Archive for février, 2015

23
février
2015
Écrit par Francoise

« Tout allait bien, jusqu’à ce qu’Amazon intervienne sur le territoire français, avec son offre Kindle Unlimited. […] » ainsi commence le billet traitant de l’abonnement illimité du livre, sur l’incontournable blog Actualitté.

En lisant cet article, j’ai été prise d’un profond écœurement (pour ne pas dire colère) !
Pourquoi en France, entreprendre et innover s’avère-t-il parfois si compliqué ? Tout le monde s’accorde à dire (et les chiffres en premier), que le livre numérique peine à décoller. Mais comment, bon sang, peut-il en être autrement, alors que les premiers freins semblent émaner des acteurs de la filière eux-mêmes ? DRM, prix trop élevés… et maintenant cette interrogation sur l’offre d’abonnement illimité comme offre possiblement illégale ! Dans un marché qui a montré toute sa puissance en 2010, avec l’arrivée de l’iPad, le recul manque ! Pour preuve, la première étude d’usage du livre numérique réalisée conjointement par SOFIA/SNE/SGDL a été rendue publique en mars 2012. Alors que la numérisation d’ouvrages au travers du projet Gutenberg remonte à 1971…

Si les investigations demandées par Mme Fleur Pellerin, au sujet de ce qu’elle croit « ne pas être conforme à la loi », visaient en premier lieu Amazon, comment pouvait-elle ignorer les dommages collatéraux que cela risquait d’engendrer, l’abonnement illimité du livre ne datant pas d’hier ?

[…] Les premières formules destinées aux particuliers apparaissent quant à elles à la fin des années 2000. Elles sont donc contemporaines de l’émergence des plates-formes de streaming musical. Si ces dernières sont souvent présentées comme antérieures, c’est principalement en raison du fait qu’elles ont eu un impact plus marquant. Elles sont en effet parvenues à imposer, dans leur secteur, le modèle de l’abonnement comme un nouveau paradigme de commercialisation des biens culturels à l’ère numérique, même si la viabilité du modèle, pour l’ensemble de la filière, demeure encore l’objet de débats et d’interrogations. […] *

Publie.net en 2008. Izneo, YouScribe, Youboox, StoryPlayr (et j’en passe), ont suivi entre 2010 et 2013 ! Chacun avec sa ligne éditoriale propre mais avec des fondements communs, rendre la lecture numérique accessible au plus grand nombre, de façon SIMPLE !
Le cheval de bataille d’Amazon SIM-PLI-FI-CA-TION, achat en un clic… certes dans un univers fermé (on le lui reproche assez), mais un service inégalé pour l’utilisateur final. Soyons au moins honnête sur ce point ! La société change et ses usages avec. Pourquoi la lecture ne s’essayerait-elle pas à de nouveaux modèles ? C’est ce qu’ont cru possible les Youboox et consort !
Mais ça c’était avant !

[…] À la suite du lancement par Amazon de son offre d’abonnement Kindle Unlimited, dans un secteur d’activité déjà occupé par quelques opérateurs français, un débat a émergé relatif à la légalité de ces offres au regard de la loi de 2011 sur le prix du livre numérique. La ministre de la culture et de la communication, Fleur Pellerin, a fait part le 22 décembre 2014 de son intention de saisir le médiateur du livre de cette question, pour avis. […] *

Avant l’arrivée d’Amazon et son offre illimitée, Mme Pellerin estimait-elle ces services « ne pas être conforme à la loi » ? Pas que je sache… ! Et voilà qu’à la fin 2014 le vilain méchant loup entre dans la bergerie ! Déjà qu’à l’instar d’Attila les librairies disparaissent sur son passage, si en plus ce loup conquérant propose une offre illimitée de plusieurs milliers d’ouvrages à 9,99€/mois, où va-t-on ?
En France on aime bien les bouc-émissaires, celui-ci à le cuir dur, mais quid des conséquences sur nos intrépides entrepreneurs ? Comprenez-moi bien, ce contre quoi je m’insurge c’est la chronologie de toute cette affaire !

