opus (jusqu’à maintenant) que l’on peut se procurer à 3€99 sur iTunes. Il s’agit de livres numériques enrichis au format e.pub écrits par Fanny Joly.
Le prince congelé, illustré par Mérel
Opération Mémé, illustré par Magali Le Huche
Les Pâtacolors j’adore, illustré par Denise et Claude Millet
La collection se caractérise par des informations récurrentes aux trois livres. Fanny Joly lit le premier chapitre de chacun d’eux, alors que des voix enfantines nous légendent les illustrations. Certains mots, indiqués en bleu, sont expliqués dans le “dico-clic” et un petit quizz à la fin du livre permet de se remémorer des informations collectées au fil de sa lecture. L’enfant peut envoyer un mail à Fanny ou à l’illustrateur, il peut aussi partager le premier chapitre avec un copain. C’est intelligemment fait. Les textes sont drôles et tout cela est emprunt d’une bonne humeur à l’image du créateur de SmartNovel, Jean-Charles Fitoussi, un pionnier de la lecture sur supports mobiles !
Lorsqu’il m’a annoncé que Le prince congelé était disponible gratuitement, le temps d’une opération promotionnelle, je me suis empressée de me le procurer. Je l’ai savouré le temps de sa lecture, en écoutant chaque légende, regardant chaque mot dans le déco-clic, jusqu’au quizz que j’ai rempli avec succès ! L’histoire de ce prince, fou d’amour pour sa princesse un tantinet pimbêche, part chasser le dahu en 1678, seule quête qui aura grâce aux yeux de Théobaldine de Cœur de Granit. Seulement voilà, le malheureux prince disparaît dans un trou et n’en ressort que trois siècles plus tard découvert par Johnny, le chien fidèle de la jeune Suzon, vendeuse de glaces en cet été de canicule ! Entre Louis-Gaëtan de Hauteligne et Suzon c’est le coup de foudre…
Mon petit regret concernant cette collection, c’est qu’il ne s’agit pas de textes inédits*. Mais Jean-Charles et moi savons bien que dans ce milieu, il faut être malin. Miser sur des valeurs sûres, avec des textes éprouvés, dans un secteur et sur un marché compliqués, si ce n’est pas malin… !
* Collection J’aime lire chez Bayard Jeunesse paru en 2003