Chasse aux sorcières

Pour un livre à 20€

Pour un livre à 20€

A la lecture du rapport Engel, que lit-on entre les lignes, si ce n’est la PEUR compulsive du numérique qui étreint le lobby de l’édition ? C’est bien Amazon le catalyseur de ce qui risque de devenir un sacré bazar !
Aujourd’hui, les éditeurs indépendants sont rares et les grands groupes d’édition disposent de leur propre service de diffusion, voire de distribution. Le graphique ci-contre montre la répartition des gains avec un livre papier vendu à 20€. La somme des points 2. 4. et 5. nous donne entre 14,40€ et 16€ contre 1,60€ à 2,40€ pour l’auteur (détail ici) ! Ce que personnellement je trouve parfaitement injuste au regard du rôle indispensable de l’auteur dans la chaîne du livre. Je conçois bien qu’il faille encadrer les pratiques, mais l’argument majeur énoncé par les détracteurs du modèle d’abonnement étant la rémunération de la création… cela me fait bien rire !

[…] Les partisans des offres d’abonnement les présentent comme l’expression, dans le secteur du livre, d’un basculement irréversible dans un âge de l’accès, propre à l’économie numérique. Pour eux, l’abonnement peut être un adjuvant à la pratique de lecture, un levier pour le développement de nouveaux marchés et un moyen de lutter contre le développement du piratage. Les détracteurs de ce modèle doutent du bien-fondé de chacun de ces arguments en faisant valoir que l’abonnement, dont la viabilité économique n’est pas avérée, est inadapté au livre et à la pratique de lecture et qu’il présente donc un très fort risque de perte de valeur pour la filière, ce qui affecterait inéluctablement à terme la rémunération de la création. […] *

La viabilité économique n’est pas avérée… hum et ne risque pas de l’être dans ces conditions ! Quant à la perte de valeur pour la filière, évidemment… ! au vue du graphique, tout le circuit est chamboulé à commencer par la librairie qui n’existe plus dans le modèle de l’abonnement et hop - 6,60€ !
— Chouette on baisse le prix de vente du livre alors, et on augmente les droits aux auteurs !
— Ah mais t’es folle toi !
Et le rapport de conclure :

[…] L’abonnement n’apparaît pas être la condition du développement du marché du numérique, relativement faible en France. Si les freins à cet essor – notamment le niveau de tarification du livre numérique et les modalités trop contraignantes de protection – risquent de favoriser le piratage, l’abonnement n’apporte de réponses que très relatives. Dès lors, compte tenu de l’importance de la régulation pour assurer un développement équilibré de la filière du livre et du caractère insatisfaisant des solutions alternatives, il n’est pas justifié de renoncer au système de régulation par le prix. Le médiateur ne préconise donc pas de modifier la législation. Il revient aux acteurs de la filière de développer, de manière dynamique, des offres légales. *

En d’autres termes, démerdez-vous ! Ce qui était légal ne l’est plus !
C’est vrai quoi, votre business d’abonnement repose sur un modèle que vous avez installé, testé, corrigé (financé… mais ça c’est un gros mot) depuis combien… 3 ou 4 ans, voire plus pour certains ! Et maintenant on vous dit de développer, de manière dynamique, des offres légales, qui n’étaient pas contestées jusqu’à décembre 2014 !
Remercions donc de concert les groupes d’édition, dont je ne puis croire qu’ils n’aient pas inspiré cette étude, parce qu’ils tremblent devant le géant Amazon (qui lui, aura les moyens de trouver la pirouette) au mépris des initiatives et tentatives des opérateurs français !

*Extrait du Rapport Engel sur le modèle d’abonnement illimité du livre

16
février
2015
Écrit par Francoise

Pour celles et ceux qui me font la joie de me suivre, cette interview croisée, entre l’auteur et l’illustrateur du dernier livre mis en ligne, est maintenant un rendez-vous incontournable pour apprécier les arcanes de la création. Isabelle Wlodarczyk et Gaëlle Hersent sont nos invitées pour nous livrer un peu d’elles-mêmes, de ce qui les anime et les distingue autour de « La princesse aux pieds nus ».

Ma première question est pour Isabelle.
En découvrant votre bibliographie (non exhaustive sur le site LSQR) je me suis étonnée de sa richesse d’une part, et de sa qualité d’autre part, pouvez-vous nous dire comment cela arrive.

Tout d’abord, merci ! C’est adorable.
Je suis mal placée pour juger de la qualité de mes livres, je pourrais vous parler plus facilement des défauts que j’y vois. Mais je vais plutôt vous expliquer mes choix : j’écris sur des sujets variés parce que je suis une inlassable curieuse. J’aime bien fureter, passer d’une anecdote historique à un mot farfelu. J’écris aussi sur commande, et là, c’est Oskar éditeur, principalement, qui me souffle les sujets. Ce qui m’anime, c’est de bousculer un peu les enfants, de les emmener dans des univers étranges, poétiques, de les faire réfléchir. La collection de philo « Des mots pour réfléchir », chez Oskar est vraiment représentative de mon état d’esprit : partir du quotidien des enfants pour les mener ailleurs.
Je n’écris pas d’histoires totalement ancrées dans la réalité, en toute honnêteté, cela ne m’intéresse pas. Je préfère les ambiances décalées, les personnages invraisemblables, l’histoire d’un mammouth à l’époque de Louis XIV, une petite fille qui est amie avec une araignée qui n’arrive pas à finir de tisser ses toiles, ou encore l’histoire de cochers hantés par des esprits follets, comme mon roman paru aux éditions Philomèle… Au niveau de l’écriture, j’adore employer des mots qui ont disparu, des mots qui ont des sonorités particulières, ou qui nous transportent vers une autre époque, un autre monde…
Je ne m’occupe pas de la promotion. Par contre, je « porte » mes livres à bout de bras dans les écoles et je suis très heureuse d’y rencontrer mes lecteurs !

Isabelle : Vous êtes en compétition pour de nombreux prix, le Graal pour un auteur ou un illustrateur. Y avez-vous déjà pensé ?

Honnêtement, je n’y ai jamais pensé. Parfois les livres plaisent, et c’est une chance en effet qu’ils soient sélectionnés à des prix – SOUVENT l’œuvre de passionnés du livre qui se sont reconnus dans cet état d’esprit ! Mais cela reste très confidentiel, et c’est très bien ainsi ! Je ne rêve pas spécialement d’un grand prix. J’étais très heureuse l’année dernière de gagner le Prix Livrami, un prix local, décerné par des personnes fantastiques, de vrais amoureux de la littérature jeunesse. Ça vaut tous les prix du monde…

Illustrations préparatoires

Gaëlle : Et vous Gaëlle, si vous deviez briguer un prix, quel serait-il ?

Je ne sais pas du tout, je n’y avais pas pensé. Je ne sais pas si c’est important, cela reflète certainement une reconnaissance par ses pairs, mais à la fois est-ce que le plus important n’est pas la relation du lecteur à l’œuvre, et ce qu’il ressent ? Peut-être un prix des lecteurs alors ?

Isabelle : Je ne suis pas très portée sur les princesses en général, mais j’ai tout de suite aimé Amandine et sa quête de liberté dans « La princesse aux pieds nus » que vous aviez initialement baptisée « La princesse aux petits pieds ». Cela lui va tellement mieux d’être nus pieds ! Comment est-elle née dans votre tête ?

Les poulaines

Les poulaines

Je n’aime pas trop les princesses non plus… d’ailleurs, c’est ma première histoire de princesse. Et c’est une princesse peu ordinaire ! L’idée m’est venue en écoutant une émission de radio. C’était une émission consacrée aux poulaines, ces immenses chaussures que les hommes portaient… par orgueil ! J’ai souhaité écrire un conte autour de ces chaussures, car elles paraissaient à même d’être le symbole de l’opulence et de l’avidité. La princesse aux pieds nus aspire à la liberté, elle refuse les chaussures, symboles de conventions, d’un rang à tenir, d’aspirations parentales, et de bienséances.
C’est une histoire d’amour, nu-pieds. Je voulais au départ faire tout un recueil qui se serait nommé : « Histoires écrites avec les pieds ». Je garde toujours cette idée dans un coin de ma tête !

Gaëlle : Vous avez fait d’Amandine une personne très délicate, pouvez-vous nous expliquer votre interprétation du personnage. Quand on vous confie un projet, comment se dessinent les protagonistes ?

Amandine_serréeJe me suis basée sur la description d’Isabelle, avec la description de la coiffure « telle un croissant de lune ». Amandine est une princesse, contrainte dans le giron de sa mère pendant une partie de l’histoire, toute fine sous l’autorité de cette femme colérique qui prend toute la place. C’est pour cette raison que j’ai essayé de faire une femme imposante pour la mère. En général j’essaie de faire correspondre le design des personnages à leur caractère.

Gaëlle : Angoulême s’est terminé fin janvier, et vous y étiez pour dédicacer votre dernière BD « Sauvage, une biographie de Marie-Angélique Leblanc 1712-1775 » chez Delcourt en … 216 pages ! Tout de même ! Quelles ont été vos implications dans l’ouvrage ?

J’ai été très impliquée dans Sauvage. J’ai réalisé le story-board, le trait et la mise en couleurs en environ deux ans et demi. Mais l’aventure avait commencé bien plus tôt, un soir de décembre 2010 où je suis tombée sur l’article de Wikipédia sur les enfants-loups et les quelques lignes concernant Marie-Angélique. J’ai ensuite proposé l’idée aux scénaristes qui ont été emballés par l’histoire. Par la suite ils m’ont livré le script que j’ai mis en images, en leur proposant parfois des corrections. J’ai l’impression d’avoir vécu avec Marie-Angélique et sa compagne de façon quotidienne pendant toute cette période.

Sauvage

Une illustration de Sauvage empruntée dans une planche de la BD

Gaëlle : Votre travail a été total sur « La princesse aux pieds nus ». Vous avez réalisé toutes les animations et les interactions en ©Flash. Aviez-vous déjà accompli un tel travail ? Des expériences passées vous ont-elles aidées ?

J’ai déjà travaillé sur Flash dans mes différents postes dans le dessin animé, mais c’était tourné vers le côté animation et non interactivité. Cela dit, je m’étais déjà penchée sur la question durant mes études aux Beaux-Arts. J’ai toujours été intéressée par l’objet « livre interactif », réfléchir à ce que peuvent apporter les animations ou interactions dans la narration. J’ai dû, pour ce livre, apprendre le langage Action Script 3 et j’ai été aidée par des amis.

Isabelle : Si Gaëlle nous a montré sa dextérité sur la question du numérique, avez-vous déjà publié des livres en numérique ? Quel rapport vos éditeurs ont-ils avec le numérique ?

Ce sera ma première parution numérique et je suis ravie ! J’aime beaucoup les illustrations de Gaëlle et tout ce que ce support offre aux enfants. De nouvelles possibilités de lire ! J’ai montré le livre web à ma fille qui l’a adoré.
Mes éditeurs « papier » ne développent pas pour l’instant le numérique. Je crois que c’est un support qui n’a de sens que s’il est enrichi. Or, ce n’est pas leur créneau. Un jour… peut-être !

Une dernière question que je vous pose à toutes les deux et qui fait largement débat. Les auteurs défilent pour la conservation de leurs droits. Il y a eu Montreuil, Angoulême. Ils ont promis de se manifester à Paris. Quelles sont vos réflexions et implications dans cette cause ?

Isabelle : Vaste question ! Je vis de ma plume. Je n’ai pas d’autre source de revenus. Et il faut bien dire que les temps sont durs. Toujours batailler pour toucher nos droits, réclamer des papiers… la liste est longue ! Oui, je suis solidaire ! Nous ne pouvons pas payer les frais d’une remise à plat du système de retraite. Nous sommes déjà à l’agonie. Les enfants s’étonnent toujours dans les écoles, quand je leur dis qu’on gagne moins d’un euro par livre vendu.
L’illusion est la même à d’autres niveaux de la chaîne du livre. Par exemple, les grandes enseignes qui nous invitent… à nos frais ! et sont persuadés de nous rendre un immense service, pensant qu’on reviendra de la journée de dédicaces, riches comme Crésus…

Gaëlle : J’ai manifesté à Angoulême lors de la marche des auteurs qui avait pour objet la réforme du RAAP. Prendre 8 % de nos revenus mensuels, c’est presque un mois de salaire et beaucoup d’auteurs ne peuvent juste pas se permettre de cotiser. Certes, c’est pour le futur, pour nos retraites, mais des fois, on a beaucoup de mal à assurer le quotidien, alors comment penser au futur dans ce cas-là ? J’essaie de me tenir informée le plus possible et de suivre l’affaire.

Un très grand merci à toutes les deux pour vos réponses et le très bel ouvrage, 34e du nom, que vous m’avez l’une et l’autre confié ! Je laisse le mot de la fin à Isabelle.

Pour conclure…
merci à La Souris Qui Raconte pour cette belle aventure numérique et longue vie à la « Princesse aux pieds nus » et à la liberté qu’elle incarne !

Rappel : les livres web de La Souris Qui Raconte sont lisibles sur tablettes avec un navigateur internet adapté type Photon.

9
février
2015
Écrit par Francoise

Pour preuve, avec la sortie vendredi 13 février, veille de la Saint Valentin de « La princesse aux pieds nus » !

Ecrit par Isabelle Wlodarczyk, illustré et animé par Gaëlle Hersent et lu par Cécile Givernet, ce conte numérique nous parle de princesse, de cordonnier, d’amour et de liberté !
Si l’histoire ne commence pas très bien pour Rémi qui sait mieux que personne coudre des bottes de patience pour les hommes trop pressés, des bottes silencieuses pour les chevaliers discrets et des escarpins dorés pour les grandes dames aux cheveux bouclés… elle ne commence pas bien non plus pour Amandine dont aucune chaussure ne tient à son menu peton ! Pourtant, ces deux là vont finalement se trouver… et s’aimer !

Je vous laisse découvrir la bande annonce en attendant la sortie officielle all around the world!

Et puis comme c’est la Saint Valentin, quelques petites suggestions de livres numériques où il est question d’amour à lire et à partager !

« Mon ami crocodile » de France Quatromme et Parastou Hagui, une jolie critique de Déclickids ici.

« Il suffit parfois d’un cygne » d’Emilie Chazerand et Nicolas Gouny disponible également sur iBooks Store, des trucs chouettes sur Déclickids, IDBooks et même en italien chez mamamo !

Et pour finir, l’incontournable « Conte du haut de mon crâne », même si celui-ci ne se termine pas très bien.
Signé Séverine Vidal et illustré par Claire Fauché, ce conte reste un must ! La souris grise en frétille des moustaches, et in english with KIRKUS ou encore The FWA (entre autres).

Belle Saint Valentin à toutes et à tous, et que l’Amour vous inspire !

 

 

2
février
2015
Écrit par Francoise

Si 2014 était, au dire de nos politiques, l’année des bibliothèques, 2015 s’ouvre sous les meilleurs auspices entre elles et LSQR !

Affiche illustrant « Il suffit parfois d’un cygne »

Vendredi dernier, j’affranchissais mon dernier lot d’enveloppes A4 contenant la très belle affiche signée Nicolas Gouny. A peu près à la même époque l’année dernière, je me débattais avec des cartons ronds, pas assez carrés, pour expédier celle réalisée par Claire Fauché. C’est une amie très chère qui m’avait soufflé l’idée de ces affiches, et force est de constater qu’elle fut inspirée !
Pour créer encore plus de lien entre les bibliothèques et La Souris Qui Raconte, je ne devais pas en rester là, et un autre projet a germé en 2014. Des ateliers de contes numériques en bibliothèque ! Mis en place conjointement avec Marianne S. (étudiante en métier du livre à l’université de Cergy-Pontoise -Master1- et rencontrée à l’occasion d’une présentation aux étudiantes en licence pro MEDIT de la Roche-sur-Yon l’année dernière), ces ateliers de médiation concernent les applications et les ebooks de La Souris Qui Raconte (respectivement au nombre de 10 et 3).
Après l’étude de chacun des titres LSQR et la rédaction d’une fiche « mode d’emploi », la mise en pratique IRL (en vrai), entérinera nos choix. C’est ce que nous avons fait à la bibliothèque Montesquieu de Viry-Châtillon ce samedi. Huit enfants âgés de 4 ans et demi (pour le plus jeune) à 9/10 ans ont découvert « Le livre papillon ».
Dans la salle de lecture jeunesse, très cosy avec son épais tapis tout doux et ses gros coussins colorés, la tablette raccordée à un vidéo-projecteur, les enfants écoutent le récit fait par le conteur. Ensuite ils relisent à leur tour chaque page, et découvrent l’autre histoire racontée dans les illustrations. Les niveaux de lecture sont très hétérogènes, mais l’attention générale est soutenue et franchement curieuse ! L’atelier se poursuit par une discussion sur les livres préférés des enfants, lequel, pourquoi… et enfin avec trois mots choisis, Marianne leur demande d’écrire une histoire ou une phrase, contenant les 3 mots. Les bibliothécaires présentes se prêtent elles aussi au jeu !

Bib Montesquieu

Atelier autour du Livre papillon à la bibliothèque Montesquieu

Les enfants sont repartis ravis, se faisant au passage re-préciser le titre de l’application, pour pouvoir en faire une autre lecture à la maison ! Les deux bibliothécaires semblaient également enchantées, et à part la question du temps (nous sommes restées près de 2 heures - trop long), l’atelier s’est déroulé au mieux. J’avais déjà noté à quel point les enfants aiment lire à haute voix. Une fois de plus, c’était flagrant, et rejoint les constats retranscrits dans l’étude menée par Scholastic.

Bien sûr cette première rencontre, n’est qu’une première. Un mois riche de rendez-vous est prévu en février !

BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE (LYON) : Mardi 10 février de 14h30 à 16h
LE RIZE (VILLEURBANNE) : Mercredi 11 février de 10h à 11h30-12h – Public 6-9 ans (10 participants) – Atelier Le Livre Papillon et Jeudi 12 février de 14h à 15h30-16h – Public 6-9 ans (10 participants) – Atelier Il suffit parfois d’un cygne
LA PART DIEU (LYON) : Vendredi 13 février de 14h30 à 16h – Public 6-8 ans (10 participants) – Atelier Le Livre Papillon
BIBLIOTHEQUE CONDORCET (VIRY-CHATILLON) : Mercredi 25 février de 15h à 16h30 – Public 6-10 ans (15 participants) - Atelier Il suffit parfois d’un cygne
BIBLIOTHEQUE CENTRALE DE CACHAN : Vendredi 27 février de 15h à 17h – Public 6-8 ans – Atelier Le Livre Papillon

Programme du Rize

Programme du Rize

Bibliothécaires intéressés, si vous passez par là et que vous souhaitez, vous aussi, expérimenter un de ces ateliers (pour l’instant sont concernés « Le livre papillon », « L’ogresse » et « Il suffit parfois d’un cygne »), n’hésitez pas à vous faire connaître !

 
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